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Collectivités locales : quand la mixité sociale devient une norme
Le programme Jardin secret, mené par Pierre Etoile à Sèvres (Hauts-de-Seine), propose 61 logements dont 25 en locatif social. - © PIERRE ETOILE

Collectivités locales : quand la mixité sociale devient une norme

Ludovic Clerima |  le 21/11/2018  |  LogementCollectivités localesNexityPromoteurs immobiliersSalon des maires et des collectivités locales

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Pour diversifier les profils des habitants au sein d'un programme neuf, les maires usent de tout leur pouvoir sur les promoteurs.

L'heure de la mixité a sonné. La plupart des municipalités du pays semblent s'être converties à ce credo et mettent tout en œuvre pour que soient réalisés dans leur ville des programmes immobiliers mixtes et accessibles. « Ce n'est plus une question de couleur politique, constate Marc Gedoux, promote ur et président de Pierre Etoile. Le Plessis-Trévise (Val-de-Marne), géré par un élu Modem, possède ainsi une charte à destination des promoteurs. » Plafonnement des prix dans le neuf, obligation de vendre à des habitants de la ville ou encore grande exigence environnementale sont autant de règles qui viennent s'ajouter aux contraintes de construction des professionnels.

A Montreuil (Seine-Saint-Denis) par exemple, et dans la plupart des communes d'Ile-de-France concernées par l'arrivée du Grand Paris Express, on mise sur un plan local d'urbanisme qui permettra de réduire le rythme de construction tout en plafonnant les prix du neuf en fonction des quartiers.

Une mesure reprise à Bagneux, Nanterre (Hauts-de-Seine) ou encore à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Mais si ces chartes visent à lutter contre la spéculation, elles en oublient parfois l'effet d'aubaine dont pourraient profiter à terme les acquéreurs. « Ceux qui achètent des biens à prix maîtrisés sur ces territoires pourront, une fois le délai de détention obligatoire passé, les revendre en réalisant une belle plus-value », avance Philippe Jarlot, président des promoteurs du Grand Paris.


« Le plafonnement des prix est un garde-fou qui ramène les promoteurs à la réalité. » Jean-Philippe Ruggieri, directeur général délégué de Nexity.

Le secteur s'accommode bon an mal an de ces nouveaux dispositifs : « Nous n'avons pas vraiment le choix, ce sont les mairies qui délivrent les permis de construire, il faut donc s'adapter », analyse Marc Gedoux. D'autres sont plus enthousiastes et voient dans ces contraintes une forme de challenge. « C'est vrai, nous devons parfois rogner sur nos marges, mais faire du logement social au sein de nos programmes est essentiel, assure Jean-Philippe Ruggieri, directeur général délégué de Nexity. Le plafonnement des prix est un garde-fou qui ramène les promoteurs à la réalité. Les Français disposent d'un revenu médian de 1 700 euros par mois. Construire des programmes hors de prix n'a aucun sens. » Reste que si les promoteurs sont appelés à faire des efforts, les mairies peinent à en consentir sur le prix du foncier. « La solution que nous avons trouvée lorsque celui-ci est trop cher, c'est de convaincre la mairie de bâtir dans la hauteur afin de diminuer la charge foncière par mètre carré tout en travaillant l'architecture pour plaire aux acquéreurs », indique le directeur général délégué de Nexity.

Sans oublier que la mixité ne se conçoit plus uniquement par la présence de logements sociaux ou de biens immobiliers à des prix abordables. « Sur des projets de plus de 400 logements, il faut intégrer des bureaux, des commerces, des infrastructures de loisirs. Sinon, nous ne faisons que recréer des cités dortoirs », ajoute Jean-Philippe Ruggieri. Et ce, quitte à faire flamber les coûts de construction…

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