En direct

Construction bois : des nouveaux marchés prometteurs
Bâtiment tertiaire réalisé en bois - © © Finnforest

Construction bois : des nouveaux marchés prometteurs

Stéphane Miget |  le 12/10/2010  |  France Maine-et-LoireTechnique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Recherche et développement
France
Maine-et-Loire
Technique
Valider

C'est dans une ambiance sereine que le Salon de la maison bois d'Angers ouvrira ses portes vendredi 15 octobre. Une enquête d'Atlanbois montre, en effet, la confiance dans l'avenir des entreprises intervenant sur l'ensemble des marchés. Un optimisme qui ne doit pas cacher les nécessaires adaptations à la construction BBC.

« Bien sûr, la crise n'a pas épargné le marché de la construction bois », constate Nicolas Visier, délégué général d'Atlanbois, qui ajoute aussitôt : «Aujourd'hui, les entreprises du secteur sont globalement très optimistes ». Et quelques jours avant l'ouverture du Salon de la Maison Bois d'Angers, c'est plutôt une bonne nouvelle. Cette confiance dans l'avenir, Nicolas Visier la tire d'une enquête demandée par Atlanbois à l'occasion dudit salon, qui sera présentée lors des états généraux de la construction bois. Réalisée en septembre 2010, cette enquête porte sur l'évolution des marchés de la construction bois en France entre juillet 2009 et juin 2010, vue du côté des entreprises du secteur (voir encadré).

Progression sur les marchés de l'extension surélévation

Premier enseignement : 49 % des entrepreneurs interrogés constatent, sur la période de référence, une évolution positive de la demande dans leur segment de marché traditionnel : la maison à ossature bois. Mais là où l'étude devient particulièrement intéressante, c'est qu'elle met en évidence quatre autres marchés qui s'annoncent des plus prometteurs. Ainsi plus de 60% des entreprises interrogées constatent une progression sur les marchés de l'extension surélévation, du logement collectif et sur celui de la rénovation par l'extérieur. Tout aussi prometteurs, les marchés publics avec 52 % des entreprises qui avouent s'intéresser davantage à ces derniers. De l'avis de nombre d'observateurs dont Nicolas Visier, il s'agit là des marchés d'avenir de la construction bois : « On ne construira pas indéfiniment des maisons individuelles, ce marché risque de se tarir, la tendance est à la densification. Il faut se diriger vers les nouveaux marchés, comme l'extension surélévation, la rénovation énergétique et le logement collectif. Des marchés d'avenir pour les acteurs de la construction bois ». Les résultats de l'enquête montrent que le processus est déjà engagé.

Répondre à une offre globale

Sur le plan technique, tout est prêt pour y parvenir et passer le cap, y compris celui de la RT 2012 et même de la RT2020. Néanmoins, cette impression de facilité ne doit pas cacher les adaptations nécessaires en termes de conception et de réalisation. Car si la construction bois répond, dès aujourd'hui et sans modifications extraordinaires des modes constructifs, aux niveaux d'exigence des prochaines réglementations thermiques, cela ne signifie pas que la partie est entièrement gagnée. Le mode constructif, s'il est important, ne règle pas tout. Un bâtiment BBC ou des travaux de rénovation énergétique sont des ensembles cohérents qu'il faut concevoir comme tels : enveloppe bien sûr, mais aussi conception architecturale ou équipements techniques. Ce qui implique, dans bien des cas, d'être capable de répondre à une offre globale ou du moins de travailler en collaboration étroite avec les autres corps d'état.

Etudes techniques et thermiques

Pour parvenir à cette cohérence, il est indispensable d'en passer au minimum par deux études techniques en amont de la construction : étude structure et étude thermique. Les entreprises ont le choix : soit elles créent et intègrent leur propre bureau d'études, soit elles externalisent cette fonction et travaillent avec des BE ayant pignon sur rue. Il semble aujourd'hui qu'elles optent majoritairement pour un bureau d'étude structure interne et pour une externalisation des études thermiques. Ce qui semble logique. Avoir le BE structure sous la main autorise une grande réactivité et le développement de ses propres modes constructifs, lesquels peuvent à terme se standardiser et tendre vers une industrialisation de la production. En revanche, il est souvent préférable que l'étude thermique, même si l'entreprise en a les compétences, soit réalisée par un BE spécialisé. Et ce, pour faire valider les performances de la construction pour l'obtention des divers labels. Le fait de travailler en externe permet également d'échanger et de s'appuyer sur des compétences que l'entreprise ne possède pas forcément lorsqu'il s'agit d'équipements techniques.

Isolation et étanchéité à l'air

Sur le plan technique, répondre aux exigences de la maison BBC implique une réflexion sur les caractéristiques des matériaux utilisés. Si l'on parle des isolants, ceux-ci, outre leurs caractéristiques d'isolation thermique habituelles, devront apporter, par une densité plus grande, davantage d'inertie thermique à la construction. Une question d'importance, car c'est l'un des points faibles de la construction bois et que l'inertie des matériaux est de plus en plus souvent prise en compte dans les logiciels de calcul. Elle aura aussi une place de choix dans la future réglementation thermique 2012. Technique toujours avec l'étanchéité à l'air du bâti. Pour prétendre au label BBC, celle-ci doit être particulièrement soignée. Cette problématique implique une mise en œuvre selon les règles de l'art avec un autocontrôle permanent. Ce qui impose un suivi régulier du chantier pour une bonne coordination et une bonne gestion des interfaces. C'est, par exemple, la gestion des traversées de parois. De même, l'étanchéité à l'air sera d'autant plus performante qu'elle sera effectuée au niveau de la structure du bâtiment le plus possible à l'extérieur.

Méthodogie de l'enquête

- Enquête réalisée par Atlanbois avec la participation des interprofessions régionales (IRB) en septembre 2010 - Réponse de 144 entreprises et utilisation de 2 études régionales (Franche-Comté et Rhône-Alpes) - Entreprises de 1 à 200 salariés, effectif moyen 10 salariés, effectif médian 28 salariés.

Tous les résultats de l'enquête, cliquez ci-dessous

Bâtiment tertiaire réalisé en bois
Bâtiment tertiaire réalisé en bois - © © Finnforest

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil