Droit de la construction

Construire en zone inondable et réhabiliter après sinistre : un DTU en vue

Mots clés : Démarche environnementale - Etat et collectivités locales - Sécurite civile

Dans un rapport rendu public en novembre, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) sonne l’alarme sur les politiques de gestion des inondations, dont le coût est considérable. Il donne des pistes pour intégrer ce risque lors de la construction des bâtiments, et pose les bases d’un futur DTU.

La gestion des catastrophes naturelles ne doit pas se résumer au traitement de l’urgence ! C’est en tout cas le sens de l’alerte donnée par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), via un rapport intitulé « Construire en zone inondable et réhabiliter après inondation« .

Car le coût des catastrophes naturelles lié aux inondations est considérable : il représente à lui seul 56 % de la sinistralité couverte par le régime assurantiel des catastrophes naturelles, soit 533 millions d’euros de dommages par an sur la période 1989-2014, d’après les chiffres de la Caisse centrale de réassurance. Or 25 % de la population française vit en zone inondable, et il est « impensable », souligne le CGEDD, de délocaliser des centre-villes entiers, surtout lorsqu’il s’agit de grandes villes telles que Paris, Toulouse, ou Bordeaux. La réduction de la vulnérabilité des constructions est donc un enjeu crucial, au-delà de la gestion de l’urgence.

D’autant qu’il s’agit d’un des trois objectifs de la Stratégie nationale de gestion des risques d’inondation adoptée en 2014, jusqu’ici...

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