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Construction Ramery se lance dans les PPP
PHOTO - FOCUS-BEAUCHAMPS - © Richard Baron/Light Motiv-LE MONITEUR

Construction Ramery se lance dans les PPP

MAXIME BITTER |  le 14/11/2008  |  SantéConjonctureEntreprisesRéglementationCommande publique

Présent dans une large zone nordiste de la France et également en Algérie, le groupe de BTP Ramery, s’étant diversifié ces dernières années dans l’environnement, entend construire une offre globale de proximité.

Discret mais puissant, à l’image de son fondateur Michel Ramery, le groupe éponyme se taille peu à peu une place de choix dans le paysage nordiste de la construction. Le dernier contrat en date, un bail emphytéotique administratif (BEA) pour un complexe de loisir conçu par Rudy Ricciotti dans le quartier de la gare de Béthune, illustre bien la stratégie du groupe : construire une offre globale de proximité.

Traitement des déchets

La proximité, le groupe aux 2 500 salariés et 57 implantations réparties dans le Nord/Pas-de-Calais, la Picardie et la Seine-Maritime, en fait une marque de fabrique. « On ne doit pas faire plus d’une heure de route pour trouver une agence », insiste le président du conseil de surveillance Michel Ramery. Seuls les travaux publics ont le droit de voyager. L’Algérie est leur terre d’accueil, mais en toute humilité : « Nous voulons nous installer, travailler localement, former les salariés et pérenniser notre activité », explique Rodrigue Lescaillet, président de Ramery TP et membre du directoire. Le gendre de Michel Ramery est à la tête de la plus grosse filiale du groupe, qui est aussi l’activité historique développée à partir d’une société de matériels agricoles. Ces racines agricoles picardes sont toujours présentes au sein de ce groupe, installé dans un siège tout juste livré en terres nordistes, à Erquinghem-Lys, près d’Armentières.

L’offre globale est une construction plus récente. Une première diversification dans les années 1990 dans les métiers de l’environnement permet au groupe de traiter les sols pollués des anciennes industries du nord, mais aussi des déchets qui prennent de plus en plus de valeur. La filiale Nordiste de l’Environnement développe aujourd’hui 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Plus récemment, l’acquisition en 2006 du groupe multitechnique développé par André Dubocage permet à Ramery de basculer dans l’univers de l’offre globale. Rebaptisée Coexia, la filiale de second œuvre permet à Ramery d’offrir des prestations associées au gros œuvre comme l’enveloppe (couverture, bardage, étanchéité) et le génie climatique.

Une stratégie payante, le chiffre d’affaires a doublé de 2003 à 2007 et le résultat net s’élève 7 millions d’euros lors du dernier exercice. Pourtant, les concurrents directs ne manquent pas : Ramery affronte les filiales des trois majors (Eiffage, Bouygues et Vinci, très actifs dans la région) et aussi de nombreux groupes régionaux, à l’image de Rabot Dutilleul, qui parviennent à conserver leur indépendance.

Le prochain défi sera celui de la transmission. Et c’est à Philippe Beauchamps, président du directoire, qu’incombe cette tâche. Une certitude : « Ramery n’est pas à vendre », et c’est Michel Ramery qui l’affirme.

Philippe Beauchamps président du directoire de Ramery

« Notre stratégie d’offre globale se concrétise »

Vous venez de signer un PPP pour un complexe de loisirs à Béthune (Pas-de-Calais). Est-ce le premier d’une longue série ?

Ce BEA remporté en groupement avec Baudin Chateauneuf et les Caisses d’Epargne pour la construction d’une patinoire, de six salles de cinéma et d’un centre commercial, est en effet une étape importante pour notre groupe. C’est la concrétisation de notre stratégie d’offre globale que nous menons depuis deux ans. Ramery Bâtiment peut s’appuyer sur les compétences développées par Coexia, spécialisée dans les travaux de second œuvre, l’entretien et le génie thermique.

Vous dirigez Ramery à titre transitoire. Comment se prépare la succession du fondateur Michel Ramery ?

Ramery est un groupe familial et, en sus du projet d’entreprise, je suis en charge d’un projet personnel, qui consiste à préparer la succession du fondateur, Michel Ramery. Trois de ses quatre enfants ainsi qu’un gendre sont dans le groupe à des niveaux de responsabilité. Ils sont donc déjà associés aux grandes décisions de l’entreprise. La transition est déjà en marche.

Comment Ramery anticipe-t-il le canal Seine-Nord ?

Nous avons constitué, avec d’autres groupes indépendants du Nord, le groupement Gérif qui vise à construire puis développer les plates-formes le long du canal. Ces dernières ont d’ailleurs été sorties du cadre du PPP global, trop gros pour que nous puissions soumissionner. Le protocole en cours de négociation entre les collectivités locales, VNF et l’Etat permettra d’y voir plus clair.

Ramery en chiffres

72 millions d’euros ont été investis par Ramery en quatre ans pour le matériel, le rachat de sociétés ou l’acquisition foncière.

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