Transport et infrastructures

Contournement de Strasbourg : l’Etat donne son feu vert

Mots clés : Démarche environnementale - Entreprise du BTP - Gouvernement

Les ministères de la Transition écologique et des Transports ont confirmé, le 23 janvier, qu’ils délivreront l’autorisation unique environnementale pour réaliser le projet de contournement autoroutier de la métropole strasbourgeoise porté par Vinci. 

Nicolas Hulot a annoncé, le 23 janvier, que l’Etat délivrera l’autorisation permettant de réaliser le très controversé projet de contournement autoroutier de Strasbourg . Il intégrera de nouvelles prescriptions pour limiter « au maximum » son impact sur la biodiversité.

« L’État, sur la base de l’avis du CNPN (Conseil national de la protection de la nature), des nouveaux correctifs proposés par le maître d’ouvrage ainsi que de l’analyse de ses services, délivrera l’autorisation unique environnementale pour permettre la réalisation de l’autoroute », a indiqué le ministre de la Transition écologique dans un communiqué commun avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

M. Hulot n’a pas précisé la date à laquelle l’autorisation serait délivrée au concessionnaire.

 

Une rocade de 24 km

 

Le projet présenté par Arcos, filiale de Vinci et concessionnaire du projet GCO (« Grand contournement Ouest » de Strasbourg), évoqué dès les années soixante-dix, a été régulièrement abandonné avant d’être relancé à la fin des années quatre-vingt-dix. Il a pour but de délester l’autoroute A35 en absorbant le trafic du nord au sud de l’Alsace.

La construction de cette rocade de 24 km, essentiellement payante, entraînera la consommation de nombreuses terres agricoles et la mise en danger d’espèces protégées, dont le grand hamster d’Alsace, estiment les détracteurs du projet.

 

La protection de la biodiversité en question

 

Nicolas Hulot avait déjà confirmé le projet en octobre mais il avait alors demandé de le « retravailler » en raison de ses effets sur la biodiversité.

Alors que le dossier se trouvait suspendu à un nouvel avis du CNPN, dans l’entretemps, les ministres avaient décidé de suspendre l’opération de déboisement nécessaire aux travaux préparatoires. Le projet avait reçu plusieurs avis négatifs des experts du CNPN l’année dernière.

Le Conseil national de protection de la nature a demandé « des précisions relatives à la protection de la biodiversité lors du chantier », et « pour compenser les impacts de l’infrastructure sur des espèces protégées et les écosystèmes locaux », a souligné M. Hulot.

 

La DUP prorogée

 

La réalisation de l’autoroute doit intégrer « l’ensemble des prescriptions complémentaires nécessaires », ont précisé les ministres. Celles-ci comprennent « un renforcement et une pérennité assurée des mesures compensatoires par le porteur de projet, notamment pour les zones humides ».

« Par ailleurs, l’impact environnemental de l’aménagement foncier agricole devra être maîtrisé et limité au maximum pour la biodiversité », souligne Nicolas Hulot. « Dans ces conditions, la déclaration d’utilité publique a été prorogée de 8 ans et les travaux nécessaires à la conduite du chantier préparatoire sur le tracé de l’autoroute, rendus possibles« , ont annoncé les ministres.

Un comité de suivi, présidé par le préfet du Bas-Rhin sera chargé de vérifier « régulièrement » le bon respect par le concessionnaire des engagements pris, assurent M. Hulot et Mme Borne.

 

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