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Contenu et conditions d’attribution du label « bâtiment biosourcé »
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Contenu et conditions d’attribution du label « bâtiment biosourcé »

le 15/03/2013

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Arrêté du 19 décembre 2012 Ministère de l’égalité des territoires et du logement JO du 23 décembre 2012 - NOR : ETLL1239803A

Publics concernés : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, constructeurs et promoteurs, architectes, organismes de certification, entreprises du bâtiment.

Objet : définition des exigences et des modalités d’attribution du label « bâtiment biosourcé ».

Entrée en vigueur : les dispositions prises par cet arrêté sont applicables à compter du lendemain du jour de sa publication.

Notice : l’arrêté s’applique aux bâtiments neufs qui peuvent bénéficier, à la demande du maître d’ouvrage, du label « bâtiment biosourcé ». Il définit trois niveaux de label « bâtiment biosourcé » ainsi que les exigences complémentaires auxquelles doivent satisfaire ces bâtiments. Il précise enfin les modalités de contrôle et d’attribution du label. La mise en place de ce label contribuera essentiellement à promouvoir l’utilisation de ressources de proximité, à dynamiser le tissu économique local et à favoriser le développement et la structuration d’écoindustries dans les territoires, et à offrir un choix plus large de matériaux et de produits pour les maîtres d’ouvrage.

La ministre de l’égalité des territoires et du logement et la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,

Vu le code forestier ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment son article R. 111-22-3 ;

Vu la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, notamment son article 137-1 ;

Vu le décret n° 2008-1401 du 19 décembre 2008 relatif à l’accréditation et à l’évaluation de conformité, notamment ses articles 1er à 6 ;

Vu le décret n° 2011-321 du 23 mars 2011 relatif à l’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils ;

Vu le décret n° 2012-518 du 19 avril 2012 relatif au label « bâtiment biosourcé » ;

Vu l’arrêté du 19 avril 2011 relatif à l’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils,

Arrêtent :

Article 1

Au sens du présent arrêté, on entend par :

Biomasse : une matière d’origine biologique, à l’exception des matières de formation géologique ou fossile ;

Matière biosourcée : une matière issue de la biomasse végétale ou animale pouvant être utilisée comme matière première dans des produits de construction et de décoration, de mobilier fixe et comme matériau de construction dans un bâtiment ;

Produits de construction : les produits définis au premier alinéa de l’article 2 du règlement (UE) n° 305/2011 du 9 mars 2011 ;

Produits de décoration : les produits utilisés pour les revêtements des murs, sols et plafonds, à l’exclusion des produits visés au premier alinéa de l’article 2 du règlement (UE) n° 305/2011 du 9 mars 2011 ;

Mobilier fixe : tout élément du bâtiment non dissociable de la construction destiné à un usage équivalent à un usage mobilier ;

Produits de construction biosourcés : les matériaux de construction ou les produits de construction et de décoration comprenant une quantité de matière biosourcée ;

Famille de produits de construction biosourcés : l’ensemble des produits de construction biosourcés incorporant majoritairement une même matière biosourcée végétale ou animale ;

« Bâtiments nouveaux » : des constructions neuves.

Article 2

Le label « bâtiment biosourcé » prévu à l’article R. 111-22-3 du code de la construction et de l’habitation atteste la conformité des bâtiments nouveaux à un référentiel qui intègre :

– le respect d’un taux minimal d’incorporation au bâtiment de produits de construction biosourcés et mobiliers fixes, dotés de caractéristiques minimales ;

– des exigences de mixité relatives à la fonction des produits de construction biosourcés ou à la famille de produits biosourcés mis en œuvre ;

– les modalités minimales de contrôle définies en annexe I.

Article 3

Le label « bâtiment biosourcé » comporte trois niveaux qui s’expriment selon les mentions suivantes :

1° Le label « bâtiment biosourcé, 1er niveau 2013 » ;

2° Le label « bâtiment biosourcé, 2e niveau 2013 » ;

3° Le label « bâtiment biosourcé, 3e niveau 2013 ».

Article 4

Chaque niveau du label requiert un taux minimal d’incorporation de matière biosourcée. ­Celui-ci dépend de l’usage principal auquel le bâtiment est destiné. Ce taux est exprimé en kilogramme par mètre carré de surface de plancher.

Le taux minimal est donné dans le tableau ci-après :

TABLEAU

Une maison individuelle est entendue comme un immeuble à usage d’habitation ne comportant pas plus de deux logements destinés au même maître d’ouvrage.

Article 5

Pour obtenir le premier niveau du label, il est exigé la mise en œuvre d’au moins deux pro-duits de construction biosourcés appartenant ou non à la même famille et remplissant des fonctions différentes au sein du bâtiment telles que définies dans l’annexe IV.

Pour obtenir le deuxième niveau et le troisième niveau du label, il est exigé la mise en œuvre d’au moins deux familles de produits de construction biosourcés.

Article 6

Le calcul de la masse de matière biosourcée prend en compte le contenu biosourcé de tout produit de construction biosourcé et tout mobilier fixe incorporés dans un bâtiment à la date de son achèvement, sous réserve que ce produit ou mobilier fixe ait les caractéristiques suivantes :

– il fait l’objet d’une déclaration de ses impacts environnementaux ; la déclaration environnementale établie selon la norme NF P 01-010 :2004 sur l’ensemble de son cycle de vie est présumée conforme aux exigences du présent arrêté ;

– dans le cas d’un bâtiment à usage principal autre qu’agricole, s’il entre dans le champ d’application du décret du 23 mars 2011 relatif à l’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants, il est classé A ou A au sens de l’arrêté du 19 avril 2011 relatif à l’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils ;

– dans le cas où il est composé de bois et/ou de ses dérivés, il dispose de documents attestant la gestion durable des forêts dont le bois et/ou ses dérivés sont issus. Les marques de certification forestière attestant que les approvisionnements sont issus de forêts gérées durablement peuvent également constituer des modes de preuve.

Article 7

A défaut de pouvoir justifier de la quantité de matière biosourcée contenue dans un produit de construction biosourcé mis en œuvre dans le bâtiment, les ratios par défaut définis en annexe IV peuvent être utilisés. Dans ce cas, la masse de matière biosourcée du produit de construction biosourcé est égale au produit du ratio par la valeur de la caractéristique dimensionnelle correspondante du bâtiment au sens de l’annexe IV.

Article 8

Le label « bâtiment biosourcé » est délivré uniquement à un bâtiment ayant fait l’objet d’une certification qui porte sur la qualité globale du bâtiment, en particulier sur sa performance énergétique et sur l’aptitude à l’usage des produits qui le composent.

Article 9

Le label « bâtiment biosourcé » est délivré par un organisme ­ayant passé une convention spéciale avec l’Etat dans les conditions de l’article 10.

A compter de la signature de la convention spéciale avec l’Etat, et au plus tard dans les deux ans suivant la date de la signature, cet organisme doit être accrédité pour son activité de certification telle que définie à l’article 8 par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ou tout autre organisme d’accréditation signataire de l’accord multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation (European co-­operation for Accreditation, ou EA). L’organisme doit apporter la preuve de la recevabilité positive de sa demande d’accréditation par le Comité français d’accréditation (COFRAC) lors de la présentation de sa demande de convention, telle que définie à l’article 10.

Article 10

Le label « bâtiment biosourcé » est délivré à la demande du maître d’ouvrage.

Le contenu de la demande est défini par le référentiel visé à l’article 2 et comporte a minima les éléments énoncés en annexe II.

Les frais de procédure inhérents à l’attribution du label « bâtiment biosourcé » sont à la charge du demandeur du label.

Article 11

L’organisme mentionné à l’article 9 adresse une demande de convention pour la délivrance du label « bâtiment biosourcé » au ministre chargé de la construction.

La demande de convention est accompagnée du référentiel de certification pour lequel l’organisme mentionné à l’article 9 demande l’autorisation de délivrance du label « bâtiment biosourcé ». Ce référentiel définit le type de bâtiment pour lequel l’organisme est compétent pour délivrer le label « bâtiment biosourcé », répond aux prescriptions des articles 2 à 7 du présent arrêté et précise l’existence de la convention avec l’Etat l’autorisant à utiliser les mentions « bâtiment biosourcé, premier niveau 2013 », « bâtiment biosourcé, 2e niveau 2013 » ou « bâtiment biosourcé, 3e niveau 2013 ».

La recevabilité de la demande de convention est appréciée à partir des éléments fournis par l’organisme, au regard notamment de la recevabilité de sa demande d’accréditation par le Comité français d’accréditation (COFRAC), de la pertinence et de la qualité de l’information donnée au consommateur, de la capacité à attester la conformité des bâtiments au label « bâtiment biosourcé », de l’organisation et de la gestion de l’autocontrôle de l’organisme délivrant le label, de son volume d’activité, de sa couverture territoriale, de sa notoriété, de la nature et de l’importance des contentieux liés à son activité.

La convention autorise la délivrance du label « bâtiment biosourcé » et l’utilisation des mentions « bâtiment biosourcé, 1er niveau 2013 », « bâtiment biosourcé, 2e niveau 2013 » ou « bâtiment biosourcé, 3e niveau 2013 », dans le cadre de la certification proposée par ­l’organisme.

La convention, à durée déterminée, devient caduque en cas de changement remettant en cause les critères précités.

Article 12

Chaque organisme mentionné à l’article 9 établit un rapport annuel rendant compte de son activité. Ce rapport est adressé au ministre chargé de la construction au plus tard le 1er juillet de l’année suivante. Il comporte notamment les éléments indiqués à l’annexe III.

Article 13

Le directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 19 décembre 2012.

Annexe I

Modalités minimales de contrôle de conformité au référentiel du label « bâtiment biosourcé »

L’organisme qui délivre le label « bâtiment biosourcé » défini aux articles 2 à 7 procède a minima aux contrôles suivants.

Lors de la phase « études »

L’organisme vérifie la recevabilité du dossier déposé par le demandeur et notamment que les ­produits de construction biosourcés et mobiliers fixes entrant dans le calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée satisfont aux critères d’attribution du label.

Il vérifie, par sondage, que les preuves et caractéristiques des produits de construction biosourcés et mobiliers fixes ainsi que les hypothèses et données de calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée fournies à l’appui de la demande du maître d’ouvrage sont celles relatives au projet de construction. Les vérifications portent sur les preuves concernant la disponibilité des déclarations environnementales, la gestion durable des forêts dont le bois et/ou ses dérivés sont issus, le niveau du taux d’émission de COV ainsi que le contenu biosourcé des produits de construction biosourcés et mobiliers fixes concourant au calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée. La vérification porte également sur les caractéristiques dimensionnelles significatives du projet et le respect du principe de mixité relatif à la fonction ou à la famille des produits de construction biosourcés.

Il vérifie que les modalités de calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée garantissent la justesse des résultats présentés.

L’organisme peut demander la réalisation de calculs complé­mentaires.

Lors de la phase « fin de réalisation »

Le demandeur communique à l’organisme de contrôle toutes modifications apportées au projet initial et le calcul de leur incidence sur le taux d’incorporation de matière biosourcée. Ce dernier vérifie à nouveau que les caractéristiques des produits de construction biosourcés, des mobiliers fixes et du taux d’incorporation de matière biosourcée dans le bâtiment satisfont aux critères d’attribution du label.

Par ailleurs, il vérifie, par sondage, que les caractéristiques des produits biosourcés et mobiliers fixes mis en œuvre correspondent bien aux hypothèses ayant servi au calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée. Il signale les éléments qui présentent des caractéristiques manifestement inappropriées.

L’organisme vérifie que des corrections ont été apportées ou des vérifications réalisées en réponse aux observations et réserves formulées lors des phases « étude » et « fin de réalisation ».

Annexe II

Contenu de la demande de label « bâtiment biosourcé »

Le dossier de demande du label « bâtiment biosourcé » comporte notamment :

– les plans et métrés décrivant les ouvrages ;

– les hypothèses, données et résultats du calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée ;

– les preuves que les produits de construction biosourcés et mobiliers fixes entrant dans le calcul du taux d’incorporation de matière biosourcée satisfont aux critères d’attribution du label.

Annexe III

Rapport annuel

L’organisme adresse au ministre chargé de la construction :

– un bilan d’activité donnant le nombre de labels attribués et leur répartition géographique par niveau de label, par type de construction, par catégorie de maître d’ouvrage et par mode de financement ;

– les décisions de suspension et de retrait de mention résultant de l’absence de mise en conformité des dispositions relatives aux exigences du label ;

– le résultat des contrôles effectués par l’organisme au terme de la phase « fin de réalisation » et le recensement des principales difficultés ­rencontrées ;

– le nombre et l’objet des réclamations enregistrées dans l’année, notamment de la part de particuliers ;

– une synthèse présentant les pratiques et progrès techniques observés.

Annexe IV

Ratios par défaut pour estimer la masse de matière biosourcée contenue dans des produits de construction biosourcés mis en œuvre dans un bâtiment

TABLEAU

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TABLEAU - Table30217.pdf
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Type d’usage principalTaux d’incorporation de matière biosourcée du label « bâtiment biosourcé » (kg/m² de surface de plancher)
1er niveau 20132e niveau 20133e niveau 2013
Maison individuelle426384
Industrie, stockage, service de transport91218
Autres usages (bâtiment collectif d’habitation, hébergement hôtelier, bureaux, commerce, enseignement, bâtiment agricole, etc.)182436
FonctionProduitDescriptionCaractéristique dimensionnelleRatio par défaut
Aménagements extérieursAménagements extérieurs en boisLames de platelage extérieur en bois massif, clouées, vissées ou fixées par système invisible sur lambourdes ou solivage porteur bois. Terrasses extérieures en bois massifExprimée en surface nette10 kg/m²
Structure, maçonnerie, gros œuvre, charpenteCharpente traditionnelle en bois reconstituéCharpentes en bois massif ou lamellé-collé en fermes, portiques, y compris pannes et chevrons, ossatures de noues, croupes et autres accidents de toitureExprimée en surface projetée au sol, y compris débords, quelle que soit la pente20 kg/m²
Charpente industrielleCharpentes en fermettes ou poutres en i, y compris entretoises, écharpes, ossatures de noues, croupes et autres accidents de toiture. En cas d’entraits porteurs (combles habitables), la surface des planchers est à compter en sus au titre des planchers boisExprimée en surface projetée au sol, y compris débords, quelle que soit la pente15 kg/m²
Pan d’ossature bois porteurOssatures bois porteuses incluant semelles, montants, traverses, écharpes, lisses et voile travaillantExprimée en surface nette après déduction des baies15 kg/m²
Ossature poteaux-poutresPoteaux, poutres et fiches en bois massif ou lamellé-collé de toutes sections pour refends, porches auvents, appentis, balcons, etc.Exprimée en mètres linéaires développés d’éléments verticaux, horizontaux ou obliquesml12,5 kg/ml
Mur en bois massif contrecolléMur porteur en bois massif plein, y compris lisse basse et chaînageExprimée en surface nette après déduction des baies40 kg/m²
Plancher bois porteurPlancher à solivage bois, y compris platelage en parquet de bois lamellé-collé et de bois massif reconstitué dérivés du bois porteurs. Les parquets rapportés sont comptés ailleursExprimée en surface nette après déduction des trémies25 kg/m²
Plancher porteur en bois massifPlancher porteur en bois massif plein. Les parquets rapportés sont comptés ailleursExprimée en surface nette après déduction des trémies65 kg/m²
Escalier en boisEscaliers en bois massif, bois lamellé-collé ou bois massif reconstitué et panneaux dérivés du bois de tous types (droit, à quartier tournant, colimaçon, échelle de meunier, etc.), y compris rampes et mains courantesExprimée en produit de la hauteur d’étage en mètres, mesurée de sol fini à sol fini par la largeur d’emmarchement30 kg/m²
Revêtement de sols et murs, peintures, produits de décorationBéton de chanvreBéton de chanvre utilisé en tant que matériau de remplissage, isolation des sols, murs et toitureExprimée en volume de béton de chanvre100 kg/m²
Panneau de paille compresséPanneau de paille compressé de toutes dimensions utilisé en mur, cloisons, planchers, plafonds ou toituresExprimée en surface nette après déduction des baies20 kg/m²
Plinthes en boisPlinthes en bois massif, bois lamellé-collé ou bois massif reconstitué ou dérivés du bois de toutes sectionsExprimée en surface des locaux concernés1 kg/m²
Parquet bois massifParquet massif pose bois flottantExprimée en surface de plancher pour une épaisseur minimale de 2 cm10 kg/m²
Parquet massif sur lambourdesParquet massif, pose traditionnelle sur lambourdes. Les parquets porteurs directement posés sur un solivage porteur sont comptés dans l’ouvrage « plancher bois porteur »Exprimée en surface nette après déduction des trémies15 kg/m²
Autre parquetParquet rapporté en bois massif, bois lamellé-collé, bois massif reconstitué, ou dérivés du bois, généralement finis, pose flottante ou collée. Les parquets porteurs directement posés sur un solivage porteur sont comptés dans l’ouvrage « plancher bois porteur »Exprimée en surface nette après déduction des trémies7,5 kg/m²
Lambris bois et reconstituésLambris intérieurs de murs et plafonds en bois massif, bois lamellé-collé ou bois massif reconstitué ou dérivés du bois de toutes épaisseurs, y compris contre-lattage et ossatureExprimée en surface nette après déduction des baies et des trémies7,5 kg/m²
Menuiseries intérieures et extérieures, fermeturesMains courantesMains courantes en bois, bois massif, bois massif reconstitué ou bois lamellé-collé, ou dérivés du bois de toutes sectionsExprimée en mètres linéaires de mains courantesml12,5 kg/m²
Fenêtres, portes-fenêtres en boisFenêtres, portes-fenêtres, châssis fixes et châssis de toit en bois, éventuellement habillé d’autres matériaux (bois-alu), dont les parties vitrées représentent plus de 50 % de la surface. Comprend les habillages et tapées éventuelsExprimée en surface de tableau15 kg/ml
Garde-corps en boisGarde-corps en bois à balustres, lisses, croisillons, etc. Les rampes et garde-corps d’escalier sont à reprendre iciExprimée en mètres linéaires de garde-corpsml15 kg/ml
Portes extérieures pleines en boisPortes d’entrée, de garage ou de service en bois, éventuellement pourvues de parties vitrées représentant moins de 50 % de la surface. Comprend les habillages et tapées éventuelsExprimée en surface de tableau17,5 kg/ml
Huisseries en boisHuisseries en bois pour blocs-portes intérieursForfaitisée à l’unité, quelles que soient les dimensionsunité10 kg/unité
Portes intérieures en boisPortes intérieures en bois, pleines ou menuisées, éventuellement vitrées. Les huisseries sont comptées ailleursForfaitisée par vantail, quelles que soient les dimensionsunité12,5 kg/unité
Occultations en boisVolets en bois pleins ou persiennes, avec ou sans écharpesExprimée en surface de tableau15 kg/m²
Ossature et lames de claustras extérieurs brise soleilOssature de claustra comprenant structure porteuse et lames brises soleilExprimée en surface occultée17,5 kg/m²
FaçadesSous-face de débordHabillages en sous-face des débords de toits, porches, appentis, réalisés en bois ou panneaux dérivés du bois de toutes épaisseurs, y compris contre-lattageExprimée en surface de rampant7,5 kg/m²
Bardage en lames de boisBardages extérieurs en lames de bois massif, bois massif reconstitué, et bois lamellé-collé ou de dérivés du bois horizontales, verticales ou obliques. Toutes épaisseurs, y compris contre-lattageExprimée en surface nette après déduction des baies12,5 kg/m²
Bardage en panneaux dérivés du boisParement extérieur en panneau dérivé du bois, y compris contre-lattage. Le panneau est éventuellement enduitExprimée en surface nette après déduction des baies7,5 kg/m²
Support d’isolation extérieurSupport d’isolation en bois massif reconstitué et bois lamellé-collé ou de dérives du bois de toutes sections, y compris chevronsExprimée en surface nette après déduction des baies2,5 kg/m²
IsolationIsolants à base de fibres végétales (chanvre, lin, coton, ouate de cellulose, fibre de bois)Panneaux souples, rouleaux ou vrac pour isolation ou complément d’isolation des sols, cloisons, toitures ou plafondsExprimée en volume net d’isolant25 kg/m³
Isolants à base de fibres végétales (chanvre, lin, coton, ouate de cellulose, fibre de bois)Panneaux rigides pour isolation ou complément d’isolation des sols, cloisons, toitures ou plafondsExprimée en volume net d’isolant110 kg/m³
Petites bottes de paille ou paillettes en vrac tasséesPetites bottes de paille ou paillettes en vrac tassées pour isolation ou complément d’isolation des sols, cloisons, toitures ou plafondsExprimée en surface nette de paroi isolée après déduction des baies40 kg/m³
Grosses bottes de pailleGrosses bottes de paille pour isolation ou complément d’isolation des sols, cloisons, toitures ou plafondsExprimée en surface nette de paroi isolée après déduction des baies80 kg/m³
Couverture, étanchéitéCouverture à support discontinuSupport de couverture en liteaux ou voliges non jointives de toutes sections, y compris planches de rives. Un support est considérée comme discontinu si les espacements représentent plus de 50 % de la surface totaleExprimée en surface de rampant2,5 kg/m²
Couverture à support continuPlatelage en voliges, planches en bois massif reconstitué, et bois lamellé-collé ou de dérives du bois de toutes épaisseurs, y compris planches de rives.Un support est considéré comme continu si les espacements éventuels représentent moins de 50 % de la surface totaleExprimée en surface de rampant10 kg/m²
Cloisonnement, plafonds suspendusOssature bois non porteuseOssature bois pour cloisons, contre-cloisons ou isolation par l’extérieur incluant semelles, montants, traverses et lissesExprimée en surface nette après déduction des baies7,5 kg/m²
DiversDiversForfait à compter lorsqu’il existe divers ouvrages en bois massif reconstitué et bois lamellé-collé ou de dérives du bois (cache-tuyaux, coffres de volets roulants, coffrages perdus, etc.)Exprimée en surface de plancher du bâtiment1 kg/m²
Commentaire

Un décret du 19 avril 2012 a créé un label « bâtiment biosourcé » destiné à encourager l’utilisation de matériaux d’origine végétale ou animale dans la construction de certains bâtiments. L’arrêté suivant fixe le contenu et les conditions d’attribution de ce label. Il définit ainsi trois niveaux de label ainsi que les exigences auxquelles doivent satisfaire ces bâtiments. Chaque niveau du label requiert un taux minimal d’incorporation de matière biosourcée. Celui-ci dépend de l’usage principal auquel le bâtiment est destiné. Ce taux est exprimé en kg par m2 de surface de plancher.

Références

Décret n° 2012-518 du 19 avril 2012textes officiels du 11 mai 2012 p. 8

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