En direct

Comment Gilles Carrez veut renflouer le GPE
Le député (LR) du Val-de-Marne préconise une hausse de la taxe sur les bureaux en Ile-de-France. - © CHRISTOPHE MORIN / IP3

Comment Gilles Carrez veut renflouer le GPE

le 05/10/2018  |  TransportsCollectivités localesParisGrand Paris Express

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Transports
Collectivités locales
Grand Paris
Paris
Grand Paris Express
Valider

Grand Paris -

Intervenant lors d'une table ronde du récent colloque sur les finances locales franciliennes organisé par le Forum métropolitain du Grand Paris, le député (LR) du Val-de-Marne Gilles Carrez a abordé le financement du Grand Paris Express (GPE), nouveau métro automatique de 68 gares et 200 km de lignes à échéance 2030. Il a remis au Premier ministre un rapport à ce sujet. « Il fallait trouver de 10 à 12 milliards d'euros sans que cela soit trop douloureux », indique-t-il. Pour mener à bien sa tâche, Gilles Carrez s'est fondé d'abord sur un principe : l'Ile-de-France doit faire face seule à ses propres financements. Car « les régions ne souhaitent pas financer un projet francilien », même si la région capitale joue un rôle dynamique national de « ruissellement » en ayant produit 30,5 % du PIB en 2015. Le député se fonde aussi sur une méthode : faire appel à une fiscalité économique. « Certes, les entreprises sont déjà beaucoup sollicitées, mais le GPE est un équipement facilitant le trajet domicile/travail : les entreprises en sont indirectement bénéficiaires. »

Quote-part sur la taxe de séjour. Aussi Gilles Carrez propose-t-il d'augmenter la taxe sur les bureaux. « On pourrait ainsi récupérer 120 M€ par an sans que cela ne se voie trop. » A quoi le député propose d'ajouter une actualisation de la taxe spéciale d'équipement qui produit actuellement 117 M€. De quoi rapporter 40 M€ par an en plus. « Mais ce n'est pas assez », admet le député. Aussi propose-t-il d'instaurer une « quote-part régionale de 30 % sur la taxe de séjour » sur les hôtels franciliens. « Cette mesure, qui resterait une compétence des communes, a du potentiel. » Dans un palace parisien, elle serait de 4 euros par jour et par personne. Cette proposition pourrait rapporter 30 M€/an. « Mon inquiétude, a-t-il poursuivi, c'est que cette mesure soit adoptée dans les régions, par exemple pour financer les tramways. Elle aurait alors un effet global d'alourdissement de la fiscalité. » « Ce plan est soutenable dans l'hypothèse d'un coût d'investissement de 25 à 35 Mds € mais ne le serait plus dans une hypothèse de 35 à 45 Mds € », prévient l'élu. Reste la question du financement de l'exploitation du GPE : l'élu exclut la gratuité.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Dictionnaire du droit de l’urbanisme

Dictionnaire du droit de l’urbanisme

Date de parution : 02/2019

Voir

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

Date de parution : 11/2018

Voir

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur