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Compactage au GPS à 3 000 m d’altitude

Gilles Rambaud |  le 16/12/2011  |  IngénierieCommunication

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Réservoir -

Conséquence du réchauffement climatique, les glaciers alpins se rétractent et l’enneigement des cimes diminue. D’où la nécessité de construire des réservoirs près des pistes de ski pour y puiser l’eau nécessaire aux canons à neige, de plus en plus sollicités. C’est ce qu’a réalisé l’entreprise Hilti et Jehle du Vorarlberg au pied du Tiefenbachferner, un glacier autrichien situé à 3 000 m d’altitude. Le lac artificiel profond de 17 m a été creusé à flanc de montagne : décaissement d’un côté, réalisation d’un barrage de l’autre. Ce sont quelque 120 000 m³ de granit qui ont ainsi été déplacés : extraction à l’explosif, concassage sur place, mise en œuvre à l’autre bout du bassin. Le résultat des tirs donnait des blocs de 0/1 000 mm, réduits par un concasseur à mâchoires Kleemann MC 110 R en un 0/200 mm. Cadence : 900 m³ par jour. Ce matériau était ensuite mis en place par couches de 500 mm d’épaisseur : 45 ont été superposées pour former le barrage avec, à chaque fois, passage d’un compacteur. Seule machine à effectuer ce travail : un Hamm 3520 HT monobille pesant autour de 20 t et frappant avec une amplitude de 2 mm. Celui-ci était équipé d’un système de cartographie embarqué baptisé « navigateur HCQ-GPS ». Le principe est le suivant : un accéléromètre placé dans la bille mesure la réaction du sol lors de la frappe, en déduit sa densité et son niveau de compactage. Cet enregistrement continu est combiné à un système de géolocalisation par GPS, ce qui permet de cartographier les mesures, donc le travail effectué. Ces données sont affichées dans la cabine pour aider le conducteur à refaire un passage là où c’est nécessaire. A la fin du compactage de chacune des 45 couches, les données étaient compilées et transmises au chef de chantier, Alexandre Hauser, qui disposait alors d’une preuve de la qualité du travail réalisé. « Pour ce projet le contrôle du compactage sur toute la surface était impératif », souligne-t-il. Car, même si les travaux ont été effectués durant les mois d’été, les arrêts pour intempéries sont fréquents en haute montagne. D’où l’intérêt d’une cartographie précise qui permet de reprendre le travail exactement là où il s’était arrêté avant la tombée du brouillard.

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PHOTO - 605744.HR.jpg - © Hamm

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