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Comment définir son cahier des charges ?

le 10/02/2012  |  Matériel de chantier

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Matériel de chantier
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Destiné au transport de matériaux, le tombereau articulé travaille en cycle sur un parcours qui mesure généralement entre 1 000 et 4 000 m. Il lui est interdit de circuler sur la voie publique.

Le tombereau articulé est un matériel de production. Il s’inscrit dans une chaîne dont il est un maillon important. En terrassement, il travaille au sein d’un échelon : entre trois et sept machines les unes derrière les autres. Si l’une d’elles tombe en panne, la cadence est ralentie mais la production n’est pas stoppée. Il en va autrement dans une carrière, où les tombereaux articulés sont utilisés dans les petites exploitations aux pentes trop raides pour leurs homologues rigides. Là, l’échelon ne comprend généralement que deux machines sur lesquelles pèse une forte responsabilité.

D’importants coûts d’exploitation

A son coût d’achat élevé (de 200 000 à plus de 400 000 euros pièce selon les modèles), le tombereau articulé ajoute d’importants coûts d’exploitation. Grand consommateur de carburant, de pneumatiques et de pièces détachées, c’est un engin dont le cycle répétitif doit être finement étudié. Une petite marche arrière en moins à chaque parcours, quelques secondes de gagnées à chaque levage de benne représentent, en fin de chantier, des économies substantielles.

L’adéquation avec les autres machines

Un tombereau n’est jamais utilisé seul. Il est forcément accompagné d’un autre engin au chargement, une pelle ou une chargeuse, et d’un engin au déchargement, par exemple un concasseur ou un bouteur. Tous doivent être en adéquation les uns avec les autres. Pour un terrassier, c’est la capacité du godet, lui-même adapté à la pelle qui va déterminer la taille du tombereau. Pour un carrier, c’est la capacité de la trémie du concasseur primaire qui dicte le choix du matériel. Quant au nombre de tombereaux à aligner, il dépend du temps de parcours entre les points de chargement et de déchargement.

Notre conseil Idéalement, la pelle doit remplir le tombereau en quatre passes. Elle ne doit pas attendre entre deux chargements, ni provoquer un embouteillage avec une file de tombereaux attendant leur tour.

La nature du terrain et l’état des pistes

Le tombereau articulé est un matériel tout terrain qui s’impose là où aucun autre matériel ne peut circuler : pentes raides, terre meuble, rochers, etc. Si le chantier ou la carrière peut tracer une piste large et plate tout au long du parcours, alors le tombereau rigide s’avère plus rentable (les coûts d’exploitation des articulés ont cependant tendance à diminuer depuis quelques années). Si le parcours emprunte un petit tronçon de voie publique, alors il faudra obligatoirement utiliser un matériel conforme à la réglementation routière : camion routier ou tracteur agricole.

Notre conseil Si le tombereau articulé peut passer partout, ce n’est pas une raison pour laisser les pistes à l’abandon. Stables et bien tracées, elles réduisent le temps de parcours, ménagent les pneumatiques et la mécanique.

La consommation de carburant

L’augmentation récente de la taxe sur le gazole non routier rend ce carburant plus cher. Pire : maintenant que sa fiscalité s’est détachée de celle du fioul domestique, il se murmure qu’elle pourrait, à terme, se rapprocher de celle du gazole routier. Chaque litre compte ! Pour observer cette dépense à la loupe, il ne faut pas se contenter de regarder la jauge mais toujours calculer un ratio entre les litres brûlés, les tonnes transportées et les heures travaillées. La consommation est donc une valeur relative, indexée sur la productivité.

Notre conseil Le moteur n’est pas le seul responsable d’une éventuelle surconsommation : un chauffeur qui a le pied lourd, un parcours à manœuvres, une piste mal entretenue gaspillent davantage de carburant.

La facilité de conduite

Passage en 6 x 6, blocage des différentiels, pression sur le ralentisseur, puis accélération à 1 800 tr/min… Un tombereau articulé n’est pas si simple à conduire. Longtemps cantonnée à la boîte de vitesses, l’électronique embarquée se développe à grands pas pour automatiser d’autres commandes. Objectif : ne laisser aux soins du chauffeur que l’accélérateur, le frein et le volant. Attention cependant ! L’intelligence artificielle reste balbutiante, elle ne sait pas anticiper et réagit parfois à mauvais escient. Elle se substitue efficacement à un mauvais chauffeur mais reste moins efficace qu’un bon conducteur.

Notre conseil Le Caces ne suffit pas ! Recommandée, cette formation ne valide que la sensibilisation aux dangers, pas un savoir-faire. Il faut la compléter par une formation à la conduite, facultative mais rentable.

La méthode d’achat et la valeur de revente

A 300 000 euros pièce, multipliés par quatre ou cinq exemplaires, un échelon de tombereaux articulés représente un investissement conséquent. Les méthodes de financement, les stratégies de revente, les dates de réforme programmées jouent à plein avec ce type de matériel, qui peut aussi, le cas échéant, se louer avec ou sans chauffeur. Les critères techniques ne sont donc pas les seuls à prendre en compte. Le choix d’un tombereau articulé exige également quelques compétences comptables et financières…

Notre conseil L’amortissement ne se calcule pas à partir du seul prix d’achat, il faut d’abord en déduire le prix de revente estimé. Or ce résultat n’est pas forcément en faveur du modèle le moins cher…

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