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Construction bois : une douzaine d’organisations demandent une sortie rapide de la nouvelle réglementation incendie
Selon la doctrine établie par la préfecture de Police de Paris, le bois de structure devrait être systématiquement encapsulé. - © Mikael Lever AdobeStock

Construction bois : une douzaine d’organisations demandent une sortie rapide de la nouvelle réglementation incendie

Paul Falzon |  le 21/03/2022  |  ParisConstruction boisSécurité incendieArtisansDroit de la construction

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La filière espère une clarification des règles, après la publication par la Préfecture de Police de Paris d’une doctrine très contraignante pour les immeubles en matériaux biosourcés.

Pour les promoteurs de la construction bois, l’heure est à la mobilisation. Le 4 mars dernier, une douzaine d’organisations (1) membres du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE) ont signé une note de positionnement soulignant « la nécessité impérieuse de disposer très rapidement de la nouvelle réglementation » sur la sécurité incendie dans la construction bois. En cause : le trouble qui traverse la filière depuis la publication à l’été 2021 de la « Doctrine pour la construction des immeubles en matériaux biosourcés et combustibles » par la préfecture de police de Paris - qui n’a pas souhaité répondre aux questions du Moniteur - en lien avec la brigade des sapeurs-pompiers de la capitale.

Une protection passive généralisée pour les éléments de structure

Ce document d’une vingtaine de pages dresse une liste de recommandations pour les bâtiments bois selon cinq catégories de hauteur (2). Il s’applique indifféremment à tous les immeubles quel que soit l’usage (habitation, bureaux, ERP) sous l’objectif de « permettre la réversibilité et la mixité ». Parmi les préconisations figurent, pour les immeubles de plus de 18 m, la protection passive généralisée des éléments de structure (parois, planchers, poteaux et poutres), autrement dit leur encapsulage. Et au-delà de 28 m de hauteur, l’installation de protections actives de type sprinklage, avec l’obligation de créer des locaux techniques et des gaines dédiés à ces systèmes d’extinction automatique.

Neuf mois après la publication de cette doctrine, l’onde de choc se fait toujours sentir. « Des programmes déjà lancés ont fait l’objet de  permis de construire modificatifs pour intégrer la doctrine, sur d’autres projets en phase études les maîtrises d’ouvrage préfèrent attendre une clarification des règles ou revoient à la baisse la part du bois, regrette Dominique Cottineau, délégué général de l’Union des Industriels et Constructeurs Bois (UICB). En outre, quand on tente une modélisation par rapport à la RE2020, on s’aperçoit que les protections demandées sont très pénalisantes en termes d’empreinte carbone. »

[...]

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Commentaires

Construction bois : une douzaine d’organisations demandent une sortie rapide de la nouvelle réglementation incendie

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Robert

21/03/2022 13h:12

Il y a un problème majeur que cet article n'évoque pas, c'est que les réglementations incendie doivent être nationales et non locales. C'est le rôle de l'Etat de publier et faire évoluer le cadre réglementaire de la conception, et non à la préfecture de police de Paris. Il me semble qu'en publiant de telles préconisations, la Préfecture a commis une erreur. Ca n'est pas dans les missions d'un service local d'élaborer la réglementation sécurité incendie. D'ailleurs une association de contribuables pourrait presque attaquer la Préfecture pour mauvaise utilisation des moyens qui sont mis à sa disposition. Si on tolère la publication de tels documents, chaque collectivité locale pourra se prévaloir de son propre champ réglementaire. L'Etat de son côté doit prendre à bras le corps la question de l'évolution si nécessaire du cadre réglementaire.

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Popito

22/03/2022 18h:20

Pour ceux qui construisent en bois!..., ils doivent savoir que le béton de chanvre (chanvre +chaux), qui s'utilise avec l'ossature bois, possède un coupe feu, une résistance au feu absolument remarquable. Il faut réaliser son projet avec cette connaissance: ossature bois+béton de chanvre. Il y a plus de trente, on m'avait prévenu pour le dérèglement climatique, j'ai tout de suite travaillé avec les bio-sourcés, particulièrement avec le béton de chanvre, que j'ai testé X fois à l'épreuve du feu. Maintenant on a le coupe-feu 4H, le LEPIR...Pour le reste, il apporte Inertie, déphasage, effusivité, diffusivité, changement d'état de la vapeur d'eau, régulation hygrothermique, etc. qui permettent de cocher toutes les cases de la thermique et du confort total été comme hiver. Je n'ai plus de poste 'chauffage' , et depuis 30 ans je fais des bâtiments anti-canicule. J'en suis a être presque d'accord avec les pompiers!

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