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Commande publique : les bons comptes du premier trimestre
Au premier trimestre, le montant total de la commande publique était de 19,5 Mds€. - © © JN

Commande publique : les bons comptes du premier trimestre

Jessica Ibelaïdene |  le 07/05/2018  |  Réglementationcommandepublique

Si la plupart des chiffres de la commande publique au premier trimestre sont plus qu'encourageants, les dépenses de travaux restent quant à elles à un « niveau plancher ».

Alors que 2017 avait permis de retrouver le sourire, le début de l’année 2018 semble confirmer le regain d’optimisme du côté de la commande publique. En effet, selon le baromètre réalisé par l’Association des communautés de France (ADCF) et la Caisse des Dépôts (CDC), le premier trimestre de l’année a été bien orienté.

Le nombre d’appels d’offres est resté stable par rapport aux trois premiers mois de l’année précédente, mais les volumes budgétaires ont progressé de près de 2 Mds€. Le montant de la commande publique globale s’établit ainsi à 19,5 Mds€, retrouvant son niveau de 2014 juste avant les élections municipales. Cependant, elle « reste inférieure d’environ 3 Mds€ sur un trimestre au volume de 2012 et 2013 », nuance l’ADCF, qui insiste sur le « retard » de la « remontada » habituelle lors d’un cycle électoral classique.

Autre nuance : la reprise ne se fait pas sentir du côté des dépenses de travaux, neufs comme renouvellement. Représentant 6,9 Mds€, elles sont stables par rapport à l’an passé, à un « niveau plancher ». Comme en fin d’année, la baisse semble malgré tout enrayée.

Ingénierie et services toujours en très bonne forme

En revanche, l’ingénierie est toujours dynamique, atteignant plus de 2 Mds€ en un trimestre. Un record note l’ADCF, puisque ce sont 500 M€ de plus qu’en 2012. Des résultats de bon augure pour une relance des travaux d’ici à la fin des mandats, montrant que les décideurs publics commencent à déployer leurs projets.

Par ailleurs, les services aussi se portent bien puisqu’ils augmentent d’1 Md€ (vs T1 2017) et frôlent les 7 Mds€ sur le trimestre. Au regard de leur forte progression depuis plusieurs mois, Nicolas Portier, délégué général de l’ADCF, continue de s’interroger : une partie des marchés de travaux n’est-elle pas absorbée par ces services et son lot de contrats globaux de performance ou de délégations de service public ?

Le bloc local renoue avec des records historiques

Du côté des donneurs d’ordre, les plus dynamiques restent ceux du bloc local (communes + intercommunalités). Le montant de leurs marchés atteint en effet près de 10 Mds€ au premier trimestre, soit 1 Md€ de moins que le T1 record de 2013, et 1,5 Md de plus que le T1 2014 qui avait marqué le début de la crise.

Les seules intercommunalités reprennent aussi des couleurs, avec 2,5 Mds€ de commande au T1. Après les restructurations suite aux fusions du début de l’année 2017, elles reviennent en force et retrouvent les niveaux record de 2012-2013.

Effet Grand Paris

Dans la commande de l’Etat et de ses opérateurs, l’effet Grand Paris commence à se faire sentir. La commande publique, incroyablement stable ces dernières années, repasse la barre de 4 Mds€ au premier trimestre 2018, et « dépasse le pic précédent du T1 2014 » et ses 3,92 Mds€, précise l’ADCF.

Départements et régions voient également le montant de leurs marchés augmenter. Ils franchissent la barre des 2 Mds€ (vs 1,7 Md€ au T1 2017). La commande publique des bailleurs sociaux et des hôpitaux, en revanche, poursuit sa chute.

Forte progression pour les bâtiments

En analysant la commande publique par thématique, l’ADCF et la CDC observent que les progressions les plus fortes concernent les bâtiments publics et territoriaux. Un mouvement qui se poursuit, puisque ce poste avait déjà connu un fort rebond en 2017.

Et il atteint même, encore une fois, un niveau record puisqu’il s’établit à près de 4,7 Mds€ au T1 2018, quand il était inférieur à 3 Mds€ au T1 2012. La raison principale tient dans la nécessité de mettre aux normes ces bâtiments, en termes d’accessibilité ou de rénovation thermique notamment.

Des niveaux jamais atteints pour le numérique et l’aménagement urbain

Autres records, mais sur des niveaux plus faibles : le numérique et l’aménagement urbain. Avec une enveloppe de 682 millions d’euros, le premier gagne 100 millions d’euros par rapport à 2012. Le second se retrouve à presque 1 Md€, augmentant lui aussi de 100 millions d’euros, par rapport à 2013 cette fois.

Concernant les autres thématiques, la situation est là aussi favorable, mais moins marquée. Les dépenses dans le domaine de l’eau reviennent ainsi à leur niveau au premier trimestre 2013 (près d’1 Md€), comme la gestion des déchets (autour de 500 M€). Les commandes en voirie et en transports, quant à elles, restent stables, oscillant autour de 3Mds€ sur les premiers trimestres depuis 2012.

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