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Colloque du Syndicat des énergies renouvelables : l’effet COP21

Philippe Rodrigues |  le 12/02/2015  |  EtatEnergies renouvelablesFrance entière

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Ce n’est que la deuxième fois en 16 éditions qu’un Premier ministre ouvre le colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER), la première fois datant de 2000. Si jeudi 12 février, Manuel Valls a répondu présent, c’est bien évidemment en regard de la 21e conférence mondiale sur le changement climatique (COP21) que la France organise en fin d’année.

Le Premier ministre a ouvert le colloque du SER en indiquant que le monde était entré dans une période de « transformation profonde » de la production d’énergie. Peu avant Jean-Louis Bal avait relevé que la « révolution énergétique actuelle n’est pas celle des gaz de schiste mais celle des énergies renouvelables ».

En 10 ans, l’investissement mondial dans le secteur des ENR est passé de 40 milliards de dollars en 2004 à 316 mds$ en 2014, a rappelé le président du SER citant les données de Bloomberg New Energy Finance. Il a ajouté que 60 % des nouvelles capacités construites en 2013 étaient des installations d’énergies renouvelables. Ces données illustrent que le monde a déjà pris le virage des ENR et que ce développement « n’est plus une lubie des pays riches », a souligné Jean-Louis Bal.

Pour autant, le modèle de croissance doit encore être « réinventé », a indiqué Manuel Valls. Un accord à la COP21 que le Premier ministre veut « ambitieux et responsable » permettra de créer le cadre de ce nouveau modèle, l’une de ces composantes étant d’avoir un bon prix du carbone. Le Premier ministre a ensuite décliné son discours en évoquant l’Europe avant de terminer par la France. Sur l’Europe, ses propos ont porté sur l’Union de l’énergie qui « doit se concrétiser » autour de 3 objectifs : la lutte contre le changement climatique, la sécurité d’approvisionnement et la compétitivité. Et c’est dans ce cadre européen que Manuel Valls a inscrit la mise en place de mécanismes de capacité au sein du système électrique.

La France enfin. Dans un entretien accordé à notre confrère Enerpresse, Jean-Louis Bal liste les 3 grands chantiers pour le secteur en 2015 : programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), nouveau mode de soutien aux ENR électriques, et définition du volet export du plan Energies renouvelables de la nouvelle France Industrielle. Le président du SER ajoute que « le bilan des filières est bon sauf pour deux d’entre elles : le photovoltaïque et la méthanisation ». Le Premier ministre a cité ces deux points précisant qu’un retour d’expérience sur la méthanisation allait être réalisé. Il a également évoqué la définition, en cours, de nouvelles zones pour développer les énergies renouvelables marines et le rôle des Outre-mer dans la transition énergétique.

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