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Comment mettre aux normes son parc de foreuses ?
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Comment mettre aux normes son parc de foreuses ?

Gilles Rambaud |  le 06/09/2013  |  IngénierieGéotechniqueMatériel de chantierNormesImmobilier

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À l’heure où les foreuses géotechniques font l’objet d’une nouvelle réglementation, Ginger a déjà l’expérience de leur mise en sécurité.

Ne pas attendre d’y être contraint. Telle fut la philosophie de Jean-Paul Mourier, directeur du pôle sondage de Ginger CEBTP, expert en études de sol. À la tête d’un parc de 120 foreuses géotechniques, il fore environ 30 000 m de carottage par an et, comme d’autres, a connu des accidents. « Aucune entreprise n’a été épargnée. Nous avons tous été confrontés à des happements conduisant à des mutilations, voire à des décès », admet-il. Le taux d’accidents est tels que le ministère du Travail vient d’obliger tous les possesseurs de foreuses géotechniques à modifier leurs machines pour les rendre plus sûres [voir page 62]. Un travail que Jean-Paul Mourier a amorcé il y a dix ans. « Les actions à mener touchent à la formation des utilisateurs et à la présence d’équipements de sécurité sur les machines elles-mêmes. » Ces ajouts se résument à la pose d’un soufflet autour des cardans, à la présence de commandes d’arrêt d’urgence et à une cage de protection qui enferme l’outil rotatif. Or l’opération de forage nécessite l’ajout régulier de longues tiges filetées, ce qui ne peut se faire qu’en rotation. C’est pourquoi la cage peut être ouverte pour installer ou enlever une tige, mais son ouverture provoque automatiquement la mise au ralenti de la machine. Les nouveaux engins achetés neufs sont maintenant équipés de ces accessoires. Mais quid des machines en parc ? « Nous en avons déjà équipé 40, compte Jean-Paul Mourier. Nous faisons réaliser cette opération par le fabricant et contrôler par un organisme certificateur externe. » Coût : 20 000 euros par machine. Mais certains modèles sont techniquement difficiles à faire évoluer. Le point critique porte sur le système hydraulique qui doit être capable de provoquer un arrêt d’urgence instantané, de l’ordre du dixième de seconde. Tous n’y parviennent pas. Que faire, alors ? « La solution se situe dans le renouvellement anticipé de ces machines. Mais se pose le problème de leur revente d’occasion. Je n’ai plus le droit de mettre sur le marché des machines non équipées. Or j’aimerais m’en débarrasser, justement parce qu’elles ne sont pas équipables ! » regrette Jean-Paul Mourier. Conséquence : bon nombre de foreuses géotechniques vont devoir être mises à la casse. -

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