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Contournement Nîmes Montpellier : RFF et Bouygues Construction signent le contrat de partenariat
Le contournement Nîmes-Montpellier - © © RFF

Contournement Nîmes Montpellier : RFF et Bouygues Construction signent le contrat de partenariat

Thaïs Brouck et Laurence Francqueville |  le 28/06/2012  |  EntreprisesParisFrance entièreGardHérault

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Hubert du Mesnil, P-DG de Réseau Ferré de France (RFF) et Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction ont signé, le 28 juin, le contrat de partenariat public-privé d’un montant de 1,5 milliard d’euros sur 25 ans pour le Contournement de Nîmes et Montpellier. Il s'agit de la première LGV fret-voyageurs en France.

Soulagement : Hubert du Mesnil, P-DG de Réseau Ferré de France (RFF) et Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction ont bouclé le 28 juin à trois heures du matin le contrat de partenariat d’un montant d’1,5 milliard d’euros, sur 25 ans, pour le contournement de Nîmes et Montpellier (CNM). Ce fut difficile mais c'est acté, le n°2 français du BTP a donc lui aussi sa LGV en PPP.

Le groupement baptisé Oc-Via ("la voie languedocienne") sera mené par Bouygues Construction et ses filiales, associé à Colas, Alstom, Spie batignolles et les fonds Méridiam Infrastructure et Fideppp. Le partenaire privé aura la charge de financer, concevoir, construire et entretenir une ligne ferroviaire nouvelle de 80 km (60 km de LGV mixte et 20 km de raccordements) entre Manduel (Gard), à l'est de Nîmes, et Lattes (Hérault), au sud-est de Montpellier. "Le projet comprend la construction de 145 ouvrages d'art, dont sept viaducs", précise Hubert du Mesnil, P-DG de RFF.

Un projet de 2,28 milliards d’euros

Le périmètre du contrat de partenariat ne couvre pas la modernisation de la ligne existante entre Montpellier et Perpignan, ni les jonctions au réseau existant, qui seront réalisées sous maîtrise d’ouvrage publique, ni la réalisation des deux gares nouvelles à Montpellier et à Nîmes. Les travaux préparatoires débuteront fin 2012 (terrassement fin 2013, équipement ferroviaire fin 2015) et s'achèveront en 2017 pour une mise en service fin 2017. "Ce projet permettra de créer environ 6000 emplois par an pendant cinq ans, dont 7% en faveur de l'insertion professionnelle des personnes en difficulté", a indiqué Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction, qui précise 20% des travaux seront sous-traités à des PME locales.

Le projet coûtera au total 2,28 milliards d’euros (1,5 milliard pour la ligne nouvelle, 280 millions pour les deux gares nouvelles et 500 millions pour la modernisation et les jonctions au réseau existant).  Le financement public se répartira comme suit : Etat 49%, collectivités locales 28%, RFF 20%, Union européenne 3%. L’accord de financement avait été signé fin 2009 par l’État, RFF, la Région Languedoc-Roussillon, le Département du Gard, Montpellier Agglomération, Nîmes Métropole. Si les collectivités locales se sont accordées pour financer le projet à hauteur de 560 millions d’euros, le conseil général de l'Hérault ne fait pas partie du tour de table, son président, le socialiste André Vézinhet, ne souhaitant pas y participer. RFF continuera de percevoir les péages liés à l’utilisation de la ligne et versera au consortium une rémunération annuelle.

La première ligne ferroviaire mixte

Cette nouvelle infrastructure sera la première ligne ferroviaire à grande vitesse dite mixte en France, faisant circuler à la fois des trains de voyageurs (TGV et TER) et de fret, mettant Montpellier à moins de 3 heures de Paris. Elle doublera la ligne existante Tarascon–Sète, complètement saturée, et connectera donc la ligne Lyon-Nîmes avec la LGV qui mène en Espagne à partir de Perpignan (le tronçon Perpignan-Figueras a été construit et est géré par le n°3 français Eiffage – avec ACS-Dragados, qui n’avait pas déposé d’offre pour CNM).

Ce contrat arrive à point nommé pour Bouygues Construction, qui s’était vu ravir les précédents gros contrats d’infrastructures ferroviaires confiés à ses deux grands concurrents Vinci (concession de la LGV Sud-Europe Atlantique Tours-Bordeaux) et Eiffage (contrat de partenariat pour la LGV Bretagne-Pays-de-Loire Le Mans-Rennes).

Une vingtaine de fouilles archéologiques programmées

Une vingtaine de fouilles archéologiques vont être organisées depuis le printemps et jusqu’à la fin 2013 sur le futur tracé du contournement ferroviaire entre Nîmes et Montpellier, selon Réseau Ferré de France (RFF). Les fouilles vont concernent notamment deux sites exceptionnels dans le Gard, l'un datant de l'âge de fer à Codognan et le second du paléolithique ancien à Milhaud. Sur les 80 kilomètres entre les deux villes, 550 hectares sur 690 ont déjà subi le diagnostic archéologique, dont 95% du tracé a été soumis à prescription. Il reste encore 80 hectares à étudier alors que 60 autres seront libérés sans diagnostic.
Au total, plus de 30 sites archéologiques ont déjà été trouvés et une vingtaine --à savoir neuf sites du Néolithique et de l'âge du bronze, trois de l'âge du fer, cinq de l'Antiquité et deux du Moyen Age-- nécessiteront des fouilles plus précises, a encore précisé RFF.

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