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Comment définir son cahier des charges ?

le 25/04/2014  |  Matériel de chantierEurope

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L’achat d’une grue sur chenilles est un investissement lourd, souvent supérieur à 1 million d’euros, mais c’est un matériel qui peut être exploité pendant de nombreuses années.

Pour construire leurs bâtiments, les Français coulent sur place du béton dans de lourds coffrages métalliques qui nécessitent la présence d’un moyen de levage permanent : la grue à tour. En appoint, pour les pièces les plus lourdes, ils font appel à une grue télescopique qui intervient pendant une ou deux journées puis repart. Or une autre méthode de construction est possible, ayant davantage recours à la préfabrication et aux structures métalliques. Les éléments à assembler sont, dans ce cas, trop gros pour une grue à tour. La grue sur chenilles démontre alors toute son efficacité, d’autant qu’elle peut se déplacer avec sa charge, ce qu’une grue télescopique ne peut pas faire. Elle va chercher l’élément préfabriqué directement sur le camion de livraison, le transporte et le soulève jusqu’au point de dépose. La grue sur chenilles est un matériel qui s’inscrit dans une méthode globale de construction et doit être étudié comme tel.

Grues sur chenilles et pelles à câble, des matériels proches mais des utilisations différentes

Les grues sur chenilles et les pelles à câble sont deux machines assez proches l’une de l’autre mais dont la mission est différente, ce qui influe sur leurs caractéristiques techniques. La grue sur chenilles est un matériel de levage qui ne sert qu’à soulever et à mettre en place des charges. Elle travaille lentement et avec précision grâce à une flèche d’une architecture parfois complexe. La pelle à câble, elle, est un porte-outil. On s’en sert pour creuser à l’aide d’une benne ou d’un trépan, pour battre des pieux, forer, etc. Ces outils sont parfois hydrauliques, d’où la nécessité pour la machine d’avoir un circuit qui permette leur connexion. Très utilisée lors des chantiers de fondation, la pelle à câble travaille de manière intensive, effectue des mouvements répétitifs parfois violents. C’est une machine plus massive que la grue ; son châssis est renforcé, sa motorisation plus puissante, son hydraulique plus poussée. À poids égal, elle coûtera plus cher qu’une grue sur chenilles. La distinction entre ces deux matériels n’est pas uniquement technique, elle est aussi réglementaire : les grues sur chenilles sont couvertes par la norme EN 13000 « appareils de levage à charge suspendue », quand la pelle à câble est couverte par la norme EN 474-12 « engins de terrassement ».

Notre conseil Plus polyvalente, la pelle à câble pourra effectuer le même travail qu’une grue sur chenilles d’un poids équivalent. L’inverse n’est pas vrai.

Quelle longueur de flèche ?

Une flèche treillis est formée d’un assemblage de segments dont le nombre détermine la hauteur totale. Combien faut-il en acheter ? Il est toujours possible de commander d’autres segments par la suite, mais ils coûteront plus cher que s’ils avaient été négociés lors de l’achat de la machine. À moins de connaître avec précision ce que la machine fera durant toute son exploitation, mieux vaut prévoir large, quitte à stocker quelques segments sur le parc. Ce conseil vaut surtout pour les loueurs de grues sur chenilles qui doivent pouvoir faire face à toutes les situations.

Notre conseil Les grues dans leur configuration maximale se revendent mieux sur le marché de l’occasion. L’achat de nombreux segments n’est donc pas perdu.

Pourquoi pas une machine d’occasion ?

Une grue sur chenilles reste opérationnelle pendant une vingtaine d’années, voire plus pour celles qui auront été bien entretenues. Compte tenu du prix très élevé des modèles neufs, pourquoi ne pas jeter un œil aux matériels d’occasion ? Cela s’avère surtout pertinent pour les grues sur chenilles, qui n’effectuent parfois qu’un ou deux coups de crochet dans la journée. C’est moins vrai pour les pelles à câble qui travaillent plus intensément et auront davantage souffert dans leur passé. De plus, elles sont beaucoup moins nombreuses sur le marché de l’occasion, de l’ordre d’une pour cinq à peu près.

Notre conseil Vu l’étroitesse du parc français de grues sur chenilles, c’est à l’étranger que se trouve probablement la bonne occasion, par exemple en Grande-Bretagne ou au Benelux.

La grue peut-elle s’équiper toute seule ?

Contrairement aux grues télescopiques, opérationnelles dès qu’elles arrivent, les grues sur chenilles doivent être montées sur le chantier. Chenilles, segment de flèche, contrepoids arrivent séparément en autant de camions. Certaines grues sont capables de s’assembler elles-mêmes, de mettre en place leurs propres trains de chenilles et leur propre flèche. Mais il faut alors suivre un phasage rigoureux : d’abord, les chenilles ; puis les contrepoids ; et enfin la flèche. Tenez compte de l’ordre d’arrivée des camions, sous peine de ne pas pouvoir les décharger. Dans tous les cas, il faudra faire certifier le montage par un organisme agréé avant de commencer à travailler.

Notre conseil Aidé par une grue télescopique d’appoint, le montage sera toujours plus rapide et plus simple que lorsqu’il est effectué par la machine elle-même.

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