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Compacité et densité maîtrisées

Delphine Désveaux |  le 20/03/2015  |  TechniqueBâtimentYvelines

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A Juziers (Yvelines), trente-deux logements s'insèrent intelligemment sur une parcelle en pente.

En limite du plateau du Vexin, Juziers est une petite ville proche de Mantes-la-Jolie. Inscrite dans une pente à 8 % bordée en partie haute et en partie basse par deux rues, la parcelle d'implantation jouit d’une exposition plein sud avec vue sur la vallée de la Seine. C’est au pied d’un coteau, dans un tissu pavillonnaire déjà constitué, que prennent place les trente-deux nouveaux logements sociaux réalisés par l'agence Lem+, lauréate du concours en 2010. Sobre dans son aspect, l’opération se distingue à peine depuis l’avenue de Paris (RD190) par un mur de soutènement en pierre inspiré de la tradition locale. « Construire trente-deux logements sur 3 000 m² impose une forte densité, même si le maire n’a pas souhaité atteindre le maximum qu’autorisait le plan d'occupation des sols (POS). Par ailleurs, nous ne cherchons pas à brouiller le discours avec des couleurs ou des formes. Nous portons davantage d’attention aux qualités spatiales, au confort d’usage et à l’exécution des détails », expliquent les architectes.

S’inscrivant dans la logique des cultures en terrasse, les maîtres d'œuvre saturent au mètre carré près la surface autorisée par le POS - 40 % - au moyen de trois bandes s’étendant jusqu’aux limites séparatives. Compactes, elles forment des rez-de-chaussée où sont implantés les T3, qui disposent tous d'un jardin privatif (généralement peu prisé des bailleurs sociaux). Sur ces trois socles prennent place, comme des maisons, les T4 et T5 (en duplex), qui s'harmonisent avec l’échelle pavillonnaire et ménagent des transparences visuelles entre le vieux Juziers et le grand paysage. Grâce à ce travail sur plan, la réponse respecte en tout point le programme, à l’exception des toitures, traditionnelles dans les prescriptions - mais monopentes dans la réalité - pour atténuer l’effet de masse et réduire les ombres portées sur les jardins. Une idée pertinente, vite validée par la mairie, et d’autant plus heureuse que les architectes ont soigné le retrait en rive des bacs acier. A première vue, le parti d’intégration semble simple, presque évident. In fine, la disposition en peigne se révèle judicieuse, puisqu’elle permet de résoudre, l’une après l’autre, toutes les problématiques. En premier lieu, les rampes pour handicapés : profitant des demi-niveaux créés par le dénivelé, elles s’organisent à la manière de venelles, le long des socles, pour desservir les appartements du rez-de-chaussée. Au niveau supérieur, les maisons-appartements sont accessibles par de vastes terrasses publiques via des passerelles « qui démultiplient les circulations et enrichissent d'autant les parcours ». Grâce au décaissement créé par les terrassements, le parking se glisse sous l’immeuble le plus bas. Les logements, en majorité des T3 et des T4, adoptent tous le même plan, avec une généreuse double hauteur dans les séjours pour les T4, signifiée par une fenêtre verticale. Tous sont traversants, voire multi-orientés, comme les duplex qui s'ouvrent sur les failles paysagées. Les grandes ouvertures favorisent les apports solaires, toutefois maîtrisés par des marquises en saillie de la façade. Des doubles vitrages, une isolation thermique revêtue de bois, de briques ou d’enduit, ainsi que des panneaux solaires en toiture, ont permis l’obtention de la certification BBC Effinergie.

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PHOTO - 836914.BR.jpg - © PHOTOS : Julien Lanoo

Maîtrise d'ouvrage : Immobilière 3F. Maîtrise d’œuvre : Lem+ architectes (P. Lépinay et B. Meurice). BET : Facea (TCE), L. Pianfetti (paysage). Entreprises : TMCR (gros œuvre, VRD), FBCC (couverture), Faria Bâtiment (cloisons), Terverte (espaces verts). Surface : 2 508 m² Shon (1 437 m² SP). Montant des travaux : 4,1 M€ HT.

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