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Code 2011 des marchés publics

le 16/09/2011  |  Commande publiqueRéglementation des marchés publicsRéglementation

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Commande publique
Réglementation des marchés publics
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Sommaire du dossier

  1. Seuil de 25 000 euros pour les marchés publics dispensés de procédures : le décret publié au JO
  2. Ordonnance relative aux marchés publics
  3. L’ordonnance marchés publics est parue au « Journal officiel »
  4. La DAJ de Bercy met à jour son vade-mecum des marchés publics
  5. Information des candidats en Mapa et risques contentieux
  6. Candidature : moins d’obstacles pour les entreprises nouvelles
  7. Comment acheminer sa candidature et son offre ?
  8. Allotissement, les règles du jeu… et des juges
  9. L’allotissement aurait-il du plomb dans l’aile ?
  10. Méthode de notation des offres : peut-on tout dire ?
  11. « Développer chez les acheteurs un réflexe développement durable »
  12. La dématérialisation des marchés publics, un processus qui fait débat
  13. Les marchés à bons de commande
  14. Marchés publics : les exigences de capacité des candidats doivent se justifier
  15. Quand et comment utiliser les critères sociaux ou « verts »
  16. Une méthode de détection fondée sur des prix pondérés
  17. Connaître les recours au fond devant le juge administratif
  18. Entreprises : identifier un marché public et connaître le juge compétent
  19. Connaître les référés précontractuels et contractuels
  20. Dématérialisation des marchés publics Guide pratique
  21. La dérogation au principe d’allotissement doit être justifiée
  22. La commission d’appel d’offres : fonctionnement d’un organe clé
  23. Comment faire décoller la dématérialisation
  24. La passation des marchés de conception-réalisation
  25. Les marchés à procédure adaptée
  26. Les contours des recours contractuels s’affinent
  27. L’arrêté du 15 juin 2012 relatif à la signature électronique dans les marchés publics – mode d’emploi
  28. Signature électronique dans les marchés publics
  29. Définition, mise en œuvre et exécution de la sous-traitance
  30. Dossiers de candidature : halte aux formalités inutiles !
  31. Une stratégie pour la passation électronique des marchés publics
  32. Guide du recensement des achats publics
  33. Une amende pour violation du délai de standstill
  34. Seuils applicables aux marchés et contrats relevant de la commande publique
  35. Une amende pour violation du délai standstill
  36. Dématérialisation : ce qui change au 1er janvier 2012
  37. Modification de certains seuils du code des marchés publics
  38. Le référé précontractuel dans les marchés de travaux
  39. Marchés publics : relèvement du seuil de dispense de procédure à 15 000 euros
  40. Mise à jour de certains formulaires "marchés publics"
  41. Le Code des marchés publics enfin modifié
  42. L’achat public durable progresse lentement mais sûrement
  43. Notifier le référé précontractuel
  44. Les députés votent le relèvement à 15 000 euros du plafond des marchés sans formalités
  45. Modification de certaines dispositions applicables aux marchés et contrats relevant de la commande publique
  46. Dématérialisation des marchés publics
  47. Dématérialisation des procédures de passation des marchés publics
  48. Code des marchés publics Cinq nouveautés qui font débat
  49. Application des articles 40 et 150 du code des marchés publics et modèle d’avis pour la passation des marchés publics et des accords-cadres
  50. Décret « effet utile » Le Code des marchés publics à nouveau modifié Ce qui change
  51. Marchés Publics : décryptage du décret "effet utile" (4/4)
  52. Marchés Publics : décryptage du décret "effet utile" (3/4)
  53. Marchés Publics : décryptage du décret "effet utile" (2/4)
  54. Marchés Publics : décryptage du décret "effet utile" (1/4)
  55. Marchés publics : de la simplification du droit
  56. Plan de relance : deux lois, une batterie de mesures pour le BTP
  57. Plan de relance : des contrats publics new look
  58. Réforme des marchés publics : second round, la libéralisation
  59. Plan de relance de l’économie : quel impact sur les PME ?
  60. Plan de relance : vers un assouplissement du Code des marchés publics
  61. Nicolas Sarkozy veut assouplir les règles des marchés publics
  62. Des spécifications techniques propres aux marchés publics de défense
  63. Eclairage sur les mesures phare du Code des marchés publics : les contrats globaux liés à la performance
  64. Eclairage sur les mesures phare du Code des marchés publics : les variantes
  65. Eclairage sur les mesures phare du Code des marchés publics : la conception-réalisation étendue
  66. Critères d’attribution et sous-traitance : le Code des marchés publics à nouveau modifié le 14 septembre !
  67. Code 2011 des marchés publics
  68. Le Code des marchés publics intègre une nouvelle partie « défense »
  69. Eclairage sur les mesures phare du Code des marchés publics : des modalités de publicité assouplies
  70. Eclairage sur les mesures phare du Code des marchés publics : le dialogue compétitif ouvert à la maîtrise d'oeuvre
  71. Marchés publics : nouveaux formulaires standards européens d’avis de marché
  72. Fiche explicative relative au décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 modifiant certaines dispositions applicables aux marchés et contrats de la commande publique
  73. Code des marchés publics modifié : le point de vue des acheteurs publics
  74. Code des marchés publics modifié : le point de vue des architectes
  75. Code des marchés publics modifié : le point de vue des ingénieristes et des économistes de la construction
  76. Code des marchés publics modifié : le point de vue des entreprises (1/2)
  77. Code des marchés publics modifié : le point de vue des entreprises (2/2)
  78. Réglementation Petite méthodologie pour des achats durables
  79. Les cinq objectifs des achats publics durables
  80. Développement durable Les achats de l’Etat passent au vert
  81. Achats publics Exemplarité de l’État au regard du développement durable dans le fonctionnement de ses services et de ses établissements publics
  82. Acheteurs publics : achetez durable
  83. Rapport des travaux du groupe Achats publics durables (Grenelle de l’environnement) Mars 2008
  84. Marchés publics Un guide de l’achat durable pour les travaux
  85. Marchés publics « L’achat durable ne peut être mécanique »
  86. Plan national d’action pour des achats publics durables
  87. Marchés publics Un plan d’action pour des achats durables
  88. Marchés publics Les collectivités font leurs premiers pas dans l’achat durable
  89. Le paiement direct d’un sous-traitant
  90. Collectivités territoriales : qui peut autoriser l'acceptation et l'agrément des conditions de paiement d'un sous-traitant ?
  91. Le paiement direct est-il lié à la réalisation d’un ouvrage ?
  92. En cas de sous-traitance d’un marché public, il n’y a pas lieu à la fourniture d’une caution
  93. Suspension du contrat : que peut décider le juge ?
  94. Marchés publics : nouveau décret pour les CCRA
  95. Avis d’attribution : de nouveaux enjeux contentieux
  96. Passation des marchés publics Candidats évincés : le droit au recours effectif
  97. La demande d’annulation d’un marché par un concurrent évincé est jugée recevable
  98. Comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics
  99. Marchés publics Représentation en justice des membres d’un groupement solidaire
  100. Dématérialisation des procédures de passation des marchés publics formalisés
  101. Marchés publics Possibilité de déroger au contrat par accord implicite
  102. 12 bonnes résolutions à prendre pour l’année 2011
  103. Recours à la transaction pour la préventionet le règlement des litiges portant sur l'exécution des contrats de la commande publique
  104. Passation de marchés publics
  105. Pourquoi l’entreprise doit faire la preuve des préjudices subis
  106. Assistance apportée aux collectivités territoriales par la Commission consultative des marchés publics pour l'élaboration et la passation de leurs marchés et accords-cadres
  107. Référé précontractuel Pourquoi l’entreprise doit faire la preuve des préjudices subis
  108. Marchés publics : dans l'ignorance du sort réservé à son offre, le candidat peut exercer un référé précontractuel, puis contractuel
  109. Marchés publics : le Conseil d'Etat annule le seuil de 20.000 €
  110. Seuils d’application des procédures de passation des marchés publics au 1er janvier 2010
  111. L’art et la manière de contester l’attribution d’un marché
  112. Seuils applicables aux marchés passés en application du Code des marchés publics et de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au Code des marchés publics et aux contrats de partenariat
  113. Le nouveau visage du référé précontractuel judiciaire
  114. Marchés publics Annulation du seuil de 20 000 euros pour les marchés conclus sans formalité préalable
  115. Référés précontractuel et contractuel : ce qui change le 1er décembre
  116. Des candidats mieux informés
  117. Marchés publics (2/2) Le nouveau référé contractuel en dix-sept questions
  118. Marchés à procédure adaptée La publicité sur le site Internet de l’acheteur peut-elle suffire ?
  119. Marchés publics (1/2) Le nouveau référé contractuel en dix-sept questions
  120. Marchés publics Procédure adaptée : critères d'appréciation des offres
  121. Référé précontractuel Un recours plus difficile pour le candidat évincé
  122. Marchés publics (2/2) Un nouveau recours : le référé contractuel
  123. Liste des renseignements et des documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs
  124. Marchés publics (1/2) Vers une efficacité accrue du référé précontractuel ?
  125. Optimiser sa déclaration de candidature, c’est possible !
  126. Didier Casas, commissaire du gouvernement au Conseil d’Etat Un nouveau recours qui préserve la sécurité juridique des contrats publics
  127. Marchés publics : les nouveaux formulaires * "déclaration du candidat" (DC)
  128. Conclusions de M. Didier Casas Commissaire du Gouvernement

A jour du décret n°2011-1000 du 25 août 2011 modifiant certaines dispositions appicables aux marchés et contrats relevant de la commande publique - Version consolidée et annotée par la Rédaction du Moniteur - Septembre 2011

De l’huile dans les rouages

C’est la 12e ! Par décret du 25 août dernier, c’est la 12e fois que le Code des marchéspublics de 2006 est modifié. Faut-il y voir le signe d’une instabilité réglementaire ? Raisonnablement non. Plutôt le résultat d’un affinage juridique, d’une adaptation régulière au paysage jurisprudentiel.

Que l’on se rassure, cette « V 12 » ne bouleversera pas les habitudes des praticiens.Le décret du 25 août a pour ambition de mettre de l’huile dans les rouages et de fluidifier les mécanismes complexes de la commande publique, notamment pour la rendre plus accessible aux PME. Sur ce point, les avis sont partagés. Pas de discussion lorsqu’il s’agit de faciliter la constitution de groupements conjoints d’entreprises pour les accords-cadres et les marchés à bons de commande. En revanche, lorsqu’il s’agit de laisser la possibilitéde présenter des variantes sans offre de base, les choses se corsent. En supprimantcette contrainte, le gouvernement fait en sorte de libérer l’énergie créatrice des entreprises. Charge alors à l’acheteur de trouver le juste équilibre entre un cadre d’exigences minimales et la garantie d’égalité de traitement des candidats. Pas simple. D’autant qu’en périodede crise, la tentation du recours s’intensifie.

Autre temps fort du texte : l’introduction de nouvelles possibilités de contrats globaux englobant réalisation/exploitation/maintenance, d’une part et conception/réalisation/exploitation/maintenance, d’autre part. Ces « Rem » et « Crem » – deux nouveaux acronymes à se mettre en tête – répondent à l’exigence d’efficacité énergétique des lois Grenelle. Mais pas seulement énergétique puisqu’ils peuvent être passés pour « satisfaire des objectifs chiffrés de performance » et qu’ils doivent comporter des « engagements de performance mesurable ». Là encore, les avis divergent. Quand les optimistes se satisfont d’ajouterun outil juridique à la caisse des acheteurs, les pessimistes y voient une atteinte forteau principe d’allotissement.

Soyons confiants et gageons que l’huile apportée aux rouages de la commande publique en atténuera les grincements. Reste à éviter de perdre le contrôle de la machine. Dans ce cas précis, le contrôle passe par la transparence. A cela, les acheteurs publics sont déjà rodés.

La Rédaction du Moniteur

SOMMAIRE

Première partie :DISPOSITIONS APPLICABLES AUX POUVOIRS ADJUDICATEURS8

TITRE IER : CHAMP D’APPLICATION ET PRINCIPES FONDAMENTAUX8

Chapitre Ier : Définitions et principesfondamentaux (Articles 1 à 2)8

Chapitre II : Exclusions (Article 3)9

Chapitre III : Dispositions spécifiques à certains marchés de la défense (Article 4)9

TITRE II : DISPOSITIONS GÉNÉRALES10

Chapitre Ier : Détermination des besoinsà satisfaire (Article 5)10

Chapitre II : Spécifications techniques (Article 6)10

Chapitre III : Coordination, groupement de commandes et centrale d’achats (Articles 7 à 9)11

Chapitre IV : L’allotissement (Article 10)12

Chapitre V : Documents constitutifsdu marché (Articles 11 à 13)12

Chapitre VI : Clauses sociales et environnementales (Article 14)13

Chapitre VII : Marchés réservés (Article 15)13

Chapitre VIII : Durée du marché (Article 16)13

Chapitre IX : Prix du marché (Articles 17 à 19)14

Chapitre X : Avenants (Article 20)15

TITRE III : PASSATION DES MARCHÉS15

Chapitre Ier : Composition de la commissiond’appel d’offres des collectivités territorialeset du jury de concours (Articles 22 à 25)15

Chapitre II : Définition des seuils et présentationdes procédures de passation (Articles 26 à 31)17

Chapitre III : Règles générales de passation(Articles 32 à 56)19

Chapitre IV : Définition et déroulementdes différentes procédures de marchés publics (Articles 57 à 70)28

Chapitre V : Dispositions spécifiques à certains marchés (Articles 71 à 75-1)35

Chapitre VI : Accord-cadre et marchésà bons de commande (Articles 76 à 77)37

Chapitre VII : Système d’acquisitiondynamique (Article 78)38

Chapitre VIII : Achèvement de la procédure (Articles 79 à 85-1)39

TITRE IV : EXÉCUTION DES MARCHÉS41

Chapitre Ier : Régime financier (Articles 86 à 111)41

Chapitre II : Dispositions relativesà la sous-traitance (Articles 112 à 117)45

Chapitre III : Exécution complémentaire(Article 118)47

TITRE V : DISPOSITIONS RELATIVESAU CONTRÔLE47

Chapitre unique : Contrôle des marchés(Articles 119 à 126)47

TITRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES49

Chapitre Ier : Règlement des litiges(Articles 127 à 128)49

Chapitre II : Commission consultativedes marchés publics (Article 129)50

Chapitre III : Observatoire économique de l’achat public (Articles 130 à 132)50

Chapitre IV : Liste des marchésconclus (Article 133)50

DEUXIÈME partie :DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ENTITÉS ADJUDICATRICES51

TITRE IER : CHAMP D’APPLICATION ET PRINCIPES FONDAMENTAUX (Articles 134 à 140)51

TITRE II : DISPOSITIONS GÉNÉRALES (Article 141)53

TITRE III : PASSATION DES MARCHÉS (Article 142)53

Chapitre Ier : Commission d’appel d’offres(Article 143)53

Chapitre II : Définition des seuils et présentationdes procédures (Articles 144 à 148)53

Chapitre III : Organisation de la publicité(Articles 149 à 151-1)55

Chapitre IV : Système de qualification(Articles 152 à 155)57

Chapitre V : Sélection des candidatures(Article 156)57

Chapitre VI : Dispositions particulièresrelatives aux offres (Articles 157 à 159)58

Chapitre VII : Dispositions particulières relatives aux procédures de passation (Articles 160 à 168-2)58

Chapitre VIII : Dispositions particulièrespour les accords-cadres et marchés à bonsde commande (Article 169)61

Chapitre IX : Achèvement de la procédure(Articles 170 à 172-1)61

TITRE IV : EXÉCUTION DES MARCHÉS (Article 173)62

TITRE V : DISPOSITIONS RELATIVES AU CONTRÔLE (Article 174)62

TITRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES (Article 175)63

TROISIÈME partie :DISPOSITIONS DIVERSES (Article 176)63

QUATRIÈME partie :DISPOSITIONS APPLICABLESAUX COLLECTIVITÉS D’OUTRE-MER63

Chapitre Ier : Dispositions applicables àSaint-Pierre-et-Miquelon (Article 177)63

Chapitre II : Dispositions applicables àMayotte (Articles 178 à 179)64

Annexes66

Le Moniteur : mode d'emploi du "Code 2011"

Le Code des marchés publics 2011 qui vous est présenté avec ce numéro du « Moniteur » est une version consolidée, à jourdu décret du 25 août 2011, ainsi que de toutes les modifications intervenues avant la date du bouclage, le 13 septembre 2011. Son utilisation ne dispense pas le lecteur de la vérification de la mise à jour éventuelle des dispositions du code.

La Rédaction a rédigé des commentaires à l’aide notamment de la fiche explicative publiée par la Direction des affaires juridiques (Daj) le 26 août 2011 et intitulée « Fiche explicative relative au décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 modifiant certaines dispositions applicables aux marchés et contrats de la commande publique ». Des titres ont été ajoutés aux articles, afin de permettre un repérage facile. Lorsqu’une disposition renvoie à un texte d’application, il en est fait mention en rougeà l’aide d’une flèche. Le « Code 2011 » comprend également les textes d’application phare.

Code des marchés publics

Première partie Dispositions applicables aux pouvoirs adjudicateurs

Titre I er Champ d’application et principes fondamentaux

Chapitre I er Définitions et principes fondamentaux Article 1 er Définition matérielle

Article 1 er Définition matérielle

I. - Les dispositions du présent code s’appliquent aux marchés publics et aux accords-cadres ainsi définis :

Les marchés publics sont les contrats conclus à titre onéreux entre les pouvoirs adjudicateurs définis à l’article 2 et des opérateurs économiques publics ou privés, pour répondre à leurs besoins en matière de travaux, de fournitures ou de services.

Les accords-cadres sont les contrats conclus entre un des pouvoirs adjudicateurs définis à l’article 2 et des opérateurs économiques publics ou privés, ayant pour objet d’établir les termes régissant les marchés à passer au cours d’une période donnée, notamment en ce qui concerne les prix et, le cas échéant, les quantités envisagées.

II. - Les marchés publics et les accords-cadres soumis au présent code respectent les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures. Ces principes permettent d’assurer l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics. Ces obligations sont mises en œuvre conformément aux règles fixées par le présent code.

III. - Les marchés publics de travaux sont les marchés conclus avec des entrepreneurs, qui ont pour objet soit l’exécution, soit conjointement la conception et l’exécution d’un ouvrage ou de travaux de bâtiment ou de génie civil répondant à des besoins précisés par le pouvoir adjudicateur qui en exerce la maîtrise d’ouvrage. Un ouvrage est le résultat d’un ensemble de travaux de bâtiment ou de génie civil destiné à remplir par lui-même une fonction économique ou technique.

Les marchés publics de fournitures sont les marchés conclus avec des fournisseurs qui ont pour objet l’achat, la prise en crédit-­bail, la location ou la location-vente de produits ou matériels.

Les marchés publics de services sont les marchés conclus avec des prestataires de services qui ont pour objet la réalisation de prestations de services.

Lorsqu’un marché public a pour objet à la fois des services et des fournitures, il est un marché de services si la valeur de ceux-ci dépasse celle des fournitures achetées.

Lorsqu’un marché public porte à la fois sur des services et des travaux, il est un marché de travaux si son objet principal est de réaliser des travaux.

Un marché public ayant pour objet l’acquisition de fournitures et, à titre accessoire, des travaux de pose et d’installation de celles-ci, est considéré comme un marché de fournitures.

Article 2 Définition organique

Les pouvoirs adjudicateurs soumis au présent code sont :

1° L’Etat et ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial ;

2° Les collectivités territoriales et les établissements publics locaux.

Sauf dispositions contraires, les règles applicables à l’Etat le sont également à ceux de ses établissements publics auxquels s’appliquent les dispositions du présent code. De même, sauf dispositions contraires, les règles applicables aux collectivités territoriales le sont également aux établissements publics locaux.

Chapitre II Exclusions Article 3 Exclusions

Les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux marchés et accords-cadres suivants passés par les pouvoirs ­adjudicateurs définis à l’article 2 :

1° Accords-cadres et marchés conclus entre un pouvoir adjudicateur et un cocontractant sur lequel il exerce un contrôle comparable à celui qu’il exerce sur ses propres services et qui réalise l’essentiel de ses activités pour lui à condition que, même si ce cocontractant n’est pas un pouvoir adjudicateur, il applique, pour répondre à ses besoins propres, les règles de passation des marchés prévues par le présent code ou par l’ordonnance n° ­2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par ­certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

2° Accords-cadres et marchés de services conclus avec un pouvoir adjudicateur soumis au présent code ou à l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée, lorsque ce pouvoir adjudicateur bénéficie, sur le fondement d’une disposition légalement prise, d’un droit exclusif, à condition que cette disposition soit compatible avec le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ;

3° Accords-cadres et marchés de services qui ont pour objet l’acquisition ou la location, quelles qu’en soient les modalités financières, de terrains, de bâtiments existants ou d’autres biens immeubles, ou qui concernent d’autres droits sur ces biens ; toutefois, les contrats de services financiers conclus en relation avec le contrat d’acquisition ou de location, sous quelque forme que ce soit, entrent dans le champ d’application du présent code ;

4° Accords-cadres et marchés qui ont pour objet l’achat, le développement, la production ou la coproduction de programmes destinés à la diffusion par des organismes de radiodiffusion et aux marchés concernant les temps de diffusion ;

5° Accords-cadres et marchés de services financiers relatifs à l’émission, à l’achat, à la vente et au transfert de titres ou d’autres instruments financiers et à des opérations d’approvisionnement en argent ou en capital des pouvoirs adjudicateurs, sous réserve des dispositions du 3°.

Sont également exclus les services fournis aux pouvoirs adjudicateurs par des banques centrales ;

6° Accords-cadres et marchés de services de recherche et de développement autres que ceux pour lesquels le pouvoir adjudicateur acquiert la propriété exclusive des résultats et finance entièrement la prestation ;

7° Accords-cadres et marchés, autres que ceux qui sont passés en application du décret prévu au II de l’article 4 du présent code, qui exigent le secret ou dont l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité conformément aux ­dispositions législatives ou réglementaires en vigueur ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat l’exige. Un arrêté du Premier ministre fixe les conditions dans lesquelles est assuré, à l’occasion de la passation et de l’exécution des accords-cadres et des marchés mentionnés au présent alinéa, le respect de la protection du secret ainsi que des informations ou des intérêts concernant la défense nationale, la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat ;

Voir l’arrêté du 23 juillet 2010 portant approbation de l’instruction générale interministérielle sur la protection du secret de la défense nationale.

8° Accords-cadres et marchés passés en vertu de la procédure propre à une organisation internationale ;

9° Accords-cadres et marchés passés selon des règles de passation particulières prévues par un accord international relatif au stationnement de troupes ;

10° Accords-cadres et marchés passés selon des règles de passation particulières prévues par un accord international en vue de la réalisation ou de l’exploitation en commun d’un projet ou d’un ouvrage ;

11° Accords-cadres et marchés qui ont pour objet l’achat d’œuvres et d’objets d’art existants, d’objets d’antiquité et de collection ;

12° Accords-cadres et marchés de services relatifs à l’arbitrage et à la conciliation ;

13° Accords-cadres et marchés de services concernant les contrats de travail ;

14° Accords-cadres et marchés qui ont principalement pour objet de permettre la mise à disposition ou l’exploitation de réseaux publics de communications électroniques ou la fourniture au public d’un ou de plusieurs services de communications électroniques ;

15° Accords-cadres et marchés qui cessent d’être soumis aux dispositions du présent code en application de l’article 140.

Chapitre III Dispositions spécifiques à certains marchésde la défense Article 4 Défense nationale – Marchés de la défense

I. - Dans les cas où s’appliquent les dispositions des ­articles L. ­1111-1, L. ­1111-2, L. ­2141-1, L. ­2141-2 et L. ­2141-3 du code de la défense, un décret particulier remplace, si besoin est, pour les accords-cadres et marchés passés par les services de la défense, les dispositions du présent code.

II. - Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions particulières dans lesquelles sont passés certains accords-cadres et marchés pour les besoins de la défense.

Titre II Dispositions générales Chapitre I er Détermination des besoins à satisfaire Article 5 Définition des besoins

I. - La nature et l’étendue des besoins à satisfaire sont déterminées avec précision avant tout appel à la concurrence ou toute négociation non précédée d’un appel à la concurrence en prenant en compte des objectifs de développement durable. Le ou les marchés ou accords-cadres conclus par le pouvoir adjudicateur ont pour objet exclusif de répondre à ces besoins.

II. - Le pouvoir adjudicateur détermine le niveau auquel les besoins sont évalués. Ce choix ne doit pas avoir pour effet de soustraire des marchés aux règles qui leur sont normalement applicables en vertu du présent code.

Chapitre II Spécifications techniques Article 6 Spécifications, normes, performances, écolabels

I. - Les prestations qui font l’objet d’un marché ou d’un accord-cadre sont définies, dans les documents de la consultation, par des spécifications techniques formulées :

1° Soit par référence à des normes ou à d’autres documents équivalents accessibles aux candidats, notamment des agréments techniques ou d’autres référentiels techniques élaborés par les organismes de normalisation ;

2° Soit en termes de performances ou d’exigences fonctionnelles. Celles-ci sont suffisamment précises pour permettre aux candidats de connaître exactement l’objet du marché et au pouvoir adjudicateur d’attribuer le marché. Elles peuvent inclure des caractéristiques environnementales.

Un arrêté du ministre chargé de l’économie précise la nature et le contenu des spécifications techniques.

Voir l’arrêté du 28 août 2006 relatif aux spécifications techniquesdes marchés et des accords-cadres.

Pour les marchés passés selon une procédure adaptée, les spécifications techniques peuvent être décrites de manière succincte.

II. - Le pouvoir adjudicateur détermine les prestations qui font l’objet du marché ou de l’accord-cadre qu’il passe :

1° Soit en utilisant exclusivement l’une ou l’autre des catégories de spécifications techniques mentionnées aux 1° et 2° du I ;

2° Soit en les combinant.

Cette combinaison est opérée :

a) Soit en définissant des performances ou exigences fonctionnelles et en précisant la référence des normes ou autres documents équivalents mentionnés au 1° du I qui sont présumés permettre de réaliser ces performances ou de satisfaire à ces exigences ;

b) Soit en recourant à des normes ou autres documents équivalents pour certains aspects du marché et à des performances ou exigences fonctionnelles pour d’autres.

III. - Les spécifications techniques mentionnées au I permettent l’égal accès des candidats et ne peuvent pas avoir pour effet de créer des obstacles injustifiés à l’ouverture des marchés publics à la concurrence. Chaque fois que possible, elles sont établies de manière à prendre en compte des critères d’accessibilité pour les personnes handicapées ou, pour tous les utilisateurs, des critères de fonctionnalité.

IV. - Les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d’un mode ou procédé de fabrication particulier ou d’une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type, dès lors qu’une telle mention ou référence aurait pour effet de favoriser ou d’éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits. Toutefois, une telle mention ou ­référence est possible si elle est justifiée par l’objet du marché ou, à titre exceptionnel, dans le cas où une description suffisamment précise et intelligible de l’objet du marché n’est pas possible sans elle et à la condition qu’elle soit accompagnée des termes : « ou équivalent ».

V. - Lorsque le pouvoir adjudicateur utilise une spécification technique formulée selon les modalités prévues au 1° du I, il ne peut pas rejeter une offre au motif qu’elle n’est pas conforme à cette spécification si le candidat prouve dans son offre, par tout moyen approprié, que les solutions qu’il propose respectent de manière équivalente cette spécification.

VI. - Lorsque le pouvoir adjudicateur définit des performances ou des exigences fonctionnelles selon les modalités prévues au 2° du I, il ne peut pas rejeter une offre si elle est conforme à des normes ou des documents équivalents qui eux-mêmes correspondent aux performances ou exigences fonctionnelles requises.

Le candidat est tenu de prouver, par tout moyen approprié, que les normes ou documents équivalents que son offre comporte répondent aux performances ou exigences fonctionnelles exigées. Peut constituer un moyen approprié de preuve au sens du présent article un dossier technique du fabricant ou un rapport d’essai d’un organisme reconnu. Sont des organismes reconnus au sens du présent article : les laboratoires d’essai ou de calibrage ainsi que les organismes d’inspection et de certification conformes aux normes européennes applicables. Les pouvoirs adjudicateurs acceptent les certificats émanant d’organismes reconnus dans d’autres Etats membres.

VII. - Lorsque les performances ou les exigences fonctionnelles définies en application du 2° du I comportent des caractéristiques environnementales, celles-ci peuvent être définies par référence à tout ou partie d’un écolabel pour autant :

1° Que cet écolabel soit approprié pour définir les ­caractéristiques des fournitures ou des prestations faisant l’objet du marché ;

2° Que les mentions figurant dans l’écolabel aient été établies sur la base d’une information scientifique ;

3° Que l’écolabel ait fait l’objet d’une procédure d’adoption à laquelle ont participé des représentants des organismes gouvernementaux, des consommateurs, des fabricants, des distributeurs et des organisations de protection de l’environnement ;

4° Que l’écolabel soit accessible à toutes les parties intéressées.

Le pouvoir adjudicateur peut indiquer, dans les documents de la consultation, que les produits ou services ayant obtenu un écolabel sont présumés satisfaire aux caractéristiques environnementales mentionnées dans les spécifications techniques mais est tenu d’accepter tout moyen de preuve approprié.

VIII. - Le pouvoir adjudicateur peut exiger que les candidats joignent une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté, aux documents rédigés dans une autre langue qu’ils remettent en application du présent article.

Chapitre III Coordination, groupement de commandeset centrale d’achats Article 7 Coordination d’acheteurs

Au sein d’un pouvoir adjudicateur, les services qui disposent d’un budget propre peuvent coordonner la passation de leurs marchés ou accords-cadres, quel que soit leur montant, ­selon des modalités qu’ils déterminent librement. Les marchés ou accords-­cadres ainsi passés obéissent aux règles fixées par le présent code.

Les services qui coordonnent la passation de leurs marchés ou accords-cadres peuvent décider que l’un d’entre eux sera chargé :

– de signer et de notifier le marché ou l’accord-cadre, chaque service, pour ce qui le concerne, s’assurant de sa bonne exécution,

ou

– de signer le marché ou l’accord-cadre, de le notifier et de l’exécuter au nom de l’ensemble des services.

Les services qui coordonnent la passation de leurs marchés ou accords-cadres peuvent décider que la commission d’appel d’offres compétente pour les marchés ou les accords-cadres coordonnés est celle du service coordonnateur.

Article 8 Groupements d’achats

I. - Des groupements de commandes peuvent être constitués :

1° Entre des services de l’Etat et les établissements publics de l’Etat autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial ou entre de tels établissements publics seuls ;

2° Entre des collectivités territoriales, entre des établissements publics locaux ou entre des collectivités territoriales et des établissements publics locaux ;

3° Entre des personnes publiques mentionnées aux 1° et 2° ci-dessus ;

4° Entre une ou plusieurs personnes publiques mentionnées aux 1° et 2° ci-dessus et une ou plusieurs personnes morales de droit privé, ou un ou plusieurs établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial, groupements d’intérêt public, groupements de coopération sociale ou médico-sociale ou ­groupements de coopération sanitaire, à condition que chacun des membres du groupement applique, pour les achats réalisés dans le cadre du groupement, les règles prévues par le présent code.

II. - Une convention constitutive est signée par les membres du groupement.

Elle définit les modalités de fonctionnement du groupement.

Elle désigne un coordonnateur parmi les membres du groupement, ayant la qualité de pouvoir adjudicateur soumis au présent code ou à l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée.

Celui-ci est chargé de procéder, dans le respect des règles prévues par le présent code, à l’organisation de l’ensemble des opérations de sélection d’un ou de plusieurs cocontractants.

Chaque membre du groupement s’engage, dans la convention, à signer avec le cocontractant retenu un marché à hauteur de ses besoins propres, tels qu’il les a préalablement déterminés.

III. - Une commission d’appel d’offres du groupement est instaurée dès lors qu’une collectivité territoriale ou un établissement public local autres qu’un établissement public social ou médico-social participe au groupement.

Sont membres de cette commission d’appel d’offres :

1° Un représentant élu parmi les membres ayant voix délibérative de la commission d’appel d’offres de chaque membre du groupement qui dispose d’une commission d’appel d’offres ;

2° Un représentant pour chacun des autres membres du groupement désigné selon les modalités qui leur sont propres.

La commission d’appel d’offres est présidée par le représentant du coordonnateur. Pour chaque membre titulaire peut être prévu un suppléant.

IV. - Lorsqu’il est instauré une commission d’appel d’offres, son président peut désigner des personnalités compétentes dans la matière qui fait l’objet de la consultation. Celles-ci sont convoquées et peuvent participer, avec voix consultative, aux réunions de la commission d’appel d’offres.

La commission d’appel d’offres peut également être assistée par des agents des membres du groupement, compétents dans la matière qui fait l’objet de la consultation ou en matière de marchés publics.

Pour les marchés et accords-cadres des groupements ­mentionnés aux 2°, 3° et, le cas échéant, 4° du I, le comptable du ­coordonnateur du groupement, si celui-ci est un comptable public, et un représentant du service en charge de la concurrence peuvent participer, avec voix consultative, aux réunions de la commission d’appel d’offres, lorsqu’ils y sont invités. Leurs observations sont consignées au procès-verbal.

V. - Pour les groupements dans lesquels les collectivités ­territoriales ou les établissements publics locaux autres qu’un établissement public social ou médico-social sont majoritaires, le titulaire est choisi par la commission d’appel d’offres en application des règles prévues par le présent code pour les collectivités territoriales.

Pour les groupements dans lesquels les collectivités territoriales ou les établissements publics locaux autres qu’un établissement public social ou médico-social ne sont pas majoritaires, le titulaire est choisi après avis de la commission d’appel d’offres, selon les modalités définies par la convention constitutive du groupement.

Pour les groupements constitués entre des personnes ne disposant pas de commission d’appel d’offres, le titulaire est choisi selon les modalités définies par la convention constitutive du groupement.

Les marchés passés par un groupement au sein duquel les collectivités territoriales ou les établissements publics locaux sont majoritaires obéissent aux règles prévues par le présent code pour les collectivités territoriales.

Dans les autres cas, les marchés obéissent aux règles prévues par le présent code pour les marchés de l’Etat.

VI. - Chaque membre du groupement, pour ce qui le concerne, signe le marché et s’assure de sa bonne exécution.

VII. - La convention constitutive du groupement peut aussi avoir prévu que le coordonnateur sera chargé :

1° Soit de signer et de notifier le marché ou l’accord-cadre, chaque membre du groupement, pour ce qui le concerne, ­s’assurant de sa bonne exécution ;

2° Soit de signer le marché ou l’accord-cadre, de le notifier et de l’exécuter au nom de l’ensemble des membres du groupement.

Dans ces deux cas, lorsqu’il est instauré une commission ­d’appel d’offres, la convention constitutive peut prévoir qu’il s’agit de celle du coordonnateur.

Lorsqu’une collectivité territoriale ou un établissement public local autre qu’un établissement public social ou médico-social participe au groupement et que le coordonnateur ne dispose pas d’une commission d’appel d’offres, il en constitue une pour les besoins du fonctionnement du groupement.

Article 9 Centrales d’achat

Une centrale d’achat est un pouvoir adjudicateur soumis au ­présent code ou à l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée qui :

1° Acquiert des fournitures ou des services destinés à des pouvoirs adjudicateurs ;

ou

2° Passe des marchés publics ou conclut des accords-cadres de travaux, fournitures ou de services destinés à des pouvoirs adjudicateurs.

Voir aussi l’article 31 du présent code. Chapitre IV L’allotissement Article 10 Modes de dévolution

Afin de susciter la plus large concurrence, et sauf si l’objet du marché ne permet pas l’identification de prestations distinctes, le pouvoir adjudicateur passe le marché en lots séparés dans les conditions prévues par le III de l’article 27. A cette fin, il choisit librement le nombre de lots, en tenant notamment compte des caractéristiques techniques des prestations demandées, de la structure du secteur économique en cause et, le cas échéant, des règles applicables à certaines professions. Les candidatures et les offres sont examinées lot par lot. Les candidats ne peuvent présenter des offres variables selon le nombre de lots susceptibles d’être obtenus. Si plusieurs lots sont attribués à un même titulaire, il est toutefois possible de ne signer avec ce titulaire qu’un seul marché regroupant tous ces lots.

Le pouvoir adjudicateur peut toutefois passer un marché global, avec ou sans identification de prestations distinctes, s’il estime que la dévolution en lots séparés est de nature, dans le cas particulier, à restreindre la concurrence, ou qu’elle risque de rendre techniquement difficile ou financièrement coûteuse l’exécution des prestations ou encore qu’il n’est pas en mesure ­d’assurer par lui-même les missions d’organisation, de pilotage et de coordination.

Si le pouvoir adjudicateur recourt à des lots séparés pour une opération ayant à la fois pour objet la construction et l’exploitation ou la maintenance d’un ouvrage, les prestations de construction et d’exploitation ou de maintenance ne peuvent être regroupées dans un même lot.S’il recourt à un marché global, celui-ci fait obligatoirement apparaître, de manière séparée, les prix respectifs de la construction et de l’exploitation ou de la maintenance. La rémunération des prestations d’exploitation ou de maintenance ne peut en aucun cas contribuer au paiement de la construction.

Chapitre V Documents constitutifs du marché Article 11 Pièces constitutives des marchés : généralités

Les marchés et accords-cadres d’un montant égal ou supérieur à 20 000 euros HT sont passés sous forme écrite.

Pour les marchés passés selon les procédures formalisées, l’acte d’engagement et, le cas échéant, les cahiers des charges en sont les pièces constitutives.

L’acte d’engagement est la pièce signée par un candidat à un accord-cadre ou à un marché public dans laquelle le candidat présente son offre ou sa proposition dans le respect des clauses du cahier des charges qui déterminent les conditions dans lesquelles le marché est exécuté. Cet acte d’engagement est ensuite signé par le pouvoir adjudicateur.

Article 12 Pièces constitutives des marchés : procédures formalisées, marchés de conception-réalisation, accords-cadres

I. - Les pièces constitutives des marchés passés selon une procédure formalisée comportent obligatoirement les mentions suivantes :

1° L’identification des parties contractantes ;

2° La justification de la qualité de la personne signataire au nom de l’Etat et, le cas échéant, la délibération autorisant la signature du marché ;

3° La définition de l’objet du marché ;

4° La référence aux articles et alinéas du présent code en application desquels le marché est passé ;

5° L’énumération des pièces du marché ; ces pièces sont présentées dans un ordre de priorité défini par les parties contractantes. Sauf cas d’erreur manifeste, cet ordre de priorité prévaut en cas de contradiction dans le contenu des pièces ;

6° Le prix ou les modalités de sa détermination ;

7° La durée d’exécution du marché ou les dates prévisionnelles de début d’exécution et d’achèvement ;

8° Les conditions de réception, de livraison ou d’admission des prestations ;

9° Les conditions de règlement, notamment, s’ils sont prévus dans le marché, les délais de paiement ;

10° Les conditions de résiliation, notamment celles prévues à l’article 47 ;

11° La date de notification du marché ;

12° La désignation du comptable assignataire ;

13° Les éléments propres aux marchés à tranches conditionnelles.

II. - Pour les marchés de conception-réalisation définis à ­l’article 37, sont en outre des pièces constitutives du marché :

1° Le programme de l’opération, au sens de l’article 2 de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 modifiée relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d’œuvre privée ;

Définition du programme de l’opération au sens de l’article 2de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 : « Le maître de l’ouvrage définitdans le programme les objectifs de l’opération et les besoins qu’elle doit satisfaire ainsi que les contraintes et exigences de qualité sociale, urbanistique, architecturale, fonctionnelle, technique et économique, d’insertion dans le paysage et de protection de l’environnement, relatives à la réalisation et à l’utilisation de l’ouvrage. »

2° Les études de conception présentées par l’opérateur économique retenu.

III. - Les pièces constitutives des accords-cadres comportent obligatoirement les mentions énumérées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 6°, 7°, 10° et 11° du I du présent article.

Les pièces constitutives des marchés passés sur le fondement d’un accord-cadre comportent obligatoirement les mentions énumérées aux 6°, 8°, 9°, 12° et 13° du I du présent ­article, si ces mentions n’ont pas déjà été indiquées dans celles de l’accord-cadre.

IV. - Si les pièces constitutives ne sont pas rédigées en langue française, le pouvoir adjudicateur peut exiger que ces documents soient accompagnés d’une traduction en français certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté.

Article 13 Pièces constitutives des marchés : cahiers des charges

Les cahiers des charges des marchés passés selon une procédure formalisée déterminent les conditions dans lesquelles les marchés sont exécutés.

Ils comprennent des documents généraux et des documents particuliers.

Les documents généraux sont :

1° Les cahiers des clauses administratives générales, qui fixent les dispositions administratives applicables à une catégorie de marchés ;

2° Les cahiers des clauses techniques générales, qui fixent les dispositions techniques applicables à toutes les prestations d’une même nature.

Ces documents sont approuvés par un arrêté du ministre chargé de l’économie et des ministres intéressés.

La référence à ces documents n’est pas obligatoire.

Les documents particuliers sont :

1° Les cahiers des clauses administratives particulières, qui fixent les dispositions administratives propres à chaque marché ;

2° Les cahiers des clauses techniques particulières, qui fixent les dispositions techniques nécessaires à l’exécution des prestations de chaque marché.

Si le pouvoir adjudicateur décide de faire référence aux documents généraux, les documents particuliers comportent, le cas échéant, l’indication des articles des documents généraux auxquels ils dérogent.

Chapitre VI Clauses sociales et environnementales Article 14 Conditions d’exécution

Les conditions d’exécution d’un marché ou d’un accord-cadre peuvent comporter des éléments à caractère social ou environnemental qui prennent en compte les objectifs de développement durable en conciliant développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement et progrès social.

Ces conditions d’exécution ne peuvent pas avoir d’effet discriminatoire à l’égard des candidats potentiels. Elles sont indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

Chapitre VII Marchés réservés Article 15 Marchés réservés

Certains marchés ou certains lots d’un marché peuvent être réservés à des entreprises adaptées ou à des établissements et services d’aide par le travail mentionnés aux articles ­articles (*) L. ­5213-13, L. ­5213-18, L. ­5213-19 et L. ­5213-22 du code du travail et L. ­344-2 du code de l’action sociale et des familles, ou à des structures équivalentes, lorsque la majorité des travailleurs concernés sont des personnes handicapées qui, en raison de la nature ou de la gravité de leurs déficiences, ne peuvent exercer une activité professionnelle dans des conditions normales.

L’avis d’appel public à la concurrence fait mention de la présente disposition.

(*) NDLR : répétition présente dans le texte original.

Chapitre VIII Durée du marché Article 16 Durée et reconduction

Sous réserve des dispositions fixant la durée maximale pour les accords-cadres et les marchés à bons de commande, les marchés complémentaires passés en procédure négociée ainsi que les marchés relatifs à des opérations de communication, la durée d’un marché ainsi que, le cas échéant, le nombre de ses reconductions, sont fixés en tenant compte de la nature des prestations et de la nécessité d’une remise en concurrence périodique.

Un marché peut prévoir une ou plusieurs reconductions à condition que ses caractéristiques restent inchangées et que la mise en concurrence ait été réalisée en prenant en compte la durée totale du marché, périodes de reconduction comprises.

Sauf stipulation contraire, la reconduction prévue dans le marché est tacite et le titulaire ne peut s’y opposer.

Le décret n° 2011-1000 a introduit le principe de la reconductiontacite des marchés en l’absence de reconduction expresse.Il n’y a plus d’ambiguïté, ce qui garantit une plus grande sécurité juridique aux entreprises. Chapitre IX Prix du marché Article 17 Formes de prix

Les prix des prestations faisant l’objet d’un marché sont soit des prix unitaires appliqués aux quantités réellement livrées ou exécutées, soit des prix forfaitaires appliqués à tout ou partie du marché, quelles que soient les quantités livrées ou exécutées.

Des clauses incitatives peuvent être insérées dans les marchés aux fins d’améliorer les délais d’exécution, de rechercher une meilleure qualité des prestations et de réduire les coûts de production.

Article 18 Prix définitifs – Modalités d’actualisation et de révision

I. - Sous réserve des dispositions de l’article 19, un marché est conclu à prix définitif.

II. - Un prix définitif peut être ferme ou révisable.

III. - Un prix ferme est un prix invariable pendant la durée du marché. Toutefois, il est actualisable dans les conditions définies ci-dessous.

Un marché est conclu à prix ferme dans le cas où cette forme de prix n’est pas de nature à exposer à des aléas majeurs les parties au marché du fait de l’évolution raisonnablement prévisible des conditions économiques pendant la période d’exécution des prestations.

Lorsqu’un marché est conclu à prix ferme pour des fournitures ou services autres que courants ou pour des travaux, il prévoit les modalités d’actualisation de son prix. Il précise notamment :

1° Que ce prix sera actualisé si un délai supérieur à trois mois s’écoule entre la date à laquelle le candidat a fixé son prix dans l’offre et la date de début d’exécution des prestations ;

2° Que l’actualisation se fera aux conditions économiques correspondant à une date antérieure de trois mois à la date de début d’exécution des prestations.

Lorsqu’un marché est conclu à prix ferme pour des fournitures ou services courants, il peut prévoir que son prix pourra être actualisé selon des règles identiques à celles mentionnées ci-dessus.

Le prix ainsi actualisé reste ferme pendant toute la période d’exécution des prestations et constitue le prix de règlement.

Dans les marchés à tranches conditionnelles régis par ­l’article 72, le prix de chaque tranche est actualisable dans les conditions déterminées par les troisième à sixième alinéas du présent III. Cette actualisation est opérée aux conditions économiques observées à une date antérieure de trois mois au début d’exécution des prestations de la tranche.

Pour l’application de ces dispositions, sont réputés être des fournitures ou services courants ceux pour lesquels le pouvoir adjudicateur n’impose pas des spécifications techniques propres au marché.

IV. - Un prix révisable est un prix qui peut être modifié pour tenir compte des variations économiques dans les conditions fixées ci-dessous.

Lorsque le prix est révisable, le marché fixe la date d’établissement du prix initial, les modalités de calcul de la révision ainsi que la périodicité de sa mise en œuvre. Les modalités de calcul de la révision du prix sont fixées :

1° Soit en fonction d’une référence à partir de laquelle on procède à l’ajustement du prix de la prestation ;

2° Soit par application d’une formule représentative de l’évolution du coût de la prestation. Dans ce cas, la formule de révision ne prend en compte que les différents éléments du coût de la prestation et peut inclure un terme fixe ;

3° Soit en combinant les modalités mentionnées aux 1° et 2°.

V. - Les marchés d’une durée d’exécution supérieure à trois mois qui nécessitent, pour leur réalisation, le recours à une part importante de fournitures notamment de matières premières dont le prix est directement affecté par les fluctuations de cours mondiaux, comportent une clause de révision de prix incluant au moins une référence aux indices officiels de fixation de ces cours, conformément au IV du présent article.

Pour les marchés à tranches conditionnelles, l’actualisationdes prix est désormais calculée en tenant compte de la date de début d’exécution des prestations de chaque tranche et non de celle du marché. Le décret n° 2011-1000 introduit au V de cet article la possibilité d’inclure une partie fixe dans les clauses de révision de prix. Article 19 Prix provisoires

I. - Il est possible de conclure des marchés à prix provisoires dans les cas exceptionnels suivants :

1° Lorsque, pour des prestations complexes ou faisant appel à une technique nouvelle et présentant soit un caractère d’urgence impérieuse, soit des aléas techniques importants, l’exécution du marché doit commencer alors que la détermination d’un prix ­initial définitif n’est pas encore possible ;

2° Lorsque les résultats d’une enquête de coût de revient portant sur des prestations comparables commandées au titulaire d’un marché antérieur ne sont pas encore connus ;

3° Lorsque les prix des dernières tranches d’un marché à tranches, tel que défini à l’article 72, sont fixés au vu des résultats, non encore connus, d’une enquête de coût de revient portant sur les premières tranches, conclues à prix définitifs ;

4° Lorsque les prix définitifs de prestations comparables ayant fait l’objet de marchés antérieurs sont remis en cause par le candidat pressenti ou par le pouvoir adjudicateur, sous réserve que ce dernier ne dispose pas des éléments techniques ou comptables lui permettant de négocier de nouveaux prix définitifs.

II. - Les marchés conclus à prix provisoires précisent :

1° Les conditions dans lesquelles sera déterminé le prix définitif, éventuellement dans la limite d’un prix plafond ;

2° L’échéance à laquelle devra intervenir un avenant pour fixer le prix définitif ;

3° Les règles comptables auxquelles le titulaire devra se conformer ;

4° Les vérifications sur pièces et sur place que le pouvoir adjudicateur se réserve d’effectuer sur les éléments techniques et comptables du coût de revient.

III. - Pour la réalisation des ouvrages mentionnés à l’article 1er de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée, les marchés de maîtrise d’œuvre sont passés à prix provisoires conformément au décret n° 93-1268 du 29 novembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d’œuvre confiées par des maîtres d’ouvrage publics à des ­prestataires de droit privé.

Chapitre X Avenants Article 20 Avenants

En cas de sujétions techniques imprévues ne résultant pas du fait des parties, un avenant ou une décision de poursuivre peut intervenir quel que soit le montant de la modification en résultant.

Dans tous les autres cas, un avenant ou une décision de poursuivre ne peut bouleverser l’économie du marché, ni en changer l’objet.

Voir l’article 8 de la loi n° 95-127 du 8 février 1995 modifiée. « Tout projet d’avenant à un marché de travaux, de fournitures ou de services entraînant une augmentation du montant global supérieure à 5 % est soumis pour avis à la commission d’appel d’offres.L’assemblée délibérante qui statue sur le projet d’avenant est préalablement informée de cet avis. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables lorsque ces avenants concernent des marchés qui, conformément aux dispositions du Code des marchés publics, n’ont pas été soumis eux-mêmes àcet avis. Ces dispositions ne sont pas non plus applicables lorsqueces avenants concernent les marchés conclus par l’Etat ou ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industrielet commercial, un établissement public de santé ou un établissement public social ou médico-social. »

Voir l’article 118 du présent code. Titre III Passation des marchés Chapitre I er Composition de la commission d’appel d’offresdes collectivités territoriales et du jury de concours Section 1 La commission d’appel d’offres Article 22 Composition et fonctionnement de la commission d’appel d’offres

I. - Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, à l’exception des établissements publics sociaux ou médico-sociaux sont constituées une ou plusieurs commissions d’appel d’offres à caractère permanent. Une commission spécifique peut aussi être constituée pour la passation d’un marché déterminé. Ces commissions d’appel d’offres sont composées des membres suivants :

1° Lorsqu’il s’agit d’une région, le président du conseil régional ou son représentant, président, et cinq membres du conseil élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ;

Lorsqu’il s’agit de la collectivité territoriale de Corse, le président du conseil exécutif ou son représentant, président, et cinq membres de l’assemblée de Corse élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ;

2° Lorsqu’il s’agit d’un département, le président du conseil général ou son représentant, président, et cinq membres du conseil élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ;

3° Lorsqu’il s’agit d’une commune de 3 500 habitants et plus, le maire ou son représentant, président, et cinq membres du conseil municipal élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ;

4° Lorsqu’il s’agit d’une commune de moins de 3 500 habitants, le maire ou son représentant, président, et trois membres du conseil municipal élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ;

5° Lorsqu’il s’agit d’un établissement public de coopération intercommunale ou d’un syndicat mixte, le président de cet établissement ou de ce syndicat ou son représentant, président, et un nombre de membres égal à celui prévu pour la composition de la commission de la collectivité au nombre d’habitants le plus élevé, élus, en son sein, par l’assemblée délibérante de l’établissement ou du syndicat. Toutefois, si ce nombre ne peut être atteint, la commission est composée au minimum d’un président et de deux membres élus par l’assemblée délibérante de l’établissement ou du syndicat ;

6° Lorsqu’il s’agit d’un autre établissement public local, le représentant légal de l’établissement ou son représentant, président, et de deux à quatre membres de l’organe délibérant, ­désignés par celui-ci.

II. - Dans tous les cas énumérés ci-dessus, il est procédé, selon les mêmes modalités, à la désignation ou à l’élection de suppléants en nombre égal à celui des membres titulaires. Cette règle ne s’applique pas aux établissements publics de coopération inter­communale et aux syndicats mixtes dont l’organe délibérant comporte moins de cinq membres.

III. - Pour les collectivités mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 4° et 5° du I, l’élection des membres titulaires et des suppléants a lieu sur la même liste, sans panachage ni vote préférentiel. Les listes peuvent comprendre moins de noms qu’il n’y a de sièges de titulaires et de suppléants à pourvoir.

En cas d’égalité des restes, le siège revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. Si les listes en cause ont également recueilli le même nombre de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats susceptibles d’être proclamés élus.

Il est pourvu au remplacement d’un membre titulaire de la commission d’appel d’offres par le suppléant inscrit sur la même liste et venant immédiatement après le dernier titulaire élu de ladite liste. Le remplacement du suppléant, ainsi devenu membre titulaire, est assuré par le candidat inscrit sur la même liste, ­immédiatement après ce dernier.

Il est procédé au renouvellement intégral de la commission d’appel d’offres lorsqu’une liste se trouve dans l’impossibilité de pourvoir, dans les conditions telles que prévues à l’alinéa ­précédent, au remplacement des membres titulaires auxquels elle a droit.

IV. - Ont voix délibérative les membres mentionnés au I. En cas de partage égal des voix, le président a voix prépondérante.

V. - La commission d’appel d’offres peut faire appel au concours d’agents du pouvoir adjudicateur compétents dans la matière qui fait l’objet de la consultation ou en matière de marchés publics.

Article 23 Voix consultatives au sein de la commissiond’appel d’offres

I. - Peuvent participer, avec voix consultative, aux réunions de la commission d’appel d’offres :

1° Un ou plusieurs membres du service technique compétent du pouvoir adjudicateur ou d’un autre pouvoir adjudicateur pour suivre l’exécution des travaux ou effectuer le contrôle de conformité lorsque la réglementation impose le concours de tels ­services ou lorsque le marché porte sur des travaux subventionnés par l’Etat ;

2° Des personnalités désignées par le président de la commission en raison de leur compétence dans la matière qui fait l’objet de la consultation.

II. - Lorsqu’ils y sont invités par le président de la commission d’appel d’offres, le comptable public et un représentant du service en charge de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes peuvent participer, avec voix consultative, aux réunions de la commission d’appel d’offres. Leurs observations sont consignées au procès-verbal.

Section 2 Le jury de concours Article 24 Composition et fonctionnement du jury de concours

I. - Le jury de concours est composé exclusivement de personnes indépendantes des participants au concours.

a) Pour l’Etat et ses établissements publics, les membres du jury de concours sont désignés suivant les modalités suivantes :

i) En ce qui concerne les administrations centrales de l’Etat, les services à compétence nationale et les services déconcentrés qui ne sont pas placés sous l’autorité du préfet, par le ministre dont ils dépendent ;

ii) En ce qui concerne les services déconcentrés de l’Etat ­placés sous l’autorité du préfet, par le préfet ;

iii) En ce qui concerne les établissements publics de l’Etat, par les règles propres à chaque établissement.

b) Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, les membres du jury sont désignés dans les conditions prévues aux I, II et III de l’article 22. Pour les établissements publics sociaux et médico-sociaux, ils sont désignés selon les règles propres à chaque établissement.

c) Pour les groupements de commandes mentionnés à l’article 8, les membres du jury sont les membres de la commission d’appel d’offres prévue au III de l’article 8 et, en ce qui concerne l’Etat et ses établissements publics autres qu’industriels et commerciaux, un représentant de chacun des membres du groupement.

d) Le président du jury peut en outre désigner comme membres du jury des personnalités dont il estime que la participation ­présente un intérêt particulier au regard de l’objet du concours, sans que le nombre de ces personnalités puisse excéder cinq.

e) En outre, lorsqu’une qualification professionnelle est exigée des candidats pour participer à un concours, au moins un tiers des membres du jury ont cette qualification ou une qualification équivalente. Ils sont désignés par le président du jury.

A noter que cet alinéa n’est pas applicable à Saint-Pierre-et-Miquelon (voir l’article 177 du présent code).

Tous les membres du jury ont voix délibérative.

II. - Le comptable public et un représentant du service en charge de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sont invités à participer aux jurys de l’Etat. Ils peuvent participer, lorsqu’ils y sont invités par le président du jury, aux jurys des collectivités territoriales. Ils ont voix consultative. Leurs observations sont consignées au procès-verbal à leur demande.

III. - Le président du jury peut, en outre, faire appel au concours d’agents du pouvoir adjudicateur compétents dans la matière qui fait l’objet de la consultation ou en matière de marchés publics. Ces agents ont voix consultative.

IV. - Le jury peut auditionner toute personne susceptible de lui apporter des informations utiles.

Section 3 Règles communes de fonctionnement Article 25 Réunions de la commission d’appel d’offres et du jury

Les convocations aux réunions de la commission mentionnée aux articles 8, 22 et 23 ou du jury sont adressées à leurs membres au moins cinq jours francs avant la date prévue pour la réunion.

Le quorum est atteint lorsque plus de la moitié des membres ayant voix délibérative sont présents.

Si, après une première convocation, ce quorum n’est pas atteint, la commission d’appel d’offres ou le jury est à nouveau convoqué. Ils se réunissent alors valablement sans condition de quorum.

La commission d’appel d’offres ou le jury dresse procès-­verbal de ses réunions. Tous les membres de la commission ou du jury peuvent demander que leurs observations soient portées au procès-verbal.

En cas d’urgence impérieuse prévue au 1° du II de l’article 35, le marché peut être attribué sans réunion préalable de la commission d’appel d’offres.

Chapitre II Définition des seuils et présentationdes procédures de passation Section 1 Présentation et seuils des procédures Article 26 Procédures et seuils

I. - Les pouvoirs adjudicateurs passent leurs marchés et accords-­cadres selon les procédures formalisées suivantes :

1° Appel d’offres ouvert ou restreint ;

2° Procédures négociées, dans les cas prévus par l’article 35 ;

3° Dialogue compétitif, dans les cas prévus par l’article 36 ;

4° Concours, défini par l’article 38 ;

5° Système d’acquisition dynamique, défini par l’article 78.

II. - Les marchés et accords-cadres peuvent aussi être passés selon une procédure adaptée, dans les conditions définies par l’article 28, lorsque le montant estimé du besoin est inférieur aux seuils suivants :

1° 125 000 E HT pour les marchés de fournitures et de services, non mentionnés aux 2° à 4° ci-dessous, de l’Etat et de ses établissements publics ;

2° 193 000 E HT pour les marchés de fournitures et de services des collectivités territoriales, des établissements publics de santé et des établissements du service de santé des armées ;

3° 193 000 E HT pour les marchés de fournitures acquises par des pouvoirs adjudicateurs opérant dans le domaine de la défense autres que celles figurant dans la liste établie par arrêté conjoint du ministre chargé de l’économie et du ministre chargé de la défense ;

4° 193 000 E HT pour les marchés de services de recherche et développement pour lesquels le pouvoir adjudicateur acquiert la propriété exclusive des résultats et qu’il finance entièrement ;

5° 4 845 000 E HT pour les marchés de travaux.

III. - Les pouvoirs adjudicateurs peuvent aussi mettre en œuvre une procédure adaptée :

1° En application de l’article 30 ;

2° Pour certains lots, dans les conditions prévues par le III de l’article 27.

IV. - Lorsque le montant estimé des marchés et accords-cadres de travaux est égal ou supérieur à 4 845 000 E HT, le pouvoir adjudicateur ne peut recourir aux différentes procédures formalisées, autres que l’appel d’offres, que dans les conditions prévues par les articles 35 à 38.

V. - Les marchés peuvent également être passés sur la base d’un accord-cadre conformément aux dispositions de l’article 76.

VI. - Pour les groupements de commandes mentionnés à l’article 8, les seuils à prendre en compte sont ceux qui sont applicables aux marchés et accords-cadres de l’Etat chaque fois qu’un service de l’Etat ou un établissement public à caractère autre qu’industriel et commercial de l’Etat est membre du groupement. Dans les autres cas, les seuils à prendre en compte sont ceux qui sont applicables aux marchés et accords-cadres des ­collectivités territoriales.

VII. - Les marchés sans formalités préalables mentionnés dans le code général des collectivités territoriales sont les marchés d’un montant inférieur aux seuils fixés au II.

Section 2 Méthode de calcul de la valeur estiméedes marchés publics, des accords-cadreset des systèmes d’acquisition dynamiques Article 27 Calcul des seuils

I. - Le pouvoir adjudicateur ne peut pas se soustraire à l’application du présent code en scindant ses achats ou en utilisant des modalités de calcul de la valeur estimée des marchés ou accords-cadres autres que celles prévues par le présent article.

II. - Le montant estimé du besoin est déterminé dans les conditions suivantes, quel que soit le nombre d’opérateurs ­économiques auxquels il est fait appel et quel que soit le nombre de marchés à passer.

1° En ce qui concerne les travaux, sont prises en compte la valeur globale des travaux se rapportant à une opération portant sur un ou plusieurs ouvrages ainsi que la valeur des fournitures nécessaires à leur réalisation que le pouvoir adjudicateur met à disposition des opérateurs.

Il y a opération de travaux lorsque le pouvoir adjudicateur prend la décision de mettre en œuvre, dans une période de temps et un périmètre limités, un ensemble de travaux caractérisé par son unité fonctionnelle, technique ou économique.

2° En ce qui concerne les fournitures et les services, il est procédé à une estimation de la valeur totale des fournitures ou des services qui peuvent être considérés comme homogènes soit en raison de leurs caractéristiques propres, soit parce qu’ils constituent une unité fonctionnelle.

La délimitation d’une catégorie homogène de fournitures ou de services ne doit pas avoir pour effet de soustraire des marchés aux règles qui leur sont normalement applicables en vertu du présent code.

Pour les marchés d’une durée inférieure ou égale à un an, conclus pour répondre à un besoin régulier, la valeur totale ­mentionnée ci-dessus est celle qui correspond aux besoins d’une année.

III. - Lorsqu’un achat peut être réalisé par lots séparés, est prise en compte la valeur globale estimée de la totalité de ces lots.

Les pouvoirs adjudicateurs peuvent décider de mettre en œuvre soit une procédure commune de mise en concurrence pour l’ensemble des lots, soit une procédure de mise en concurrence propre à chaque lot. Quelle que soit l’option retenue, lorsque la valeur cumulée des lots est égale ou supérieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, la ou les procédures à mettre en œuvre sont les procédures formalisées mentionnées au I de cet article.

Toutefois, même si la valeur totale des lots est égale ou supérieure aux seuils des marchés formalisés, il est possible de ­recourir à une procédure adaptée :

1° Pour les lots inférieurs à 80 000 Euros HT dans le cas de marchés de fournitures et de services ;

2° Pour les lots inférieurs à 1 000 000 Euros HT dans le cas des marchés de travaux,

à la condition que le montant cumulé de ces lots n’excède pas 20 % de la valeur de la totalité des lots. Dans le cas où un minimum et un maximum sont fixés, les 20 % s’appliquent au montant minimum du marché.

Cette dérogation peut également s’appliquer à des lots ­déclarés infructueux ou sans suite au terme d’une première procédure ainsi qu’à des lots dont l’exécution est inachevée après résiliation du marché initial lorsque ces lots satisfont aux conditions fixées par les trois alinéas précédents.

Cette dérogation ne peut, en revanche, s’appliquer aux accords-cadres et aux marchés qui ne comportent pas de montant minimum.

IV. - Si le pouvoir adjudicateur prévoit des primes au profit des candidats, il prend en compte leur montant pour calculer la valeur estimée du besoin.

V. - Pour les accords-cadres et pour les systèmes d’acquisition dynamique, la valeur à prendre en compte est la valeur maximale estimée de l’ensemble des marchés envisagés pendant la durée totale de l’accord-cadre ou du système d’acquisition dynamique.

VI. - Pour les marchés à bons de commande comportant un maximum, la valeur à prendre en compte correspond à ce maximum. Si le marché ne fixe pas de maximum, sa valeur estimée est réputée excéder les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26.

Section 3 Procédure adaptée Article 28 Procédure adaptée

Lorsque leur valeur estimée est inférieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, les marchés de fournitures, de services ou de travaux peuvent être passés selon une procédure adaptée, dont les modalités sont librement fixées par le pouvoir adjudicateur en fonction de la nature et des caractéristiques du besoin à satisfaire, du nombre ou de la localisation des opérateurs économiques susceptibles d’y répondre ainsi que des circonstances de l’achat.

Le pouvoir adjudicateur peut négocier avec les candidats ayant présenté une offre. Cette négociation peut porter sur tous les éléments de l’offre, notamment sur le prix.

Pour la détermination de ces modalités, le pouvoir adjudicateur peut s’inspirer des procédures formalisées, sans pour autant que les marchés en cause soient alors soumis aux règles formelles qu’elles comportent. En revanche, s’il se réfère expressément à l’une de ces procédures formalisées, le pouvoir adjudicateur est tenu de l’appliquer dans son intégralité.

Quel que soit son choix, le pouvoir adjudicateur ne peut exiger des opérateurs économiques plus de renseignements ou de documents que ceux prévus pour les procédures formalisées par les articles 45, 46 et 48.

Le pouvoir adjudicateur peut décider que le marché sera passé sans publicité ni mise en concurrence préalables si son montant estimé est inférieur à 4 000 euros HT ou dans les situations décrites au II de l’article 35. L’absence de publicité et de mise en concurrence peut en outre être justifiée si ces formalités sont impossibles ou sont manifestement inutiles en raison notamment de l’objet du marché, de son montant ou du faible degré de concurrence dans le secteur considéré.

Voir l’arrêt du Conseil d’Etat dit « Perez », n° 329100 du 10 février 2010. Section 4 Procédure applicable aux marchés de services Article 29 Services soumis à un régimenormal de passation

Sont soumis, en ce qui concerne leur passation, aux règles prévues par le présent titre les marchés publics et les accords-cadres ayant pour objet les services énumérés ci-dessous :

1. Services d’entretien et de réparation ;

2. Services de transports terrestres, y compris les services de véhicules blindés et les services de courrier, à l’exclusion des services de transports ferroviaires ;

3. Services de transports aériens de voyageurs et de marchandises ;

4. Services de transports de courrier par transport terrestre et par air ;

5. Services de communications électroniques ;

6. Services financiers : services d’assurances, services bancaires et d’investissement, sous réserve des dispositions des 3° et 5° de l’article 3 ;

7. Services informatiques et services connexes ;

8. Services de recherche-développement, sous réserve des dispositions du 6° de l’article 3 ;

9. Services comptables, d’audit et de tenue de livres ;

10. Services d’études de marché et de sondages ;

11. Services de conseil en gestion et services connexes ;

12. Services d’architecture ; services d’ingénierie et services intégrés d’ingénierie ; services d’aménagement urbain et d’architecture paysagère ; services connexes de consultations scientifiques et techniques ; services d’essais et d’analyses techniques ;

13. Services de publicité ;

14. Services de nettoyage de bâtiments et services de gestion de propriétés ;

15. Services de publication et d’impression ;

16. Services de voirie et d’enlèvement des ordures, services d’assainissement et services analogues.

Article 30 Services soumis à un régime assoupli de passation

I. - Les marchés et les accords-cadres ayant pour objet des prestations de services qui ne sont pas mentionnées à l’article 29 peuvent être passés, quel que soit leur montant, selon une ­procédure adaptée, dans les conditions prévues par l’article 28.

II. - Toutefois :

1° Les dispositions du III de l’article 40 et du troisième alinéa de l’article 41 ne sont pas applicables ;

2° Lorsque le montant estimé des prestations demandées est égal ou supérieur à 193 000 euros HT, elles sont définies conformément aux dispositions de l’article 6 et le marché fait l’objet d’un avis d’attribution dans les conditions fixées à l’article 85 ;

3° Les marchés d’un montant égal ou supérieur à 193 000 euros HT sont attribués par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales ;

4° Le pouvoir adjudicateur veille au respect des principes déontologiques et des réglementations applicables, le cas échéant, aux professions concernées ;

5° Les marchés de services juridiques ne sont pas soumis aux dispositions du titre IV de la présente partie. En outre, ceux de ces marchés qui ont pour objet la représentation d’une collectivité territoriale en vue du règlement d’un litige ne sont pas transmis au représentant de l’Etat.

III. - Lorsqu’un marché ou un accord-cadre a pour objet à la fois des prestations de services mentionnées à l’article 29 et des prestations de services qui n’y sont pas mentionnées, il est passé conformément aux règles qui s’appliquent à celle de ces deux catégories de prestations de services dont le montant estimé est le plus élevé.

Section 5 Centrales d’achat Article 31 Recours à une centrale d’achat

Le pouvoir adjudicateur qui recourt à une centrale d’achat pour la réalisation de travaux ou pour l’acquisition de fournitures ou de services est considéré comme ayant respecté ses obligations de publicité et de mise en concurrence pour autant que la centrale d’achat est soumise, pour la totalité de ses achats, aux dispositions du présent code ou de l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée.

Voir l’article 9 du présent code. Chapitre III Règles générales de passation Section 1 Modalités de transmission des documentset des informations Article 32 Transmissions, échanges et stockage d’informations

Les moyens de transmission des documents et des informations qui sont choisis par le pouvoir adjudicateur doivent être accessibles à tous les opérateurs économiques et ne peuvent avoir pour effet de restreindre l’accès des candidats à la procédure d’attribution.

Les transmissions, les échanges et le stockage d’informations sont effectués de manière à assurer l’intégrité des données et la confidentialité des candidatures et des offres et à garantir que le pouvoir adjudicateur ne prend connaissance du contenu des candidatures et des offres qu’à l’expiration du délai prévu pour la ­présentation de celles-ci.

Section 2 Définition des procédures Article 33 Appel d’offres (régime fixé par les articles 57 à 64)

L’appel d’offres est la procédure par laquelle le pouvoir adjudicateur choisit l’attributaire, sans négociation, sur la base de critères objectifs préalablement portés à la connaissance des candidats.

L’appel d’offres peut être ouvert ou restreint.

L’appel d’offres est dit ouvert lorsque tout opérateur économique peut remettre une offre.

L’appel d’offres est dit restreint lorsque seuls peuvent remettre des offres les opérateurs économiques qui y ont été autorisés après sélection.

Le choix entre les deux formes d’appel d’offres est libre.

Article 34 Procédure négociée (régime fixé par les articles 65 et 66)

Une procédure négociée est une procédure dans laquelle le pouvoir adjudicateur négocie les conditions du marché avec un ou plusieurs opérateurs économiques.

Article 35 Marchés négociés : conditions de passation

Les pouvoirs adjudicateurs peuvent passer des marchés négociés dans les cas définis ci-dessous.

I. - Peuvent être négociés après publicité préalable et mise en concurrence :

1° Les marchés et les accords-cadres pour lesquels, après appel d’offres ou dialogue compétitif, il n’a été proposé que des offres irrégulières ou inacceptables que le pouvoir adjudicateur est tenu de rejeter. Une offre irrégulière est une offre qui, tout en apportant une réponse au besoin du pouvoir adjudicateur, est incomplète ou ne respecte pas les exigences formulées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation. Une offre est inacceptable si les conditions qui sont prévues pour son exécution méconnaissent la législation en vigueur, ou si les crédits budgétaires alloués au marché après évaluation du besoin à satisfaire ne permettent pas au pouvoir adjudicateur de la financer.

Les conditions initiales du marché ne doivent toutefois pas être substantiellement modifiées.

Le pouvoir adjudicateur est dispensé de procéder à une nouvelle mesure de publicité s’il ne fait participer à la négociation que le ou les candidats qui, lors de la procédure antérieure, ont soumis des offres respectant les exigences relatives aux délais et modalités formelles de présentation des offres ;

2° Les marchés et les accords-cadres de services, notamment les marchés de services financiers mentionnés au 6° de l’article 29 et les marchés de prestations intellectuelles telles que la conception d’ouvrage, lorsque la prestation de services à réaliser est d’une nature telle que les spécifications du marché ne peuvent être établies préalablement avec une précision suffisante pour ­permettre le recours à l’appel d’offres ;

3° Les marchés et les accords-cadres de travaux qui sont conclus uniquement à des fins de recherche, d’essai, d’expérimentation ou de mise au point sans finalité commerciale immédiate ;

4° Dans des cas exceptionnels, lorsqu’il s’agit de travaux, de fournitures ou de services dont la nature ou les aléas qui peuvent affecter leur réalisation ne permettent pas une fixation préalable et globale des prix.

II. - Peuvent être négociés sans publicité préalable et sans mise en concurrence :

1° Les marchés et les accords-cadres conclus pour faire face à une urgence impérieuse résultant de circonstances imprévisibles pour le pouvoir adjudicateur et n’étant pas de son fait, et dont les conditions de passation ne sont pas compatibles avec les délais exigés par les procédures d’appel d’offres ou de marchés négociés avec publicité et mise en concurrence préalable, et notamment les marchés conclus pour faire face à des situations d’urgence impérieuse liées à une catastrophe technologique ou naturelle. Peuvent également être conclus selon cette procédure les marchés rendus nécessaire pour l’exécution d’office, en urgence, des travaux réalisés par des pouvoirs adjudicateurs en application des articles L. ­1311-4, L. ­1331-24, L. ­1331-26-1, L. ­1331-28, L. ­1331-29 et L. ­1334-2 du code de la santé publique et des articles L. ­123-3, L. ­129-2, L. ­129-3, L. ­511-2 et L. ­511-3 du code de la construction et de l’habitation. Ces marchés sont limités aux prestations strictement nécessaires pour faire face à la situation d’urgence.

Par dérogation aux dispositions du chapitre V du titre II de la première partie du présent code, lorsque l’urgence impérieuse est incompatible avec la préparation des documents constitutifs du marché, la passation du marché est confirmée par un échange de lettres ;

2° Les marchés et les accords-cadres de fournitures concernant des produits fabriqués uniquement à des fins de recherche, d’essai, d’expérimentation, d’étude ou de développement, sans objectif de rentabilité ou de récupération des coûts de recherche et de développement ;

3° Les marchés et les accords-cadres passés selon la procédure de l’appel d’offres, pour lesquels aucune candidature ou aucune offre n’a été déposée ou pour lesquels seules des offres inappropriées ont été déposées, pour autant que les conditions initiales du marché ne soient pas substantiellement modifiées et qu’un rapport soit communiqué, à sa demande, à la Commission européenne. Est inappropriée une offre qui apporte une réponse sans rapport avec le besoin du pouvoir adjudicateur et qui peut en conséquence être assimilée à une absence d’offre ;

4° Les marchés complémentaires de fournitures, qui sont exécutés par le fournisseur initial et qui sont destinés soit au renouvellement partiel de fournitures ou d’installations d’usage courant, soit à l’extension d’installations existantes, lorsque le changement de fournisseur obligerait le pouvoir adjudicateur à acquérir un matériel de technique différente entraînant une incompatibilité avec le matériel déjà acquis ou des difficultés techniques d’utilisation et d’entretien disproportionnées. La durée de ces marchés complémentaires, périodes de reconduction comprises, ne peut dépasser trois ans. Le montant total du marché, livraisons complémentaires comprises, ne peut être égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, sauf si le marché a été passé initialement par appel d’offres et a fait l’objet d’un avis d’appel public à la concurrence publié au Journal officiel de l’Union européenne ;

5° Les marchés complémentaires de services ou de travaux qui consistent en des prestations qui ne figurent pas dans le marché initialement conclu mais qui sont devenues nécessaires, à la suite d’une circonstance imprévue, à l’exécution du service ou à la réalisation de l’ouvrage tel qu’il est décrit dans le marché initial, à condition que l’attribution soit faite à l’opérateur économique qui a exécuté ce service ou réalisé cet ouvrage :

a) Lorsque ces services ou travaux complémentaires ne peuvent être techniquement ou économiquement séparés du marché principal sans inconvénient majeur pour le pouvoir adjudicateur ;

b) Lorsque ces services ou travaux, quoiqu’ils soient séparables de l’exécution du marché initial, sont strictement nécessaires à son parfait achèvement.

Le montant cumulé de ces marchés complémentaires ne doit pas dépasser 50 % du montant du marché principal ;

6° Les marchés de services ou de travaux ayant pour objet la réalisation de prestations similaires à celles qui ont été confiées au titulaire d’un marché précédent passé après mise en concurrence.

Le premier marché doit avoir indiqué la possibilité de recourir à cette procédure pour la réalisation de prestations similaires. Sa mise en concurrence doit également avoir pris en compte le montant total envisagé, y compris celui des nouveaux services ou ­travaux. La durée pendant laquelle les nouveaux marchés peuvent être conclus ne peut dépasser trois ans à compter de la notification du marché initial ;

7° Les marchés et les accords-cadres de services qui sont ­attribués à un ou plusieurs lauréats d’un concours. Lorsqu’il y a plusieurs lauréats, ils sont tous invités à négocier ;

8° Les marchés et les accords-cadres qui ne peuvent être confiés qu’à un opérateur économique déterminé pour des raisons techniques, artistiques ou tenant à la protection de droits d’exclusivité ;

9° Les marchés et les accords-cadres ayant pour objet l’achat de matières premières cotées et achetées en bourse ;

10° Les marchés et les accords-cadres ayant pour objet l’achat de fournitures à des conditions particulièrement avantageuses, soit auprès d’un fournisseur en cessation définitive d’activité, soit auprès des liquidateurs d’une faillite ou d’une procédure de même nature.

Article 36 Dialogue compétitif (régime fixé par l’article 67)

La procédure de dialogue compétitif est une procédure dans laquelle le pouvoir adjudicateur conduit un dialogue avec les candidats admis à y participer en vue de définir ou de développer une ou plusieurs solutions de nature à répondre à ses besoins et sur la base de laquelle ou desquelles les participants au dialogue seront invités à remettre une offre.

Le recours à la procédure de dialogue compétitif est possible lorsqu’un marché public est considéré comme complexe, c’est-à-dire lorsque l’une au moins des conditions suivantes est remplie :

1° Le pouvoir adjudicateur n’est objectivement pas en mesure de définir seul et à l’avance les moyens techniques pouvant ­répondre à ses besoins ;

2° Le pouvoir adjudicateur n’est objectivement pas en mesure d’établir le montage juridique ou financier d’un projet.

Article 37 Conception-réalisation (régime fixé par l’article 69)

Un marché de conception-réalisation est un marché de travaux qui permet au pouvoir adjudicateur de confier à un groupement d’opérateurs économiques ou, pour les seuls ouvrages d’infra­structure, à un seul opérateur économique, une mission portant à la fois sur l’établissement des études et l’exécution des travaux.

Les pouvoirs adjudicateurs soumis aux dispositions de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée ne peuvent, en application du I de son article 18, recourir à un marché de conception-réalisation, quel qu’en soit le montant, que si un engagement contractuel sur un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique ou des motifs d’ordre technique rendent nécessaire l’association de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.

Les motifs d’ordre technique mentionnés à l’alinéa précédent sont liés à la destination ou à la mise en œuvre technique de l’ouvrage. Sont concernées des opérations dont la finalité majeure est une production dont le processus conditionne la conception, la réalisation et la mise en œuvre ainsi que des opérations dont les caractéristiques, telles que des dimensions exceptionnelles ou des difficultés techniques particulières, exigent de faire appel aux moyens et à la technicité propres des opérateurs économiques.

Il est désormais possible de recourir à la conception-réalisation lorsqu’un engagement contractuel sur un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique rend nécessaire l’association de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage (article 11 du décret n° 2011-1000). Article 38 Concours (régime fixé par l’article 70)

Le concours est la procédure par laquelle le pouvoir adjudicateur choisit, après mise en concurrence et avis du jury mentionné à l’article 24, un plan ou un projet, notamment dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’architecture et de l’ingénierie ou des traitements de données, avant d’attribuer à l’un des lauréats du concours un marché.

Le concours peut être ouvert ou restreint.

Les participants au concours sont indemnisés selon des modalités prévues par le règlement du concours.

Section 3 Organisation de la publicité Article 39 Publicité : avis de préinformation

I. - A partir du seuil de 750 000 euros HT pour les fournitures et les services et de 4 845 000 euros HT pour les travaux, un avis de préinformation, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/ 2005 de la Commission du 7 septembre 2005 établissant les formulaires standard pour la publication d’avis dans le cadre des procédures de passation de marchés publics conformément aux directives 2004/17/CE et 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil, peut être soit adressé pour publication à l’Office des publications officielles de l’Union européenne, soit publié sur le profil d’acheteur du pouvoir adjudicateur. Le profil d’acheteur du pouvoir adjudicateur est le site dématérialisé auquel il a recours pour ses achats.

Le pouvoir adjudicateur qui publie l’avis de préinformation sur son profil d’acheteur envoie au préalable, par voie électronique, à l’Office des publications officielles de l’Union européenne, un avis annonçant la publication de cet avis. La date de cet envoi est mentionnée sur l’avis de préinformation publié sur le profil d’acheteur.

II. - La publication d’un avis de préinformation n’est obligatoire que pour le pouvoir adjudicateur qui entend recourir à la faculté de réduire les délais de réception des offres en application du II de l’article 57 et du II de l’article 62.

III. - Pour les marchés de fournitures et de services, cet avis indique le montant total estimé des marchés ou des accords-cadres, pour chacune des catégories de produits ou de services homogènes, que le pouvoir adjudicateur envisage de passer au cours des douze mois suivants la publication de l’avis.

S’il concerne des fournitures ou des services à acquérir durant un exercice budgétaire, cet avis est adressé ou publié sur le profil d’acheteur le plus rapidement possible après le début de cet exercice budgétaire.

IV. - Pour les marchés de travaux, l’avis indique les caractéristiques essentielles des marchés ou des accords-cadres que le pouvoir adjudicateur entend passer.

L’avis est adressé ou publié sur le profil d’acheteur le plus rapidement possible après la décision de réaliser un programme de travaux, dans lequel s’inscrivent les marchés de travaux ou les accords-cadres que les pouvoirs adjudicateurs entendent passer.

Article 40 Publicité : seuils

I. - En dehors des exceptions prévues au cinquième alinéa de l’article 28 ainsi qu’au II de l’article 35, tout marché ou accord-cadre d’un montant égal ou supérieur à 4 000 euros HT est précédé d’une publicité, dans les conditions définies ci-après.

II. - Pour les achats de fournitures, de services et de travaux d’un montant compris entre 4 000 euros HT et 90 000 euros HT, ainsi que pour les achats de services relevant du I de l’article 30 d’un montant égal ou supérieur à 4 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur choisit librement les modalités de publicité adaptées en fonction des caractéristiques du marché, notamment le montant et la nature des travaux, des fournitures ou des services en cause.

III. - 1° Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu de publier un avis d’appel public à la concurrence soit dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, soit dans un journal habilité à recevoir des annonces légales, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie. Le pouvoir adjudicateur n’est pas tenu d’y faire figurer une estimation du prix des prestations attendues.

Le pouvoir adjudicateur apprécie si, compte tenu de la ­nature ou du montant des fournitures, des services ou des travaux en cause, une publication dans un journal spécialisé ­correspondant au secteur économique concerné est en outre nécessaire pour ­assurer une publicité conforme aux principes énoncés à ­l’article 1er. Cette publication doit alors être effectuée dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

2° Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu de publier un avis d’appel public à la concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005.

IV. - Le pouvoir adjudicateur peut faire paraître, en plus de ces avis, un avis d’appel public à la concurrence dans une autre publication dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

V. - Pour les marchés passés dans le cadre d’un système d’acquisition dynamique, l’avis d’appel public à la concurrence est un avis de marché simplifié établi pour publication au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné.

VI. - Les avis destinés au Bulletin officiel des annonces des marchés publics sont envoyés par téléprocédure. Ils sont publiés sur support papier ou sous forme électronique.

Le Bulletin officiel des annonces des marchés publics est tenu de publier les avis d’appel public à la concurrence, conformément au texte transmis, dans les six jours qui suivent la date de leur réception.

La publication des avis dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou sur tout autre support publicitaire ne peut intervenir avant l’envoi à l’Office des publications officielles de l’Union européenne.

Ces avis ne peuvent fournir plus de renseignements que ceux qui sont contenus dans les avis adressés à l’Office précité ou publiés sur un profil d’acheteur. Ils mentionnent la date d’envoi de l’avis à cet office.

VII. - Le pouvoir adjudicateur doit être en mesure de faire la preuve de la date d’envoi des avis.

A noter que, lorsque le montant du besoin est égal ou supérieuraux seuils fixés à l’article 26 du présent code, seul le modèle d’avis d’appel public européen est désormais utilisé.

Voir l’arrêté du 27 août 2011 pris en application des articles 40et 150 du Code des marchés publics et fixant le modèle d’avis pourla passation des marchés publics et des accords-cadres. Article 40-1 Publicité de l’avis d’intentionde conclure

Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. ­551-15 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/ 2005 susmentionné, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des ­articles 28 ou 30.

Cet article a été créé par l’article 4 du décret n° 2009-1456 du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicablesaux contrats de la commande publique. Il a été modifié par l’article 33 du décret n° 2010-406 du 26 avril 2010 relatif aux contratsde concession de travaux publics et portant diverses dispositionsen matière de commande publique. Section 4 Information des candidats Article 41 Dossier de consultation

Les documents de la consultation sont constitués de l’ensemble des documents et informations préparées par le pouvoir adjudicateur pour définir l’objet, les caractéristiques et les conditions d’exécution du marché ou de l’accord-cadre.

Ces documents nécessaires à la consultation des candidats à un marché ou à un accord-cadre leur sont remis gratuitement. Toutefois, le pouvoir adjudicateur peut décider que ces documents leur sont remis contre paiement des frais de reprographie. Le montant et les modalités de paiement de ces frais figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

Pour les achats de fournitures, de services et de travaux d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, les documents de la consultation sont publiés sur un profil d’acheteur, selon les modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 14 décembre 2009 relatif à la dématérialisationdes procédures de passation des marchés publics.

Voir l’article 56 du présent code relatif à la dématérialisation. Article 42 Règlement de la consultation

Les marchés et accords-cadres passés après mise en concurrence font l’objet d’un règlement de la consultation qui est un des documents de la consultation. Ce règlement est facultatif si les mentions qui doivent y être portées figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Pour les marchés passés selon une procédure adaptée, le règlement de la consultation peut se limiter aux caractéristiques principales de la procédure et du choix de l’offre.

Section 5 Interdictions de soumissionner Article 43 Interdictions de soumissionner

Les interdictions de soumissionner aux marchés et accords-cadres soumis au présent code s’appliquent conformément aux dispositions de l’article 38 de l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée et de l’article 29 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Section 6 Présentation des documents et renseignements fournis par les candidats Article 44 Dossier de candidature

I. - Le candidat produit à l’appui de sa candidature :

1° La copie du ou des jugements prononcés, s’il est en redressement judiciaire ;

2° Une déclaration sur l’honneur pour justifier qu’il n’entre dans aucun des cas mentionnés à l’article 43 ;

3° Les documents et renseignements demandés par le pouvoir adjudicateur dans les conditions fixées à l’article 45.

II. - La candidature pour un marché ou un accord-cadre passé selon une procédure formalisée, lorsqu’elle est transmise par voie électronique, est signée électroniquement dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

L’article 14 du décret n° 2011-1000 introduit la nécessitéde signer électroniquement les candidatures transmises par voie dématérialisée dans le cadre d’une procédure formalisée.

Arrêté à paraître. Article 45 Documents et renseignements demandés

I. - Le pouvoir adjudicateur ne peut exiger des candidats que des renseignements ou documents permettant d’évaluer leur expérience, leurs capacités professionnelles, techniques et financières ainsi que des documents relatifs aux pouvoirs des personnes habilitées à les engager. En ce qui concerne les marchés passés pour les besoins de la défense, le pouvoir adjudicateur peut également exiger des renseignements relatifs à leur nationalité et, si l’objet ou les conditions du marché le justifient, à leur habilitation préalable, ou leur demande d’habilitation préalable, en application les articles R. ­2311-1 et suivants du code de la défense relatifs à la protection du secret de la défense nationale.

La liste de ces renseignements et documents est fixée par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 28 août 2006 fixant la liste des renseignements et des documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs.

Lorsque le pouvoir adjudicateur décide de fixer des niveaux minimaux de capacité, il ne peut être exigé des candidats que des niveaux minimaux de capacité liés et proportionnés à l’objet du marché. Les documents, renseignements et les niveaux minimaux de capacité demandés sont précisés dans l’avis d’appel public à concurrence ou, en l’absence d’un tel avis, dans les documents de la consultation.

Une même personne ne peut représenter plus d’un candidat pour un même marché.

II. - Le pouvoir adjudicateur peut demander aux opérateurs ­économiques qu’ils produisent des certificats de qualité. Ces certificats, délivrés par des organismes indépendants, sont fondés sur les normes européennes.

Pour les marchés qui le justifient, le pouvoir adjudicateur peut exiger la production de certificats, établis par des organismes ­indépendants, et attestant leur capacité à exécuter le marché.

Pour les marchés de travaux et de services dont l’exécution ­implique la mise en œuvre de mesures de gestion environnementale, ces certificats sont fondés sur le système communautaire de management environnemental et d’audit (EMAS) ou sur les normes européennes ou internationales de gestion environnementale.

Dans les cas prévus aux trois alinéas précédents, le pouvoir ­adjudicateur accepte tout moyen de preuve équivalent ainsi que les certificats équivalents d’organismes établis dans d’autres Etats membres.

III. - Pour justifier de ses capacités professionnelles, techniques et financières, le candidat, même s’il s’agit d’un groupement, peut demander que soient également prises en compte les capacités professionnelles, techniques et financières d’autres opérateurs économiques, quelle que soit la nature juridique des liens existant entre ces opérateurs et lui. Dans ce cas, il justifie des capacités de ce ou ces opérateurs économiques et apporte la preuve qu’il en disposera pour l’exécution du marché.

Si le candidat est objectivement dans l’impossibilité de produire, pour justifier de sa capacité financière, l’un des renseignements ou documents prévus par l’arrêté mentionné au I et ­demandés par le pouvoir adjudicateur, il peut prouver sa capacité par tout autre document considéré comme équivalent par le pouvoir adjudicateur.

IV. - Peuvent également être demandés, le cas échéant, des renseignements sur le respect de l’obligation d’emploi mentionnée aux articles L. ­5212-1 à L. ­5212-4 du code du travail.

V. - Le pouvoir adjudicateur peut exiger que les candidats joignent une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté, aux documents rédigés dans une autre langue qu’ils remettent en application du présent article.

Article 46 Documents supplémentaires demandésavant attribution : obligations fiscales et sociales

I. - Le candidat auquel il est envisagé d’attribuer le marché produit en outre :

1° Les pièces prévues aux articles D. ­8222-5 ou D. ­8222-7 et D. ­8222-8 du code du travail ; ces pièces sont à produire tous les six mois jusqu’à la fin de l’exécution du marché ;

2° Les attestations et certificats délivrés par les administrations et organismes compétents prouvant qu’il a satisfait à ses obligations fiscales et sociales. Un arrêté des ministres intéressés fixe la liste des administrations et organismes compétents ainsi que la liste des impôts et cotisations sociales devant donner lieu à ­délivrance du certificat.

Voir l’arrêté du 31 janvier 2003 (modifié par l’arrêté du 28 décembre 2004) pris pour l’application de l’article 46 du Code des marchéspublics et de l’article 8 du décret n° 97-638 du 31 mai 1997 prispour l’application de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illégal.

II. - Afin de satisfaire aux obligations fixées au 2° du I, le candidat établi dans un Etat autre que la France produit un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine. Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par le pays concerné, il peut être remplacé par une déclaration sous serment, ou dans les Etats où un tel serment n’existe pas, par une déclaration solennelle faite par l’intéressé devant l’autorité judiciaire ou administrative compétente, un notaire ou un organisme professionnel qualifié du pays.

III. - Le marché ne peut être attribué au candidat dont l’offre a été retenue que si celui-ci produit dans le délai imparti les certificats et attestations prévus au I et au II. S’il ne peut produire ces documents dans le délai imparti, son offre est rejetée et le candidat éliminé.

Le candidat dont l’offre a été classée immédiatement après la sienne est sollicité pour produire les certificats et attestations nécessaires avant que le marché ne lui soit attribué. Si nécessaire, cette procédure peut être reproduite tant qu’il subsiste des offres qui n’ont pas été écartées au motif qu’elles sont inappropriées, irrégulières ou inacceptables.

IV. - Le pouvoir adjudicateur peut exiger que les candidats joignent une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté, aux documents rédigés dans une autre langue qu’ils remettent en application du présent article.

Article 47 Résiliation après signature du marché en cas d’inexactitude des documents et des renseignements

Après signature du marché, en cas d’inexactitude des documents et renseignements mentionnés à l’article 44 et à l’article 46 ou de refus de produire les pièces prévues aux articles D. ­8222-5 ou D. ­8222-7 et D. ­8222-8 du code du travail conformément au 1° du I de l’article 46, il est fait application aux torts du titulaire des conditions de résiliation prévues par le marché.

L’article D. 8222-5 dispose que : « La personne qui contracte, lorsqu’elle n’est pas un particulier répondant aux conditions fixées par l’article D. ­8222-4, est considérée comme ayant procédé aux vérifications imposées par l’article L. ­8222-1 si elle se fait remettre par son cocontractant, lors dela conclusion et tous les six mois jusqu’à la fin de son exécution : 1° Dans tous les cas, les documents suivants : a) Une attestation de fourniture de déclarations sociales émanantde l’organisme de protection sociale chargé du recouvrement des cotisations et des contributions sociales incombant au cocontractantet datant de moins de six mois ; b) Une attestation sur l’honneur du cocontractant du dépôt auprès de l’administration fiscale, à la date de l’attestation, de l’ensembledes déclarations fiscales obligatoires et le récépissé du dépôt de déclaration auprès d’un centre de formalités des entreprises lorsquele cocontractant n’est pas tenu de s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers et n’est pasen mesure de produire les documents mentionnés au a ou au b du 2° ; 2° Lorsque l’immatriculation du cocontractant au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers est obligatoire ou lorsqu’il s’agit d’une profession réglementée, l’un des documents suivants : a) Un extrait de l’inscription au registre du commerce et des sociétés (K ou K bis) ; b) Une carte d’identification justifiant de l’inscription au répertoire des métiers ; c) Un devis, un document publicitaire ou une correspondance professionnelle, à condition qu’y soient mentionnés le nom ou la dénomination sociale, l’adresse complète et le numéro d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ou à une liste ou un tableau d’un ordre professionnel, ou la référence de l’agrément délivré par l’autorité compétente ; d) Un récépissé du dépôt de déclaration auprès d’un centre de formalités des entreprises pour les personnes en cours d’inscription ; 3° Lorsque le cocontractant emploie des salariés, une attestation sur l’honneur établie par ce cocontractant de la réalisation du travail par des salariés employés régulièrement au regard des articles L. ­1221-10, L. ­3243-2 et R. ­3243-1. » Section 7 Présentation des offres Article 48 Présentation des offres

I. - Les offres sont présentées sous la forme de l’acte d’engagement défini à l’article 11.

L’acte d’engagement pour un marché ou un accord-cadre passé selon une procédure formalisée, lorsque l’offre est transmise par voie électronique, est signé électroniquement dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Arrêté à paraître.

Sans préjudice des dispositions prévues à l’article 56 relatives à la copie de sauvegarde, les offres sont transmises en une seule fois. Si plusieurs offres sont successivement transmises par un même candidat, seule est ouverte la dernière offre reçue, par voie électronique ou sur support matériel, par le pouvoir adjudicateur dans le délai fixé pour la remise des offres.

II. - Dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation, le pouvoir adjudicateur peut demander aux candidats d’indiquer dans leur offre la part du marché qu’ils ont l’intention de sous-traiter à des tiers, notamment à des petites et moyennes entreprises telles que définies par l’article 8 de l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ou à des artisans.

L’article 15 du décret n° 2011-1000 introduit la nécessité de signer électroniquement l’acte d’engagement pour un marché ou un accord-cadre dématérialisé et passé selon une procédure formalisée. Article 49 Echantillons, maquettes, prototypes, devis

Quel que soit le montant du marché, le pouvoir adjudicateur peut exiger que les offres soient accompagnées d’échantillons, de maquettes ou de prototypes concernant l’objet du marché ainsi que d’un devis descriptif et estimatif détaillé comportant toutes indications permettant d’apprécier les propositions de prix. Ce devis n’a pas de valeur contractuelle, sauf disposition contraire insérée dans le marché. Lorsque ces demandes impliquent un investissement significatif pour les candidats, elles donnent lieu au versement d’une prime.

Article 50 Présentation de variantes

I. - Pour les marchés passés selon une procédure formalisée, lorsque le pouvoir adjudicateur se fonde sur plusieurs critères pour attribuer le marché, il peut autoriser les candidats à présenter des variantes. Le pouvoir adjudicateur indique dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation s’il autorise ou non les variantes ; à défaut d’indication, les variantes ne sont pas admises.

Les documents de la consultation mentionnent les exigences minimales que les variantes doivent respecter ainsi que les modalités de leur présentation. Seules les variantes répondant à ces exigences minimales peuvent être prises en considération.

II. - Pour les marchés passés selon une procédure adaptée, lorsque le pouvoir adjudicateur se fonde sur plusieurs critères pour attribuer le marché, les candidats peuvent proposer des variantes sauf si le pouvoir adjudicateur a mentionné dans les documents de la consultation qu’il s’oppose à l’exercice de cette faculté. Le pouvoir adjudicateur peut mentionner dans les documents de la consultation les exigences minimales ainsi que les modalités de leur présentation. Dans ce cas, seules les variantes répondant à ces exigences minimales sont prises en considération. Toutefois, la mention des exigences minimales et des modalités de leur présentation peut être succincte.

III. - Pour les marchés de fournitures ou de services, une variante ne peut être rejetée au seul motif qu’elle aboutirait, si elle était retenue, respectivement soit à un marché de services au lieu d’un marché de fournitures, soit à un marché de fournitures au lieu d’un marché de services.

L’article 16 du décret n°2011-1000 a ouvert la possibilité de présenter une variante sans que celle-ci accompagne nécessairement une offre de base. Selon la Direction des affaires juridiques de Bercy, « cette mesure a été retenue dans le cadre des Assises de la simplification en vue de favoriser l’accès des entreprises innovantes aux marchés publics. En effet, celles-ci n’ont pas nécessairement la capacité de proposer une offre de base, alors qu’elles peuvent proposer des solutions alternatives tout autant adaptées aux besoins de l’acheteur. » Section 8 Les groupements d’opérateurs économiques Article 51 Groupements d’entreprises

I. - Les opérateurs économiques sont autorisés à se porter candidat sous forme de groupement solidaire ou de groupement conjoint, sous réserve du respect des règles relatives à la concurrence.

Le groupement est conjoint lorsque chacun des opérateurs économiques membres du groupement s’engage à exécuter la ou les prestations qui sont susceptibles de lui être attribuées dans le marché.

Le groupement est solidaire lorsque chacun des opérateurs économiques membres du groupement est engagé financièrement pour la totalité du marché.

II. - Dans les deux formes de groupements, l’un des opérateurs économiques membres du groupement, désigné dans l’acte d’engagement comme mandataire, représente l’ensemble des membres vis-à-vis du pouvoir adjudicateur, et coordonne les prestations des membres du groupement.

Si le marché le prévoit, le mandataire du groupement conjoint est solidaire, pour l’exécution du marché, de chacun des membres du groupement pour ses obligations contractuelles à l’égard du pouvoir adjudicateur.

III. - En cas de groupement conjoint, l’acte d’engagement est un document unique qui indique le montant et la répartition détaillée des prestations que chacun des membres du groupement s’engage à exécuter. Pour les accords-cadres et les marchés à bons de commande, l’acte d’engagement peut n’indiquer que la répartition des prestations.

En cas de groupement solidaire, l’acte d’engagement est un document unique qui indique le montant total du marché et l’ensemble des prestations que les membres du groupement s’engagent solidairement à réaliser.

IV. - Les candidatures et les offres sont présentées soit par l’ensemble des opérateurs économiques groupés, soit par le mandataire s’il justifie des habilitations nécessaires pour représenter ces opérateurs économiques au stade de la passation du marché. Un même opérateur économique ne peut pas être mandataire de plus d’un groupement pour un même marché.

L’acte d’engagement est signé soit par l’ensemble des entreprises groupées, soit par le mandataire s’il justifie des habilitations nécessaires pour représenter ces entreprises.

V. - La composition du groupement ne peut être modifiée entre la date de remise des candidatures et la date de signature du marché. Toutefois, si le groupement apporte la preuve qu’un de ses membres est mis en liquidation judiciaire ou qu’il se trouve dans l’impossibilité d’accomplir sa tâche pour des raisons qui ne sont pas de son fait, il peut demander au pouvoir adjudicateur l’autorisation de continuer à participer à la procédure de passation sans cet opérateur défaillant, en proposant le cas échéant à l’acceptation du pouvoir adjudicateur un ou plusieurs sous-traitants. Le pouvoir adjudicateur se prononce sur cette demande après examen de la capacité professionnelle, technique et financière de l’ensemble des membres du groupement ainsi transformé et, le cas échéant, des sous-traitants présentés à son acceptation.

VI. - L’avis d’appel public à la concurrence ou le règlement de la consultation peut interdire aux candidats de présenter pour le marché ou certains de ses lots plusieurs offres en agissant à la fois :

1° En qualité de candidats individuels et de membres d’un ou plusieurs groupements ;

2° En qualité de membres de plusieurs groupements.

VII. - Le passage d’un groupement d’une forme à une autre ne peut être exigé pour la présentation de l’offre, mais le groupement peut être contraint d’assurer cette transformation lorsque le marché lui a été attribué, si cette transformation est nécessaire pour la bonne exécution du marché. Dans ce cas, la forme imposée après attribution est mentionnée dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation.

Les groupements conjoints pour les marchés à bons de commande et les accords-cadres ne sont plus tenus d’indiquer le montantdes prestations que chaque membre s’engage à exécuter (article 17du décret n° 2011-1000). Section 9 Examen des candidatures et des offres Sous-section 1 Sélection des candidatures Article 52 Sélection des candidats

I. - Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes peut demander à tous les candidats concernés de compléter leur dossier de candidature dans un délai identique pour tous et qui ne saurait être supérieur à dix jours. Il peut demander aux candidats n’ayant pas justifié de la capacité juridique leur permettant de déposer leur candidature de régulariser leur dossier dans les mêmes conditions. Il en informe les autres candidats qui ont la possibilité de compléter leur candidature dans le même délai.

Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des dispositions de l’article 43 ou qui, le cas échéant après mise en œuvre des dispositions du premier alinéa, produisent des dossiers de candidature ne comportant pas les pièces mentionnées aux articles 44 et 45 ne sont pas admis à participer à la suite de la procédure de passation du marché.

Les candidatures qui n’ont pas été écartées en application des dispositions de l’alinéa précédent sont examinées au regard des niveaux de capacités professionnelles, techniques et financières mentionnées dans l’avis d’appel public à la concurrence, ou, s’il s’agit d’une procédure dispensée de l’envoi d’un tel avis, dans le règlement de la consultation. Les candidatures qui ne satisfont pas à ces niveaux de capacité sont éliminées.

L’absence de références relatives à l’exécution de marchés de même nature ne peut justifier l’élimination d’un candidat et ne ­dispense pas le pouvoir adjudicateur d’examiner les capacités professionnelles, techniques et financières des candidats.

L’appréciation des capacités professionnelles, techniques et financières d’un groupement est globale. Il n’est pas exigé que chaque membre du groupement ait la totalité des compétences techniques requises pour l’exécution du marché.

II. - Lorsque le pouvoir adjudicateur décide de limiter le nombre des candidats admis à présenter une offre, il procède à la sélection de ces candidats en appliquant aux candidatures retenues conformément au I des critères de sélection non discriminatoires et liés à l’objet du marché relatifs à leurs capacités professionnelles, techniques et financières. Ces critères sont mentionnés dans l’avis d’appel public à la concurrence, ou, s’il s’agit d’une procédure dispensée de l’envoi d’un tel avis, dans le règlement de la consultation.

Sous-section 2 Attribution des marchés Article 53 Sélection de l’offre économiquement la plus avantageuse

I. - Pour attribuer le marché au candidat qui a présenté l’offre économiquement la plus avantageuse, le pouvoir adjudicateur se fonde :

1° Soit sur une pluralité de critères non discriminatoires et liés à l’objet du marché, notamment la qualité, le prix, la valeur technique, le caractère esthétique et fonctionnel, les performances en matière de protection de l’environnement, les performances en matière de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture, les performances en matière d’insertion professionnelle des publics en difficulté, le coût global d’utilisation, la rentabilité, le caractère innovant, le service après-vente et l’assistance technique, la date de livraison, le délai de livraison ou d’exécution. D’autres critères peuvent être pris en compte s’ils sont justifiés par l’objet du marché ;

L’article 18 du décret n° 2011-1000 introduit au 1° du I de cet articlele critère de « performances en matière de développementdes approvisionnements directs de produits de l’agriculture ».

2° Soit, compte tenu de l’objet du marché, sur un seul critère, qui est celui du prix.

II. - Pour les marchés passés selon une procédure formalisée autre que le concours et lorsque plusieurs critères sont prévus, le pouvoir adjudicateur précise leur pondération.

Le poids de chaque critère peut être exprimé par une fourchette dont l’écart maximal est approprié.

Le pouvoir adjudicateur qui estime pouvoir démontrer que la pondération n’est pas possible notamment du fait de la complexité du marché, indique les critères par ordre décroissant d’importance.

Les critères ainsi que leur pondération ou leur hiérarchisation sont indiqués dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

III. - Les offres inappropriées, irrégulières et inacceptables sont éliminées. Les autres offres sont classées par ordre décroissant. L’offre la mieux classée est retenue.

IV. - 1° Lors de la passation d’un marché, un droit de préférence est attribué, à égalité de prix ou à équivalence d’offres, à l’offre présentée par une société coopérative ouvrière de production, par un groupement de producteurs agricoles, par un artisan, une société coopérative d’artisans ou par une société coopérative d’artistes ou par des entreprises adaptées.

2° Lorsque les marchés portent, en tout ou partie, sur des prestations susceptibles d’être exécutées par des artisans ou des sociétés d’artisans ou des sociétés coopératives d’artisans ou des sociétés coopératives ouvrières de production ou des entreprises adaptées, les pouvoirs adjudicateurs contractants doivent, préalablement à la mise en concurrence, définir les travaux, fournitures ou services qui, à ce titre, et dans la limite du quart du montant de ces prestations, à équivalence d’offres, seront attribués de préférence à tous autres candidats, aux artisans ou aux sociétés coopé­ratives d’artisans ou aux sociétés coopératives ouvrières de production ou à des entreprises adaptées.

3° Lorsque les marchés portent, en tout ou partie, sur des travaux à caractère artistique, la préférence, à égalité de prix ou à équivalence d’offres prévue au 2°, s’exerce jusqu’à concurrence de la moitié du montant de ces travaux, au profit des artisans d’art ou des sociétés coopératives d’artistes.

Sous-section 3 Procédure de sélection des offres au moyen d’enchères électroniques Article 54 Enchère électronique

I. - Une enchère électronique est une procédure de sélection des offres réalisée par voie électronique et permettant aux candidats de réviser leurs prix à la baisse et de modifier la valeur de certains autres éléments quantifiables de leur offre.

II. - Le pouvoir adjudicateur ne peut recourir à l’enchère électronique que pour les marchés de fournitures d’un montant supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26.

Le pouvoir adjudicateur ne peut recourir à l’enchère électronique de façon abusive ou de manière à empêcher, restreindre ou fausser la concurrence ou de manière à modifier l’objet du marché.

III. - L’enchère électronique porte sur le prix, sur d’autres critères quantifiables ou à la fois sur le prix et d’autres critères quantifiables.

Elle intervient après une première évaluation complète des offres permettant que leur classement puisse être effectué sur la base d’un traitement automatisé.

IV. - Le pouvoir adjudicateur qui décide de recourir à une enchère électronique en fait mention dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Les documents de la consultation comportent, au moins, les informations suivantes :

1° Les éléments quantifiés des offres sur lesquels porte l’enchère électronique ;

2° Le cas échéant, la variation minimale de ces éléments ;

3° La nature des informations qui seront communiquées aux candidats au cours de l’enchère électronique et le moment où elles le seront ;

4° Les informations pertinentes sur le déroulement de l’enchère électronique, notamment les conditions dans lesquelles les candidats pourront enchérir et les écarts minimaux qui, le cas échéant, seront exigés ;

5° Les informations pertinentes sur le dispositif électronique utilisé et sur les modalités et spécifications techniques de connexion ;

6° La durée de l’enchère.

V. - L’enchère électronique commence après que les offres ont été évaluées au regard des critères ne faisant pas l’objet de l’enchère.

Tous les candidats ayant présenté des offres qui n’ont pas été écartées au motif qu’elles sont inappropriées, irrégulières ou inacceptables sont invités simultanément par voie électronique à participer à l’enchère en présentant de nouveaux prix ou de nouvelles valeurs.

Lorsque le choix de l’attributaire du marché n’est pas fondé sur le seul critère du prix, l’invitation adressée à chaque candidat est accompagnée du résultat de l’évaluation de son offre réalisée en application du premier alinéa.

L’invitation mentionne également la formule mathématique qui déterminera lors de l’enchère électronique les reclassements automatiques en fonction des nouveaux prix ou des nouvelles valeurs présentés. Cette formule intègre la pondération de tous les critères fixés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation pour déterminer l’offre économiquement la plus avantageuse.

Dans le cas où des variantes sont autorisées, des formules sont fournies séparément pour chaque variante.

VI. - L’enchère électronique peut se dérouler en plusieurs phases dans des conditions précisées dans les documents de la consultation. Elle ne peut débuter moins de deux jours ouvrables après la date d’envoi des invitations.

VII. - Les candidats sont informés instantanément de leur classement ou du résultat de la meilleure offre. Ils peuvent également être informés du nombre de candidats à l’enchère et, si les documents de la consultation le prévoient, des prix et valeurs proposés par les autres candidats. Cependant, en aucun cas, l’identité des candidats ne peut être divulguée pendant le déroulement des phases de l’enchère électronique.

VIII. - Le pouvoir adjudicateur clôt l’enchère électronique selon l’une des modalités suivantes :

1° Aux date et heure fixées dans l’invitation à participer à l’enchère ;

2° Lorsqu’il ne reçoit plus de nouvelles enchères dans les conditions prévues par l’invitation à participer à l’enchère ;

3° Lorsque toutes les phases de l’enchère, prévues dans l’invitation à participer à l’enchère, ont eu lieu.

IX. - Après la clôture de l’enchère électronique, le marché est attribué conformément au I de l’article 53, en fonction des résultats de l’enchère électronique et sous réserve que le candidat dont l’offre est retenue produise les certificats et attestations mentionnés aux I et II de l’article 46, dans les conditions fixées par le III du même article.

Sous-section 4 Offres anormalement basses Article 55 Offres anormalement basses

Si une offre paraît anormalement basse, le pouvoir adjudicateur peut la rejeter par décision motivée après avoir demandé par écrit les précisions qu’il juge utiles et vérifié les justifications fournies. Pour les marchés passés selon une procédure formalisée par les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, à ­l’exception des établissements publics sociaux ou médico-­sociaux, c’est la commission d’appel d’offres qui rejette par décision motivée les offres dont le caractère anormalement bas est établi.

Peuvent être prises en considération des justifications tenant notamment aux aspects suivants :

1° Les modes de fabrication des produits, les modalités de la prestation des services, les procédés de construction ;

2° Les conditions exceptionnellement favorables dont dispose le candidat pour exécuter les travaux, pour fournir les produits ou pour réaliser les prestations de services ;

3° L’originalité de l’offre ;

4° Les dispositions relatives aux conditions de travail en vigueur là où la prestation est réalisée ;

5° L’obtention éventuelle d’une aide d’Etat par le candidat.

Une offre anormalement basse du fait de l’obtention d’une aide d’Etat ne peut être rejetée que si le candidat n’est pas en mesure d’apporter la preuve que cette aide a été légalement accordée. Le pouvoir adjudicateur qui rejette une offre pour ce motif en informe la Commission européenne.

Section 10 Communications et échanges d’informationspar voie électronique Article 56 Dématérialisation

I. - Dans toutes les procédures de passation des marchés publics et accords-cadres, les documents écrits mentionnés par le présent code peuvent être remplacés par un échange électronique ou par la production de supports physiques électroniques, selon les dispositions prévues au présent article.

Le mode de transmission est indiqué dans l’avis d’appel public à la concurrence ou, en l’absence de cet avis, dans les documents de la consultation.

Les candidats appliquent le même mode de transmission à l’ensemble des documents qu’ils adressent au pouvoir adjudicateur.

II. - Le pouvoir adjudicateur peut imposer la transmission des candidatures et des offres par voie électronique.

Pour les achats de fournitures de matériels informatiques et de services informatiques d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, les candidatures et les offres sont transmises par voie électronique.

III. - A compter du 1er janvier 2012, pour les achats de fournitures, de services ou de travaux d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur ne peut refuser de ­recevoir les documents requis des candidats qui sont transmis par voie électronique.

IV. - Dans les cas où la transmission électronique est obligatoire et dans ceux où elle est une faculté donnée aux candidats, le pouvoir adjudicateur assure la confidentialité et la sécurité des transactions sur un réseau informatique accessible de façon non discriminatoire, selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. Dans le cas des marchés passés selon une procédure adaptée, ces modalités tiennent compte des caractéristiques du marché, notamment de la nature et du montant des travaux, fournitures ou services en cause.

Les frais d’accès au réseau sont à la charge de chaque candidat.

V. - Les candidats qui présentent leurs documents par voie électronique peuvent adresser au pouvoir adjudicateur, sur support papier ou support physique électronique, une copie de sauvegarde de ces documents établie selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. Cette copie ne peut être prise en considération que si elle est parvenue au pouvoir adjudicateur dans le délai prescrit pour le dépôt, selon le cas, des candidatures ou des offres.

VI. - Dans le cadre des marchés passés selon les procédures de groupement prévues aux articles 7 et 8, le coordonnateur désigné par le groupement assume les obligations mises par les dispositions du présent article à la charge du pouvoir adjudicateur.

Dans le cas de candidatures groupées conformément à l’article 51, le mandataire assure la sécurité et l’authenticité des informations transmises au nom des membres du groupement.

Cet article a été réécrit afin d’en simplifier la lecture. La phase d’expérimentation de la dématérialisation obligatoire qui s’achevait en 2010 n’a plus lieu d’être.A noter qu’à compter du 1 er  janvier 2012, le III sera ainsi modifié :« Pour les marchés d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur ne peut refuser de recevoir les documents transmispar voie électronique. » (articles 19 et 51-II du décret n° 2011-1000).

Voir l’arrêté du 14 décembre 2009 relatif à la dématérialisationdes procédures de passation des marchés publics. Chapitre IV Définition et déroulement des différentes procédures de marchés publics Section 1 Appel d’offres

Voir la définition de l’appel d’offres à l’article 33 du présent code. Sous-section 1 Appel d’offres ouvert Article 57 Régime de l’appel d’offres ouvert : délais, transmission, présentation

I. - Un avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions prévues à l’article 40.

II. - 1° Le délai de réception des offres ne peut être inférieur à cinquante-deux jours à compter de la date d’envoi de l’avis d’appel public à la concurrence. Ce délai minimal ne peut être réduit pour des motifs d’urgence.

2° Ce délai minimal peut être ramené à vingt-deux jours lorsque trois conditions sont réunies :

a) L’avis de préinformation prévu à l’article 39 a été publié ;

b) Cet avis a été envoyé à la publication cinquante-deux jours au moins et douze mois au plus avant la date d’envoi de l’avis d’appel public à la concurrence ;

c) Il contient les mêmes renseignements que ceux qui figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence, pour autant que ces renseignements soient disponibles au moment de l’envoi de l’avis de préinformation.

3° (alinéa abrogé) ;

4° Les délais mentionnés aux 1° et 2° peuvent être réduits de sept jours lorsque l’avis d’appel public à la concurrence est envoyé par voie électronique.

5° Le délai mentionné au 1° peut être réduit de cinq jours lorsque le pouvoir adjudicateur offre, par voie électronique et à compter de la publication de l’avis d’appel public à la concurrence, un accès libre, direct et complet aux documents de la consultation en indiquant dans le texte de l’avis l’adresse internet à laquelle ces documents peuvent être consultés.

6° Les réductions de délais mentionnées aux 4° et 5° peuvent être cumulées sauf si le pouvoir adjudicateur a réduit le délai minimal à vingt-deux jours du fait de la publication d’un avis de ­préinformation en application du 2°.

III. - Lorsque les documents de la consultation ne sont pas accessibles par voie électronique, ils sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile dans les six jours qui suivent leur demande.

Les renseignements complémentaires sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile, au plus tard six jours avant la date limite fixée pour la réception des offres.

IV. - Les délais minimaux mentionnés au II sont prolongés dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque les délais prévus au III ne peuvent être respectés ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

V. - Les dossiers des candidats sont transmis par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité. Ils comportent une enveloppe comprenant les documents relatifs à la candidature et à l’offre.

Pour les marchés allotis, les candidats peuvent soit présenter un seul exemplaire des documents relatifs à leur candidature et scinder lot par lot les éléments relatifs à leurs offres, soit présenter pour chacun des lots les éléments relatifs à leurs candidatures et à leurs offres.

Article 58 Régime de l’appel d’offres ouvert : ouverture des plis, examen des candidatures

I. - L’ouverture des plis n’est pas publique ; les candidats n’y sont pas admis.

Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et à l’heure limites qui ont été annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes, peut demander aux candidats de compléter leur dossier conformément aux dispositions du I de l’article 52.

II. - Au vu des seuls renseignements relatifs aux candidatures, les candidatures qui ne peuvent être admises en application des dispositions de l’article 52 sont éliminées. Cette élimination est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales. Les candidats non retenus en sont informés conformément au I de l’article 80.

III. - Les offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 ainsi que les offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 sont éliminées. Cette élimination est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Article 59 Régime de l’appel d’offres ouvert : renseignements complémentaires, choix, appel d’offres sans suiteou infructueux

I. - Il ne peut y avoir de négociation avec les candidats. Il est seulement possible de demander aux candidats de préciser ou de compléter la teneur de leur offre.

II. - Après classement des offres finales conformément au III de l’article 53, l’offre économiquement la plus avantageuse est choisie en application du ou des critères annoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation. Ce choix est effectué par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Il est possible, en accord avec le candidat retenu, de procéder à une mise au point des composantes du marché sans que ces modifications puissent remettre en cause les caractéristiques substantielles de l’offre ni le classement des offres.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est notifié et un avis d’attribution est publié.

III. - Lorsque aucune candidature ou aucune offre n’a été remise ou lorsqu’il n’a été proposé que des offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 ou des offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35, l’appel d’offres est déclaré sans suite ou infructueux. Cette déclaration est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales. Les candidats qui ont remis un dossier au pouvoir adjudicateur en sont informés.

Lorsque l’appel d’offres est déclaré infructueux, il est possible de mettre en œuvre :

1° Soit un nouvel appel d’offres ou, si les conditions initiales du marché ne sont pas substantiellement modifiées, un marché négocié dans les conditions prévues au 3° du II de l’article 35 dans le cas d’offres inappropriées ou au 1° du I de l’article 35 dans le cas d’offres irrégulières ou inacceptables ;

2° Soit, s’il s’agit d’un lot qui remplit les conditions mentionnées au III de l’article 27, une procédure adaptée.

Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux à l’exception des établissements publics sociaux et médico-sociaux, la commission d’appel d’offres choisit le type de procédure à mettre en œuvre.

IV. - A tout moment, la procédure peut être déclarée sans suite pour des motifs d’intérêt général. Les candidats en sont informés.

Sous-section 2 Appel d’offres restreint Article 60 Régime de l’appel d’offres restreint : nombrede candidats, délais, transmission des offres

I. - Un avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions prévues à l’article 40.

Le pouvoir adjudicateur peut décider de limiter le nombre de candidats qui seront admis à présenter une offre. Il mentionne cette décision dans l’avis d’appel public à la concurrence. Il fixe dans cet avis un nombre minimum de candidats admis à présenter une offre et peut également fixer un nombre maximum. Ce nombre minimum ne peut être inférieur à cinq.

Lorsque le nombre de candidats satisfaisant aux critères de sélection des candidatures est inférieur au nombre minimum, le pouvoir adjudicateur peut continuer la procédure avec les seuls candidats sélectionnés.

II. - Le délai minimal de réception des candidatures, en réponse à un avis d’appel public à la concurrence, est de trente-sept jours, à compter de la date d’envoi de l’avis, ou de trente jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

En cas d’urgence ne résultant pas du fait du pouvoir adjudicateur, ce délai minimal peut être ramené à quinze jours ou à dix jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

III. - Les candidatures sont transmises par tout moyen ­permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur ­réception et d’en garantir la confidentialité.

Article 61 Régime de l’appel d’offres restreint : ouverture des plis, candidatures incomplètes et non retenues

I. - L’ouverture des plis n’est pas publique ; les candidats n’y sont pas admis.

Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et à l’heure limites qui ont été annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes, peut demander aux candidats de compléter leur dossier conformément aux dispositions du I de l’article 52.

II. - La liste des candidats autorisés à présenter une offre en application des dispositions de l’article 52 est établie au vu des seuls renseignements relatifs aux candidatures. Elle est établie par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Les candidats non retenus en sont informés conformément au I de l’article 80.

Article 62 Lettres de consultation, délais de réception des offres

I. - Une lettre de consultation est envoyée simultanément à tous les candidats sélectionnés.

Cette lettre de consultation comporte au moins :

1° Les documents de la consultation, ou, s’ils ne sont pas détenus par le pouvoir adjudicateur, l’adresse du service auprès duquel les documents de la consultation peuvent être immédiatement obtenus sur demande et la date limite pour présenter cette demande, ou encore les conditions d’accès à ces documents s’ils sont mis à disposition directe par voie électronique ;

2° La date et l’heure limites de réception des offres, l’adresse à laquelle elles sont transmises et la mention de l’obligation de les rédiger en langue française ;

3° Les références de l’avis d’appel public à la concurrence publié ;

4° Le cas échéant, la date limite pour demander des documents complémentaires ;

5° La liste des documents à fournir avec l’offre.

II. - 1° Le délai de réception des offres ne peut être inférieur à quarante jours à compter de l’envoi de la lettre de consultation.

2° Ce délai minimal peut être ramené à vingt-deux jours lorsque trois conditions sont réunies :

a) L’avis de préinformation prévu à l’article 39 a été publié ;

b) Cet avis a été envoyé à la publication cinquante deux jours au moins et douze mois au plus avant la date d’envoi de l’avis d’appel public à la concurrence ;

c) Il contient les mêmes renseignements que ceux qui figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence, pour autant que ces renseignements soient disponibles au moment de l’envoi de l’avis de préinformation.

3° (alinéa abrogé) ;

4° Les délais de réception des offres mentionnés aux 1° et 2° peuvent être réduits de cinq jours lorsque le pouvoir adjudicateur offre, par moyen électronique et à compter de la publication de l’avis d’appel public à la concurrence, l’accès libre, direct et complet aux documents de la consultation et à tout document complémentaire, en indiquant dans le texte de l’avis l’adresse internet à laquelle ces documents peuvent être consultés.

III. - En cas d’urgence ne résultant pas du fait du pouvoir adjudicateur, les délais de réception des offres mentionnés au II peuvent être ramenés à dix jours.

IV. - Les renseignements complémentaires sur les documents de la consultation sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile, quatre jours au plus tard avant la date limite fixée pour la réception des offres.

V. - Le délai minimal mentionné au II est prolongé dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque le délai prévu au IV ne peut être respecté ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

VI. - Les offres sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité.

Article 63 Régime de l’appel d’offres restreint : ouverture des plis, élimination d’offres, appel d’offres déclaré sans suite ou infructueux

L’ouverture des plis contenant les offres n’est pas publique. Les candidats n’y sont pas admis.

Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et l’heure limites qui ont été annoncées dans la lettre de consultation.

Les offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 ainsi que les offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 sont éliminées. Cette élimination est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Article 64 Demande de précisions, choix, appel d’offres déclaré sans suite ou infructueux

I. - Il ne peut y avoir de négociation avec les candidats. Il est seulement possible de demander aux candidats de préciser ou de compléter la teneur de leur offre.

II. - Après classement des offres finales conformément au III de l’article 53, l’offre économiquement la plus avantageuse est choisie en application du ou des critères annoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation. Ce choix est effectué par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Il est possible, en accord avec le candidat retenu, de procéder à une mise au point des composantes du marché sans que ces modifications puissent remettre en cause les caractéristiques substantielles de l’offre ni le classement des offres.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est notifié et un avis d’attribution est publié.

III. - Lorsque aucune candidature ou aucune offre n’a été remise ou lorsqu’il n’a été proposé que des offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 ou des offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35, l’appel d’offres est déclaré sans suite ou infructueux. Cette déclaration est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales. Les candidats qui ont remis un dossier au pouvoir adjudicateur en sont informés.

Lorsque l’appel d’offres est déclaré infructueux, il est possible de mettre en œuvre :

1° Soit un nouvel appel d’offre, ou si les conditions initiales du marché ne sont pas substantiellement modifiées, un marché négocié dans les conditions prévues au 3° du II de l’article 35 dans le cas d’offres inappropriées ou au 1° du I de l’article 35 dans le cas d’offres irrégulières ou inacceptables ;

2° Soit, s’il s’agit d’un lot qui remplit les conditions mentionnées au III de l’article 27, une procédure adaptée.

Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux à l’exception des établissements publics sociaux et médico-sociaux, c’est la commission d’appel d’offres qui choisit le type de procédure à mettre en œuvre.

IV. - A tout moment, la procédure peut être déclarée sans suite pour des motifs d’intérêt général. Les candidats en sont informés.

Section 2 Procédures négociées Article 65 Régime des procédures négociées : dispositions, délais, renseignements complémentaires (voirla définition à l’article 34 du présent code)

I. - La procédure négociée est organisée conformément aux dispositions suivantes.

Lorsqu’il doit être procédé à un avis d’appel public à la concurrence, cet avis est publié dans les conditions prévues à l’article 40.

Le pouvoir adjudicateur peut décider de limiter le nombre de candidats qui seront admis à présenter une offre. Il mentionne cette décision dans l’avis d’appel public à la concurrence. Il fixe dans cet avis un nombre minimum de candidats admis à présenter une offre et peut également fixer un nombre maximum. Ce nombre minimum ne peut être inférieur à trois.

Annulation en Conseil d’Etat (1).

Décision du Conseil d’Etat du 9 juillet 2007, « Syndicat EGF-BTP et a. »

Lorsque le nombre de candidats satisfaisant aux critères de sélection des candidatures est inférieur au nombre minimum, le pouvoir adjudicateur peut continuer la procédure avec les seuls candidats sélectionnés.

II. - Le délai minimal de réception des candidatures, en réponse à un avis d’appel public à la concurrence, est de trente-sept jours, à compter de la date d’envoi de l’avis, ou de trente jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

En cas d’urgence ne résultant pas du fait du pouvoir adjudicateur, ce délai minimal peut être ramené à quinze jours ou à dix jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

III. - Les candidatures sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité.

IV. - Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et à l’heure limites qui ont été annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes, peut demander aux candidats de compléter leur dossier conformément aux dispositions du I de l’article 52.

Au vu des seuls renseignements relatifs aux candidatures, la liste des candidats invités à négocier est établie en application des dispositions de l’article 52.

Les candidats non retenus en sont informés conformément au I de l’article 80.

Article 66 Régime des procédures négociées :lettre de consultation, renseignements complémentaires, délais, négociation, choix final

I. - Une lettre de consultation est envoyée simultanément à tous les candidats sélectionnés.

Cette lettre de consultation comporte au moins :

1° Les documents de la consultation ou, s’ils ne sont pas détenus par le pouvoir adjudicateur, l’adresse du service auprès duquel les documents de la consultation peuvent être immédiatement obtenus sur demande et la date limite pour présenter cette demande, ou encore les conditions d’accès à ces documents s’ils sont mis à disposition directe par voie électronique ;

2° La date et l’heure limites de réception des offres, l’adresse à laquelle elles sont transmises et la mention de l’obligation de les rédiger en langue française ;

3° Les références de l’avis d’appel public à la concurrence publié ;

4° Le cas échéant, la date limite pour demander des documents complémentaires ;

5° La liste des documents à fournir avec l’offre.

II. - Les renseignements complémentaires sur les documents de la consultation sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile, six jours au plus tard avant la date limite fixée pour la réception des offres.

En cas de délais réduits du fait de l’urgence, ces renseignements sont communiqués aux opérateurs économiques qui le demandent en temps utile quatre jours au plus tard avant la date limite fixée pour la réception des offres.

III. - Le délai de réception des offres est librement fixé par le pouvoir adjudicateur. Il est prolongé dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque les délais prévus au II ci-dessus ne peuvent être respectés ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

IV. - Les offres sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité.

V. - Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et l’heure limites qui ont été annoncées dans la lettre de consultation.

Les offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 sont éliminées.

La négociation est engagée avec les candidats sélectionnés. Elle ne peut porter sur l’objet du marché ni modifier substantiellement les caractéristiques et les conditions d’exécution du marché tels qu’elles sont définies dans les documents de la consultation.

La négociation est conduite dans le respect du principe d’égalité de traitement de tous les candidats. Les informations données aux candidats ne peuvent être de nature à avantager certains d’entre eux. Le pouvoir adjudicateur ne peut révéler aux autres candidats des solutions proposées ou des informations confidentielles communiquées par un candidat dans le cadre de la négociation, sans l’accord de celui-ci.

La procédure négociée peut se dérouler en phases successives à l’issue desquelles certains candidats sont éliminés, par application des critères de sélection des offres établis conformément à l’article 53 indiqués dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation. Le recours à cette faculté est prévu dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

VI. - Au terme des négociations, après classement des offres conformément au III de l’article 53, l’offre économiquement la plus avantageuse est choisie par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales en application du ou des critères annoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation.

En cas d’urgence impérieuse prévue au 1° du II de l’article 35, il est procédé conformément aux dispositions du dernier alinéa de l’article 25.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est notifié et un avis d’attribution est publié.

A tout moment, la procédure peut être déclarée sans suite pour des motifs d’intérêt général. Les candidats en sont informés.

Section 3 Procédure de dialogue compétitif Article 67 Régime du dialogue compétitif : organisation (voirla définition à l’article 36 du présent code)

La procédure de dialogue compétitif est organisée conformément aux dispositions suivantes.

I. - Un avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions prévues à l’article 40. Les besoins et exigences sont définis par le pouvoir adjudicateur dans cet avis et, le cas échéant, dans un projet partiellement défini ou dans un programme fonctionnel.

Les modalités du dialogue sont définies dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

Le pouvoir adjudicateur peut décider de limiter le nombre de candidats qui seront admis à participer au dialogue. Il mentionne cette décision dans l’avis d’appel public à la concurrence. Il fixe dans cet avis un nombre minimum de candidats admis à présenter une offre et peut également fixer un nombre maximum. Ce nombre minimum ne peut être inférieur à trois.

Annulation en Conseil d’Etat (1).

Lorsque le nombre de candidats satisfaisant aux critères de sélection des candidatures est inférieur au nombre minimum, le pouvoir adjudicateur peut continuer la procédure avec les seuls candidats sélectionnés.

II. - Le délai minimal de réception des candidatures, en réponse à un avis d’appel public à la concurrence, est de trente-sept jours à compter de la date d’envoi de l’avis, ou de trente jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

III. - Les candidatures sont transmises par tout moyen ­permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur ­réception et d’en garantir la confidentialité.

IV. - L’ouverture des plis n’est pas publique ; les candidats n’y sont pas admis.

Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et l’heure limites qui ont été annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur, qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes, peut demander aux candidats de compléter leur dossier conformément aux dispositions du I de l’article 52.

Au vu des seuls renseignements relatifs aux candidatures, la liste des candidats invités à dialoguer est établie en application des dispositions de l’article 52.

Les candidats non retenus en sont informés conformément au I de l’article 80.

V. - Les candidats sélectionnés sont simultanément invités, par écrit, à participer au dialogue.

L’invitation à participer au dialogue comporte au moins :

1° Les documents de la consultation ou, s’ils ne sont pas détenus par le pouvoir adjudicateur, l’adresse du service auprès duquel les documents de la consultation peuvent être immédiatement obtenus sur demande et la date limite pour présenter cette demande, ou encore les conditions d’accès à ces documents s’ils sont mis à disposition directe par voie électronique ;

2° Les références de l’avis d’appel public à la concurrence ;

3° La date et le lieu de déroulement du dialogue, ainsi que l’obligation d’utiliser la langue française ;

4° Le cas échéant, la date limite pour demander des renseignements complémentaires ;

5° La liste des documents à fournir.

VI. - Le dialogue s’ouvre avec les candidats sélectionnés.

L’objet du dialogue est l’identification et la définition des moyens propres à satisfaire au mieux les besoins. Tous les aspects du marché peuvent être discutés avec les candidats sélectionnés.

La procédure peut se dérouler en phases successives de manière à réduire le nombre de solutions à discuter pendant la phase du dialogue en appliquant les critères de sélection des offres, indiqués dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation. Le recours à cette faculté est indiqué dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

Le dialogue se poursuit jusqu’à ce que soient identifiées, éventuellement après les avoir comparées, la ou les solutions qui sont susceptibles de répondre aux besoins, pour autant qu’il y ait un nombre suffisant de solutions appropriées.

Au cours du dialogue, chaque candidat est entendu dans des conditions d’égalité. Le pouvoir adjudicateur ne peut donner à certains candidats des informations susceptibles de les avantager par rapport à d’autres. Il ne peut révéler aux autres candidats des solutions proposées ou des informations confidentielles communiquées par un candidat dans le cadre de la discussion, sans l’accord de celui-ci.

VII. - Lorsqu’il estime que la discussion est arrivée à son terme, le pouvoir adjudicateur en informe les candidats qui ont participé à toutes les phases de la consultation. Il les invite à remettre leur offre finale sur la base de la ou des solutions qu’ils ont présentées et spécifiées au cours du dialogue, dans un délai qui ne peut être inférieur à quinze jours. L’invitation à remettre leur offre finale comporte au moins la date et l’heure limites de réception de ces offres, l’adresse à laquelle elles seront transmises et l’indication de l’obligation de les rédiger en langue française. Ces offres comprennent tous les éléments requis et nécessaires pour la réalisation du marché.

Les renseignements complémentaires sur le programme fonctionnel ou le projet partiellement défini sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile, six jours au plus tard avant la date limite fixée pour la réception des offres finales.

Des précisions, clarifications, perfectionnements ou compléments peuvent être demandés aux candidats sur leur offre finale. Cependant, ces demandes ne peuvent avoir pour effet de modifier des éléments fondamentaux de l’offre finale, dont la variation est susceptible de fausser la concurrence ou d’avoir un effet discriminatoire.

VIII. - Après classement des offres finales conformément au III de l’article 53, l’offre économiquement la plus avantageuse est choisie en application du ou des critères annoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation. Ce choix est effectué par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

Il peut être demandé au candidat retenu de clarifier des aspects de son offre ou de confirmer les engagements figurant dans ­celle-ci, à condition que ceci n’ait pas pour effet de modifier des éléments substantiels de l’offre, de fausser la concurrence ou d’entraîner des discriminations.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est notifié et un avis d’attribution est publié.

IX. - Lorsque aucune offre finale n’a été remise ou lorsqu’il n’a été proposé que des offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35, le dialogue compétitif est déclaré sans suite ou infructueux. Cette déclaration est effectuée par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales. Les candidats qui ont remis un dossier au pouvoir adjudicateur en sont informés.

Lorsque le dialogue compétitif est déclaré infructueux, il est possible de mettre en œuvre :

1° Soit un nouveau dialogue compétitif, un appel d’offres ou, si les conditions initiales du marché ne sont pas substantiellement modifiées, un marché négocié dans les conditions prévues au 1° du I de l’article 35 ;

2° Soit, s’il s’agit d’un lot qui remplit les conditions mentionnées au III de l’article 27, une procédure adaptée.

Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux à l’exception des établissements publics sociaux et médico-sociaux, c’est la commission d’appel d’offres qui choisit le type de procédure à mettre en œuvre.

X. - Il peut être prévu dans le règlement de la consultation ou dans l’avis d’appel public à la concurrence qu’une prime sera ­allouée à tous les participants au dialogue ou à ceux dont les propositions ont fait l’objet de la discussion ou encore à ceux dont les offres ont été les mieux classées.

La rémunération de l’attributaire du marché tient compte de la prime qui lui a été éventuellement versée en application de l’alinéa précédent.

XI. - A tout moment, la procédure peut être déclarée sans suite pour des motifs d’intérêt général. Les candidats en sont informés.

Section 4 Autres procédures Sous-section 1 Marché relatif à des opérations de communication Article 68 Marchés de communication

Lorsque les marchés relatifs à des opérations de communication sont passés conformément à la procédure de dialogue compétitif ou à la procédure négociée, ils peuvent comporter une ou plusieurs phases de réalisation dont le montant global est défini préalablement à l’exécution du marché. Ils sont alors passés pour une durée de quatre ans au plus.

A l’issue de chaque phase de réalisation, le pouvoir adjudicateur peut, sur la base des résultats obtenus, définir éventuellement, après avis du titulaire du marché, parmi les prestations ­prévues au marché, les nouveaux moyens à mettre en œuvre pour la phase suivante, en vue d’atteindre les objectifs de l’opération de communication.

Cette consultation du titulaire du marché ne peut cependant donner lieu, sans fausser la concurrence ou avoir un effet discriminatoire, à une modification des caractéristiques essentielles du marché.

Ces marchés prévoient la faculté pour le pouvoir adjudicateur d’arrêter leur exécution au terme d’une ou de plusieurs de ces phases.

Sous-section 2 Marché de conception-réalisation Article 69 Régime des marchés de conception-réalisation (voirla définition à l’article 37 du présent code)

I. - Les marchés de conception-réalisation définis à l’article 37 sont passés par les pouvoirs adjudicateurs soumis aux dispositions de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée selon la procédure d’appel d’offres restreint sous réserve des dispositions particulières qui suivent :

Un jury est composé dans les conditions fixées par le I de l’article 24. Il comporte, dans tous les cas, au moins un tiers de maîtres d’œuvre désignés par le président du jury. Ces maîtres d’œuvre sont indépendants des candidats et du pouvoir adjudicateur et sont compétents au regard de l’ouvrage à concevoir et de la nature des prestations à fournir pour sa conception.

Le jury dresse un procès-verbal d’examen des candidatures et formule un avis motivé sur la liste des candidats à retenir. Le pouvoir adjudicateur arrête la liste des candidats admis à réaliser des prestations, auxquels sont remises gratuitement les pièces nécessaires à la consultation.

Les candidats admis exécutent des prestations sur lesquelles se prononce le jury, après les avoir auditionnés. Ces prestations comportent au moins un avant-projet sommaire pour un ouvrage de bâtiment ou un avant-projet pour un ouvrage d’infrastructure, accompagné de la définition des performances techniques de l’ouvrage.

Le jury dresse un procès-verbal d’examen des prestations et d’audition des candidats et formule un avis motivé.

Le pouvoir adjudicateur peut demander des clarifications ou des précisions concernant les offres déposées par les candidats. Cependant, ces précisions, clarifications ou compléments ne peuvent avoir pour effet de modifier des éléments fondamentaux de l’offre ou des caractéristiques essentielles du marché.

Le marché est attribué au vu de l’avis du jury. Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux à l’exception des établissements publics sociaux ou médico-sociaux, c’est la commission d’appel d’offres qui attribue le marché.

Le règlement de la consultation prévoit le montant des primes et les modalités de réduction ou de suppression des primes des candidats dont le jury a estimé que les offres remises avant l’audition étaient incomplètes ou ne répondaient pas au règlement de la consultation. Le montant de la prime attribuée à chaque candidat est égal au prix estimé des études de conception à effectuer telles que définies par le règlement de la consultation, affecté d’un abattement au plus égal à 20 %. La rémunération de l’attributaire du marché tient compte de la prime qu’il a reçue.

II. - Dans le cas des opérations limitées à la réhabilitation de bâtiments, et si les conditions définies aux articles 36 et 37 sont réunies, les marchés de conception-réalisation peuvent également être passés selon la procédure du dialogue compétitif. Ils suivent alors les dispositions prévues à l’article 67.

III. - Lorsque le marché de conception-réalisation est d’un montant inférieur aux seuils de procédure formalisée définis à ­l’article 26, et si les conditions définies à l’article 37 sont réunies, il peut être passé selon une procédure adaptée régie par l’article 28.

IV. - Dans les cas prévus aux II et III ci-dessus, si les documents de la consultation ont prévu la remise de prestations, ils mentionnent également le montant des primes et les modalités de ­réduction ou de suppression des primes des candidats dont l’offre ne répondait pas aux documents de la consultation. Le montant de la prime attribuée à chaque candidat est égal au prix estimé des études de conception à effectuer telles que définies par le ­règlement de la consultation, affecté d’un abattement au plus égal à 20 %. La rémunération de l’attributaire du marché tient compte de la prime qu’il a reçue.

Sous-section 3 Concours Article 70 Régime des concours (voir la définition à l’article 38du présent code)

I. - Un avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions prévues à l’article 40. Les délais de réception des candidatures et des offres sont ceux de l’appel d’offres.

En cas de concours ouvert, les plis adressés par les candidats comportent une première enveloppe contenant les renseignements relatifs à leur candidature, une seconde enveloppe contenant les prestations demandées et une troisième enveloppe contenant leur offre de prix pour la réalisation du marché.

En cas de concours restreint, les plis adressés par les candidats contiennent les seuls renseignements relatifs à leur candidature.

II. - L’ouverture des plis n’est pas publique ; les candidats n’y sont pas admis.

Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et à l’heure limites qui ont été annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence.

Avant de procéder à l’examen des candidatures, le pouvoir adjudicateur, qui constate que des pièces dont la production était réclamée sont absentes ou incomplètes, peut demander aux candidats de compléter leur dossier conformément aux dispositions du I de l’article 52.

III. - 1° Les candidatures sont transmises au jury qui les examine. Il dresse un procès-verbal et formule un avis motivé.

La liste des candidats admis à concourir est arrêtée et les candidats non retenus en sont informés conformément au I de l’article 80.

2° En concours ouvert, la deuxième enveloppe contenant les prestations demandées et la troisième enveloppe contenant l’offre de prix sont rendues aux candidats éliminés sans avoir été ouvertes.

3° En concours restreint, le nombre de candidats admis à concourir ne peut être inférieur à trois, sauf si le nombre de candidats retenus en application des critères de sélection des candidatures n’est pas suffisant. Le pouvoir adjudicateur peut décider de limiter le nombre de candidats qui seront admis à concourir. Il mentionne cette décision dans l’avis d’appel public à la concurrence. Il fixe dans cet avis un nombre minimum de candidats ­admis à concourir et peut également fixer un nombre maximum.

Lorsque le nombre de candidats satisfaisant aux critères de sélection est inférieur au nombre minimum, le pouvoir adjudicateur peut continuer la procédure avec les seuls candidats sélectionnés.

Les candidats admis à concourir sont invités à remettre leurs prestations et une enveloppe séparée contenant leur offre de prix pour la réalisation du marché.

IV. - Avant leur communication au jury, les enveloppes relatives aux prestations sont ouvertes. Les prestations demandées sont enregistrées. Le pouvoir adjudicateur est tenu de les rendre anonymes si le montant estimé du marché de services à passer avec le lauréat est égal ou supérieur aux seuils des marchés passés selon une procédure formalisée. Elles peuvent faire l’objet d’une analyse préalable destinée à préparer le travail du jury.

V. - Les prestations des candidats sont ensuite transmises au jury qui les évalue, en vérifie la conformité au règlement du concours et en propose un classement fondé sur les critères indiqués dans l’avis d’appel public à concurrence. Le jury dresse un procès-verbal de l’examen des prestations, dans lequel il consigne ses observations et tout point nécessitant des éclaircissements, et formule un avis motivé. Ce procès-verbal est signé par tous les membres du jury. L’anonymat est respecté jusqu’à l’avis du jury.

VI. - Le jury peut ensuite inviter les candidats à répondre aux questions qu’il a consignées dans ce procès-verbal afin de clarifier tel ou tel aspect d’un projet. Un procès-verbal complet du dialogue entre les membres du jury et les candidats est établi.

VII. - Après réception de l’avis et des procès-verbaux du jury, et après examen de l’enveloppe contenant le prix, le ou les lauréats du concours sont choisis par le pouvoir adjudicateur.

Des primes sont allouées aux candidats conformément aux propositions du jury.

VIII. - Le ou les lauréats sont invités à négocier et le marché qui fait suite au concours est attribué. Pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux à l’exception des établissements publics sociaux ou médico-sociaux, c’est l’assemblée délibérante qui attribue le marché.

IX. - Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est notifié et un avis d’attribution est publié.

Chapitre V Dispositions spécifiques à certains marchés Section 1 Obligation de décoration des constructions publiques Article 71 Décoration des constructions publiques

Les conditions dans lesquelles sont passés les marchés ayant pour objet des réalisations exécutées en application de dispositions législatives ou réglementaires relatives à l’obligation de décoration des constructions publiques sont précisées par décret.

Voir le décret n° 2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l’obligationde décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation (décret modifié par le décret n° 2005-90 du 4 février 2005).

Voir l’arrêté du 22 mars 2005 pris en application de l’article 1 er  du décret n° 2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l’obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation. Section 2 Marchés à tranches conditionnelles Article 72 Marchés à tranches conditionnelles

Le pouvoir adjudicateur peut passer un marché sous la forme d’un marché à tranches conditionnelles.

Le marché à tranches conditionnelles comporte une tranche ferme et une ou plusieurs tranches conditionnelles. Le marché définit la consistance, le prix ou ses modalités de détermination et les modalités d’exécution des prestations de chaque tranche. Les prestations de la tranche ferme doivent constituer un ensemble cohérent ; il en est de même des prestations de chaque tranche conditionnelle, compte tenu des prestations de toutes les tranches antérieures. L’exécution de chaque tranche conditionnelle est subordonnée à une décision du pouvoir adjudicateur, notifiée au titulaire dans les conditions fixées au marché. Lorsqu’une tranche conditionnelle est affermie avec retard ou n’est pas affermie, le titulaire peut bénéficier, si le marché le prévoit et dans les conditions qu’il définit, d’une indemnité d’attente ou d’une indemnité de dédit.

Section 3 Marchés associant conception, réalisationet exploitation ou maintenance Article 73 Marchés associant conception, réalisationet exploitation ou maintenance

I. - Les marchés de réalisation et d’exploitation ou de maintenance sont des marchés publics qui associent l’exploitation ou la maintenance à la réalisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffrés de performance définis notamment en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ils comportent des engagements de performance mesurables. La durée du marché tient compte des ­délais nécessaires à la réalisation de ces objectifs et engagements qui constituent son objet.

II. - Les marchés de conception, de réalisation et d’exploitation ou de maintenance sont des marchés publics qui associent l’exploitation ou la maintenance à la conception et à la réalisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffrés de performance définis notamment en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ils comportent des engagements de performance mesurables. La durée du marché tient compte des délais nécessaires à la réalisation de ces objectifs et des engagements qui constituent son objet.

Si un tel marché comprend la réalisation de travaux qui relèvent de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985, l’entrepreneur ne peut être associé à la conception que pour la réalisation d’engagements de performance énergétique dans un ou des bâtiments existants, ou pour des motifs d’ordre technique tels que définis à l’article 37.

Le régime de primes du IV de l’article 69 est applicable aux marchés définis au présent II, quel que soit leur montant estimé.

III. - Lorsque la valeur estimée des marchés mentionnés aux I et II est inférieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 ou lorsque ces marchés relèvent de l’article 30, ils peuvent être passés selon la procédure adaptée prévue à l’article 28.

Lorsque leur valeur estimée est égale ou supérieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, ces marchés sont passés selon une des procédures prévues au I de cet article. Lorsqu’ils comprennent la réalisation de travaux qui relèvent de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985, les marchés mentionnés au II sont passés selon les règles prévues aux I et II de l’article 69.

IV. - Les marchés mentionnés aux I et II fixent le prix de l’ensemble des prestations et les modalités de rémunération du titulaire. La rémunération de l’exploitation et de la maintenance est liée à l’atteinte de performances mesurées fixées dans le marché pour toute sa durée d’exécution. Les modalités de rémunération se conforment aux dispositions des deux dernières phrases de l’article 10 et de l’article 96 du présent code.

Ces marchés prévoient, parmi les critères de choix des offres, le critère de coût global de l’offre ainsi qu’un ou plusieurs critères relatifs aux objectifs de performance prévus aux I et II, définis en fonction de l’objet du marché.

L’article 20 du décret n°2011-1000 a introduit la possibilité de conclure des contrats globaux associant soit la conception, la réalisation et l’exploitation ou la maintenance, soit la réalisation, l’exploitation ou la maintenance pour satisfaire des objectifs chiffrés de performance. Il peut s’agir de « contrats de performance énergétique », institués par les lois « Grenelle 1 et 2 », mais aussi, d’une façon générale, de tout contrat comportant, de la part du titulaire, des engagements de performance mesurables, notamment, en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ces contrats globaux de performance dérogent au principe de l’allotissement. Section 4 Marché de maîtrise d’œuvre Article 74 Marchés de maîtrise d’œuvre

I. - Les marchés de maîtrise d’œuvre ont pour objet, en vue de la réalisation d’un ouvrage ou d’un projet urbain ou paysager, l’exécution d’un ou plusieurs éléments de mission définis par l’article 7 de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée et par le décret du 29 novembre 1993 susmentionné.

II. - Les marchés de maîtrise d’œuvre d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 sont passés selon la procédure du concours dans les conditions précisées ci-après. Ils peuvent toutefois être passés ­selon la ­procédure adaptée lorsque leur montant est inférieur à ces mêmes seuils. Dans le cas de marchés de maîtrise d’œuvre passés en procédure adaptée, toute remise de prestations donne lieu au versement d’une prime dans les conditions précisées au deux­ième alinéa du III.

III. - Le concours mentionné ci-dessus est un concours restreint organisé dans les conditions définies à l’article 70.

Les candidats ayant remis des prestations conformes au règlement du concours bénéficient d’une prime.L’avis d’appel public à la concurrence indique le montant de cette prime. Le montant de la prime attribuée à chaque candidat est égal au prix estimé des études à effectuer par les candidats telles que définies dans l’avis d’appel public à la concurrence et précisées dans le règlement du concours, affecté d’un abattement au plus égal à 20 %.

La rémunération du marché de maîtrise d’œuvre tient compte de la prime reçue pour sa participation au concours par le candidat attributaire.

Pour les marchés de maîtrise d’œuvre d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur n’est pas tenu de recourir au concours de maîtrise d’œuvre dans les cas suivants :

1° Pour l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre relatif à la réutilisation ou à la réhabilitation d’ouvrages existants ;

2° Pour l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre relatif à des ouvrages réalisés à titre de recherche, d’essai ou d’expérimentation ;

3° Pour l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre qui ne confie aucune mission de conception au titulaire ;

4° Pour l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre relatif à des ouvrages d’infrastructures.

Si le pouvoir adjudicateur ne retient pas la procédure du concours, la procédure applicable est :

a) Soit la procédure négociée si les conditions de l’article 35 sont remplies. En cas de publicité et de mise en concurrence, la mise en concurrence peut être limitée à l’examen des compétences, références et moyens humains et matériels des candidats. Le pouvoir adjudicateur, après avis du jury tel que défini au I de l’article 24, dresse la liste des candidats admis à négocier, dont le nombre ne peut être inférieur à trois sauf si le nombre de candidats n’est pas suffisant. Le pouvoir adjudicateur engage les négociations. Au terme de ces négociations, le marché est attribué ;

b) Soit la procédure de l’appel d’offres si les conditions de l’article 35 ne sont pas remplies. Dans ce cas, un jury composé dans les conditions définies au I de l’article 24 émet un avis motivé sur les candidatures et sur les offres.

IV. - Lorsque les conditions de recours au dialogue compétitif sont réunies, cette procédure peut être mise en œuvre pour l’attribution d’un marché ou d’un accord-cadre de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation d’un ouvrage ou la réalisation d’un projet ­urbain ou paysager.

Le montant de la prime attribué à chaque participant au dialogue est égal au prix de toutes les études demandées par le maître d’ouvrage et définies par le règlement de la consultation affecté d’un abattement au plus égal à 20 %.

Un jury peut être composé conformément au I de l’article 24. Dans ce cas, le jury examine les candidatures et formule dans un procès-verbal un avis motivé sur celles-ci. Le maître d’ouvrage dresse la liste des maîtres d’œuvre admis au dialogue au vu de cet avis.

A l’issue du dialogue, le jury examine les offres finales, les évalue et les classe dans un avis motivé qui fait l’objet d’un procès-verbal. Il peut inviter les candidats à apporter des précisions, ­clarifications, perfectionnements ou compléments sur leur offre finale. Le marché est attribué au vu de l’avis du jury.

Le jury se prononce le cas échéant sur l’application des modalités de réduction ou de suppression de la prime définies dans le règlement de la consultation ou dans l’avis d’appel public à la concurrence s’il estime que les prestations remises sont incomplètes ou ne sont pas conformes au règlement de la consultation.

Il est désormais possible de recourir au dialogue compétitif pour l’attribution d’un marché ou d’un accord-cadre de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation d’un ouvrage ou la réalisation d’un projet urbainou paysager (article 21 du décret n° 2011-1000). Section 5 Marchés réalisés dans le cadre de programmes expérimentaux Article 75 Marchés expérimentaux

Les pouvoirs adjudicateurs qui réalisent des ouvrages qui ont pour objet de vérifier la pertinence, sur un nombre limité de réalisations, des projets retenus par l’Etat dans le cadre d’un programme public national de recherche, d’essai et d’expérimentation, peuvent passer, pour leur réalisation, des marchés de maîtrise d’œuvre ou de travaux, au terme d’une procédure de mise en concurrence conforme au présent code, limitée à des opérateurs économiques choisis parmi ceux dont les projets auront été sélectionnés par le jury du programme public national, après publication d’un avis d’appel public à la concurrence. Un protocole d’expérimentation est passé entre le pouvoir adjudicateur et l’organisme public responsable du programme national.

Section 6 Marchés et accords-cadres relatifs à l’achatde véhicules à moteur Article 75-1 Achat de véhicules à moteur

I. - Le pouvoir adjudicateur, lorsqu’il achète un véhicule à moteur relevant des catégories M et N définies à l’article R. ­311-1 du code de la route et que la valeur estimée du marché ou de ­l’accord-cadre est égale ou supérieure au seuil à partir duquel il doit recourir aux procédures formalisées pour la passation de ses marchés de fournitures, tient compte des incidences énergétiques et environnementales de ce véhicule sur toute sa durée de vie.

Sont exemptés de cette obligation les achats :

1° De véhicules conçus et construits pour être utilisés principalement sur les chantiers de construction, dans les carrières ou les installations portuaires ou aéroportuaires ;

2° De véhicules conçus et construits pour être utilisés par les forces armées, la protection civile, les services de lutte contre ­l’incendie et les services responsables du maintien de l’ordre ;

3° De machines mobiles.

Si l’achat du véhicule à moteur est réalisé pour l’exécution d’un service public de transport de personnes dont le pouvoir adjudicateur s’est vu confier la gestion et l’exploitation, l’obligation mentionnée au premier alinéa s’applique, indépendamment de la valeur estimée du marché ou de l’accord-cadre, dès lors que les produits de la gestion et l’exploitation, sur toute leur durée, sont d’un montant égal ou supérieur au seuil à partir duquel l’autorité responsable du transport doit recourir aux procédures formalisées pour la passation de ses propres marchés de fournitures.

II. - Il peut être satisfait à l’obligation énoncée au premier alinéa du I par la fixation de spécifications techniques relatives aux performances énergétiques et environnementales du véhicule. Ces spécifications relèvent des dispositions du 1° ou du 2° du I de l’article 6.

III. - Il peut également être satisfait à la même obligation par l’inclusion des incidences énergétiques et environnementales du véhicule, sur toute sa durée de vie, dans les critères d’attribution prévus au I de l’article 53. Les incidences à prendre en compte sont définies selon les modalités fixées au IV ci-dessous.

Si le pouvoir adjudicateur choisit de traduire ces incidences en valeur monétaire, leur quantification doit se conformer à la méthodologie établie en application du IV ci-dessous. La valeur monétaire ainsi obtenue n’est pas prise en compte pour l’appréciation du montant du marché au sens des dispositions des articles 26 et 27.

IV. - Un arrêté conjoint des ministres chargés de l’écologie et de l’économie détermine les incidences énergétiques et environnementales liées à l’utilisation du véhicule à moteur qu’il convient de prendre en compte, comportant notamment la consommation d’énergie, les émissions de CO2 et celles de particules, de composés d’azote et d’oxygène (NOx) et de composés hydrocarbonés non méthaniques (HCNM), ainsi que la méthodologie à appliquer s’il est envisagé de traduire ces incidences en ­valeur monétaire.

Cet article a été créé par le décret n° 2011-493 du 5 mai 2011 relatifà la prise en compte des incidences énergétiques et environnementales des véhicules à moteur dans les procédures de commande publique. Chapitre VI Accord-cadre et marchés à bons de commande Article 76 Accords-cadres (voir la définitionà l’article 1 er du présent code)

I. - Les accords-cadres définis à l’article 1er sont passés selon les procédures et dans les conditions prévues par le présent code. Dans ces accords-cadres le pouvoir adjudicateur a la faculté de prévoir un minimum et un maximum en valeur ou en quantité, ou un minimum, ou un maximum, ou encore être conclus sans ­minimum ni maximum.

II. - Les marchés passés sur le fondement d’un accord-cadre sont des documents écrits qui précisent les caractéristiques et les modalités d’exécution des prestations demandées qui n’ont pas été fixées dans l’accord-cadre. La conclusion des marchés passés sur le fondement d’un accord-cadre intervient soit lors de la survenance du besoin, soit selon une périodicité prévue par l’accord-cadre.

III. - Lorsqu’un accord-cadre est attribué à plusieurs opérateurs économiques, ceux-ci sont au moins au nombre de trois, sous réserve d’un nombre suffisant de candidats et d’offres. Pour chacun des marchés à passer sur le fondement de cet accord, le pouvoir adjudicateur consulte par écrit les opérateurs économiques ­titulaires de l’accord-cadre et organise une mise en concurrence selon la procédure suivante :

1° Lorsque la remise en concurrence est organisée au moment de la survenance du besoin et que cet accord-cadre a été divisé en lots, seuls sont consultés les titulaires des lots correspondant à l’objet du marché fondé sur l’accord-cadre ;

2° Lorsque la remise en concurrence est organisée selon une périodicité prévue par l’accord-cadre, elle porte sur tous les lots ;

3° Quel que soit le choix opéré, les parties ne peuvent apporter des modifications substantielles aux termes fixés dans l’accord-cadre lors de la passation des marchés fondés sur cet accord ;

4° Le pouvoir adjudicateur fixe un délai suffisant pour la présentation des offres en tenant compte d’éléments tels que la complexité des prestations attendues ou le temps nécessaire à la transmission des offres.

Ces offres sont proposées conformément aux caractéristiques fixées par l’accord-cadre et les documents de la consultation propres au marché fondé sur l’accord-cadre. Elles sont établies par écrit et transmises au pouvoir adjudicateur par tout moyen permettant de déterminer la date et l’heure de réception. Leur contenu doit rester confidentiel jusqu’à l’expiration du délai prévu pour le dépôt des offres.

5° Les marchés passés sur le fondement de l’accord-cadre sont attribués à celui ou, le cas échéant, à ceux des titulaires de l’accord-­cadre qui ont présenté les offres économiquement les plus avantageuses, sur la base des critères non discriminatoires fixés par l’accord-cadre pour l’attribution de ces marchés.

IV. - Lorsqu’un accord-cadre est attribué à un seul opérateur économique, le pouvoir adjudicateur peut, préalablement à la conclusion des marchés fondés sur l’accord-cadre, demander au titulaire de l’accord-cadre de compléter, par écrit, son offre. Les compléments ainsi apportés aux caractéristiques de l’offre retenue pour l’attribution de l’accord-cadre ne peuvent avoir pour effet de les modifier substantiellement.

V. - La durée des accords-cadres ne peut dépasser quatre ans, sauf dans des cas exceptionnels dûment justifiés, notamment par leur objet, ou par le fait que leur exécution nécessite des investissements amortissables sur une durée supérieure à quatre ans.

La conclusion des marchés passés sur le fondement d’un accord-­cadre ne peut se faire que pendant la durée de validité de l’accord-­cadre. Leur durée d’exécution est fixée conformément aux conditions habituelles d’exécution des prestations faisant l’objet de l’accord cadre. Le pouvoir adjudicateur ne peut cependant retenir une date de passation et une durée d’exécution telles que l’exécution des marchés se prolonge au-delà de la date limite de validité de l’accord dans des conditions qui méconnaissent l’obligation d’une remise en concurrence périodique des opérateurs économiques.

VI. - Les marchés passés sur le fondement d’un accord-cadre peuvent être des marchés à bons de commande. Ils sont alors passés selon les règles prévues par le présent article et exécutés selon les règles prévues par l’article 77.

VII. - Pour des besoins occasionnels de faible montant, le pouvoir adjudicateur peut s’adresser à un prestataire autre que le ou les titulaires de l’accord-cadre, pour autant que le montant cumulé de tels achats ne dépasse pas la somme de 10 000 Euros HT. Le recours à cette possibilité ne dispense pas le pouvoir ­adjudicateur de respecter son engagement de passer des commandes à hauteur du montant minimum de l’accord-cadre lorsque celui-ci est prévu.

VIII. - Pour les achats d’énergies non stockables qui donnent lieu à un accord-cadre, les marchés passés sur le fondement de l’accord-cadre précisent la période durant laquelle a lieu la fourniture d’énergie. La quantité précise d’énergie qui sera fournie durant cette période peut ne pas être précisée dans les marchés fondés sur l’accord-cadre. Cette quantité est constatée à l’issue de la période mentionnée dans le marché.

Pour les achats d’énergies non stockables qui ne donnent pas lieu à un accord-cadre ou à un marché à bons de commande, le marché détermine la consistance, la nature et le prix unitaire de l’énergie fournie ou les modalités de sa détermination. Le ­marché peut ne pas indiquer la quantité précise d’énergie qui devra être fournie durant son exécution. Celle-ci sera alors constatée à ­l’issue de la durée de validité du marché.

Article 77 Marchés à bons de commande

I. - Un marché à bons de commande est un marché conclu avec un ou plusieurs opérateurs économiques et exécuté au fur et à mesure de l’émission de bons de commande. Lorsqu’un marché à bons de commande est attribué à plusieurs opérateurs économiques, ceux-ci sont au moins au nombre de trois, sous réserve d’un nombre suffisant de candidats et d’offres.

Dans ce marché le pouvoir adjudicateur a la faculté de prévoir un minimum et un maximum en valeur ou en quantité, ou un minimum, ou un maximum, ou prévoir que le marché est conclu sans minimum ni maximum.

L’émission des bons de commande s’effectue sans négociation ni remise en concurrence préalable des titulaires, selon des modalités expressément prévues par le marché.

Les bons de commande sont des documents écrits ­adressés aux titulaires du marché. Ils précisent celles des prestations, ­décrites dans le marché, dont l’exécution est demandée et en déterminent la quantité.

II. - La durée des marchés à bons de commande ne peut ­dépasser quatre ans, sauf dans des cas exceptionnels dûment justifiés, notamment par leur objet ou par le fait que leur ­exécution nécessite des investissements amortissables sur une durée ­supérieure à quatre ans.

L’émission des bons de commande ne peut intervenir que pendant la durée de validité du marché. Leur durée d’exécution est fixée conformément aux conditions habituelles d’exécution des prestations faisant l’objet du marché. Le pouvoir adjudicateur ne peut cependant retenir une date d’émission et une durée d’exécution de ces bons de commande telles que l’exécution des marchés se prolonge au-delà de la date limite de validité du marché dans des conditions qui méconnaissent l’obligation d’une remise en concurrence périodique des opérateurs économiques.

III. - Pour des besoins occasionnels de faible montant, le pouvoir adjudicateur peut s’adresser à un prestataire autre que le ou les titulaires du marché, pour autant que le montant cumulé de tels achats ne dépasse pas 1 % du montant total du marché, ni la somme de 10 000 Euros HT. Le recours à cette possibilité ne dispense pas le pouvoir adjudicateur de respecter son engagement de passer des commandes à hauteur du montant minimum du marché lorsque celui-ci est prévu.

Chapitre VII Système d’acquisition dynamique Article 78 Système d’acquisition dynamique

I. - 1° Un système d’acquisition dynamique est une procédure entièrement électronique de passation de marché public, pour des fournitures et services courants, par lequel le pouvoir adjudicateur attribue, après mise en concurrence, un ou plusieurs marchés à l’un des opérateurs préalablement sélectionnés sur la base d’une offre indicative.

L’article 23 du décret n° 2011-1000 élargit la possibilité aux « services courants »de recourir au système d’acquisition dynamique .

Le système d’acquisition dynamique est créé pour une durée maximale de quatre ans, sauf dans des cas exceptionnels ­dûment justifiés.

Pour mettre en place un système d’acquisition dynamique, le pouvoir adjudicateur suit toutes les phases de l’appel d’offres ouvert.

2° Aux fins de la mise en place d’un système d’acquisition ­dynamique, le pouvoir adjudicateur :

a) Publie un avis d’appel public à la concurrence précisant qu’il s’agit d’un système d’acquisition dynamique et indiquant les critères qui seront appliqués pour la sélection des titulaires des marchés conclus dans le cadre de ce système ;

b) Précise, dans les documents de la consultation, la nature des achats envisagés dans le cadre de ce système, ainsi que toutes les informations nécessaires concernant le système d’acquisition, l’équipement électronique utilisé et les modalités techniques de connexion ;

c) Offre par voie électronique, dès la publication de l’avis et jusqu’à expiration du système, un accès libre, direct et complet aux documents de la consultation et indique dans l’avis l’adresse internet à laquelle ces documents peuvent être consultés.

3° Le système est ouvert pendant toute sa durée à tous les opérateurs économiques satisfaisant aux critères de sélection et ayant présenté une offre indicative conforme aux documents de la consultation et aux documents complémentaires éventuels. Les offres indicatives peuvent être améliorées à tout moment à condition qu’elles demeurent conformes aux documents de la consultation.

Le pouvoir adjudicateur procède à l’évaluation des candidatures et des offres indicatives dans un délai maximum de quinze jours à compter de leur présentation. Il peut prolonger cette période d’évaluation pour autant qu’il n’engage, entre-temps, aucune procédure de passation de marché dans le cadre du système d’acquisition dynamique susceptible d’intéresser les candidats évalués. Le pouvoir adjudicateur informe sans délai les opérateurs de leur admission dans le système d’acquisition dynamique ou du rejet de leur candidature ou de leur offre indicative.

Le pouvoir adjudicateur ne peut recourir à ce système de manière à empêcher, restreindre ou fausser la concurrence.

II. - Les marchés passés dans le cadre d’un système d’acquisition dynamique, dits marchés spécifiques, font l’objet d’une mise en concurrence.

1° Avant de procéder à cette mise en concurrence le pouvoir adjudicateur publie un avis de marché simplifié conforme au règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné, invitant tous les opérateurs économiques, qui n’auraient pas déjà présenté une offre indicative dans le cadre de la mise en place du système d’acquisition dynamique, à présenter une offre indicative dans un délai qui ne peut être inférieur à quinze jours à compter de la date d’envoi de l’avis simplifié. Le pouvoir adjudicateur ne procède à la mise en concurrence qu’après avoir achevé l’évaluation de toutes les offres indicatives présentées dans ce délai.

2° Le pouvoir adjudicateur invite ensuite tous les candidats ­admis dans le système à présenter une offre définitive pour chaque marché spécifique à passer dans le cadre du système. A cette fin, il fixe un délai suffisant pour la présentation des offres.

3° L’offre économiquement la plus avantageuse est choisie, sur la base des critères d’attribution énoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence publié lors de la mise en place du système d’acquisition dynamique. Ce choix est effectué par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales. Ces critères peuvent, le cas échéant, être précisés dans l’invitation mentionnée au 2°.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les ­attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Ces marchés sont notifiés et un avis d’attribution est publié.

Aucuns frais de dossier ne peuvent être facturés aux opérateurs économiques.

Chapitre VIII Achèvement de la procédure Article 79 Rapport de présentation

Pour les marchés et accords-cadres passés selon une des procédures formalisées, le pouvoir adjudicateur établit un rapport de présentation de la procédure de passation comportant au moins :

1° Le nom et l’adresse du pouvoir adjudicateur, l’objet et la valeur du marché, de l’accord-cadre ou du système d’acquisition dynamique ;

2° Le nom des candidats retenus et le motif de ce choix ;

3° Le nom des candidats exclus et les motifs du rejet de leur candidature ;

4° Les motifs du rejet des offres jugées anormalement basses ;

5° Le nom du titulaire et les motifs du choix de son offre, ainsi que, si elle est connue, la part du marché ou de l’accord-cadre que le titulaire a l’intention de sous-traiter à des tiers ;

6° En ce qui concerne les procédures négociées, le motif du recours à ces procédures ;

7° En ce qui concerne le dialogue compétitif, le motif du recours à cette procédure ;

8° Le cas échéant, les raisons pour lesquelles le pouvoir adjudicateur a renoncé à passer un marché, un accord-cadre ou à mettre en place un système d’acquisition dynamique ;

9° L’indication que des fournitures proviennent d’un pays membre de l’Union européenne ou d’un autre pays signataire de l’accord sur les marchés publics conclus dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce ;

En cas de procédure dématérialisée, le pouvoir adjudicateur fournit, en outre, toutes les informations sur le déroulement des procédures d’attribution conduites par voie électronique.

Lorsque le pouvoir adjudicateur est soumis à un contrôle public de ses marchés, ce rapport est communiqué en même temps que le marché aux instances chargées du contrôle des marchés.

Le rapport de présentation ou ses principaux éléments sont communiqués à la Commission européenne à sa demande.

Article 80 Information des candidats et notification

I. - 1° Pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée autre que celle prévue au II de l’article 35, le pouvoir adjudicateur, dès qu’il a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore eu communication du rejet de leur candidature.

Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

La notification de l’attribution du marché ou de l’accord-cadre comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé, d’une part, dans le cas d’attribution du marché au seul opérateur ayant participé à la consultation, d’autre part, dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système ­d’acquisition dynamique.

3° Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. ­551-15 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur ayant fait publier l’avis prévu par l’article 40-1 du ­présent code respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du marché.

Pour rendre applicables aux marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique les dispositions du second alinéa du même article, le pouvoir adjudicateur respecte un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de la notification prévue au 1° et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés.

4° Le marché ou l’accord-cadre peut être signé électroniquement, selon les modalités fixées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

II. - Lorsque le pouvoir adjudicateur décide de ne pas attribuer le marché ou de recommencer la procédure, il informe, dans les plus brefs délais, les candidats des motifs de sa décision. Sur ­demande écrite des candidats, la réponse est écrite.

III. - Le pouvoir adjudicateur ne peut communiquer les renseignements dont la divulgation :

a) Serait contraire à la loi, en particulier violerait le secret industriel et commercial ;

b) Serait contraire à l’intérêt public ;

c) Pourrait nuire à une concurrence loyale entre les opérateurs économiques.

L’article 80 précise désormais que, pour les marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, le pouvoiradjudicateur doit respecter un délai d’au moins 16 jours entre l’envoide la notification d’éviction aux candidats et la conclusion du marché (11 jours par voie électronique). Par ailleurs, l’acheteur public est maintenant dispensé du respectde suspension de signature lorsqu’un seul candidat a participé à la consultation ou en cas de marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique. Ces modifications tiennent compte de la jurisprudence Société Koné (CE, 1 er  juin 2011, n° 346405). Dans cet arrêt, le Conseil d’État a énoncé que l’ancienne rédaction de l’article 80 I-2-a) du Code était contraire à la directive européenne « Recours » 2007/66/CE du Parlement européen et du Conseildu 11 décembre 2007. L’article 80 I-2-a) dispensait, en effet, l’acheteur public du respect du délai de suspension avant la conclusiond’un contrat « lorsque le marché est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documentsde la consultation ». (Voir l’article 24 du décret n° 2011-1000.) Article 81 Notification des marchés et des accords-cadres

Sauf dans le cas de l’échange de lettres prévu au 1° du II de l’article 35, les marchés et accords-cadres d’un montant supérieur à 20 000 Euros HT sont notifiés avant tout commencement d’exécution.

Pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée, la notification consiste en un envoi d’une ­copie du marché ou de l’accord-cadre signé au titulaire. La date de ­notification est la date de réception de cette copie par le titulaire.

A l’exception du cas de l’échange de lettres, le marché ou l’accord-­cadre prend effet à cette date.

Article 82 Notification des marchés et des accords-cadres :cas des collectivités territoriales et des établissements publics sociaux ou médico-sociaux

Pour les collectivités territoriales, le marché ou l’accord-cadre est notifié au titulaire après transmission, lorsqu’elle est prévue, au représentant de l’Etat des pièces nécessaires à l’exercice de son contrôle.

Pour les établissements publics sociaux ou médico-sociaux, le marché ou l’accord-cadre est notifié au titulaire après réception, le cas échéant, de ces pièces par le représentant de l’Etat.

Article 83 Communication des motifs de rejet et de choixd’une candidature

Le pouvoir adjudicateur communique à tout candidat écarté qui n’a pas été destinataire de la notification prévue au 1° du I de l’article 80 les motifs du rejet de sa candidature ou de son offre dans les quinze jours de la réception d’une demande écrite à cette fin.

Si le candidat a vu son offre écartée alors qu’elle n’était aux termes de l’article 35 ni inappropriée, ni irrégulière, ni inacceptable, le pouvoir adjudicateur est en outre tenu de lui communiquer les caractéristiques et les avantages relatifs de l’offre ­retenue ainsi que le nom du ou des attributaires du marché ou de l’accord-cadre.

Article 84 Fiches statistiques

Le pouvoir adjudicateur établit des fiches statistiques sur les marchés qu’il passe et les transmet aux services compétents de l’Etat, dans des conditions définies par décret.

Article 85 Avis d’attribution

I. - Pour les marchés et les accords-cadres donnant lieu à l’une des procédures formalisées et pour les marchés de ­services ­relevant de l’article 30 d’un montant égal ou supérieur à 193 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur envoie pour publication, dans un délai maximal de quarante-huit jours à compter de la notification du marché ou de l’accord-cadre, un avis d’attribution. Le pouvoir adjudicateur est dispensé d’envoyer un avis d’attribution pour les marchés ­fondés sur un accord-cadre.

Le pouvoir adjudicateur envoie un avis sur le résultat de la passation des marchés fondés sur un système d’acquisition dynamique au plus tard quarante-huit jours après la notification de chaque marché. Toutefois, il peut n’envoyer qu’un avis global chaque trimestre, au plus tard quarante-huit jours après la fin de chaque trimestre.

II. - L’avis d’attribution est publié dans l’organe qui a assuré la publication de l’avis d’appel public à la concurrence et selon les mêmes modalités de transmission que celles définies à l’article 40 du présent code.

III. - Pour les marchés d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, l’avis est établi pour la publication au Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné.

IV. - Pour les marchés relevant de l’article 30 d’un montant égal ou supérieur à 193 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur adresse l’avis d’attribution à l’Office des publications officielles de l’Union européenne et au Bulletin officiel des annonces des ­marchés ­publics en indiquant s’il en accepte la publication.

V. - Certaines informations relatives à la passation du marché ou à la conclusion de l’accord-cadre peuvent ne pas être publiées lorsque leur divulgation ferait obstacle à l’application des lois, serait contraire à l’intérêt public ou porterait préjudice aux intérêts commerciaux légitimes des candidats ou pourrait nuire à une concurrence loyale entre ceux-ci.

Lorsque le montant du marché est égal ou supérieur aux seuils définis à l’article 26, seul le modèle d’avis européen est désormais utilisé pour les publications au BOAMP et au JOUE.

Voir aussi l’arrêt CE du 16 juillet 2007, « Société Tropic Travaux Signalisation », n° 291545 : « Le recours Tropic » doit être exercé, « y compris si le contrat contesté est relatif à des travaux publics, dansun délai de deux mois à compter de l’accomplissement des mesures de publicité appropriées, notamment au moyen d’un avis mentionnant à la fois la conclusion du contrat et les modalités de sa consultation dans le respect des secrets protégés par la loi ». Article 85-1 Publicité : possibilité de référé contractuel

Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. ­551-7 du code de justice administrative, le pouvoir ­adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la ­conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des articles 28 ou 30.

Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative dans le cas d’un marché fondé sur un accord-­cadre ou un système d’acquisition dynamique, le pouvoir adjudicateur avise les candidats non retenus de la signature du marché en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre.

Cet article a été créé par le décret n° 2009-1456 du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicables aux contratsde la commande publique, puis modifié par le décret n° 2010-406du 26 avril 2010.

Titre IV Exécution des marchés

Chapitre I er Régime financier

Section 1 Règlement, avances, acomptes

Article 86 Différents versements

Les marchés donnent lieu à des versements à titre d’avances, d’acomptes, de règlements partiels définitifs ou de solde, dans les conditions fixées par la présente section.

Sous-section 1 Avances Article 87 Régime des avances

I. - Une avance est accordée au titulaire d’un marché lorsque le montant initial du marché ou de la tranche affermie est supérieur à 50 000 Euros HT et dans la mesure où le délai d’exécution est supérieur à deux mois. Cette avance est calculée sur la base du montant du marché diminué du montant des prestations confiées à des sous-traitants et donnant lieu à paiement direct.

Dans le cas d’un marché à bons de commande, comportant un montant minimum supérieur à 50 000 Euros HT, l’avance est accordée en une seule fois sur la base de ce montant minimum.

Dans le cas d’un marché à bons de commande ne comportant ni minimum ni maximum, l’avance est accordée pour chaque bon de commande d’un montant supérieur à 50 000 Euros HT et d’une durée d’exécution supérieure à deux mois.

Dans le cas d’un marché à bons de commande, comportant un montant minimum supérieur à 50 000 Euros HT, passé en application des articles 7 et 8 et lorsque chaque service ou organisme procède lui-même au paiement des prestations qu’il a commandées, le marché peut prévoir que le régime de l’avance est celui qui relève des dispositions applicables aux marchés à bons de commande ne comportant ni minimum ni maximum.

Le titulaire peut refuser le versement de l’avance.

II. - Le montant de l’avance est fixé, sous réserve des dispositions du III du présent article et de celles de l’article 115 :

1° A 5 % du montant initial, toutes taxes comprises, du marché ou de la tranche affermie si leur durée est inférieure ou égale à douze mois ; si cette durée est supérieure à douze mois, l’avance est égale à 5 % d’une somme égale à douze fois le montant mentionné ci-dessus divisé par cette durée exprimée en mois ;

2° Dans le cas d’un marché à bons de commande comportant un montant minimum supérieur à 50 000 Euros HT, à 5 % du montant minimum si la durée du marché est inférieure ou égale à douze mois ; si cette durée est supérieure à douze mois, l’avance est égale à 5 % d’une somme égale à douze fois le montant minimum divisé par la durée du marché exprimée en mois ;

3° Dans le cas d’un marché à bons de commande ne comportant ni minimum ni maximum ou qui comporte un minimum et un maximum fixé en quantité, pour chaque bon de commande d’un montant supérieur à 50 000 Euros HT et d’une durée d’exécution supérieure à deux mois, à 5 % du montant du bon de commande si la durée prévue pour l’exécution de celui-ci est inférieure ou égale à douze mois ; si cette durée est supérieure à douze mois, l’avance est égale à 5 % d’une somme égale à douze fois le montant du bon de commande divisé par la durée prévue pour l’exécution de celui-ci exprimée en mois.

Le montant de l’avance ne peut être affecté par la mise en œuvre d’une clause de variation de prix.

III. - Le marché peut prévoir que l’avance versée au titulaire du marché dépasse les 5 % mentionnés au II.

En tout état de cause, l’avance ne peut excéder 30 % des montants mentionnés au II.

L’avance peut toutefois être portée à un maximum de 60 % des montants mentionnés ci-dessus, sous réserve que le titulaire constitue une garantie à première demande conformément aux dispositions de l’article 90.

Le taux et les conditions de versement de l’avance sont fixés par le marché. Ils ne peuvent être modifiés par avenant.

IV. - Les dispositions du présent article s’appliquent aux marchés reconductibles, sur le montant de la période initiale et aux marchés reconduits, sur le montant de chaque reconduction.

V. - Le marché peut prévoir le versement d’une avance dans les cas où elle n’est pas obligatoire.

L’assiette de l’avance versée au titulaire « est égale au montant du marché qu’il exécute directement, déduction faite, le cas échéant, du montant des prestations confiées aux sous-traitants et faisant l’objet d’un paiement direct. » (Direction des affaires juridiques de Bercy)

Concernant les modalités de remboursement de l’avance verséeau sous-traitant, voir le nouvel article 115 du présent code. Ce dernier dispose expressément que ce remboursement s’impute sur les sommes dues au sous-traitant selon les mêmes modalités que celles prévues à l’article 88 pour le titulaire du marché.

Voir les articles 26 et 29 du décret n° 2011-1000. Article 88 Remboursement de l’avance

I. - Le remboursement de l’avance s’impute sur les sommes dues au titulaire, selon un rythme et des modalités fixés par le marché par précompte sur les sommes dues à titre d’acomptes ou de règlement partiel définitif ou de solde.

Il doit, en tout état de cause, être terminé lorsque le montant des prestations exécutées par le titulaire atteint 80 % du montant toutes taxes comprises des prestations qui lui sont confiées au titre du marché ou de la tranche affermie, du bon de commande dans le cas d’un marché à bons de commande ne comportant ni minimum ni maximum, du montant minimum dans le cas d’un marché à bons de commandes comportant un montant minimum.

II. - Dans le silence du marché, le remboursement s’impute sur les sommes dues au titulaire quand le montant des prestations exécutées par le titulaire atteint 65 % des montants mentionnés au I.

III. - Les dispositions du présent article s’appliquent aux marchés reconductibles, sur le montant de la période initiale et aux marchés reconduits, sur le montant de chaque reconduction.

Article 89 Avances par les collectivités : garantie à première demande ou caution personnelle et solidaire

Lorsque le montant de l’avance est inférieur ou égal à 30 % de l’assiette retenue au II de l’article 87 pour la détermination du montant de cette avance, les collectivités territoriales peuvent conditionner son versement à la constitution d’une garantie à ­première demande portant sur tout ou partie du remboursement de l’avance. Les deux parties peuvent s’accorder pour substituer à cette garantie une caution personnelle et solidaire.

Cette disposition n’est pas applicable aux organismes publics titulaires d’un marché.

Article 90 Avances : garantie à première demande

Lorsque le montant de l’avance est supérieur à 30 % de ­l’assiette retenue au II de l’article 87 pour la détermination du montant de cette avance, le titulaire du marché ne peut recevoir cette avance qu’après avoir constitué une garantie à première demande. La constitution de cette garantie n’est toutefois pas exigée des organismes publics titulaires d’un marché.

Pour les marchés passés pour les besoins de la défense, l’obligation de constituer cette garantie peut être supprimée ou aménagée par un arrêté conjoint du ministre chargé de la défense et du ministre chargé de l’économie.

Arrêté à paraître. Sous-section 2 Acomptes Article 91 Acomptes

Les prestations qui ont donné lieu à un commencement d’exécution du marché ouvrent droit à des acomptes.

Le montant d’un acompte ne peut excéder la valeur des prestations auxquelles il se rapporte.

La périodicité du versement des acomptes est fixée au maximum à trois mois. Lorsque le titulaire est une petite ou moyenne entreprise au sens de l’article 48, une société coopérative ouvrière de production, un groupement de producteurs agricoles, un ­artisan, une société coopérative d’artisans, une société coopérative d’artistes ou une entreprise adaptée, ce maximum est ramené à un mois pour les marchés de travaux. Pour les marchés de fournitures et de services, il est ramené à un mois à la demande du titulaire.

Sous-section 3 Régime des paiements Article 92 Règlements partiels définitifs

Constitue un règlement partiel définitif un règlement non susceptible d’être remis en cause par les parties après son paiement, notamment lors de l’établissement du solde.

Les marchés de travaux ne donnent pas lieu à des règlements partiels définitifs.

Les acomptes n’ont pas le caractère de paiements non susceptibles d’être remis en cause.

Article 93 Présentation de factures pour les marchéspassés en lots séparés

Dans le cas des marchés passés en lots séparés, le titulaire de plusieurs lots présente des factures distinctes pour chacun des lots ou une facture globale identifiant distinctement les ­différents lots.

Article 94 Clause de variation de prix

Lorsque le marché comporte une clause de variation de prix, la valeur finale des références utilisées pour l’application de cette clause est appréciée au plus tard à la date de réalisation des ­prestations telle que prévue par le marché, ou à la date de leur réalisation réelle si celle-ci est antérieure.

Lorsque la valeur finale des références n’est pas connue à la date où doit intervenir un acompte ou un paiement partiel ­définitif, le pouvoir adjudicateur procède à un règlement provisoire sur la base des dernières références connues.

Le paiement calculé sur la base des valeurs finales de référence intervient au plus tard trois mois après la date à laquelle sont publiées ces valeurs.

Lorsque les avances sont remboursées par précompte sur les sommes dues à titre d’acompte ou de solde, le précompte est effectué après application de la clause de variation de prix sur le montant initial de l’acompte ou du solde.

Article 95 Résiliation du marché : montant des dettes etdes créances avant liquidation définitive du solde

En cas de résiliation totale ou partielle du marché, les parties peuvent s’accorder, sans attendre la liquidation définitive du solde, sur un montant de dettes et de créances, hors indemnisation éventuelle, acceptées par elles, à titre provisionnel.

Si le solde est créditeur au profit du titulaire, le pouvoir adjudicateur lui verse 80 % de ce montant. S’il est créditeur au profit du pouvoir adjudicateur, le titulaire lui reverse 80 % de ce montant. Un délai peut être accordé au titulaire pour s’acquitter de sa dette ; dans cette hypothèse, le titulaire doit fournir la garantie prévue à l’article 104.

Article 96 Paiement différé

Est interdite l’insertion dans un marché de toute clause de paiement différé.

Article 97 Constat de versements

Les opérations effectuées par le titulaire d’un marché qui donnent lieu à versement d’avances ou d’acomptes, à règlement partiel définitif, ou à paiement pour solde, sont constatées par un écrit établi par le pouvoir adjudicateur ou vérifié et accepté par lui.

Article 98 Délai global de paiement

Le délai global de paiement d’un marché public ne peut excéder :

1° 30 jours pour les services de l’Etat et ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial, à l’exception de ceux mentionnés au 2°, pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux ;

2° 50 jours pour les établissements publics de santé et les établissements du service de santé des armées.

Le dépassement du délai de paiement ouvre de plein droit et sans autre formalité, pour le titulaire du marché ou le sous-­traitant, le bénéfice d’intérêts moratoires, à compter du jour suivant l’expiration du délai.

Un décret précise les modalités d’application du présent article.

Depuis le 1 er  juillet 2010, le délai de paiement des collectivités territoriales et des établissements publics locaux est aligné surcelui de l’Etat, à 30 jours. Le délai de paiement des établissements publics de santé et des établissements de service de santé des armées est maintenu à 50 jours.

Voir le décret n° 2002-232 du 21 février 2002 relatif à la mise en œuvre du délai maximum de paiement dans les marchés publics (modifiépar le décret n° 2005-436 du 9 mai 2005, le décret n° 2008-408du 28 avril 2008, le décret n° 2008-1550 du 31 décembre 2008 etle décret n° 2011-1000 du 25 août 2011). Article 99 Echelonnement de l’exécution du marchéet des versements

Dans le cas où le marché prévoit l’échelonnement de son exécution et des versements auxquels il donne lieu, aucune créance ne peut devenir exigible, aucun intérêt moratoire ne peut commencer à courir avant les dates ainsi prévues par le marché.

Article 100 Versement en cas de résiliation du marchéouvrant droit à indemnisation

En cas de résiliation du marché ouvrant droit à indemnisation, si les parties ne parviennent pas à un accord dans un délai de six mois à compter de la date de la résiliation sur le montant de ­l’indemnité, le pouvoir adjudicateur verse au titulaire, qui en fait la demande, le montant qu’il a proposé.

Section 2 Garanties Sous-section 1 Retenue de garantie Article 101 Retenue de garantie

Le marché peut prévoir, à la charge du titulaire, une retenue de garantie qui est prélevée par fractions sur chacun des versements autres qu’une avance. Le montant de la retenue de garantie ne peut être supérieur à 5 % du montant initial augmenté, le cas échéant, du montant des avenants. La retenue de garantie a pour seul objet de couvrir les réserves à la réception des travaux, fournitures ou services ainsi que celles formulées, le cas échéant, pendant le délai de garantie. Le délai de garantie est le délai, qui peut être prévu par le marché, pendant lequel le pouvoir adjudicateur peut formuler des réserves sur des malfaçons qui n’étaient pas apparentes ou dont les conséquences n’étaient pas identifiables au moment de la réception.

Dans l’hypothèse où le montant des sommes dues au titulaire ne permettrait pas de procéder au prélèvement de la retenue de garantie, celui-ci est tenu de constituer une garantie à première demande selon les modalités fixées à l’article 102.

Cette disposition n’est pas applicable aux organismes publics titulaires d’un marché.

Article 102 Garantie à première demandeou caution personnelle et solidaire

La retenue de garantie peut être remplacée au gré du titulaire par une garantie à première demande ou, si le pouvoir adjudicateur ne s’y oppose pas, par une caution personnelle et solidaire. Le montant de la garantie à première demande ou de la caution personnelle et solidaire ne peut être supérieur à celui de la retenue de garantie qu’elles remplacent. Leur objet est identique à celui de la retenue de garantie qu’elles remplacent.

La garantie à première demande ou la caution personnelle et solidaire est établie selon un modèle fixé par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 3 janvier 2005 modifié par l’arrêté du 28 août 2006et l’arrêté du 29 février 2008.

L’organisme apportant sa garantie est choisi parmi les tiers agréés par l’Autorité de contrôle prudentiel mentionnée à l’article L. ­612-1 du code monétaire et financier. Lorsque cet organisme est étranger, il est choisi parmi les tiers agréés dans son pays d’origine. Le pouvoir adjudicateur peut récuser l’organisme qui doit apporter sa garantie.

Lorsque le titulaire du marché est un groupement solidaire, la garantie est fournie par le mandataire pour le montant total du marché, avenants compris.

Lorsque le titulaire est un groupement conjoint, chaque membre du groupement fournit une garantie correspondant aux prestations qui lui sont confiées. Si le mandataire du groupement conjoint est solidaire de chacun des membres du groupement, la garantie peut être fournie par le mandataire pour la totalité du marché.

Dans l’hypothèse où la garantie ou la caution ne serait pas constituée ou complétée au plus tard à la date à laquelle le titulaire remet la demande de paiement correspondant au premier acompte, la fraction de la retenue de garantie correspondant à l’acompte est prélevée.

Le titulaire a la possibilité, pendant toute la durée du marché, de substituer une garantie à première demande ou, si le pouvoir adjudicateur ne s’y oppose pas, une caution personnelle et solidaire à la retenue de garantie. Toutefois, cette garantie à première demande ou cette caution personnelle et solidaire est constituée pour le montant total du marché y compris les avenants. Les montants prélevés au titre de la retenue de garantie sont reversés au titulaire après constitution de la garantie de substitution.

Article 103 Remboursement de la retenue de garantie,intérêts moratoires

La retenue de garantie est remboursée un mois au plus tard après l’expiration du délai de garantie.

En cas de retard de remboursement, des intérêts moratoires sont versés selon les modalités définies par le décret mentionné à l’article 98.

Les établissements ayant accordé leur caution ou leur garantie à première demande sont libérés un mois au plus tard après l’expiration du délai de garantie.

Toutefois, si des réserves ont été notifiées au titulaire du marché ou aux établissements ayant accordé leur caution ou leur garantie à première demande pendant le délai de garantie et si elles n’ont pas été levées avant l’expiration de ce délai, les établissements sont libérés de leurs engagements un mois au plus tard après la date de leur levée.

Sous-section 2 Autres garanties Article 104 Garantie à première demande, caution personnelle et solidaire en cas de résiliation d’un marché sans retenue de garantie

En cas de résiliation d’un marché qui n’a pas prévu de retenue de garantie, lorsqu’un délai est accordé au titulaire, dans les conditions prévues à l’article 95, pour reverser au pouvoir adjudicateur 80 % du montant de l’éventuel solde créditeur apparu au profit de celui-ci, le titulaire fournit une garantie à première ­demande ou, si le pouvoir adjudicateur ne s’y oppose pas, une caution personnelle et solidaire.

Article 105 Autres garanties

Le cahier des charges détermine, s’il y a lieu, les autres garanties qui peuvent être demandées au titulaire du marché pour ­l’exécution d’un engagement particulier.

Section 3 Financement Sous-section 1 Cession ou nantissement des créances résultantdes marchés Article 106 Cession ou nantissement d’un marché

Le pouvoir adjudicateur remet au titulaire à sa demande soit une copie de l’original du marché revêtue d’une mention dûment signée, par lui, indiquant que cette pièce est délivrée en unique exemplaire en vue de permettre au titulaire de céder ou de nantir des créances résultant du marché, soit un certificat de cessibilité conforme à un modèle défini par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Désormais, le pouvoir adjudicateur ne remet au titulaire du marché les documents nécessaires à la cession ou au nantissementde ses créances qu’à la demande de celui-ci et non plus de façon automatique.

Voir l’arrêté du 28 août 2006 relatif au certificat de cessibilitédes créances issues des marchés publics. La dématérialisation du certificat de cessibilité, établi selon un modèle électronique, s’effectue suivant les modalités prévues par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

L’exemplaire unique ou le certificat de cessibilité est remis par l’organisme bénéficiaire de la cession ou du nantissement au comptable assignataire en tant que pièce justificative pour le paiement.

Lorsque le secret exigé en matière de défense fait obstacle à la remise au bénéficiaire d’une cession ou d’un nantissement de la copie du marché, le pouvoir adjudicateur délivre au titulaire un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité ne contenant que les indications compatibles avec le secret.

Le titulaire du marché peut, pour toute autre cause, demander que le contenu de l’exemplaire unique ou du certificat de cessibilité soit réduit aux indications nécessaires à la cession ou au nantissement.

S’il est procédé à une modification dans la désignation du comptable ou dans les conditions du règlement du marché, le pouvoir adjudicateur annote l’exemplaire unique ou le certificat de cessibilité d’une mention constatant la modification.

Pour tout marché prévoyant plusieurs comptables assignataires, le pouvoir adjudicateur fournit autant d’exemplaires uniques ou de certificats de cessibilité que de comptables, en précisant dans une mention apposée sur chacun de ces documents le comptable auquel il doit être remis. Chaque document ne mentionne que la part de la créance totale que le comptable auquel il est transmis est appelé à mettre en paiement.

Dans le cas d’un marché à bons de commande ou d’un marché à tranches, il est délivré, au gré du titulaire, soit un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité du marché, soit un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité de chaque bon de commande ou de chaque tranche.

Dans le cas d’un marché exécuté par un groupement conjoint, il est délivré à chaque entreprise un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité limité au montant des prestations qui lui sont confiées.

Dans le cas d’un marché exécuté par un groupement solidaire, il est délivré un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité au nom du groupement, dès lors que les prestations réalisées par les entreprises ne sont pas individualisées. Si les prestations sont individualisées, un exemplaire unique ou un certificat de cessibilité correspondant à la prestation qu’elle exécute est délivré à chaque entreprise.

Article 107 Bénéficiaires d’une cession ou d’un nantissementde créance

Le bénéficiaire d’une cession ou d’un nantissement de créance au titre d’un marché public notifie ou signifie cette cession ou ce nantissement au comptable public assignataire.

Ce bénéficiaire encaisse seul, à compter de cette notification ou signification au comptable, le montant de la créance ou de la part de créance qui lui a été cédée ou donnée en nantissement.

Quand la cession ou le nantissement de créance a été constitué au profit de plusieurs bénéficiaires, chacun d’eux encaisse seul la part de la créance qui lui a été affectée dans la cession ou le nantissement dont les mentions ont été notifiées au comptable.

En cas de sous-traitance prévue dès la passation du marché, le titulaire indique dans le marché la nature et le montant des prestations qu’il envisage de confier à des sous-traitants bénéficiant, dans les conditions prévues à l’article 115 du présent code, du paiement direct. Ce montant est déduit du montant du marché pour déterminer le montant maximum de la créance que le titulaire peut céder ou donner en nantissement.

Article 108 Cas de notification de cessionou de nantissement de créance

En cas de cession ou de nantissement effectué conformément aux articles L. ­313-23 à L. ­313-34 du code monétaire et financier, la notification prévue à l’article L. ­313-28 de ce code est adressée au comptable public assignataire désigné dans le marché dans les formes prévues à l’article R. ­313-17 dudit code.

Article 109 Demandes d’information par les bénéficiairesd’une cession ou d’un nantissement de créance

Les bénéficiaires de nantissements ou cessions de créances peuvent, au cours de l’exécution du marché, demander au pouvoir adjudicateur soit un état sommaire des prestations effectuées, accompagné d’une évaluation qui n’engage pas le pouvoir adjudicateur, soit le décompte des droits constatés au profit du titulaire du marché ; ils peuvent demander, en outre, un état des avances et des acomptes mis en paiement. La personne chargée de fournir ces divers renseignements est désignée dans le marché.

Les mêmes bénéficiaires peuvent demander au comptable un état détaillé des oppositions au paiement de la créance détenue par le titulaire du marché qu’il a reçues.

S’ils en font la demande par lettre recommandée avec avis de réception postal, en justifiant de leur qualité, le pouvoir adjudicateur est tenu de les aviser, en même temps que le titulaire du marché, de toutes les modifications apportées au contrat qui ont un effet sur le nantissement ou la cession.

Ils ne peuvent exiger d’autres renseignements que ceux prévus ci-dessus ni intervenir en aucune manière dans l’exécution du marché.

Article 110 Privilège de pluviôse

Les seuls fournisseurs susceptibles de bénéficier du privilège résultant de l’article L. ­3253-22 du code du travail sont ceux qui ont été agréés par le pouvoir adjudicateur, dans des conditions fixées par décret.

Le privilège ne porte que sur les fournitures livrées postérieurement à la date à laquelle la demande d’agrément est parvenue à l’autorité compétente.

Sous-section 2 Intervention d’OSEO Banque de développement des petiteset moyennes entreprises (OSEO BDPME) Article 111 Avances de trésorerie par OSEO BDPME

Lorsqu’OSEO BDPME envisage d’accorder des avances de trésorerie au bénéfice des titulaires des marchés soumis aux dispositions du présent code ou au bénéfice de leurs sous-traitants ayant droit au paiement direct, il peut obtenir du pouvoir adjudicateur toute pièce justificative validant l’existence de la créance financée.

Voir aussi http://www.oseo.fr/votre_projet/commande_publique Chapitre II Dispositions relatives à la sous-traitance Article 112 Sous-traitance : conditions

Le titulaire d’un marché public de travaux, d’un marché public de services ou d’un marché industriel peut sous-traiter ­l’exécution de certaines parties de son marché à condition d’avoir obtenu du pouvoir adjudicateur l’acceptation de chaque sous-traitant et l’agrément de ses conditions de paiement.

Un marché industriel est un marché ayant pour objet la fourniture d’équipements ou de prototypes conçus et réalisés spécialement pour répondre aux besoins du pouvoir adjudicateur.

Article 113 Sous-traitance : responsabilité de l’exécution du marché

En cas de sous-traitance, le titulaire demeure personnellement responsable de l’exécution de toutes les obligations résultant du marché.

Article 114 Acceptation de chaque sous-traitant et agrémentde ses conditions de paiement

L’acceptation de chaque sous-traitant et l’agrément de ses conditions de paiement sont demandés dans les conditions suivantes :

1° Dans le cas où la demande de sous-traitance intervient au moment du dépôt de l’offre ou de la proposition, le candidat fournit au pouvoir adjudicateur une déclaration mentionnant :

a) La nature des prestations sous-traitées ;

b) Le nom, la raison ou la dénomination sociale et l’adresse du sous-traitant proposé ;

c) Le montant maximum des sommes à verser par paiement direct au sous-traitant ;

d) Les conditions de paiement prévues par le projet de contrat de sous-traitance et, le cas échéant, les modalités de variation des prix ;

e) Les capacités professionnelles et financières du sous-traitant.

Il lui remet également une déclaration du sous-traitant indiquant qu’il ne tombe pas sous le coup d’une interdiction d’accéder aux marchés publics.

La notification du marché emporte acceptation du sous-traitant et agrément des conditions de paiement ;

2° Dans le cas où la demande est présentée après le dépôt de l’offre, le titulaire remet contre récépissé au pouvoir adjudicateur ou lui adresse par lettre recommandée, avec demande d’avis de réception, une déclaration contenant les renseignements mentionnés au 1°.

Le titulaire établit en outre qu’aucune cession ni aucun nantissement de créances résultant du marché ne font obstacle au paiement direct du sous-traitant, dans les conditions prévues à l’article 116, en produisant soit l’exemplaire unique ou le certificat de cessibilité du marché qui lui a été délivré, soit une attestation ou une mainlevée du bénéficiaire de la cession ou du nantissement des créances.

L’acceptation du sous-traitant et l’agrément des conditions de paiement sont alors constatés par un acte spécial signé des deux parties.

Figurent dans l’acte spécial les renseignements ci-dessus ­mentionnés au 1° ;

3° Si, postérieurement à la notification du marché, le titulaire envisage de confier à des sous-traitants bénéficiant du paiement direct l’exécution de prestations pour un montant supérieur à celui qui a été indiqué dans le marché ou l’acte spécial, il demande la modification de l’exemplaire unique ou du certificat de cessibilité prévus à l’article 106 du présent code.

Si cet exemplaire ou ce certificat de cessibilité a été remis en vue d’une cession ou d’un nantissement de créances et ne peut être restitué, le titulaire justifie soit que la cession ou le nantissement de créances concernant le marché est d’un montant tel qu’il ne fait pas obstacle au paiement direct de la partie sous-­traitée, soit que son montant a été réduit afin que ce paiement soit possible.

Cette justification est donnée par une attestation du bénéficiaire de la cession ou du nantissement de créances résultant du marché.

Le pouvoir adjudicateur ne peut pas accepter un sous-traitant ni agréer ses conditions de paiement si l’exemplaire unique ou le certificat de cessibilité n’a pas été modifié ou si la justification mentionnée ci-dessus ne lui a pas été remise.

Toute modification dans la répartition des prestations entre le titulaire et les sous-traitants payés directement ou entre les sous-traitants eux-mêmes exige également la modification de l’exemplaire unique ou du certificat de cessibilité ou, le cas échéant, la production d’une attestation ou d’une mainlevée du ou des cessionnaires ;

4° Le silence du pouvoir adjudicateur gardé pendant vingt et un jours à compter de la réception des documents mentionnés aux 2 et 3 vaut acceptation du sous-traitant et agrément des conditions de paiement.

Article 115 Régime des avances : assiette de calcul et remboursement de l’avance en cas de sous-traitance

Les dispositions prévues aux articles 86 à 100 s’appliquent aux sous-traitants mentionnés à l’article 114 en tenant compte des dispositions particulières ci-après :

1° Lorsque le montant du contrat de sous-traitance est égal ou supérieur à 600 Euros TTC, le sous-traitant, qui a été accepté et dont les conditions de paiement ont été agréées par le pouvoir adjudicateur, est payé directement, pour la partie du marché dont il assure l’exécution.

Toutefois, en ce qui concerne les marchés industriels passés par le ministère de la défense, notamment les marchés de réalisation de prototypes, de fabrication, d’assemblage, d’essais, de réparations non courantes ou de maintien en condition et de prestations intellectuelles, les sous-traitants ne sont payés directement que si le montant de leur contrat de sous-traitance est égal ou supérieur à 10 % du montant total du marché ;

2° Lorsqu’une partie du marché est sous-traitée, l’avance versée au titulaire est calculée sur la base du montant du marché diminué le cas échéant du montant des prestations confiées aux sous-traitants et donnant lieu à paiement direct.

Dès lors que le titulaire remplit les conditions pour bénéficier d’une avance, une avance est versée, sur leur demande, aux sous-traitants bénéficiaires du paiement direct.

Pour le calcul du montant de cette avance, les limites fixées à l’article 87 sont appréciées par référence au montant des prestations confiées au sous-traitant tel qu’il figure dans le marché ou dans l’acte spécial mentionné au 2° de l’article 114.

Le droit du sous-traitant à une avance est ouvert dès la notification du marché ou de l’acte spécial par le pouvoir adjudicateur.

Le remboursement de cette avance s’impute sur les sommes dues au sous-traitant selon les mêmes modalités que celles prévues à l’article 88.

Si le titulaire du marché qui a perçu l’avance sous-traite une part du marché postérieurement à sa notification, il rembourse l’avance correspondant au montant des prestations sous-traitées et ­donnant lieu à paiement direct, même dans le cas où le sous-traitant ne souhaite pas bénéficier de l’avance.

Le remboursement par le titulaire s’impute sur les sommes qui lui sont dues par le pouvoir adjudicateur dès la notification de l’acte spécial.

Cet article précise l’assiette de calcul de l’avance versée au titulaire du marché lorsqu’une partie du marché est sous-traitée. Elle est désormais calculée sur la base du montant du marché diminué le cas échéant du montant des prestations confiées aux sous-traitants et donnant lieu à paiement direct. (2°) De plus, le remboursement de l’avance s’impute désormais sur les sommes dues au sous-traitant selon les mêmes modalités que celles prévues à l’article 88.

Voir aussi les articles 87 et 88 du présent code. Article 116 Paiement des sous-traitants

Le sous-traitant adresse sa demande de paiement libellée au nom du pouvoir adjudicateur au titulaire du marché, sous pli ­recommandé avec accusé de réception, ou la dépose auprès du titulaire contre récépissé.

Le titulaire dispose d’un délai de quinze jours à compter de la signature de l’accusé de réception ou du récépissé pour donner son accord ou notifier un refus, d’une part, au sous-traitant et, d’autre part, au pouvoir adjudicateur ou à la personne désignée par lui dans le marché.

Le sous-traitant adresse également sa demande de paiement au pouvoir adjudicateur ou à la personne désignée dans le marché par le pouvoir adjudicateur, accompagnée des factures et de l’accusé de réception ou du récépissé attestant que le titulaire a bien reçu la demande ou de l’avis postal attestant que le pli a été refusé ou n’a pas été réclamé.

Le pouvoir adjudicateur ou la personne désignée par lui dans le marché adresse sans délai au titulaire une copie des factures produites par le sous-traitant.

Le pouvoir adjudicateur procède au paiement du sous-traitant dans le délai prévu par l’article 98. Ce délai court à compter de la réception par le pouvoir adjudicateur de l’accord, total ou partiel, du titulaire sur le paiement demandé, ou de l’expiration du délai mentionné au deuxième alinéa si, pendant ce délai, le titulaire n’a notifié aucun accord ni aucun refus, ou encore de la réception par le pouvoir adjudicateur de l’avis postal mentionné au troisième alinéa.

Le pouvoir adjudicateur informe le titulaire des paiements qu’il effectue au sous-traitant.

Article 117 Cession ou nantissement de créancespar un sous-traitant

Le sous-traitant qui a été accepté et dont les conditions de paiement ont été agréées peut céder ou nantir, à concurrence du montant des prestations qui lui sont réglées directement, tout ou partie de sa créance.

La copie de l’original du marché ou du certificat de cessibilité prévu à l’article 106 ou, le cas échéant, de l’acte spécial prévu à l’article 114 désignant un sous-traitant admis au paiement direct, est remise à chaque sous-traitant bénéficiant du paiement direct.

Voir la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 modifiée relativeà la sous-traitance. Chapitre III Exécution complémentaire Article 118 Avenant ou poursuite de l’exécution

Dans le cas particulier où le montant des prestations exécutées atteint le montant prévu par le marché, la poursuite de l’exécution des prestations est subordonnée, que les prix indiqués au marché soient forfaitaires ou unitaires, à la conclusion d’un avenant ou, si le marché le prévoit, à une décision de poursuivre prise par le pouvoir adjudicateur.

Voir l’article 20 du présent code.

Titre V Dispositions relatives au contrôle

Chapitre unique Contrôle des marchés

Section 1 Mission interministérielle d’enquête sur les marchés publics et les délégations de service public

Article 119 Composition de la mission interministérielled’enquête sur les marchés publics et les délégations de service public

Les membres de la mission interministérielle d’enquête, ­instituée par l’article 1er de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 modifiée relative à la transparence et à la régularité des procédures de marchés et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence, sont désignés pour une période de quatre ans renouvelable.

Le secrétariat de la mission interministérielle d’enquête est assuré par la direction chargée des affaires juridiques du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie.

Le chef de la mission interministérielle organise et dirige les travaux de la mission. Il désigne, parmi les membres de la mission, les enquêteurs chargés des affaires.

Article 120 Enquête sur un marché ayant un caractère secret relatif à la défense nationale

L’enquête relative à un marché présentant, en tout ou en partie, un caractère secret relatif à la défense nationale ne peut être confiée qu’à un enquêteur préalablement habilité à connaître des informations protégées par les textes relatifs aux secrets de défense.

Article 121 Auditions et visites de la mission interministérielle

Les auditions et visites auxquelles procèdent le ou les membres de la mission chargés d’une enquête en application de l’article 2 de la loi du 3 janvier 1991 susmentionnée donnent lieu à un compte rendu énonçant la nature, la date et le lieu des constatations ou contrôles effectués. Le compte rendu est signé de l’enquêteur et de la personne concernée par les investigations. En cas de refus de celle-ci, mention en est faite au compte rendu.

Article 122 Rapport d’enquête de la mission interministérielle

Le représentant légal de la collectivité territoriale, de l’établissement public local ou de la société d’économie mixte locale concerné par l’enquête dispose d’un délai de quinze jours à compter de la notification du rapport établi par la mission interministérielle pour faire connaître ses observations éventuelles. Passé ce délai, le rapport peut être transmis au préfet.

Le rapport d’enquête est adressé aux autorités administratives qui ont demandé l’enquête ainsi qu’au Premier ministre et, le cas échéant, au procureur de la République, conformément aux dispositions de l’article 40 du code de procédure pénale.

La mission interministérielle d’enquête peut, même après l’envoi de son rapport, être consultée par les diverses autorités administratives compétentes sur les suites à lui donner et sur toutes les questions se rapportant à l’exploitation des informations figurant dans le rapport d’enquête et le dossier qui y est joint.

Article 123 Champ d’enquête de la mission interministérielle

L’enquête diligentée par la mission interministérielle d’enquête instituée par l’article 1er de la loi du 3 janvier 1991 susmentionnée s’effectue sans préjudice des contrôles existants et ne peut empiéter sur les fonctions de direction ou d’exécution des services.

Article 124 Rapport d’activité de la mission interministérielle

Le chef de mission établit annuellement un rapport d’activité dans lequel il expose les résultats obtenus, les difficultés rencontrées au cours des enquêtes et les points sur lesquels ont été constatées les irrégularités les plus fréquentes ou les plus graves. Il propose les mesures qui seraient de nature à y remédier ou à les atténuer. Il effectue un bilan de la situation par rapport à l’année antérieure. Ce rapport est adressé au Premier ministre, au garde des sceaux, ministre de la justice, et au ministre chargé de l’économie.

Section 2 Contrôle du coût de revient des marchés publicsde l’Etat Article 125 Contrôle du coût de revientdes marchés publics de l’Etat

I. - Dans les cas prévus ci-dessous, les titulaires de marchés fournissent au service contractant, si celui-ci en fait la demande, tous renseignements sur les éléments techniques et comptables du coût de revient des prestations qui font l’objet du marché.

Lesdits titulaires ont l’obligation de permettre et de faciliter la vérification éventuelle sur pièces ou sur place de l’exactitude de ces renseignements par les agents de l’administration mentionnés au IV.

Les obligations prévues ci-dessus sont applicables aux marchés de travaux, fournitures ou études pour lesquels la spécialité des techniques, le petit nombre de candidats possédant la compétence requise, des motifs de secret ou des raisons d’urgence impérieuse ne permettent pas de faire appel à la concurrence ou de la faire jouer efficacement.

Les personnes soumises aux dispositions des alinéas précédents peuvent être assujetties à présenter leurs bilans, comptes de résultat ainsi que leur comptabilité analytique ou, à défaut de celle-ci, tous documents de nature à permettre l’établissement des coûts de revient.

II. - La référence aux obligations prévues au I figure dans les documents contractuels du marché soumis au contrôle.

Le document contractuel faisant référence aux obligations prévues au I fixe les sanctions applicables si l’entreprise soumise à ces obligations refuse de communiquer des pièces ou des documents, fournit des renseignements erronés ou met obstacle à la vérification.

III. - La décision d’exercer un contrôle de coût de revient en application du I est prise par l’autorité qui a signé le marché soumis au contrôle.

IV. - Les agents ou les catégories d’agents des services de l’Etat habilités à exercer les vérifications sur pièces ou sur place en application du I sont désignés par arrêté du ministre dont ils dépendent.

Les agents des établissements publics appelés à effectuer lesdites vérifications sont habilités nommément par arrêté du ministre de tutelle.

Les agents habilités conformément aux dispositions des deux alinéas précédents peuvent être mis à la disposition de tout département ministériel pour effectuer des vérifications au profit de celui-ci.

V. - Tous les fonctionnaires ou agents qui ont connaissance à un titre quelconque des renseignements recueillis au sujet des entreprises en application du I sont astreints au secret professionnel ainsi que, le cas échéant, aux règles relatives à la protection du secret en matière de défense.

Ces renseignements ne peuvent être utilisés à des fins autres que le contrôle du coût de revient du marché soumis au contrôle ou de tout autre marché analogue.

Section 3 Autres contrôles des marchés publics de l’Etat Article 126 Autres contrôles des marchés par les ministères intéressés

Les marchés de l’Etat, leurs avenants et les décisions de poursuivre auxquelles ils donnent éventuellement lieu sont soumis, en dehors des contrôles institués par les textes généraux en matière de dépenses de l’Etat et par le présent titre, à des contrôles fixés par chaque ministre.

Titre VI Dispositions diverses Chapitre I er Règlement des litiges Section 1 Comités consultatifs de règlement amiable des différends ou des litiges relatifs aux marchés publics Article 127 Comités consultatifs de règlement amiabledes différends ou litiges relatifs aux marchés publics

Les pouvoirs adjudicateurs et les titulaires de marchés publics peuvent recourir aux comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics dans des conditions fixées par décret.

Ces comités ont pour mission de rechercher des éléments de droit ou de fait en vue d’une solution amiable et équitable.

La saisine d’un comité consultatif de règlement amiable interrompt le cours des différentes prescriptions.

La saisine du comité suspend les délais de recours contentieux jusqu’à la décision prise par le pouvoir adjudicateur après avis du comité.

La composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement des comités consultatifs, notamment les pouvoirs propres de leurs présidents, sont fixés par décret.

Voir le décret n° 2010-1525 du 8 décembre 2010 relatif aux comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics. Section 2 Arbitrage Article 128 Arbitrage

Conformément à l’article 69 de la loi du 17 avril 1906 portant fixation du budget général des dépenses et des recettes de l’exercice 1906, l’Etat, les collectivités territoriales ou les établissements publics locaux peuvent, pour la liquidation de leurs dépenses de travaux et de fournitures, recourir à l’arbitrage tel qu’il est réglé par le livre IV du code de procédure civile.

Pour l’Etat, ce recours est autorisé par un décret pris sur le rapport du ministre compétent et du ministre chargé de l’économie.

Voir le décret n° 2011-48 du 13 janvier 2011 portant réformede l’arbitrage. Chapitre II Commission consultative des marchés publics Article 129 Commission consultative des marchés publics

La Commission consultative des marchés publics peut fournir aux services de l’Etat une assistance pour l’élaboration ou la ­passation des marchés.

Cette commission peut fournir aux collectivités territoriales la même assistance selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Un décret précise la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de cette commission.

Voir le décret n° 2009-1279 du 22 octobre 2009 relatif à la commission consultative des marchés publics.

Voir aussi l’arrêté du 22 octobre 2009 relatif à l’assistance apportée aux collectivités territoriales par la commission consultative des marchés publics pour l’élaboration et la passation de leurs marchéset accords-cadres. Chapitre III Observatoire économique de l’achat public Article 130 Observatoire économique de l’achat public : présentation

Un observatoire économique de l’achat public placé auprès du ministre chargé de l’économie rassemble et analyse les données relatives aux aspects économiques et techniques de la commande publique. Il constitue également une instance permanente de concertation et d’échanges d’informations avec les opérateurs économiques. Les missions, la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’observatoire sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 10 novembre 2005 pris en application de l’article 130 du code des marchés publics et relatif à l’Observatoire économique de l’achat public (modifié par l’arrêté du 28 août 2006, l’arrêté du 12 mars 2007, l’arrêté du 10 avril 2009). Article 131 Observatoire économique de l’achatpublic : recensement économique des marchéset des accords-cadres

L’observatoire effectue chaque année un recensement économique des marchés et des accords-cadres réalisés par les personnes soumises au présent code et par les personnes définies au I de l’article 3 et aux articles 4 et 5 de l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée. Les services qui passent les marchés et accords-cadres ou qui règlent les sommes dues au titre de ces marchés et accords-cadres transmettent, selon des modalités fixées par décret, les données nécessaires à ce recensement.

Voir le décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 relatif au recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence.

L’observatoire produit des données sur la part des marchés publics obtenus par des petites et moyennes entreprises au sens de l’article 48.

Voir aussi l’arrêté du 11 décembre 2006 relatif au recensement économique de l’achat public (en vigueur jusqu’au 31 décembre 2011) et l’arrêté du 21 juillet 2011 relatif au recensement économique de l’achat public (en vigueur à partir du 1 er  janvier 2012).

Voir aussi l’arrêté du 27 juillet 2009 modifiant l’arrêtédu 22 octobre 2007 relatif au recensement économique des contrats, marchés publics et accords-cadres dont le montant initial est compris entre 4 000 et 90 000 euros hors taxes. Article 132 Observatoire économique de l’achat public : groupes d’études

L’Observatoire économique de l’achat public peut créer des groupes d’étude des marchés chargés d’élaborer, en particulier, des recommandations techniques, des cahiers des clauses techniques ou des guides techniques destinés à faciliter la passation et l’exécution des marchés publics. Les missions, la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement des groupes d’étude des marchés sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 28 août 2006 pris pour l’application de l’article 132 du code des marchés publics, relatif aux groupes d’étude des marchés de l’Observatoire économique de l’achat public (modifié par l’arrêté du 10 avril 2009). Chapitre IV Liste des marchés conclus Article 133 Observatoire économique de l’achat public :liste annuelle des marchés conclus

Le pouvoir adjudicateur publie au cours du premier trimestre de chaque année une liste des marchés conclus l’année précédente ainsi que le nom des attributaires. Cette liste est établie dans les conditions définies par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

Voir l’arrêté du 21 juillet 2011 pris en application de l’article 133du Code des marchés publics et relatif à la liste des marchésconclus l’année précédente par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices. Cet arrêté abroge et remplace l’arrêté du 26 décembre 2007. Deuxième partie Dispositions applicables aux entités adjudicatrices Titre I er Champ d’application et principes fondamentaux Section 1 Définitions et principes fondamentaux Article 134 Notion d’entité adjudicatrice

Deuxième partie Dispositions applicables aux entités adjudicatrices Titre I er Champ d’application et principes fondamentaux Section 1 Définitions et principes fondamentaux Article 134 Notion d’entité adjudicatrice

I. - Les dispositions de la présente partie s’appliquent aux marchés et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices. Les entités adjudicatrices sont les pouvoirs adjudicateurs définis à l’article 2 lorsqu’ils exercent une des activités d’opérateurs de ­réseaux énumérées à l’article 135.

II. - Les dispositions de l’article 1er du présent code s’appliquent aux marchés publics et aux accords-cadres passés par des ­entités adjudicatrices.

Section 2 Champ d’application Article 135 Notion d’activités d’opérateurs de réseaux

Sont soumises aux dispositions de la présente partie les activités d’opérateurs de réseaux suivantes :

1° L’exploitation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution d’électricité, de gaz ou de chaleur, la mise à la disposition d’un exploitant de ces réseaux, ou l’alimentation de ces réseaux en électricité, en gaz, ou en chaleur ;

2° L’exploitation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution d’eau potable, la mise à la disposition d’un exploitant de ces réseaux, ou l’alimentation de ces réseaux en eau potable.

Sont également soumis aux dispositions de la présente partie les marchés passés par les entités adjudicatrices exerçant une des activités mentionnées à l’alinéa précédent qui sont liés :

a) Soit à l’évacuation ou au traitement des eaux usées ;

b) Soit à des projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage, pour autant que le volume d’eau utilisé pour l’alimentation en eau potable mentionnée au 2° représente plus de 20 % du volume total d’eau utilisé pour ces projets ;

3° Les activités relatives à l’exploitation d’une aire géographique dans le but de prospecter ou d’extraire du pétrole, du gaz, du charbon ou d’autres combustibles solides ;

4° Les activités relatives à l’exploitation d’une aire géographique permettant d’organiser et de mettre à disposition des transporteurs, des aéroports, des ports maritimes, des ports fluviaux, ou d’autres terminaux de transport ;

5° Les activités d’exploitation de réseaux destinés à fournir un service au public dans le domaine du transport par chemin de fer, tramways, trolleybus, autobus, autocar, câble ou tout système automatique, ou la mise à la disposition d’un exploitant de ces réseaux.

Le service de transport est regardé comme fourni par un réseau de transport lorsqu’une autorité nationale ou territoriale compétente définit les conditions générales d’organisation du service notamment en ce qui concerne les itinéraires à suivre, la capacité de transport disponible ou la fréquence du service ;

6° Les activités visant à fournir des services postaux ou les services autres que les services postaux mentionnés aux a à f ci-dessous.

Les services postaux sont les services définis aux articles L. ­1 et L. ­2 du code des postes et des communications électroniques.

Les services autres que les services postaux sont les services suivants, lorsqu’ils sont fournis par une entité adjudicatrice exerçant par ailleurs l’une des activités mentionnées à l’alinéa précédent :

a) Les services de gestion de services courrier ;

b) Les services de courrier électronique assurés entièrement par voie électronique, notamment la transmission sécurisée de documents codés par voie électronique, les services de gestion des adresses et la transmission de courrier électronique recommandé ;

c) Les services d’envois non postaux tel que le publipostage sans adresse ;

d) Les services bancaires et d’investissement et les services d’assurance ;

e) Les services de philatélie ;

f) Les services logistiques, associant la remise physique des colis ou leur dépôt à des fonctions autres que postales, tels que les services d’envois express.

Article 136 Exclusions

Les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux accords-cadres et marchés suivants passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134 :

1° Accords-cadres et marchés de services conclus avec une entité adjudicatrice soumise à la présente partie ou à l’ordonnance du 6 juin 2005 susmentionnée, lorsque cette entité adjudicatrice bénéficie, sur le fondement d’une disposition légalement prise, d’un droit exclusif, à condition que cette disposition soit compatible avec le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ;

2° Accords-cadres et marchés de services qui ont pour objet l’acquisition ou la location, quelles qu’en soient les modalités ­financières, de terrains, de bâtiments existants ou d’autres biens immeubles, ou qui concernent d’autres droits sur ces biens ; toutefois, les contrats de services financiers conclus en relation avec le contrat d’acquisition ou de location, sous quelque forme que ce soit, entrent dans le champ d’application de la présente partie ;

3° Accords-cadres et marchés de services financiers relatifs à l’émission, à l’achat, à la vente et au transfert de titres ou d’autres instruments financiers et à des opérations d’approvisionnement en argent ou en capital des entités adjudicatrices, sous réserve des dispositions du 2° ;

4° Accords-cadres et marchés de services de recherche et de développement autres que ceux pour lesquels l’entité adjudicatrice acquiert la propriété exclusive des résultats et finance entièrement la prestation ;

5° Accords-cadres et marchés, autres que ceux qui sont passés en application du décret prévu au II de l’article 4 du présent code, qui exigent le secret ou dont l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité conformément aux dispositions législatives ou réglementaires en vigueur ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat l’exige ;

6° Accords-cadres et marchés passés en vertu de la procédure propre à une organisation internationale ;

7° Accords-cadres et marchés passés selon des règles de passation particulières prévues par un accord international relatif au stationnement de troupes ;

8° Accords-cadres et marchés passés selon des règles de passation particulières prévues par un accord international en vue de la réalisation ou de l’exploitation en commun d’un projet ou d’un ouvrage ;

9° Accords-cadres et marchés qui ont pour objet l’achat d’œuvres et d’objets d’art existants, d’objets d’antiquité et de collection ;

10° Accords-cadres et marchés de services relatifs à l’arbitrage et à la conciliation ;

11° Accords-cadres et marchés de services concernant les contrats de travail.

Article 137 Exclusions

Les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux marchés et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices dans les cas suivants :

1° Pour l’achat d’eau, quand cet achat est réalisé par une entité adjudicatrice exerçant l’activité d’exploitation mentionnée au premier alinéa du 2° de l’article 135 ;

2° Pour l’achat d’énergie ou de combustibles destinés à la production d’énergie, quand cet achat est réalisé par une entité adjudicatrice exerçant l’activité d’exploitation définie au 1° et au 3° de l’article 135 ;

3° Lorsque ces entités fournissaient, avant le 30 avril 2004, un service de transport par autobus et que d’autres entités fournissaient librement dans les mêmes conditions ce service.

Article 138 Notion d’entreprise liée

I. - Dans les hypothèses précisées au II ci-dessous, les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux marchés et accords-cadres passés par une entité adjudicatrice avec une entreprise liée au sens du III.

II. - Le I du présent article est applicable :

1° Aux accords-cadres et marchés de services lorsque l’entreprise liée a réalisé au cours des trois années précédant l’année de passation du marché, au moins 80 % de son chiffre d’affaires moyen en matière de services avec les personnes publiques auxquelles elle est liée ;

2° Aux accords-cadres et marchés de fournitures lorsque l’entreprise liée a réalisé au cours des trois années précédant l’année de passation du marché, au moins 80 % de son chiffre d’affaires moyen en matière de fournitures avec les personnes publiques auxquelles elle est liée ;

3° Aux accords-cadres et marchés de travaux lorsque l’entreprise liée a réalisé au cours des trois années précédant l’année de passation du marché, au moins 80 % de son chiffre d’affaires moyen en matière de travaux avec les personnes publiques auxquelles elle est liée.

Lorsque l’entreprise liée a été créée ou a commencé à exercer son activité moins de trois ans avant l’année de passation du marché ou de l’accord-cadre, elle peut se borner à démontrer, notamment par des projections d’activités, que la réalisation de son chiffre d’affaires, dans les conditions prévues aux 1°, 2° et 3° ci-dessus, est vraisemblable.

Lorsque des services, des fournitures ou des travaux, identiques ou comparables, sont fournis par plus d’une entreprise liée à l’entité adjudicatrice, le pourcentage de 80 % mentionné ci-­dessus est apprécié en tenant compte de la totalité des services, des fournitures ou des travaux fournis par ces entreprises.

III. - Sont des entreprises liées à une entité adjudicatrice les entreprises qui sont soumises directement ou indirectement à l’influence dominante d’une entité adjudicatrice au sens du IV.

IV. - L’influence des entités adjudicatrices est réputée dominante lorsque celles-ci, directement ou indirectement, détiennent la majorité du capital, disposent de la majorité des droits de vote ou peuvent désigner plus de la moitié des membres de l’organe d’administration, de direction ou de surveillance.

V. - Les entités adjudicatrices communiquent à la Commission européenne, lorsqu’elle le demande, les noms des entreprises liées au sens du III, la nature et la valeur des marchés mentionnés au I et tout élément que la Commission européenne juge nécessaire pour prouver que les relations entre l’entité adjudicatrice ou l’organisme et l’entreprise à laquelle les marchés sont attribués répondent aux exigences prévues par le présent article.

Article 139 Exclusions

I. - Les dispositions du présent code ne sont pas applicables :

1° Aux marchés et accords-cadres passés par un organisme constitué exclusivement par des entités adjudicatrices pour exercer l’une des activités mentionnées à l’article 135 avec l’une de ces entités adjudicatrices ;

2° Aux marchés et accords-cadres passés par une entité adjudicatrice avec un organisme tel que mentionné au 1°, dont elle fait partie, lorsque cet organisme a été constitué pour exercer son activité pendant une période d’au moins trois ans et que, aux termes des statuts de cet organisme, les entités adjudicatrices qui l’ont constitué en sont parties prenantes au moins pendant cette même période.

II. - Les entités adjudicatrices communiquent à la Commission européenne, lorsqu’elle le demande, les noms des entités et organismes ainsi que la nature et la valeur des marchés mentionnés au I et tout élément que la Commission européenne juge nécessaire pour prouver que les relations entre l’entité adjudicatrice et l’organisme mentionné au I répondent aux exigences prévues par le présent article.

Article 140 Régime applicable aux opérateurs de réseaux exerçant sur des marchés concurrentiels dans l’Union européenne

Les marchés et accords-cadres passés pour l’exercice d’une activité d’opérateur de réseaux dans un Etat membre de l’Union européenne cessent d’être soumis au présent code, dès lors que la Commission européenne a constaté que, dans cet Etat, cette activité est exercée sur des marchés concurrentiels dont l’accès n’est pas limité.

Titre II Dispositions générales Article 141 Application

Les dispositions du titre II de la première partie s’appliquent aux marchés publics et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134, sous réserve de la substitution des mots : « entité adjudicatrice » aux mots : « pouvoir adjudicateur ».

Titre III Passation des marchés Article 142 Application de dispositions de la première partie du code

Les dispositions du titre III de la première partie s’appliquent aux marchés publics et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134, sous réserve des dispositions du présent titre et sous réserve de la substitution des mots : « entité adjudicatrice » aux mots : « pouvoir adjudicateur ».

Toutefois, les articles 26, 28, 30, 35, 36, 39, 40, 40-1, 57, 62, 66, 67, 74, 76, 77, 85 et 85-1 ne sont pas applicables.

Chapitre I e Commission d’appel d’offres Article 143 Attribution en cas d’urgence impérieuse

Les dispositions de l’article 25 sont applicables. Toutefois, le marché peut être attribué sans réunion préalable de la commission d’appel d’offres en cas d’urgence impérieuse prévue au 4° du II de l’article 144.

Chapitre II Définition des seuils et présentationdes procédures Section 1 Présentation et seuils des procédures Article 144 Procédures et seuils

Les entités adjudicatrices passent leurs marchés et accords-cadres dans les conditions suivantes.

I. - Elles choisissent librement entre les procédures formalisées suivantes :

1° Procédure négociée avec mise en concurrence préalable ;

2° Appel d’offres ouvert ou restreint ;

3° Concours, défini à l’article 38 ;

4° Système d’acquisition dynamique, défini à l’article 78.

II. - Elles peuvent également recourir à la procédure négociée sans mise en concurrence préalable dans les cas suivants :

1° Pour les marchés et les accords-cadres qui n’ont fait l’objet d’aucune offre ou d’aucune offre appropriée au sens du 3° du II de l’article 35 ou pour lesquels aucune candidature n’a été ­déposée dans le cadre d’une procédure formalisée, pour autant que les conditions initiales du marché ne soient pas substantiellement modifiées ;

2° Pour les marchés et les accords-cadres conclus uniquement à des fins de recherche, d’essai, d’expérimentation, d’étude ou de développement sans objectif de rentabilité ou de récupération des coûts de recherche et de développement et dans la mesure où la passation d’un tel marché ne porte pas préjudice à la mise en concurrence des marchés subséquents qui poursuivent notamment un tel objectif ;

3° Pour les marchés et les accords-cadres qui ne peuvent être confiés qu’à un opérateur économique déterminé pour des raisons techniques, artistiques ou tenant à la protection de droits d’exclusivité ;

4° Les marchés et les accords-cadres conclus pour faire face à une urgence impérieuse résultant de circonstances imprévisibles pour l’entité adjudicatrice et n’étant pas de son fait, et dont les conditions de passation ne sont pas compatibles avec les délais exigés par les procédures d’appel d’offres ou de marchés négociés avec mise en concurrence préalable et, notamment, les marchés conclus pour faire face à des situations d’urgence impérieuse liées à une catastrophe technologique ou naturelle. Ces marchés sont limités aux prestations strictement nécessaires pour faire face à la situation d’urgence. Par dérogation aux dispositions du chapitre V du titre II de la première partie du présent code, lorsque l’urgence impérieuse est incompatible avec la préparation des ­documents constitutifs du marché, la passation du marché est confirmée par un échange de lettres ;

5° Pour les marchés complémentaires de fournitures qui sont exécutés par le fournisseur initial et qui sont destinées soit au renouvellement partiel de fournitures ou d’installations d’usage courant, soit à l’extension d’installations existantes, lorsque le changement de fournisseur obligerait l’entité adjudicatrice à acquérir un matériel de technique différente entraînant une incompatibilité avec le matériel déjà acquis ou des difficultés techniques d’utilisation et d’entretien disproportionnées ;

6° Pour les marchés complémentaires de services ou de travaux qui consistent en des prestations qui ne figurent pas dans le marché initialement conclu mais qui sont devenues nécessaires, à la suite d’une circonstance imprévue, à l’exécution du service ou à la réalisation de l’ouvrage tel qu’il est décrit dans le marché initial, à condition que l’attribution soit faite à l’opérateur économique qui a exécuté ce service ou réalisé cet ouvrage :

a) Lorsque ces services ou travaux complémentaires ne peuvent être techniquement ou économiquement séparés du marché principal sans inconvénient majeur pour l’entité adjudicatrice ;

b) Lorsque ces services ou travaux, quoiqu’ils soient séparables de l’exécution du marché initial, sont strictement nécessaires à son parfait achèvement ;

7° Pour les marchés de travaux ayant pour objet la réalisation d’ouvrages similaires à ceux qui ont été confiés au titulaire d’un marché précédent passé après mise en concurrence.

Le premier marché doit avoir indiqué la possibilité de recourir à cette procédure pour la réalisation d’ouvrages similaires. Sa mise en concurrence doit également avoir pris en compte le montant total envisagé, y compris celui des nouveaux travaux ;

8° Pour les marchés et les accords-cadres ayant pour objet l’achat de matières premières cotées et achetées en bourse ;

9° Pour les marchés passés en application d’un accord-cadre mentionné à l’article 169 ;

10° Pour les marchés et les accords-cadres ayant pour objet l’achat de fournitures qu’il est possible d’acquérir en profitant d’une occasion particulièrement avantageuse qui se présente dans une période de temps très courte et qui permet de payer un prix considérablement plus bas que les prix normalement pratiqués sur le marché ;

11° Pour les marchés et les accords-cadres ayant pour objet l’achat de fournitures à des conditions particulièrement avantageuses, soit auprès d’un fournisseur en cessation définitive d’activité, soit auprès des liquidateurs d’une faillite ou d’une procédure de même nature ;

12° Pour les marchés et les accords-cadres de services qui sont attribués à un ou plusieurs lauréats d’un concours. Lorsqu’il y a plusieurs lauréats, ils sont tous invités à négocier.

III. - Elles peuvent aussi mettre en œuvre une procédure adaptée, dans les conditions prévues par l’article 146 :

a) Lorsque le montant estimé du besoin est inférieur à 387 000 euros HT pour les fournitures et les services, ou lorsque le montant estimé du besoin est inférieur à 4 845 000 E HT pour les travaux ;

b) Pour certains lots, dans les conditions prévues au III de l’article 27 ;

c) En application de l’article 148.

IV. - Les marchés peuvent également être passés sur la base d’un accord-cadre dans les conditions prévues à l’article 169.

V. - Les marchés sans formalités préalables mentionnés dans le code général des collectivités territoriales sont les marchés d’un montant inférieur au seuil fixé au III.

Section 2 Méthode de calcul de la valeur estiméedes marchés publics, des accords-cadreset des systèmes d’acquisition dynamiques Article 145 Calcul des seuils

Les dispositions de l’article 27 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : « définis au III de l’article 144 » aux mots : « définis à l’article 26 » et des mots : « la valeur des fournitures et services » aux mots : « la valeur des fournitures ».

Section 3 Procédure adaptée Article 146 Procédure adaptée

Lorsque leur valeur estimée est inférieure aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, les marchés peuvent être passés selon une procédure adaptée dont les modalités sont librement fixées par l’entité adjudicatrice en fonction de la nature et des caractéristiques du besoin à satisfaire, du nombre ou de la localisation des opérateurs économiques susceptibles d’y répondre ainsi que des circonstances de l’achat.

Pour la détermination de ces modalités, l’entité adjudicatrice peut aussi s’inspirer des procédures formalisées prévues par le présent code, sans pour autant que les marchés en cause ne soient alors soumis aux règles formelles applicables à ces ­procédures. En revanche, si elle se réfère expressément à l’une des procédures formalisées prévues par le présent code, l’entité adjudicatrice est tenue d’en appliquer les modalités.

Quel que soit son choix, l’entité adjudicatrice ne peut exiger des opérateurs économiques plus de renseignements ou de ­documents que ceux qui sont prévus pour les procédures formalisées par les articles 45, 46 et 48.

L’entité adjudicatrice peut également décider que le marché sera passé sans publicité, voire sans mise en concurrence préalable, si les circonstances le justifient, ou si son montant estimé est inférieur à 20 000 Euros HT, ou dans les situations décrites au II de l’article 144.

Section 4 Procédure applicable aux marchés de services Article 147 Marchés de services

Les dispositions de l’article 29 sont applicables, sous réserve de la substitution, au 6, des mots : « sous réserve des dispositions des 2° et 3° de l’article 136 » aux mots : « sous réserve des dispositions des 3° et 5° de l’article 3 » et, au 8, des mots :

« sous réserve des dispositions du 4° de l’article 136 » aux mots :

« sous réserve des dispositions du 6° de l’article 3 ».

Article 148 Marchés de services passés en procédure adaptée : règles et exceptions

I. - Les marchés et les accords-cadres ayant pour objet des prestations de services qui ne sont pas mentionnées à l’article 29 peuvent être passés, quel que soit leur montant, selon une procédure adaptée, dans les conditions prévues par l’article 146.

II. - Toutefois :

1° Les dispositions du III de l’article 150 et du troisième alinéa de l’article 41 ne sont pas applicables ;

2° Lorsque le montant estimé des prestations demandées est égal ou supérieur à 387 000 euros HT, elles sont définies conformément aux dispositions de l’article 6 et le marché fait l’objet d’un avis d’attribution dans les conditions fixées à l’article 172 ;

3° Les marchés d’un montant égal ou supérieur à 193 000 euros HT sont attribués par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales ;

4° L’entité adjudicatrice veille au respect des principes déontologiques et des réglementations applicables, le cas échéant, aux professions concernées ;

5° Les marchés de services juridiques ne sont pas soumis aux dispositions du titre IV de la présente partie. En outre, ceux de ces marchés qui ont pour objet la représentation d’une collectivité territoriale en vue du règlement d’un litige ne sont pas transmis au représentant de l’Etat.

III. - Lorsqu’un marché a pour objet à la fois des prestations de services mentionnées à l’article 29 et des prestations de services qui n’y sont pas mentionnées, il est passé conformément aux règles qui s’appliquent à celle de ces deux catégories de prestations de services dont le montant estimé est le plus élevé.

Pour ces marchés, les entités adjudicatrices sont désormais dispensées de la publication des documents de consultationsur leur profil d’acheteur (article 10 du décret n° 2011-1000). Chapitre III Organisation de la publicité Section 1 Avis périodique indicatif Article 149 Publicité – Avis périodique indicatif

I. - A partir du seuil de 750 000 euros HT pour les fournitures et les services et de 4 845 000 euros HT pour les travaux, un avis périodique indicatif, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné, peut être, au moins une fois par an, soit adressé pour publication à l’Office des publications ­officielles de l’Union européenne, soit publié sur le profil d’acheteur de l’entité adjudicatrice. Le profil d’acheteur de l’entité adjudicatrice est le site dématérialisé auquel elle a recours pour ses achats.

L’entité adjudicatrice qui publie l’avis périodique indicatif sur son profil d’acheteur envoie au préalable, par voie électronique, à l’Office des publications officielles de l’Union européenne un avis annonçant la publication de cet avis. La date de cet envoi est mentionnée sur l’avis périodique indicatif publié sur le profil d’acheteur.

II. - La publication d’un avis périodique indicatif n’est obligatoire que pour l’entité adjudicatrice qui entend recourir à la faculté de réduire les délais de réception des offres en application du II de l’article 160.

III. - Pour les marchés de fournitures et de services, cet avis indique le montant total estimé des marchés ou des accords-cadres pour chacune des catégories de produits ou de services homogènes, que l’entité adjudicatrice envisage de passer au cours des douze mois suivant la publication de l’avis.

S’il concerne des fournitures ou des services à acquérir durant un exercice budgétaire, cet avis est adressé ou publié sur le profil d’acheteur le plus rapidement possible après le début de cet exercice budgétaire.

IV. - Pour les marchés de travaux, l’avis indique les caractéristiques essentielles des marchés ou des accords-cadres que l’entité adjudicatrice entend passer.

L’avis est adressé ou publié sur le profil d’acheteur le plus rapidement possible après la décision de réaliser un programme de travaux, dans lequel s’inscrivent les marchés de travaux ou les accords-cadres que les entités adjudicatrices entendent passer.

V. - Les entités adjudicatrices peuvent publier ou faire publier des avis périodiques indicatifs relatifs à des projets importants, sans répéter l’information qui figure déjà dans un avis périodique indicatif antérieur, à condition qu’il soit clairement mentionné que ces avis constituent des avis additionnels.

VI. - Lorsque les entités adjudicatrices publient un avis périodique indicatif, elles communiquent aux candidats qui le demandent les spécifications techniques qu’elles font habituellement figurer ou qu’elles entendent désormais faire figurer dans les marchés ayant le même objet que celui mentionné dans l’avis.

Section 2 Avis d’appel public à la concurrence Article 150 Publicité – Avis d’appel public à la concurrence

I. - En dehors des exceptions prévues au quatrième alinéa de l’article 146 ainsi qu’au II de l’article 144, tout marché ou accord-cadre d’un montant égal ou supérieur à 20 000 euros HT est précédé d’une publicité dans les conditions définies ci-après.

II. - Pour les achats de fournitures, de services et de travaux d’un montant compris entre 20 000 euros HT et 90 000 euros HT, ainsi que pour les achats de services relevant du I de l’article 148 d’un montant égal ou supérieur à 20 000 euros HT, l’entité adjudicatrice choisit librement les modalités de publicité adaptées en fonction des caractéristiques du marché, notamment le montant et la nature des travaux, des fournitures ou des services en cause.

III. - Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’entité adjudicatrice est tenue de publier un avis d’appel public à la concurrence soit dans le Bulletin ­officiel des annonces des marchés publics, soit dans un journal habilité à ­recevoir des annonces légales, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie. L’entité adjudicatrice n’est pas tenue d’y faire figurer une estimation du prix des prestations attendues.

L’entité adjudicatrice apprécie si, compte tenu de la nature du montant des fournitures, des services ou des travaux en cause, une publication dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné est en outre nécessaire pour assurer une publicité conforme aux objectifs mentionnés à l’article 1er. Cette publication doit alors être effectuée dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’entité adjudicatrice est tenue de publier un avis d’appel public à la concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005.

IV. - L’entité adjudicatrice peut choisir de faire paraître, en plus de ces avis, un avis d’appel public à la concurrence dans une autre publication, dans des conditions précisées par un arrêté du ­ministre chargé de l’économie.

V. - Pour les marchés passés dans le cadre d’un système ­d’acquisition dynamique, l’avis d’appel public à la concurrence est un avis de marché simplifié établi pour publication au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné.

VI. - Les avis destinés au Bulletin officiel des annonces des ­marchés publics sont envoyés par téléprocédure. Ils sont publiés sur support papier ou sous forme électronique.

Le Bulletin officiel des annonces des marchés publics est tenu de publier les avis d’appel public à la concurrence, conformément au texte transmis, dans les six jours qui suivent la date de leur réception.

La publication des avis dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ne peut intervenir avant l’envoi à l’Office des publications officielles de l’Union européenne.

Ces avis ne peuvent fournir plus de renseignements que ceux qui sont contenus dans les avis adressés à l’Office précité ou publiés sur un profil d’acheteur. Ils mentionnent la date d’envoi de l’avis à cet office.

VII. - L’entité adjudicatrice doit être en mesure de faire la preuve de la date d’envoi des avis.

Voir l’arrêté du 27 août 2011 pris en application des articles 40 et 150 du Code des marchés publics et fixant le modèle d’avis pour la passation des marchés publics et des accords-cadres.

A noter qu’il faut utiliser le modèle d’avis d’appel public à concurrence établi par l’arrêté du 27 août 2011 pour la publication au BOAMP ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales et sur son profil d’acheteur, lorsque le montant estimé du besoin est comprisentre 90 000 euros et les seuils de procédure formalisée définis au IIIde l’article 144.

Enfin, il faut utiliser le modèle européen d’avis d’appel public à concurrence pour publication dans le JOUE ou le BOAMP et sur son profil d’acheteur, lorsque que le montant estimé du besoin est supérieur ou égal aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144. L’article 150 précise désormais que les avis destinés au BOAMP sont publiés sur support papier ou numérique. Article 151 Modèle d’avis périodique et lettre complémentaire

I. - Lorsque l’entité adjudicatrice utilise comme avis d’appel public à la concurrence le modèle de l’avis périodique indicatif, ce document comporte les mentions prévues à l’article 149 et, en outre :

1° Fait référence spécifiquement aux fournitures, aux travaux ou aux services qui feront l’objet du marché à passer ;

2° Précise qu’aucun avis d’appel public à la concurrence ne sera publié ultérieurement et invite les opérateurs économiques à manifester leur intérêt par écrit.

II. - L’entité adjudicatrice adresse à tous les opérateurs économiques qui ont manifesté leur intérêt une lettre les invitant à confirmer cet intérêt. Cette lettre complète l’avis périodique indicatif et comprend au moins les renseignements suivants :

1° La nature et la quantité des prestations demandées, y compris celles qui relèvent d’éventuels marchés complémentaires ou de reconductions ainsi qu’une estimation du délai dans lequel ­l’entité adjudicatrice décidera de recourir à des marchés complémentaires ou des reconductions ;

2° Le type de procédure restreinte ou négociée choisie ;

3° Les dates auxquelles le titulaire du marché commencera ou s’achèvera la livraison des fournitures ou l’exécution des travaux ou des services ;

4° L’adresse et la date limite de dépôt des demandes visant à obtenir les documents de la consultation et l’indication de l’obligation de les rédiger en langue française ;

5° L’identification du service qui passe le marché et de celui, s’il est différent, qui fournit les renseignements nécessaires pour l’obtention des documents de la consultation ;

6° Le montant et les modalités de versement des éventuelles sommes à payer pour obtenir les documents de la consultation ;

7° Les informations relatives aux capacités professionnelles, techniques et financières exigées des candidats ;

8° Les critères d’attribution, ainsi que leur pondération ou leur hiérarchisation, si ces renseignements ne figurent pas dans l’avis périodique indicatif.

L’avis périodique indicatif devient caduc si la lettre mentionnée au premier alinéa n’est pas envoyée dans un délai de douze mois à compter de la publication de l’avis.

Article 151-1 Publicité de l’avis d’intention de conclure

Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, l’entité ­adjudicatrice publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des ­articles 146 ou 148.

Cet article a été créé par le décret n° 2009-1456du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicablesaux contrats de la commande publique . Chapitre IV Système de qualification Article 152 Système de qualification d’opérateurs économiques

I. - Une entité adjudicatrice peut établir et gérer un système de qualification d’opérateurs économiques. Un système de qualification d’opérateurs économiques est un système de présélection d’opérateurs jugés aptes à réaliser tel ou tel type de prestations.

Pour le créer, l’entité adjudicatrice publie un avis sur l’existence d’un système de qualification dans les conditions prévues à l’article 150. Cet avis indique l’objet du système et les modalités d’accès aux critères et aux règles sur lesquels il repose. Il fixe sa durée ou indique qu’il est de durée indéterminée. Dans le cas où la durée de ce système est supérieure à trois ans, la publication de l’avis est renouvelée chaque année.

II. - Le système de qualification d’opérateurs économiques repose sur des critères et des règles de qualification objectifs. Parmi ces critères, peut être retenue la capacité des candidats à respecter des spécifications techniques au sens de l’article 6.

III. - Lorsque l’entité adjudicatrice fixe des critères et des règles de qualification comportant des exigences relatives à la capacité professionnelle, technique et financière de l’opérateur économique, les dispositions de l’article 45 s’appliquent pendant toute la période de validité du système de qualification.

IV. - L’entité adjudicatrice veille à ce que les opérateurs économiques puissent à tout moment demander à être qualifiés. Les critères et règles de qualification leur sont fournis à leur demande. La mise à jour des critères et des règles leur est communiquée.

V. - L’entité adjudicatrice peut recourir à un système de qualification établi par un tiers. Elle en informe les opérateurs économiques intéressés.

Article 153 Egalité de traitement des acteurs économiques

Lorsqu’elle gère un système de qualification ou lorsqu’elle recourt à un tel système pour le choix des candidats admis à ­participer à une procédure restreinte ou négociée, l’entité adjudicatrice assure l’égalité de traitement des opérateurs économiques. Elle ne peut ni imposer des conditions administratives, techniques ou financières à certains opérateurs économiques qui n’auraient pas été imposées à d’autres, ni exiger des essais ou des justifications qui feraient double emploi avec des preuves objectives déjà disponibles.

Article 154 Demande de qualification

I. - L’opérateur économique qui demande à être qualifié, est informé de la décision prise à son sujet dans un délai de quatre mois à compter du dépôt de sa demande. Ce délai peut être prolongé de deux mois au plus, à condition que l’opérateur économique qui demande à être qualifié soit informé de cette prolongation dans les deux mois qui suivent sa demande. Les motifs de cette prolongation ainsi que la date à laquelle une décision sera prise lui sont également indiqués.

II. - Lorsque l’entité adjudicatrice décide de rejeter une demande de qualification, elle informe l’opérateur économique des motifs de sa décision, dans un délai maximal de quinze jours à compter de la date de cette décision. Ces motifs doivent être fondés sur les critères de qualification mentionnés au II de l’article 152.

III. - Une entité adjudicatrice ne peut mettre fin à la qualification d’un opérateur économique que pour des motifs fondés sur les critères de qualification mentionnés au II de l’article 152. L’intention de mettre fin à la qualification est préalablement notifiée à cet opérateur, par écrit motivé, au moins quinze jours avant la date prévue pour mettre fin à la qualification.

Article 155 Relevé des opérateurs économiques qualifiés

Un relevé des opérateurs économiques qualifiés est conservé par l’entité adjudicatrice. Il est divisé en catégories par types de marchés pour la passation desquels la qualification est valable.

Chapitre V Sélection des candidatures Article 156 Sélection des candidatures : dispositions particulières en cas de procédure restreinte ou négociée

En cas de procédure restreinte ou négociée, les dispositions de l’article 52 sont applicables.

Toutefois :

1° L’entité adjudicatrice peut limiter le nombre des candidats admis à présenter une offre à un niveau justifié par le souci de proportionner les moyens mis en œuvre aux exigences de la procédure choisie. Le nombre des candidats retenus tient compte de la nécessité d’assurer une concurrence suffisante.

2° Lorsque l’entité adjudicatrice utilise l’avis sur l’existence du système de qualification défini à l’article 152 comme avis d’appel public à la concurrence, les candidats admis à présenter une offre sont sélectionnés parmi les opérateurs économiques qualifiés selon un tel système.

Voir l’article 52 du présent code. Chapitre VI Dispositions particulières relatives aux offres Article 157 Variantes

Les dispositions de l’article 50 sont applicables.

Toutefois, pour les marchés passés selon une procédure ­formalisée, lorsque l’avis d’appel public à la concurrence ou les documents de la consultation ne précisent pas si les variantes sont autorisées, elles sont admises.

Article 158 Variantes et enchère électronique

Les dispositions de l’article 54 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : « au seuil fixé au III de l’article 144 » aux mots : « aux seuils fixés au II de l’article 26 ».

Article 159 Marchés de fournitures contenant des produits originaires de pays extracommunautaires - Offres équivalentes

Lorsque les offres présentées dans le cadre de la passation d’un marché de fournitures contiennent des produits originaires de pays tiers avec lesquels l’Union européenne n’a conclu aucun accord dans un cadre multilatéral ou bilatéral assurant un accès effectif des entreprises de l’Union européenne aux marchés de ces pays, ces offres peuvent être rejetées lorsque la part des produits originaires des pays tiers excède 50 % de la valeur totale des produits composant ces offres. Pour l’application du présent article, les logiciels utilisés dans les équipements de réseaux de télécommunications sont considérés comme des produits.

Lorsque deux ou plusieurs offres sont équivalentes au regard des critères d’attribution, une préférence est accordée à celle des offres qui ne peut être rejetée en application des dispositions de l’alinéa précédent. Pour l’application de ces dispositions, deux offres sont considérées comme équivalentes si l’écart entre leur prix n’excède pas 3 %.

Une offre n’est toutefois pas préférée à une offre équivalente lorsque ce choix conduirait l’entité adjudicatrice à acquérir un matériel présentant des caractéristiques techniques différentes de celles du matériel qu’elle possède déjà et entraînerait des difficultés techniques d’utilisation ou d’entretien ou des coûts disproportionnés.

Chapitre VII Dispositions particulières relativesaux procédures de passation Section 1 Dispositions particulières pour l’appel d’offres ouvert Article 160 Régime de l’appel d’offres ouvert

Lorsque les entités adjudicatrices choisissent la procédure d’appel d’offres ouvert, les dispositions suivantes s’appliquent.

I. - Un avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions prévues à l’article 150.

II. - 1° Le délai de réception des offres ne peut être inférieur à cinquante-deux jours à compter de la date d’envoi de l’avis ­d’appel public à la concurrence.

2° Ce délai minimal peut être ramené à vingt-deux jours lorsque trois conditions sont réunies :

a) L’avis périodique indicatif prévu à l’article 149 a été publié ;

b) Cet avis a été envoyé à la publication cinquante-deux jours au moins et douze mois au plus avant la date d’envoi de l’avis ­d’appel public à la concurrence ;

c) Il contient les mêmes renseignements que ceux qui figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence, pour autant que ces renseignements soient disponibles au moment de l’envoi de l’avis périodique indicatif.

3° (alinéa abrogé) ;

4° (alinéa abrogé) ;

5° Les délais mentionnés aux 1° et 2° peuvent être réduits de sept jours lorsque l’avis d’appel public à la concurrence est ­envoyé par voie électronique.

6° le délai mentionné au 1° peut être réduit de cinq jours lorsque l’entité adjudicatrice offre, par voie électronique et à compter de la publication de l’avis d’appel public à la concurrence, un accès libre, direct et complet aux documents de la consultation en indiquant dans le texte de l’avis l’adresse internet à laquelle ces documents peuvent être consultés.

7° Les délais mentionnés aux 5° et 6° peuvent être cumulés sauf si l’entité adjudicatrice a réduit le délai minimal à vingt-deux jours suite à la publication d’un avis périodique indicatif en application du 2°.

III. - Lorsque les documents de la consultation ne sont pas accessibles par voie électronique, ils sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile dans les six jours qui suivent leur demande.

IV. - Les renseignements complémentaires demandés en temps utile sont envoyés aux opérateurs économiques six jours au plus tard avant la date limite de réception des offres.

V. - Les délais minimaux mentionnés au II sont prolongés dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque les délais prévus aux III et IV ne peuvent être respectés ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

VI. - Les dossiers des candidats sont transmis par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité. Ils comportent une enveloppe comprenant les documents relatifs à la candidature et à l’offre.

Pour les marchés allotis, les candidats peuvent soit présenter un seul exemplaire des documents relatifs à leur candidature et scinder lot par lot les éléments relatifs à leurs offres, soit présenter pour chacun des lots les éléments relatifs à leurs candidatures et à leurs offres.

Article 161 Régime de l’appel d’offres ouvert : conditions

I. - Les dispositions de l’article 58 sont applicables, sous réserve de la suppression, à son III, des mots : « ainsi que les offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 ».

II. - Les dispositions de l’article 59 sont applicables, sous réserve de la suppression, au premier alinéa de son III, des mots :

« ou des offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 » et de la substitution, au 1° du deuxième alinéa de son III, des mots : « dans les conditions prévues au 1° du II de l’article 144 dans le cas des offres inappropriées » aux mots :

« dans les conditions prévues au 3° du II de l’article 35 dans le cas d’offres inappropriées ou au 1° du I de l’article 35 dans le cas d’offres irrégulières ou inacceptables ».

Section 2 Dispositions particulières pour l’appel d’offres restreint Article 162 Régime de l’appel d’offres restreint : avis d’appel public à la concurrence, nombre de candidats, délai minimal de réception des candidatures

Lorsque les entités adjudicatrices choisissent la procédure d’appel d’offres restreint, les dispositions de l’article 60 sont applicables.

Toutefois :

1° L’avis d’appel public à la concurrence est publié dans les conditions définies à l’article 150 ;

2° Lorsque l’entité adjudicatrice décide de limiter le nombre de candidats qui seront admis à présenter une offre, elle n’est pas tenue de fixer ce nombre minimum à cinq ;

3° Le délai minimal de réception des candidatures, en réponse à un avis d’appel public à la concurrence ou en réponse à une invitation mentionnée à l’article 151 est de vingt-deux jours à compter de la date d’envoi de l’avis ou de l’invitation, ou de quinze jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

Article 163 Régime de l’appel d’offres restreint :lettre de consultation, délais, renseignements complémentaires

I. - Une lettre de consultation est envoyée simultanément à tous les candidats sélectionnés.

Cette lettre de consultation comporte au moins :

1° Les documents de la consultation ou, s’ils ne sont pas détenus par l’entité adjudicatrice, l’adresse du service auprès duquel les documents de la consultation peuvent être immédiatement obtenus sur demande et la date limite pour présenter cette demande, ou encore, les conditions de l’accès à ces documents s’ils sont mis à disposition directe par voie électronique ;

2° La date et l’heure limites de réception des offres, l’adresse à laquelle elles sont transmises et la mention de l’obligation de les rédiger en langue française ;

3° Les références de l’avis d’appel public à la concurrence publié ;

4° Le cas échéant, la date limite pour demander des renseignements complémentaires ;

5° La liste des documents à fournir avec l’offre.

II. - La date limite de réception des offres peut être fixée d’un commun accord entre l’entité adjudicatrice et les candidats sélectionnés.

A défaut d’accord sur la date limite de réception des offres, l’entité adjudicatrice fixe un délai qui est alors au moins de dix jours à compter de l’envoi de la lettre de consultation.

III. - Lorsque les renseignements complémentaires ne sont pas mis à disposition par voie électronique, ils sont envoyés aux ­opérateurs économiques qui les demandent en temps utile au plus tard six jours avant la date limite de réception des offres.

IV. - Le délai minimal mentionné au II est prolongé dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque les délais prévus au III ne peuvent être respectés ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

V. - Les offres sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité.

Article 164 Régime de l’appel d’offres restreint : réserveset conditions

I. - Les dispositions de l’article 63 sont applicables, sous réserve de la suppression des mots : « ainsi que les offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 ».

II. - Les dispositions de l’article 64 sont applicables, sous réserve de la suppression, au premier alinéa de son III, des mots : « ou des offres irrégulières ou inacceptables au sens du 1° du I de l’article 35 » et de la substitution, au 1° du deuxième alinéa de son III, des mots : « dans les conditions prévues au 1° du II de l’article 144 dans le cas des offres inappropriées » aux mots : « dans les conditions prévues au 3° du II de l’article 35 dans le cas des offres inappropriées ou au 1° du I de l’article 35 dans le cas des offres ­irrégulières ou inacceptables ».

Section 3 Dispositions particulières pour la procédure négociée avec mise en concurrence Article 165 Régime de la procédure négociéeavec mise en concurrence

Lorsque les entités adjudicatrices choisissent la procédure négociée avec mise en concurrence, les dispositions de l’article 65 sont applicables.

Toutefois :

1° Lorsqu’il doit être procédé à un avis d’appel public à la concurrence, cet avis est publié dans les conditions prévues à l’article 150.

2° Lorsque l’entité adjudicatrice décide de limiter le nombre de candidats qui seront admis à présenter une offre, elle n’est pas tenue de fixer ce nombre minimum à trois.

3° Le délai minimal de réception des candidatures, en réponse à un avis de marché ou en réponse à une invitation faite par l’entité adjudicatrice en vertu de l’article 151, est de vingt-deux jours à compter de la date d’envoi de l’avis ou de l’invitation ou de quinze jours si l’avis a été envoyé par voie électronique.

Article 166 Régime de la procédure négociée avec miseen concurrence : lettre de consultation,délais, renseignements complémentaires,négociation et choix

I. - Une lettre de consultation est envoyée simultanément à tous les candidats sélectionnés.

Cette lettre de consultation comporte au moins :

1° Les documents de la consultation ou, s’ils ne sont pas détenus par l’entité adjudicatrice, l’adresse du service auprès duquel les documents de la consultation peuvent être immédiatement obtenus sur demande et la date limite pour présenter cette demande, ou encore, les conditions d’accès à ces documents s’ils sont mis à disposition directe par voie électronique ;

2° La date et l’heure limites de réception des offres, l’adresse à laquelle elles sont transmises et la mention de l’obligation de les rédiger en langue française ;

3° Les références de l’avis d’appel public à la concurrence publié ;

4° Le cas échéant, la date limite pour demander des renseignements complémentaires ;

5° La liste des documents à fournir avec l’offre.

II. - La date limite de réception des offres peut être fixée d’un commun accord entre l’entité adjudicatrice et les candidats sélectionnés.

A défaut d’accord sur la date limite de réception des offres, l’entité adjudicatrice fixe un délai qui est alors au moins de dix jours à compter de l’envoi de la lettre de consultation.

III. - Lorsque les renseignements complémentaires ne sont pas mis à disposition par voie électronique, ils sont envoyés aux opérateurs économiques qui les demandent en temps utile au plus tard six jours avant la date limite de réception des offres.

IV. - Le délai minimal prévu au II est prolongé dans les hypothèses suivantes :

1° Lorsque le délai prévu au III ne peut être respecté ;

2° Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu’à la suite d’une visite sur les lieux d’exécution du marché ou après consultation sur place de documents complémentaires.

Les candidats sont informés du nouveau délai ainsi fixé.

V. - Les offres sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de leur réception et d’en garantir la confidentialité.

VI. - Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus au plus tard à la date et l’heure limites qui ont été annoncées dans la lettre de consultation.

Les offres inappropriées au sens du 3° du II de l’article 35 sont éliminées.

La négociation est engagée avec les candidats sélectionnés. Elle ne peut ni porter sur l’objet du marché ni modifier ­substantiellement les caractéristiques et les conditions ­d’exécution du marché tels qu’elles sont définies dans les documents de la consultation.

La négociation est conduite dans le respect du principe d’égalité de traitement de tous les candidats. Les informations données aux candidats ne peuvent être de nature à avantager certains d’entre eux. Les solutions proposées ou les informations confidentielles communiquées par un candidat lors de la négociation ne peuvent, sauf son accord, être révélées aux autres candidats par l’entité adjudicatrice.

La procédure négociée peut se dérouler en phases successives à l’issue desquelles certains candidats sont éliminés, par application des critères de sélection des offres établis conformément à l’article 53 et indiqués dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation. Le recours à cette ­faculté d’élimination est prévu dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

VII. - Au terme des négociations, après classement des offres conformément au III de l’article 53, l’offre économiquement la plus avantageuse est choisie en application du ou des critères annoncés dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation. Ce choix est effectué par la commission d’appel d’offres pour les collectivités territoriales.

En cas d’urgence impérieuse prévue au 4° du II de l’article 144, il est procédé conformément aux dispositions du dernier alinéa de l’article 25.

Si le candidat dont l’offre a été retenue ne peut produire les ­attestations et certificats mentionnés aux I et II de l’article 46, son offre est rejetée et il est procédé conformément au III du même article.

Lorsque le candidat dont l’offre a été retenue produit les attestations et certificats mentionnés à l’alinéa précédent, les candidats dont l’offre n’a pas été retenue sont informés du rejet de celle-ci conformément au I de l’article 80.

Le marché est alors notifié et un avis d’attribution est publié.

A tout moment, la procédure peut être déclarée sans suite pour des motifs d’intérêt général. Les candidats en sont informés.

Section 4 Dispositions particulières pour le concours Article 167 Concours : dispositions particulières

Lorsque les entités adjudicatrices choisissent la procédure de concours, les dispositions de l’article 70 sont applicables.

Toutefois, l’avis d’appel public à la concurrence est publié conformément aux dispositions de l’article 150.

Section 5 Dispositions particulières pour la maîtrise d’œuvre Article 168 Marchés de maîtrise d’œuvre : définition, passation, jury

I. - Les marchés de maîtrise d’œuvre ont pour objet, en vue de la réalisation d’un ouvrage ou d’un projet urbain ou paysager, l’exécution d’un ou plusieurs éléments de mission définis par l’article 7 de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée et par le décret du 29 novembre 1993 susmentionné.

II. - Les marchés de maîtrise d’œuvre d’un montant inférieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144 peuvent être passés selon la procédure adaptée prévue par ­l’article 146. Dans le cas de marchés de maîtrise d’œuvre passés en procédure adaptée, toute remise de prestations donne lieu au versement d’une prime dans les conditions précisées au troisième alinéa du 3° du III.

III. - Pour les marchés de maîtrise d’œuvre d’un montant supérieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’entité adjudicatrice peut recourir soit à la procédure négociée avec mise en concurrence ou, si les conditions mentionnées au II de l’article 144 sont remplies, sans mise en concurrence, soit à l’appel d’offres, soit à la procédure du concours.

1° Lorsque l’entité adjudicatrice choisit la procédure négociée avec mise en concurrence, la mise en compétition peut être limitée à l’examen des compétences, références et moyens humains et matériels des candidats. L’entité adjudicatrice, après avis du jury tel que défini au I de l’article 24, dresse la liste des candidats admis à négocier, dont le nombre ne peut être inférieur à trois sauf si le nombre de candidats n’est pas suffisant. L’entité adjudicatrice engage les négociations. Au terme de ces négociations, le marché est attribué.

2° Lorsque l’entité adjudicatrice choisit la procédure ­d’appel d’offres, un jury composé dans les conditions définies au I de l’article 24 émet un avis motivé sur les candidatures et sur les offres.

3° Lorsque l’entité adjudicatrice choisit la procédure du concours, elle respecte la procédure du concours restreint, telle qu’elle est prévue aux articles 70 et 167.

En outre, pour les ouvrages auxquels sont applicables les dispositions de la loi susmentionnée du 12 juillet 1985 en vertu de son article 1er, les dispositions suivantes sont mises en œuvre.

Les candidats ayant remis des prestations conformes au règlement du concours bénéficient d’une prime. L’avis d’appel public à la concurrence indique le montant de cette prime. Le montant de la prime attribuée à chaque candidat est égal au prix estimé des études à effectuer par les candidats telles que définies dans l’avis d’appel public à la concurrence et précisées dans le règlement du concours, affecté d’un abattement au plus égal à 20 %.

La rémunération du marché de maîtrise d’œuvre tient compte de la prime reçue pour sa participation au concours par le ­candidat attributaire.

A noter que le jury, qui avait auparavant voix consultative, doit désormais émettre un avis motivé sur les candidatures et les offres. Section 6 Dispositions particulières pour le marchéde conception-réalisation Article 168-1 Marchés de conception-réalisation

I. - Les dispositions du I de l’article 69 sont applicables aux marchés de conception-réalisation passés par les entités adjudicatrices soumises à la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée.

II. - Toutefois, les marchés de conception-réalisation ­peuvent être passés par les entités adjudicatrices selon la procédure ­négociée après mise en concurrence.

III. - Les dispositions de l’article 146 sont applicables aux marchés de conception-réalisation.

IV. - Dans tous les cas mentionnés aux I, II et III, lorsque les documents de la consultation ont prévu la remise de prestations, ils mentionnent également le montant des primes et les modalités de réduction ou de suppression des primes des candidats dont l’offre ne répondait pas aux documents de la consultation. Le montant de la prime attribuée à chaque candidat est égal au prix estimé des études de conception à effectuer telles que définies par le règlement de la consultation, affecté d’un abattement au plus égal à 20 %. La rémunération de l’attributaire du marché tient compte de la prime qu’il a reçue.

Section 7 Dispositions spécifiques aux marchés associant conception, réalisation et exploitation ou maintenance Article 168-2 Marchés associant conception, réalisationet exploitation ou maintenance

Les dispositions de l’article 73 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : « l’article 168-1 » aux mots : « l’article 69 », des mots : « l’article 148 » aux mots : « l’article 30 », des mots : « l’article 146 » aux mots : « l’article 28 » et des mots : « l’article 144 » aux mots : « l’article 26 ».

Chapitre VIII Dispositions particulières pour les accords-cadres et marchés à bons de commande Article 169 Accords-cadres et marchés à bons de commande

Les entités adjudicatrices peuvent conclure des accords-cadres et des marchés à bons de commandes dans les conditions suivantes :

1° Pour conclure un accord-cadre, l’entité adjudicatrice respecte les règles applicables à l’une des procédures formalisées définies au I de l’article 144. Le choix des titulaires de l’accord-cadre ainsi que des titulaires des marchés passés sur la base de ces accords-cadres est opéré par application des critères définis conformément à l’article 53.

2° Les marchés passés sur la base d’un accord-cadre ­peuvent être conclus par les entités adjudicatrices selon la procédure ­négociée sans mise en concurrence préalable dans les ­conditions prévues au 9° du II de l’article 144.

3° Lors de la passation des marchés conclus sur la base d’un ­accord-cadre, les parties ne peuvent en aucun cas apporter de ­modifications substantielles aux termes fixés dans cet accord-cadre.

4° La durée des accords-cadres et des marchés à bons de commande passés par les entités adjudicatrices n’est pas ­limitée à quatre ans.

Chapitre IX Achèvement de la procédure Article 170 Achèvement de la procédure

Les dispositions de l’article 79 sont applicables sous réserve de la suppression de son 7°.

Voir l’article 79 du présent code. Article 171 Notification

Les dispositions de l’article 81 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : « prévu au 4° du II de l’article 144 » aux mots : « prévu au 1° du II de l’article 35 ».

Article 172 Avis d’attribution

I. - Pour les marchés et les accords-cadres donnant lieu à l’une des procédures formalisées et pour les marchés de ­services ­relevant de l’article 148 d’un montant égal ou supérieur à 387 000 euros HT, l’entité adjudicatrice envoie pour publication, dans un délai de deux mois à compter de la notification du marché ou de l’accord-cadre, un avis d’attribution. L’entité adjudicatrice est dispensée d’envoyer un avis d’attribution pour les marchés fondés sur un accord-cadre. L’entité adjudicatrice envoie un avis sur le résultat de la passation des marchés fondés sur un système d’acquisition dynamique, au plus tard deux mois après la notification de chaque marché.

Toutefois, elle peut n’envoyer qu’un avis global chaque trimestre, au plus tard deux mois après la fin de chaque trimestre.

II. - L’avis d’attribution est publié dans l’organe qui a assuré la publication de l’avis d’appel public à la concurrence et selon les mêmes modalités de transmission que celles définies à l’article 150 du présent code.

III. - Pour les marchés d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’avis est établi pour la publication au Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné.

IV. - Pour les marchés relevant de l’article 148 d’un montant égal ou supérieur à 387 000 euros HT, l’entité adjudicatrice adresse un avis d’attribution à l’Office des publications officielles de l’Union européenne et au Bulletin officiel des annonces des marchés ­publics en indiquant si elle en accepte la publication.

V. - L’entité adjudicatrice peut, si elle fait valoir le caractère commercial sensible du marché, ne pas mentionner certaines ­informations concernant le nombre d’offres reçues, l’identité des candidats et les prix.

VI. - Lorsque l’entité adjudicatrice passe un marché de services de recherche et de développement par une procédure sans mise en concurrence conformément au 2° du II de l’article 144, elle peut limiter les renseignements sur la nature et la quantité des services fournis à la mention « services de recherche et de développement ».

Lorsque l’entité adjudicatrice passe un marché de recherche et de développement qui ne peut pas être passé par une procédure sans mise en concurrence conformément au 2° du II de l’article 144, elle peut limiter les renseignements sur la nature et la quantité des services fournis lorsque des préoccupations de ­secret commercial rendent cette précaution nécessaire.

Dans ces cas, elle veille à ce que les informations publiées soient au moins aussi détaillées que celles qui figurent dans l’avis d’appel public à la concurrence publié conformément à l’article 150.

VII. - Si elle utilise un système de qualification, l’entité adjudicatrice veille à ce que les informations publiées dans l’avis d’attribution soient aussi détaillées que celles qui figurent dans le relevé défini à l’article 155.

Désormais, pour les marchés d’un montant supérieur ou égalaux seuils de procédures formalisés définis au III de l’article 144, l’avis d’attribution publié au BOAMP et au JOUE est établi conformémentau modèle européen. Article 172-1 Publicité : possibilité de référé contractuel

Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. ­551-7 du code de justice administrative, l’entité ­adjudicatrice publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des articles 146 ou 148.

Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative, l’entité adjudicatrice avise les candidats non retenus de la signature d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, en indiquant le nom du ­bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre.

Cet article a été créé par le décret n° 2009-1456du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recoursapplicables aux contrats de la commande publique. Titre IV Exécution des marchés Article 173 Application du titre IV de la première partie

Les dispositions du titre IV de la première partie s’appliquent aux marchés publics et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134, sous réserve de la substitution des mots : « entité adjudicatrice » aux mots : « pouvoir adjudicateur ».

Titre V Dispositions relatives au contrôle Article 174 Application du titre V de la première partie

Les dispositions du titre V de la première partie s’appliquent aux marchés publics et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134, sous réserve de la substitution des mots : « entité adjudicatrice » aux mots : « pouvoir adjudicateur ».

Titre VI Dispositions diverses Article 175 Application du titre VI de la première partie

Les dispositions du titre VI de la première partie s’appliquent aux marchés publics et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices définies à l’article 134, sous réserve de la substitution des mots : « entité adjudicatrice » aux mots : « pouvoir adjudicateur ».

Troisième partie Dispositions diverses Article 176 Personne publique agissant à la fois comme pouvoir adjudicateur et entité adjudicatrice

Lorsqu’une personne publique agit à la fois en tant que pouvoir adjudicateur et en tant qu’entité adjudicatrice, elle peut, pour satisfaire un besoin concernant à la fois une activité relevant de la première partie du présent code et une activité relevant de sa deux­ième partie, passer un seul marché ou passer deux marchés distincts, mais ce choix ne peut être effectué dans le but de soustraire ces marchés au champ d’application du présent code. Lorsqu’elle choisit de ne passer qu’un seul marché :

1° Si le besoin à satisfaire est principalement lié à son activité de pouvoir adjudicateur, les règles applicables sont celles de la première partie ;

2° Si le besoin à satisfaire est principalement lié à son activité d’entité adjudicatrice, les règles applicables sont celles de la ­deuxième partie.

S’il est impossible d’établir à qui le marché est principalement destiné, du pouvoir adjudicateur ou de l’entité adjudicatrice, les règles applicables sont celles de la première partie du présent code.

Si un marché est relatif à une activité entrant dans le champ de la deuxième partie et à une activité qui n’entre ni dans le champ de la première partie, ni dans le champ de la deuxième partie, si le marché est principalement relatif à la première des activités ou s’il est impossible d’établir à laquelle de ces deux activités le marché est principalement destiné, les règles applicables sont celles de la deuxième partie du présent code.

Quatrième partie Dispositions applicables aux collectivités d’outre-mer Chapitre I er Dispositions applicables àSaint-Pierre-et-Miquelon Article 177 Application du code des marchés publicsà Saint-Pierre-et-Miquelon

Les dispositions du présent code sont applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon sous réserve des adaptations suivantes :

1° Le e du I de l’article 24 n’est pas applicable ;

2° Le III de l’article 40 est rédigé comme suit :

III. - Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu d’émettre un avis par voie radiophonique dans des conditions telles qu’il puisse ­susciter une mise en concurrence suffisante et de publier un avis ­d’appel public à la concurrence soit dans une publication locale soit, si les caractéristiques et le montant du marché le justifient, dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales ou dans un ­journal ­spécialisé correspondant au secteur économique concerné ou dans une publication équivalente diffusée dans la région géographique de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu, d’une part, d’émettre un avis par voie radiophonique dans des conditions telles qu’il puisse susciter une mise en concurrence suffisante ou de publier un avis d’appel public à la concurrence dans une publication locale et, d’autre part, de publier un avis d’appel public à la concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales ou dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné ou dans une publication équivalente diffusée dans la région géographique de Saint-Pierre-et-Miquelon.

A noter que la disposition suivante n’est toujours pas applicable à Saint-Pierre-et-Miquelon : « Art. 24 I. e) En outre, lorsqu’une qualification professionnelle est exigée des candidats pour participer à un concours, au moins un tiers des membres du jury ont cette qualification ou une qualification équivalente. Ils sont désignés par le président du jury. » Chapitre II Dispositions applicables à Mayotte Article 178 Dispositions applicables à Mayotte

Les dispositions de la première partie du présent code sont applicables à Mayotte sous réserve des adaptations suivantes :

1° La référence au préfet est remplacée par la référence au représentant de l’Etat.

2° La référence au département est remplacée par la référence à la collectivité départementale.

3° (Abrogé).

4° Le III de l’article 18 est complété par un alinéa rédigé comme suit :

« Le marché peut toutefois prévoir que les modalités d’actualisation du prix sont fixées par référence à un arrêté du représentant de l’Etat à Mayotte. »

5° Le IV de l’article 18 est complété par un alinéa rédigé comme suit :

« Le marché peut toutefois prévoir que les modalités de calcul de la révision du prix sont fixées par référence à un arrêté du représentant de l’Etat à Mayotte. »

6° Pour l’application du I de l’article 22 :

a) Le 3° est rédigé comme suit :

« 3° Lorsqu’il s’agit d’une commune de 7 500 habitants et plus, le maire ou son représentant, président, et quatre membres du conseil municipal élus en son sein à la représentation ­proportionnelle au plus fort reste ; »

b) Le 4° est rédigé comme suit :

« 4° Lorsqu’il s’agit d’une commune de moins de 7 500 habitants, le maire ou son représentant, président, et deux membres du conseil municipal élus en son sein à la représentation proportionnelle au plus fort reste ; »

7° Pour l’application du I de l’article 24, le e est rédigé comme suit :

« e) En outre, lorsqu’une qualification professionnelle est exigée des candidats pour participer à un concours, au moins un quart des membres du jury ont cette qualification ou une qualification équivalente. Ils sont désignés par le président du jury. »

8° Pour l’application du I de l’article 46, les 1° et 2° sont rédigé comme suit :

« 1° Les pièces prévues aux articles R. ­312-4 ou R. ­312-7 du code du travail applicable à Mayotte ; ces pièces sont à produire tous les six mois jusqu’à la fin de l’exécution du marché ;

« 2° Les attestations et certificats délivrés par les administrations et organismes compétents prouvant qu’il a satisfait à ses obligations fiscales et sociales.

« Un arrêté du représentant de l’Etat à Mayotte fixe la liste des administrations et organismes compétents ainsi que la liste des impôts et cotisations sociales pouvant donner lieu à délivrance du certificat. »

9° Pour l’application de l’article 55, les dispositions de la seconde phrase du dernier alinéa ne sont pas applicables.

10° Pour l’application de l’article 56 :

a) Le deuxième alinéa du I est complété par les dispositions suivantes :

« En l’absence de mention expresse relative au mode de transmission choisi, le pouvoir adjudicateur est réputé avoir retenu le seul mode de transmission sur support papier. Dans cette hypothèse, les candidatures et les offres transmises par voie électronique sont irrégulières et doivent être rejetées. »

b) Les II et III sont applicables à compter du 1er janvier 2014.

11° L’article 98 est rédigé comme suit :

« Art. 98. - Le délai global de paiement d’un marché public ne peut excéder 45 jours. « Toutefois, cette limite est portée à :

« a) 60 jours pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale ;

« b) 50 jours pour les établissements publics de santé et les ­établissements du service de santé des armées.

« Le dépassement du délai de paiement ouvre de plein droit et sans autre formalité, pour le titulaire du marché ou le sous-­traitant, le bénéfice d’intérêts moratoires, à compter du jour suivant l’expiration du délai.

« Un décret précise les modalités d’application du présent article à Mayotte. »

12° Pour l’application de l’article 40, à la première phrase du 1° et du 2° du III, après les mots : ainsi que, sont insérés les mots :, à compter du 1er janvier 2014,.

13° Pour l’application de l’article 41, au début du troisième alinéa, sont insérés les mots : A compter du 1er janvier 2014.

Certaines obligations, notamment relatives à la dématérialisation,ne seront applicables à Mayotte qu’à partir du 1 er  janvier 2014. Article 179 Application de l’article 178

Les dispositions de l’article 178 s’appliquent aux marchés et accords-cadres passés par les entités adjudicatrices relevant de la deuxième partie du présent code.

SOMMAIRE DES ANNEXES

Décret modifiant le Code des marchés publics

Décret n°2011-1000 du 25 août 2011 modifiant certaines dispositions applicables aux marchéset contrats relevant de la commande publique 70

Article n°6:

Arrêté du 28 août 2006 relatif aux spécifications techniques des marchés et des accords-cadres

Articles n°40 et 150:

Arrêté du 27 août 2011 pris en application des articles 40 et 150 du code des marchés publicset fixant le modèle d’avis pour la passationdes marchés publics et des accords-cadres 79

Article n°40-1: Décret n°2009-1456 du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique (extrait) 89

Décret n°2010-406 du 26 avril 2010 relatifaux contrats de concession de travaux publicset portant diverses dispositions en matièrede commande publique (extrait) 89

Ordonnance n°2009-864 du 15 juillet 2009 relative aux contrats de concession de travaux publics 90

Articles n°41 et 56: Arrêté du 14 décembre 2009 relatifà la dématérialisation des procéduresde passation des marchés publics 96

Article n°45: Arrêté du 28 août 2006 fixant la liste des renseignements et des documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs 98

Article n°46: Arrêté du 31 janvier 2003 pris pour l’application de l’article 46 du code des marchés publics et de l’article 8 du décret n°97-638 du 31 mai 1997 pris pour l’application de la loi n°97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illégal, modifié par l’arrêté du 28 décembre 2004 99

Article n°98: Décret n°2002-232 du 21 février 2002 relatif à la mise en œuvre du délai maximum de paiement dans les marchés publics 101

Article n°102: Arrêté du 3 janvier 2005 pris en application de l’article 102 du code des marchés publics et fixant les modèles de garantie à première demande et de caution personnelle et solidaire (modifié par l’arrêté du 28 août 2006 et l’arrêté du 29 février 2008) 105

Article n°106: Arrêté du 28 août 2006 relatif au certificat de cessibilité des créances issues de marchés publics 107

Article n°127: Décret n°2010-1525 du 8 décembre 2010 relatif aux comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics 109

Article n°129: Décret n°2009-1279 du 22 octobre 2009 relatif à la commission consultative des marchés publics 112

Arrêté du 22 octobre 2009 relatif à l’assistance apportée aux collectivités territoriales par la commission consultative des marchés publics pour l’élaboration et la passation de leurs marchés et accords-cadres 114

Article n°131: Décret n°2006-1071 du 28 août 2006 relatif au recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence 114

Arrêté du 11 décembre 2006 relatif au recensement économique de l’achat public 116

Arrêté du 21 juillet 2011 relatif au recensement économique de l’achat public 118

Arrêté du 27 juillet 2009 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2007 relatif au recensement économique des contrats, marchés publics et accords-cadres dont le montant initial est compris entre 4000 et 90000 euros hors taxes 120

Article n°133: Arrêté du 21 juillet 2011 pris en application de l’article 133 du code des marchés publics et relatif à la liste des marchés conclus l’année précédente par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices 121

Articles n°151-1 et 172-1: Décret n°2009-1456 du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique 122

Décret modifiant le Code des marchés publics Modification de certaines dispositions applicables aux marchés et contrats relevant de la commande publique Décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 26 août 2011 - NOR : EFIM1104658D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le règlement (CE) n° 1564/2005 de la Commission du 7 septembre 2005 modifié établissant les formulaires standard pour la publication d’avis dans le cadre des procédures de passation de marchés publics conformément aux directives 2004/17/CE et 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil ;

Vu la directive 2004/17/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 modifiée portant coordination des procédures de passation des marchés dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux ;

Vu la directive 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 modifiée relative à la coordination des procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services ;

Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles R. ­2131-5 et R. ­2131-6 ;

Vu le code de l’action sociale et des familles, notamment son article R. ­123-41 ;

Vu le code de la santé publique, notamment son article R. ­1418-13 ;

Vu le code de l’urbanisme, notamment ses articles R.* ­300-4, R. ­300-9-1, R.* ­300-11-1 et R. ­300-11-5-1 ;

Vu le code des marchés publics ;

Vu la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 modifiée relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d’œuvre privée, notamment son article 18 ;

Vu la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 modifiée de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, notamment son article 5 ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 modifiée relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2002-232 du 21 février 2002 modifié relatif à la mise en œuvre du délai maximum de paiement dans les marchés publics, notamment ses articles 5 et 7 ;

Vu le décret n° 2005-1308 du 20 octobre 2005 modifié relatif aux marchés passés par les entités adjudicatrices mentionnées à l’article 4 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2005-1742 du 30 décembre 2005 modifié fixant les règles applicables aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu la saisine du conseil général de Mayotte en date du 7 mars 2011 ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 31 mai 2011 ;

Le Conseil d’Etat (section de l’administration) entendu,

Décrète :

Chapitre I er Dispositions modifiant le code des marchés publics Article 1 er

Le code des marchés publics est modifié conformément aux dispositions des articles 2 à 34 du présent décret.

Article 2

I. - Au 2° de l’article 3 et au 1° de l’article 136, les mots : « le traité instituant la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».

II. - Au premier alinéa de l’article 159, les mots : « la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « l’Union européenne ».

Article 3

I. - Au troisième alinéa du IV de l’article 8, les mots : « et un représentant du directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, » sont remplacés par les mots : « , et un représentant du service en charge de la concurrence ».

II. - Au II des articles 23 et 24, les mots : « directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes » sont remplacés par les mots : « service en charge de la concurrence ».

Article 4

Le quatrième alinéa de l’article 11 est supprimé.

Article 5

Le troisième alinéa de l’article 16 est remplacé par les dispositions suivantes : « Sauf stipulation contraire, la reconduction prévue dans le marché est tacite et le titulaire ne peut s’y opposer. »

Article 6

L’article 18 est ainsi modifié :

1° Après le septième alinéa du III, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dans les marchés à tranches conditionnelles régis par l’article 72, le prix de chaque tranche est actualisable dans les conditions déterminées par les troisième à sixième alinéas du présent III. Cette actualisation est opérée aux conditions économiques observées à une date antérieure de trois mois au début d’exécution des prestations de la tranche. » ;

2° Le V est ainsi modifié :

a) Après les mots : « une clause de révision de prix incluant », sont insérés les mots : « au moins » ;

b) Après les mots : « conformément au », les mots : « 1° du » sont supprimés.

Article 7

Le II de l’article 26 est ainsi modifié :

1° Les deuxième et troisième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :

« 1° 125 000 ­E HT pour les marchés de fournitures et de services, non mentionnés aux 2° à 4° ci-dessous, de l’Etat et de ses établissements publics ;

« 2° 193 000 ­E HT pour les marchés de fournitures et de services des collectivités territoriales, des établissements publics de santé et des établissements du service de santé des armées ; » ;

2° Au quatrième alinéa, après les mots : « 193 000 ­E pour les », sont ajoutés les mots : « marchés de » ;

3° Le sixième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« 5° 4 845 000 ­E HT pour les marchés de travaux. »

Article 8

I. - L’article 27 est ainsi modifié :

1° La dernière phrase du deuxième alinéa du III est remplacée par une phrase ainsi rédigée :

« Quelle que soit l’option retenue, lorsque la valeur cumulée des lots est égale ou supérieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, la ou les procédures à mettre en œuvre sont les procédures formalisées mentionnées au I de cet article. » ;

2° Au VI, les mots : « les seuils mentionnés au II de l’article 26 du présent code » sont remplacés par les mots : « les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 ».

II. - Au 4° du II de l’article 35 et au II de l’article 54, les mots : « aux seuils fixés au II de l’article 26 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 ».

III. - Au III de l’article 69, les mots : « au seuil fixé au II de l’article 26 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 ».

IV. - L’article 145 est ainsi rédigé :

« Les dispositions de l’article 27 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : définis au III de l’article 144 aux mots : définis à l’article 26 et des mots : la valeur des fournitures et services aux mots : la valeur des fournitures . »

V. - Au premier alinéa de l’article 146, les mots : « au seuil mentionné au III de l’article 144 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144 ».

Article 9

L’article 28 est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « aux seuils mentionnés au II de l’article 26 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 » ;

2° Le troisième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Pour la détermination de ces modalités, le pouvoir adjudicateur peut s’inspirer des procédures formalisées, sans pour autant que les marchés en cause soient alors soumis aux règles formelles qu’elles comportent. En revanche, s’il se réfère expressément à l’une de ces procédures formalisées, le pouvoir adjudicateur est tenu de l’appliquer dans son intégralité. » ;

3° Le cinquième alinéa est ainsi rédigé :

« Le pouvoir adjudicateur peut décider que le marché sera passé sans publicité ni mise en concurrence préalables si son montant estimé est inférieur à 4 000 euros HT ou dans les situations décrites au II de l’article 35. L’absence de publicité et de mise en concurrence peut en outre être justifiée si ces formalités sont impossibles ou sont manifestement inutiles en raison notamment de l’objet du marché, de son montant ou du faible degré de concurrence dans le secteur considéré. »

Article 10

I. - Au 1° du II de l’article 30, après les mots : « Les dispositions du III de l’article 40 », sont insérés les mots : « et du troisième alinéa de l’article 41 ».

II. - Au 1° du II de l’article 148, après les mots : « Les dispositions du III de l’article 150 », sont insérés les mots : « et du troisième alinéa de l’article 41 ».

Article 11

Le deuxième alinéa de l’article 37 est remplacé par les deux alinéas suivants :

« Les pouvoirs adjudicateurs soumis aux dispositions de la loi du 12 juillet 1985 susmentionnée ne peuvent, en application du I de son article 18, recourir à un marché de conception-réalisation, quel qu’en soit le montant, que si un engagement contractuel sur un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique ou des motifs d’ordre technique rendent nécessaire l’association de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.

« Les motifs d’ordre technique mentionnés à l’alinéa précédent sont liés à la destination ou à la mise en œuvre technique de l’ouvrage. Sont concernées des opérations dont la finalité majeure est une production dont le processus conditionne la conception, la réalisation et la mise en œuvre ainsi que des opérations dont les caractéristiques, telles que des dimensions exceptionnelles ou des difficultés techniques particulières, exigent de faire appel aux moyens et à la technicité propres des opérateurs économiques. »

Article 12

L’article 40 est ainsi modifié :

1° Au I, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « cinquième » ;

2° Aux I et II, la somme de 20 000 euros est remplacée par la somme de 4 000 euros ;

3° Le III est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - 1° Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu de publier un avis d’appel public à la concurrence soit dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, soit dans un journal habilité à recevoir des annonces légales, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie. Le pouvoir adjudicateur n’est pas tenu d’y faire figurer une estimation du prix des prestations attendues.

« Le pouvoir adjudicateur apprécie si, compte tenu de la ­nature ou du montant des fournitures, des services ou des travaux en cause, une publication dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné est en outre nécessaire pour assurer une publicité conforme aux principes ­énoncés à l’article 1er. Cette publication doit alors être effectuée dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

« 2° Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu de publier un avis d’appel public à la ­concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005. » ;

4° Le IV est remplacé par les dispositions suivantes :

« IV. - Le pouvoir adjudicateur peut faire paraître, en plus de ces avis, un avis d’appel public à la concurrence dans une autre publication dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie. »

5° Le V est abrogé et le VI devient le V ;

6° Le VII, qui devient le VI, est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils sont publiés sur support papier ou sous forme électronique. » ;

b) Le troisième alinéa est supprimé ;

7° Le chiffre « VIII » est supprimé ;

8° Le IX devient le VII.

Article 13

Au troisième alinéa de l’article 41, les mots : « A compter du 1er janvier 2010, » sont supprimés.

Article 14

L’article 44 est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, le chiffre : « I. » est ajouté ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« II. - La candidature pour un marché ou un accord-cadre passé selon une procédure formalisée, lorsqu’elle est transmise par voie électronique, est signée électroniquement dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. »

Article 15

Le I de l’article 48 est ainsi modifié :

1° La deuxième phrase est supprimée ;

2° Il est inséré un deuxième alinéa ainsi rédigé :

« L’acte d’engagement pour un marché ou un accord-cadre passé selon une procédure formalisée, lorsque l’offre est transmise par voie électronique, est signé électroniquement dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. »

Article 16

Au III de l’article 50, la phrase : « Les variantes sont proposées avec l’offre de base » est supprimée.

Article 17

Le premier alinéa du III de l’article 51 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les accords-cadres et les marchés à bons de commande, l’acte d’engagement peut n’indiquer que la répartition des prestations. »

Article 18

Au 1° du I de l’article 53, après les mots : « les performances en matière de protection de l’environnement, », sont insérés les mots : « les performances en matière de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture, ».

Article 19

L’article 56 est ainsi modifié :

1° Les I, II et III sont remplacés par les dispositions suivantes :

« I. - Dans toutes les procédures de passation des marchés publics et accords-cadres, les documents écrits mentionnés par le présent code peuvent être remplacés par un échange électronique ou par la production de supports physiques électroniques, selon les dispositions prévues au présent article.

« Le mode de transmission est indiqué dans l’avis d’appel public à la concurrence ou, en l’absence de cet avis, dans les documents de la consultation.

« Les candidats appliquent le même mode de transmission à l’ensemble des documents qu’ils adressent au pouvoir adjudicateur.

« II. - Le pouvoir adjudicateur peut imposer la transmission des candidatures et des offres par voie électronique.

« Pour les achats de fournitures de matériels informatiques et de services informatiques d’un montant supérieur à 90 000 ­euros HT, les candidatures et les offres sont transmises par voie électronique.

« III. - Pour les marchés d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur ne peut refuser de recevoir les documents transmis par voie électronique. » ;

2° Au début du IV, les mots : « des offres » sont supprimés ;

3° Le VI est abrogé ;

4° Le VII devient VI.

Article 20

Au chapitre V du titre III de la première partie du code, il est rétabli une section 3 ainsi rédigée :

« Section 3 « Marchés associant conception, réalisationet exploitation ou maintenance

« Art. 73.- I. - Les marchés de réalisation et d’exploitation ou de maintenance sont des marchés publics qui associent l’exploitation ou la maintenance à la réalisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffrés de performance définis notamment en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ils comportent des engagements de performance mesurables. La durée du marché tient compte des délais nécessaires à la réalisation de ces objectifs et engagements qui constituent son objet.

« II. - Les marchés de conception, de réalisation et d’exploitation ou de maintenance sont des marchés publics qui associent l’exploitation ou la maintenance à la conception et à la réalisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffrés de performance définis notamment en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ils comportent des engagements de performance mesurables. La durée du marché tient compte des délais nécessaires à la réalisation de ces objectifs et des engagements qui constituent son objet.

« Si un tel marché comprend la réalisation de travaux qui relèvent de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985, l’entrepreneur ne peut être associé à la conception que pour la réalisation d’engagements de performance énergétique dans un ou des bâtiments existants, ou pour des motifs d’ordre technique tels que définis à l’article 37.

« Le régime de primes du IV de l’article 69 est applicable aux marchés définis au présent II, quel que soit leur montant estimé.

« III. - Lorsque la valeur estimée des marchés mentionnés aux I et II est inférieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 ou lorsque ces marchés relèvent de l’article 30, ils peuvent être passés selon la procédure adaptée prévue à l’article 28.

« Lorsque leur valeur estimée est égale ou supérieure aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, ces marchés sont passés selon une des procédures prévues au I de cet article. Lorsqu’ils comprennent la réalisation de travaux qui relèvent de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985, les marchés mentionnés au II sont passés selon les règles prévues aux I et II de l’article 69.

« IV. - Les marchés mentionnés aux I et II fixent le prix de l’ensemble des prestations et les modalités de rémunération du titulaire. La rémunération de l’exploitation et de la maintenance est liée à l’atteinte de performances mesurées fixées dans le marché pour toute sa durée d’exécution. Les modalités de rémunération se conforment aux dispositions des deux dernières phrases de l’article 10 et de l’article 96 du présent code.

« Ces marchés prévoient, parmi les critères de choix des offres, le critère de coût global de l’offre ainsi qu’un ou plusieurs critères relatifs aux objectifs de performance prévus aux I et II, définis en fonction de l’objet du marché. »

Article 21

L’article 74 est ainsi modifié :

1° Le II est ainsi modifié :

a) Les mots : « aux seuils des marchés formalisés fixés au II de l’article 26 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 » ;

b) Il est complété par les mots suivants : « dans les conditions précisées au deuxième alinéa du III » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Au quatrième alinéa, les mots : « aux seuils des marchés passés selon une procédure formalisée » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26 » ;

b) Au 4°, les troisième, quatrième et cinquième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :

« a) Soit la procédure négociée si les conditions de l’article 35 sont remplies. En cas de publicité et de mise en concurrence, la mise en concurrence peut être limitée à l’examen des compétences, références et moyens humains et matériels des candidats. Le pouvoir adjudicateur, après avis du jury tel que défini au I de l’article 24, dresse la liste des candidats admis à négocier, dont le nombre ne peut être inférieur à trois sauf si le nombre de candidats n’est pas suffisant. Le pouvoir adjudicateur engage les négociations. Au terme de ces négociations, le marché est attribué ;

« b) Soit la procédure de l’appel d’offres si les conditions de l’article 35 ne sont pas remplies. Dans ce cas, un jury composé dans les conditions définies au I de l’article 24 émet un avis motivé sur les candidatures et sur les offres. » ;

3° Après le III, il est rétabli un IV ainsi rédigé :

« IV. - Lorsque les conditions de recours au dialogue compétitif sont réunies, cette procédure peut être mise en œuvre pour l’attribution d’un marché ou d’un accord-cadre de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation d’un ouvrage ou la réalisation d’un projet urbain ou paysager.

« Le montant de la prime attribué à chaque participant au dialogue est égal au prix de toutes les études demandées par le maître d’ouvrage et définies par le règlement de la consultation affecté d’un abattement au plus égal à 20 %.

« Un jury peut être composé conformément au I de l’article 24. Dans ce cas, le jury examine les candidatures et formule dans un procès-verbal un avis motivé sur celles-ci. Le maître d’ouvrage dresse la liste des maîtres d’œuvre admis au dialogue au vu de cet avis.

« A l’issue du dialogue, le jury examine les offres finales, les évalue et les classe dans un avis motivé qui fait l’objet d’un procès-verbal. Il peut inviter les candidats à apporter des précisions, clarifications, perfectionnements ou compléments sur leur offre finale. Le marché est attribué au vu de l’avis du jury.

« Le jury se prononce le cas échéant sur l’application des modalités de réduction ou de suppression de la prime définies dans le règlement de la consultation ou dans l’avis d’appel public à la concurrence s’il estime que les prestations remises sont incomplètes ou ne sont pas conformes au règlement de la consultation. » ;

4° Le V est abrogé.

Article 22

Au deuxième alinéa du I de l’article 77, les mots : « encore être conclus » sont remplacés par les mots : « prévoir que le marché est conclu ».

Article 23

Au 1° du I de l’article 78, le mot : « courantes » est remplacé par les mots : « et services courants ».

Article 24

Le I de l’article 80 est modifié ainsi qu’il suit :

1° Les cinquième à septième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé, d’une part, dans le cas d’attribution du marché au seul opérateur ayant participé à la consultation, d’autre part, dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système ­d’acquisition dynamique. » ;

2° Le neuvième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Pour rendre applicables aux marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique les dispositions du second alinéa du même article, le pouvoir adjudicateur respecte un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de la notification prévue au 1° et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés. »

Article 25

I. - Le III de l’article 85 est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - Pour les marchés d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, l’avis est établi pour la publication au Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné. »

II. - Le III de l’article 172 est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - Pour les marchés d’un montant égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’avis est établi pour la publication au Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné. »

Article 26

La dernière phrase du premier alinéa du I de l’article 87 est remplacée par les dispositions suivantes : « Cette avance est calculée sur la base du montant du marché diminué du montant des prestations confiées à des sous-traitants et donnant lieu à paiement direct. »

Article 27

L’article 98 est ainsi modifié :

1° le 1° est ainsi rédigé :

« 1° 30 jours pour les services de l’Etat et ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial, à l’exception de ceux mentionnés au 2°, pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux ; » ;

2° Le 2° est supprimé ;

3° Le 3° devient le 2°.

Article 28

Au premier alinéa de l’article 106, après les mots : « Le pouvoir adjudicateur remet au titulaire », sont insérés les mots : « à sa demande ».

Article 29

L’article 115 est ainsi modifié :

1° Au quatrième alinéa, les mots : « l’assiette de l’avance prévue à l’article 87 est réduite, pour le titulaire, au montant correspondant aux prestations lui incombant » sont remplacés par les mots : « l’avance versée au titulaire est calculée sur la base du montant du marché diminué le cas échéant du montant des prestations confiées aux sous-traitants et donnant lieu à paiement direct » ;

2° Le huitième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Le remboursement de cette avance s’impute sur les sommes dues au sous-traitant selon les mêmes modalités que celles prévues à l’article 88. » ;

3° Au neuvième alinéa, après les mots : « des prestations sous-traitées », sont insérés les mots : « et donnant lieu à paiement direct » et les mots : « ne peut pas ou » sont supprimés.

Article 30

L’article 150 est ainsi modifié :

1° Le III est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’entité adjudicatrice est tenue de publier un avis d’appel public à la concurrence soit dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, soit dans un journal habilité à recevoir des annonces légales, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie. L’entité adjudicatrice n’est pas tenue d’y faire figurer une estimation du prix des prestations attendues.

« L’entité adjudicatrice apprécie si, compte tenu de la nature du montant des fournitures, des services ou des travaux en cause, une publication dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné est en outre nécessaire pour assurer une publicité conforme aux objectifs mentionnés à l’article 1er. Cette publication doit alors être effectuée dans des conditions précisées par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

« Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144, l’entité adjudicatrice est tenue de publier un avis d’appel public à la concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics et au Journal officiel de l’Union européenne, ainsi que sur son profil d’acheteur. Cet avis est établi conformément au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005. »

2° Le IV est supprimé ;

3° Les trois premières phrases et le dernier alinéa du V, qui devient le IV, sont supprimés ;

4° Le VI devient le V ;

5° Le VII, qui devient le VI, est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils sont publiés sur support papier ou sous forme électronique. » ;

b) Le troisième alinéa est supprimé ;

6° Le chiffre « VIII » est supprimé ;

7° Le IX devient le VII.

Article 31

L’article 168 est ainsi modifié :

1° Le II est ainsi modifié :

a) Les mots : « au seuil prévu au III de l’article 144 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144 » ;

b) Il est complété par les mots suivants : « dans les conditions précisées au troisième alinéa du 3° du III » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « au seuil prévu au III de l’article 144 » sont remplacés par les mots : « aux seuils de procédure formalisée définis au III de l’article 144 » ;

b) Au 2°, les mots : « il est composé un jury dans les conditions définies au I de l’article 24. Dans ce cas, les membres de ce jury désignés en application des d et e du I de l’article 24 ont voix consultative » sont remplacés par les mots : « un jury composé dans les conditions définies au I de l’article 24 émet un avis motivé sur les candidatures et sur les offres » ;

3° Le V est abrogé.

Article 32

Après la section 6 du chapitre VII du titre III de la deuxième partie du code, il est ajouté une section 7 ainsi rédigée :

« Section 7 « Dispositions spécifiques aux marchés associant conception, réalisation et exploitation ou maintenance

« Art. 168-2. - Les dispositions de l’article 73 sont applicables, sous réserve de la substitution des mots : “l’article 168-1” aux mots : “l’article 69”, des mots : “l’article 148” aux mots : “l’article 30”, des mots : “l’article 146” aux mots : “l’article 28” et des mots : “l’article 144” aux mots : “l’article 26”. »

Article 33

L’article 177 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 177. - Les dispositions du présent code sont applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon sous réserve des adaptations suivantes :

1° Le e du I de l’article 24 n’est pas applicable ;

2° Le III de l’article 40 est rédigé comme suit :

« III. - Lorsque le montant estimé du besoin est compris entre 90 000 euros HT et les seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu d’émettre un avis par voie radiophonique dans des conditions telles qu’il puisse susciter une mise en concurrence suffisante et de publier un avis d’appel public à la concurrence soit dans une publication locale soit, si les caractéristiques et le montant du marché le justifient, dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales ou dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné ou dans une publication équivalente diffusée dans la région géographique de Saint-Pierre-et-Miquelon.

« Lorsque le montant estimé du besoin est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée définis à l’article 26, le pouvoir adjudicateur est tenu, d’une part, d’émettre un avis par voie radiophonique dans des conditions telles qu’il puisse susciter une mise en concurrence suffisante ou de publier un avis d’appel public à la concurrence dans une publication locale et, d’autre part, de publier un avis d’appel public à la concurrence dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales ou dans un journal spécialisé correspondant au secteur économique concerné ou dans une publication équivalente diffusée dans la région géographique de Saint-Pierre-et-Miquelon. »

Article 34

L’article 178 est ainsi modifié :

1° Le 3° est abrogé ;

2° Le 10° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 10° Pour l’application de l’article 56 :

« a) Le deuxième alinéa du I est complété par les dispositions suivantes : “ En l’absence de mention expresse relative au mode de transmission choisi, le pouvoir adjudicateur est réputé avoir retenu le seul mode de transmission sur support papier. Dans cette hypothèse, les candidatures et les offres transmises par voie électronique sont irrégulières et doivent être rejetées. ”

« b) Les II et III sont applicables à compter du 1er janvier 2014. » ;

3° Il est ajouté deux alinéas ainsi rédigés :

« 12° Pour l’application de l’article 40, à la première phrase du 1° et du 2° du III, après les mots : « ainsi que », sont insérés les mots : « , à compter du 1er janvier 2014, » ;

« 13° Pour l’application de l’article 41, au début du troisième alinéa, sont insérés les mots : « A compter du 1er janvier 2014, ».

Chapitre II Règles applicables aux marchés passés parles entités adjudicatrices mentionnées à l’article 4de l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée Article 35

Le décret du 20 octobre 2005 susvisé est modifié conformément aux dispositions des articles 36 à 39 du présent décret.

Article 36

Aux articles 3, 18 et 31, les mots : « la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « l’Union européenne ».

Article 37

I. - Aux articles 10 et 12, les mots : « fixés au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

II. - Au deuxième alinéa du II de l’article 11, les mots : « prévus au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

III. - Au premier alinéa du I de l’article 16, les mots : « mentionnées à l’article 7 » sont supprimés.

IV. - Au premier alinéa du II de l’article 30, les mots : « fixé au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

V. - Au 1° du II de l’article 41-2, les mots : « prévu au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

Article 38

L’article 41-1 est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa est remplacé par les deux alinéas suivants :

« Les entités adjudicatrices mentionnées à l’article 1er de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d’œuvre privée ne peuvent, en application du I de l’article 18 de cette loi, recourir à un marché de conception-réalisation, quel qu’en soit le montant, que si un engagement contractuel sur un niveau d’amélioration de ­l’efficacité énergétique ou des motifs d’ordre technique rendent nécessaire l’association de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.

« Les motifs d’ordre technique mentionnés à l’alinéa précédent sont liés à la destination ou à la mise en œuvre technique de l’ouvrage. Cette forme de marché s’applique aux opérations dont la finalité majeure est une production dont le processus conditionne la conception, la réalisation et la mise en œuvre ainsi qu’à celles dont les caractéristiques, telles que des dimensions exceptionnelles ou des difficultés techniques particulières, exigent de faire appel aux moyens et à la technicité propres des opérateurs économiques. »

2° Au premier alinéa du IV, les mots : « défini pour les marchés de travaux au I de l’article 7 du présent décret » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée » ;

3° Le second alinéa du IV est supprimé.

Article 39

Le I de l’article 44 est ainsi modifié :

1° Le 2° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé, d’une part, dans le cas d’attribution du marché au seul opérateur ayant participé à la consultation, d’autre part, dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique. » ;

2° Le second alinéa du 3° du I est remplacé par les dispositions suivantes :

« Pour rendre applicables aux marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique les dispositions du second alinéa des articles cités à l’alinéa précédent, l’entité adjudicatrice respecte un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de la notification prévue au 1° et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés. »

Chapitre III Règles applicables aux marchés passés parles pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée Article 40

Le décret du 30 décembre 2005 susvisé est modifié conformément aux dispositions des articles 41 à 45 du présent décret.

Article 41

I. - Aux articles 10 et 12, les mots : « fixés au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

II. - L’article 11 est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa du II, les mots : « prévus au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée » ;

2° Au V, les mots : « mentionnés au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

III. - Au premier alinéa du I de l’article 16, les mots : « mentionnées à l’article 7 » sont supprimés.

IV. - Au premier alinéa du II de l’article 25 et au 4° du II de l’article 33, les mots : « fixé au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

V. - Au 1° du II de l’article 41-2, les mots : « prévu au I de l’article 7 » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée ».

Article 42

A l’article 17, les mots : « la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « l’Union européenne ».

Article 43

Au second alinéa du III de l’article 25, les mots : « au sens de l’article précédent » sont supprimés.

Article 44

L’article 41-1 est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa est remplacé par les deux alinéas suivants :

« Les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 1er de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d’œuvre privée ne peuvent, en application du I de l’article 18 de cette loi, recourir à un marché de conception-réalisation, quel qu’en soit le montant, que si un engagement contractuel sur un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique ou des motifs d’ordre technique ­rendent nécessaire l’association de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.

« Les motifs d’ordre technique mentionnés à l’alinéa précédent sont liés à la destination ou à la mise en œuvre technique de l’ouvrage. Cette forme de marché s’applique aux opérations dont la finalité majeure est une production dont le processus conditionne la conception, la réalisation et la mise en œuvre ainsi qu’à celles dont les caractéristiques, telles que des dimensions exceptionnelles ou des difficultés techniques particulières, exigent de faire appel aux moyens et à la technicité propres des opérateurs économiques. » ;

2° Au premier alinéa du IV, les mots : « défini pour les marchés de travaux au I de l’article 7 du présent décret » sont remplacés par les mots : « de procédure formalisée » ;

3° Le second alinéa du IV est supprimé.

Article 45

Le I de l’article 46 est ainsi modifié :

1° Le 2° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé, d’une part, dans le cas d’attribution du marché au seul opérateur ayant participé à la consultation, d’autre part, dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique. »

2° Le second alinéa du 3° est remplacé par les dispositions suivantes :

« Pour rendre applicables aux marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique les dispositions du second alinéa des articles cités à l’alinéa précédent, le pouvoir adjudicateur respecte un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de la notification prévue au 1° et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés. »

Chapitre IV Règles applicables à la mise en œuvre du délai maximum de paiement dans les marchés publics Article 46

Le décret du 21 février 2002 susvisé est modifié conformément aux dispositions des articles 47 à 49 du présent décret.

Article 47

Le II de l’article 5 est ainsi modifié :

1° Au 2°, les mots : « aux 1° et 2° de l’article 98 » sont remplacés par les mots : « au 1° de l’article 98 » ;

2° Au 3°, les mots : « au 3° de l’article 98 » sont remplacés par les mots : « au 2° de l’article 98 ».

Article 48

Les quatre premiers alinéas de l’article 7 sont remplacés par les dispositions suivantes :

« Lorsque l’ordonnateur et le comptable public ne relèvent pas de la même personne morale, le comptable public dispose, afin d’exercer les missions réglementaires qui lui incombent, d’un délai maximum de dix jours. Pour les établissements publics de santé et les établissements du service de santé des armées, ce délai est de quinze jours. »

Article 49

I. - Après le titre IV, il est inséré un titre V ainsi rédigé :

« Titre V « Dispositions applicables à Mayotte

« Art. 10-1. - Le présent décret est applicable à Mayotte sous réserve des adaptations suivantes :

« 1° La référence à l’article 98 du code des marchés publics est remplacée par la référence à l’article 178 du code des marchés publics.

« 2° Lorsque l’ordonnateur et le comptable public ne relèvent pas de la même personne morale, le comptable public dispose, afin d’exercer les missions réglementaires qui lui incombent, d’un délai maximum de quinze jours. »

II. - Le titre V devient le titre VI.

Chapitre V Dispositions diverses et finales Article 50

I. - Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° Au 5° de l’article R. ­2131-5, la référence à l’article 75 du code des marchés publics est remplacée par la référence à l’article 79 du code des marchés publics ;

2° L’article R. ­2131-6 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. R. 2131-6. - Les avenants aux marchés et les décisions de poursuivre prévus par l’article 118 du code des marchés publics sont transmis au préfet ou au sous-préfet accompagnés, le cas échéant, des délibérations qui les autorisent. »

II. - Au dernier alinéa de l’article R. ­1418-13 du code de la santé publique, la référence à l’article 138 du code des marchés publics est remplacée par la référence à l’article 133 du code des ­marchés publics.

III. - Aux articles R. ­*300-4, R. ­300-9-1, R. ­*-300-11-1 et R. ­300-11-5-1 du code de l’urbanisme, les mots : « 2° du IV de l’article 40 » sont remplacés par les mots : « 5° du II de l’article 26 ».

IV. - A l’article R. ­123-41 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « et la commission de la procédure de dialogue compétitif prévues par les articles 22 et 24 du code des marchés publics » sont remplacés par les mots : « prévue par l’article 22 du code des marchés publics ».

Article 51

I. - A l’exception des articles 2, 3, 13, 22, 27 et 50, les dispositions du présent décret sont applicables aux contrats en vue desquels une consultation est engagée ou un avis d’appel public à la concurrence envoyé à la publication postérieurement à la date d’entrée en vigueur du présent décret.

II. - Les dispositions du III de l’article 56 du code des marchés publics dans leur rédaction issue du présent décret entrent en vigueur le 1er janvier 2012.

Antérieurement à cette date, les pouvoirs adjudicateurs soumis au code des marchés publics ne peuvent refuser de recevoir les documents transmis par voie électronique pour les marchés passés selon une procédure formalisée.

Article 52

Les dispositions introduites ou modifiées par les articles 47 à 49 du présent décret peuvent être modifiées par décret.

Il en va de même des dispositions modifiées par le présent décret et portant sur les seuils exprimés en valeurs financières dans le code des marchés publics et dans les décrets du 20 octobre 2005 et du 30 décembre 2005 susvisés.

Article 53

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 25 août 2011.

Article n° 6 Spécifications techniques des marchéset des accords-cadres Arrêté du 28 août 2006 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 29 août 2006 - NOR : ECOM0620005A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005, modifiée par la loi n° 2006-450 du 18 avril 2006, relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 84-74 du 26 janvier 1984 modifié fixant le statut de la normalisation ;

Vu le décret n° 2005-1308 du 20 octobre 2005, modifié par le décret n° 2005-1741 du 30 décembre 2005, fixant les règles applicables aux marchés passés par les entités adjudicatrices mentionées à l’article 4 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment ses articles 2 et 3 ;

Vu le décret n° 2005-1742 du 30 décembre 2005 fixant les règles applicables aux marchés passés par les pouvoirs ­adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment ses articles 2 et 3 ;

Vu le décret n° 2006-975 du 1er août 2006 portant code des ­marchés publics, notamment l’article 6 du code annexé,

Arrête :

Article 1 er

Sont des spécifications techniques, au sens de l’article 6 du code des marchés publics et de l’article 2 des décrets du 20 octobre 2005 et du 30 décembre 2005 susvisés :

1° Lorsqu’il s’agit d’un marché ou d’un accord-cadre de ­travaux, l’ensemble des prescriptions techniques contenues notamment dans les cahiers des charges et définissant les caractéristiques requises d’un matériau, d’un produit ou d’une fourniture et permettant de les caractériser de manière telle qu’ils répondent à l’usage auquel ils sont destinés par le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice ;

2° Lorsqu’il s’agit d’un marché ou d’un accord-cadre de ­services ou de fournitures, les prescriptions définissant les ­caractéristiques requises d’un produit ou d’un service.

Article 2

Les caractéristiques définies par les spécifications techniques mentionnées à l’article 1er peuvent inclure :

– les niveaux de la performance environnementale ;

– les niveaux de qualité ;

– les caractéristiques d’accessibilité ;

– l’évaluation de la conformité et les procédures d’évaluation de la conformité ;

– l’évaluation de la propriété d’emploi ;

– la sécurité ou les dimensions, y compris les prescriptions applicables au produit en ce qui concerne la dénomination de vente ou les procédures relatives à l’assurance de la qualité pour les ouvrages ;

– la terminologie ;

– les symboles ;

– les essais et méthodes d’essai ;

– l’emballage ;

– le marquage et l’étiquetage ;

– les processus et méthodes de production ;

– l’évaluation de l’utilisation du produit et les instructions d’utilisation.

En outre, elles peuvent inclure pour les seuls marchés de travaux :

– les règles de conception et de calcul des ouvrages ;

– les conditions d’essai, de contrôle et de réception des ouvrages ;

– les techniques ou méthodes de construction ;

– toutes les autres conditions de caractère technique que le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice est à même de prescrire, par voie de réglementation générale ou particulière, en ce qui concerne les ouvrages terminés et en ce qui concerne les matériaux ou les éléments constituant ces ouvrages.

Article 3

Lorsque les spécifications techniques mentionnées à l’article 1er sont formulées par référence à des normes ou à d’autres documents équivalents, ces derniers sont choisis dans l’ordre de préférence suivant : les normes nationales transposant des normes européennes, les agréments techniques européens, les spécifications techniques communes, les normes internationales, les autres référentiels techniques élaborés par les organismes européens de normalisation ou, lorsque ceux-ci n’existent pas, les normes nationales, les agréments techniques nationaux, ou les spécifications techniques nationales en matière de conception, de calcul et de réalisation des ouvrages et de mise en œuvre des produits. Chaque référence est accompagnée de la mention « ou équivalent ».

Article 4

Au sens de l’article 6 du code des marchés publics et de l’article 2 des décrets du 20 octobre 2005 et du 30 décembre 2005 susvisés :

1° Une norme est une spécification technique approuvée par un organisme reconnu à activité normative pour application répétée ou continue, dont l’observation n’est pas obligatoire et qui relève de l’une des catégories suivantes :

– norme internationale : une norme adoptée par un organisme international de normalisation et mise à la disposition du public ;

– norme européenne : une norme adoptée par un organisme ­européen de normalisation et mise à la disposition du public ;

– norme nationale : une norme adoptée par un organisme national de normalisation et mise à la disposition du public.

2° Un agrément technique européen est une appréciation technique favorable de l’aptitude à l’emploi d’un produit pour une fin déterminée, basée sur la satisfaction des exigences essentielles pour la construction, selon les caractéristiques intrinsèques de ce produit et les conditions établies de mise en œuvre et d’utilisation. L’agrément technique européen est délivré par un organisme agréé à cet effet par l’Etat membre.

3° Une spécification technique commune est une spécification technique élaborée selon une procédure reconnue par les Etats membres et publiée au Journal officiel de l’Union européenne.

4° Un référentiel technique vise tout produit élaboré par les organismes européens de normalisation, autre que les normes officielles, selon des procédures adaptées à l’évolution des besoins du marché.

Article 5

Le présent arrêté entrera en vigueur le 1er septembre 2006 et sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 août 2006.

Articles n° 40 et 150 Application des articles 40 et 150 du code des marchés publics et fixant le modèle d’avis pour la passationdes marchés publics et des accords-cadres Arrêté du 27 août 2011 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 28 août 2011 - NOR : EFIM1119972A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le code des marchés publics, notamment ses articles 40 et 150 ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 7 juillet 2011,

Arrête :

Article 1 er

Les avis d’appel public à la concurrence mentionnés au premier alinéa du 1° du III de l’article 40 et au premier alinéa du III de l’article 150 du code des marchés publics sont établis conformément au modèle annexé au présent arrêté.

Article 2

Les avis complémentaires mentionnés au deuxième alinéa du 1° du III et au IV de l’article 40 et au deuxième alinéa du III et au IV de l’article 150 du code des marchés publics peuvent ne ­comporter que certains des renseignements figurant dans l’un des avis publiés à titre principal au Journal officiel de l’Union européenne, au Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou dans un journal habilité à recevoir des annonces légales, à condition qu’ils indiquent expressément les références de cet avis.

Article 3

L’arrêté du 28 août 2006 pris en application du code des marchés publics et fixant les modèles d’avis pour la passation et l’attribution des marchés publics et des accords-cadres est abrogé.

Article 4

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française et s’applique aux marchés et accords-cadres pour lesquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé à la publication postérieurement à sa date d’entrée en vigueur.

Fait le 27 août 2011.

Modèle d'avis d'appel public à la concurrence : voir PDF

Article n° 40-1 Procédures de recours applicables aux contratsde la commande publique (extrait) Décret n° 2009-1456 du 27 novembre 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 28 novembre 2009 - NOR : ECEM0918677D

(…)

Titre II Dispositions applicables aux procédures de passation Chapitre 1 er Dispositions applicables aux marchés publics Article 4

Après l’article 40 du code des marchés publics, il est inséré un article 40-1 ainsi rédigé :

« Art. 40-1. - Pour rendre applicables les dispositions du ­premier alinéa de l’article L.?­551-15 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union ­européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-­cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 28. » (…)

Article n° 40-1 Contrats de concession de travaux publics et diverses dispositions en matière de commande publique (extrait) Décret n° 2010-406 du 26 avril 2010 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 28 avril 2010 - NOR : ECEM0929044D

(...)

Article 33

Le code des marchés publics est modifié ainsi qu’il suit :

1° Aux articles 40-1 et 85-1, les mots : « un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des ­dispositions du présent code ou passé en application de l’article 28 » sont remplacés par les mots : « un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des articles 28 ou 30 » ;

2° Aux articles 151-1 et 172-1, les mots : « un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 148 » sont remplacés par les mots : « un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application des articles 146 ou 148 » ;

3° L’article 170 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 170. - Les dispositions de l’article 79 sont applicables sous réserve de la suppression de son 7°. » (…)

L’article 40-1 du code des marchés publics a été créé par l’article 4 du décret n° 2009-1456 du 27 novembre 2009 relatif aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique. Il a été modifié par l’article 33 du décret n° ­2010-406 du 26 avril 2010 relatif aux contrats de concession de travaux publics et portant diverses dispositions en matière de commande publique. Nous ne publions ci-dessous que les articles en question. Retrouvez l’intégralité du décret n°2009-1456 page 122 en lien avec les articles n° 151-1 et 172-1.

Article n° 40-1 Contrats de concession de travaux publics Ordonnance n° 2009-864 du 15 juillet 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 16 juillet 2009 - NOR : ECEM0911050R

Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre et de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu la Constitution, notamment l’article 38 ;

Vu le traité instituant la Communauté européenne ;

Vu la directive 89/665/CEE du Conseil du 21 décembre 1989 portant coordination des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives à l’application des procédures de recours en matière de passation des marchés publics de fournitures et de travaux, modifiée par la directive 2007/66/CE du Parlement et du Conseil du 11 décembre 2007 ;

Vu la directive 92/13/CEE du Conseil du 25 février 1992 portant coordination des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives à l’application des règles communautaires sur les procédures de passation des marchés des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des télécommunications, modifiée par la directive 2007/66/CE du Parlement et du Conseil du 11 décembre 2007 ;

Vu la directive 2004/17/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 portant coordination des procédures de passation des marchés dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux ;

Vu la directive 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 relative à la coordination des procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services ;

Vu le code de commerce ;

Vu le code de la construction et de l’habitation ;

Vu le code général des collectivités territoriales ;

Vu le code de justice administrative ;

Vu le code du travail ;

Vu la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence ;

Vu la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques, notamment son article 41 ;

Vu la loi n° 95-127 du 8 février 1995 relative aux marchés publics et délégations de service public, notamment son article 8 ;

Vu la loi n° 2008-735 du 28 juillet 2008 relative aux contrats de partenariat, notamment son article 51 ;

Vu la loi n° 2009-122 du 4 février 2009 de finances rectificative pour 2009, notamment son article 6 ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique ;

Vu l’article R. ­123-20 du code de justice administrative ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 7 mai 2009 ;

Le Conseil d’Etat (section de l’administration) entendu ;

Le conseil des ministres entendu,

Ordonne :

Titre I er   Contrats de concession de travaux publics passéspar les pouvoirs adjudicateurs Chapitre I er Champ d’application Article 1 er

Les contrats de concession de travaux publics sont des contrats administratifs dont l’objet est de faire réaliser tous travaux de bâtiment ou de génie civil par un concessionnaire dont la rémunération consiste soit dans le droit d’exploiter l’ouvrage, soit dans ce droit assorti d’un prix.

Article 2

Les pouvoirs adjudicateurs soumis aux dispositions du présent titre sont :

1° Les organismes de droit privé ou de droit public dotés de la personnalité juridique, créés pour satisfaire spécifiquement des besoins d’intérêt général ayant un caractère autre qu’industriel ou commercial, non soumis au code des marchés publics, et placés sous la dépendance d’un pouvoir adjudicateur lui-même soumis au code des marchés publics ou à la présente ordonnance ; cette dépendance de l’organisme en cause est établie par le fait que le pouvoir adjudicateur assure majoritairement son financement, exerce un contrôle sur sa gestion ou désigne la majorité des membres de son organe d’administration, de direction ou de surveillance ;

2° La Banque de France, l’Institut de France, l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques ;

3° La Caisse des dépôts et consignations ;

4° Les organismes de droit privé dotés de la personnalité juridique et constitués par des pouvoirs adjudicateurs soumis à la présente ordonnance ou au code des marchés publics en vue de réaliser certaines activités en commun.

Article 3

Lorsqu’un contrat de concession porte à la fois sur des services et des travaux, il est soumis au présent titre si son objet principal est de réaliser des travaux.

Article 4

Les dispositions du présent titre ne s’appliquent pas :

1° Aux contrats conclus entre un pouvoir adjudicateur et un cocontractant sur lequel il exerce un contrôle comparable à celui qu’il exerce sur ses propres services et qui réalise l’essentiel de ses activités pour lui, à condition que ce cocontractant soit détienne la qualité de pouvoir adjudicateur, soit applique, pour répondre à ses besoins propres, les règles de passation des contrats prévues par la présente ordonnance, par le code des marchés publics ou par l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée ;

2° Aux contrats conclus par un pouvoir adjudicateur avec un autre pouvoir adjudicateur bénéficiant, sur le fondement d’une disposition légalement prise, d’un droit exclusif ;

3° Aux contrats exigeant le secret ou dont l’exécution est légalement soumise à des mesures particulières de sécurité ;

4° Aux contrats pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat l’exige ;

5° Aux contrats passés en vertu de la procédure propre à une organisation internationale ;

6° Aux contrats conclus selon des règles de passation particulières en vertu d’un accord international relatif au stationnement de troupes ;

7° Aux contrats conclus selon des règles de passation particulières en vertu d’un accord international en vue de la réalisation ou de l’exploitation en commun d’un projet ou d’un ouvrage ;

8° Aux contrats conclus par un pouvoir adjudicateur dans l’exercice d’une activité d’opérateur de réseau définie aux articles 26 à 30 de l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée ;

9° Aux contrats ayant pour principal objet la mise à disposition ou l’exploitation de réseaux publics de communications électroniques, ou la fourniture au public d’un ou plusieurs services de communications électroniques.

Chapitre II Règles de passation Article 5

En vue d’assurer l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics, les contrats de concession de travaux publics mentionnés au chapitre Ier respectent les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures.

Article 6

I. - La nature et l’étendue des besoins à satisfaire par les contrats de concession de travaux publics sont déterminées en prenant en compte des objectifs de développement durable.

II. - Les conditions d’exécution d’une concession de travaux publics peuvent comporter des obligations visant à concilier développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement et progrès social conformément aux objectifs du développement durable.

Ces obligations, qui sont indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation, ne peuvent entraîner d’effet discriminatoire à l’égard des candidats potentiels.

Article 7

Le pouvoir adjudicateur peut :

1° Soit imposer aux candidats de sous-traiter à des tiers un pourcentage au moins égal à 30 % de la valeur globale des travaux faisant l’objet du contrat ;

2° Soit inviter les candidats à indiquer dans leurs offres s’ils entendent confier à des tiers une part des travaux faisant l’objet du contrat et, dans l’affirmative, le pourcentage qu’elle représente dans la valeur globale des travaux.

L’exigence mentionnée au 1° ci-dessus ou l’invitation mentionnée au 2° doivent être indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

Article 8

La passation des contrats de concession de travaux publics est soumise à des obligations de publicité dans les conditions et sous réserve des exceptions définies par voie réglementaire.

Article 9

Les interdictions de soumissionner prévues à l’article 8 de l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée s’appliquent aux contrats de concession de travaux publics.

Les personnes condamnées au titre du 5° de l’article 131-39 du code pénal ne peuvent soumissionner aux contrats de concession de travaux publics.

Article 10

Les conditions dans lesquelles le pouvoir adjudicateur avise les autres candidats du nom de l’attributaire et des motifs ayant conduit au choix de ce dernier, ainsi que celles dans lesquelles sont conclus les contrats de concession de travaux publics, sont déterminées par voie réglementaire.

Titre II Contrats de concession de travaux publics des collectivités territoriales et de leurs établissements publics Article 11

Après le chapitre IV du titre Ier du livre IV de la première partie du code général des collectivités territoriales, il est inséré un ­chapitre V ainsi rédigé :

« Chapitre V « Contrats de concession de travaux publics

« Art. L. 1415-1. - Les contrats de concession de travaux publics sont des contrats administratifs passés par une collectivité territoriale ou un établissement public local dont l’objet est de faire réaliser tous travaux de bâtiment ou de génie civil par un concessionnaire dont la rémunération consiste soit dans le droit d’exploiter l’ouvrage, soit dans ce droit assorti d’un prix.

« Art. L. 1415-2. - Lorsqu’un contrat de concession porte à la fois sur des services et des travaux, il est soumis au présent chapitre si son objet principal est de réaliser des travaux.

« Art. L. 1415-3. - Les dispositions du présent chapitre ne s’appliquent pas :

« 1° Aux contrats conclus entre un pouvoir adjudicateur et un cocontractant sur lequel il exerce un contrôle comparable à celui qu’il exerce sur ses propres services et qui réalise l’essentiel de ses activités pour lui, à condition que ce cocontractant soit détienne la qualité de pouvoir adjudicateur, soit applique, pour répondre à ses besoins propres, les règles de passation des contrats prévues par le code des marchés publics, par l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, ou par les dispositions du présent chapitre ;

« 2° Aux contrats conclus par un pouvoir adjudicateur avec un autre pouvoir adjudicateur bénéficiant, sur le fondement d’une disposition légalement prise, d’un droit exclusif ;

« 3° Aux contrats exigeant le secret ou dont l’exécution est ­légalement soumise à des mesures particulières de sécurité ;

« 4° Aux contrats pour lesquels la protection des intérêts ­essentiels de l’Etat l’exige ;

« 5° Aux contrats passés en vertu de la procédure propre à une organisation internationale ;

« 6° Aux contrats conclus selon des règles de passation particulières en vertu d’un accord international en vue de la réalisation ou de l’exploitation en commun d’un projet ou d’un ouvrage ;

« 7° Aux contrats conclus par une collectivité territoriale ou un établissement public local dans l’exercice d’une activité d’opérateur de réseau au sens de l’article 135 du code des marchés publics ;

« 8° Aux contrats ayant pour principal objet la mise à disposition ou l’exploitation de réseaux publics de communications électroniques ou la fourniture au public d’un ou plusieurs services de communications électroniques.

« Art. L. 1415-4. - En vue d’assurer l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics, les contrats de concession de travaux publics respectent les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures.

« Art. L. 1415-5. - I. - La nature et l’étendue des besoins à satisfaire par les contrats de concession de travaux publics sont déterminées en prenant en compte des objectifs de développement durable.

« II. - Les conditions d’exécution d’une concession de travaux publics peuvent comporter des obligations visant à concilier développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement et progrès social conformément aux objectifs du ­développement durable.

« Ces obligations, qui sont indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation, ne peuvent entraîner d’effet discriminatoire à l’égard des ­candidats potentiels.

« Art. L. 1415-6. - La collectivité territoriale ou l’établissement public local peut :

« 1° Soit imposer aux candidats de sous-traiter à des tiers un pourcentage au moins égal à 30 % de la valeur globale des travaux faisant l’objet du contrat ;

« 2° Soit inviter les candidats à indiquer dans leurs offres s’ils entendent confier à des tiers une part des travaux faisant l’objet du contrat et, dans l’affirmative, le pourcentage qu’elle représente dans la valeur globale des travaux.

« L’exigence mentionnée au 1° ou l’invitation mentionnée au 2° doivent être indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation.

« Art. L. 1415-7. - La passation des contrats de concession de travaux publics est soumise à des obligations de publicité dans les conditions et sous réserve des exceptions définies par décret en Conseil d’Etat.

« Art. L. 1415-8. - Les interdictions de soumissionner prévues à l’article 8 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou ­privées non soumises au code des marchés publics s’appliquent aux contrats de concession de travaux publics.

« Les personnes condamnées au titre du 5° de l’article ­131-39 du code pénal ne peuvent soumissionner aux contrats de ­concession de travaux publics.

« Art. L.1415-9. - Les conditions dans lesquelles la collectivité territoriale ou l’établissement public local avise les autres candidats du nom de l’attributaire et des motifs ayant conduit au choix de ce dernier, ainsi que celles dans lesquelles les contrats de concession de travaux publics sont conclus, sont prévues par décret en Conseil d’Etat. »

Titre III Marchés de travaux passés par les concessionnairesde travaux publics Article 12

I. - Les dispositions du présent titre sont applicables aux marchés de travaux passés avec un tiers par le concessionnaire de travaux publics pour les besoins de l’exécution du contrat de concession conclu avec un pouvoir adjudicateur soumis au code des marchés publics ou au titre Ier de la présente ordonnance.

II. - Ces marchés de travaux sont soumis :

1° Au code des marchés publics lorsque le concessionnaire est une personne publique soumise à ce code ;

2° A l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée lorsque le concessionnaire est un pouvoir adjudicateur mentionné à l’article 2 de la présente ordonnance ;

3° Au présent titre lorsque le concessionnaire ne relève ni du 1° ni du 2° ci-dessus.

III. - Ne sont pas considérés comme tiers les opérateurs économiques qui se sont groupés pour obtenir des contrats de concessions de travaux publics, non plus que les entreprises qui leur sont liées.

On entend par entreprise liée toute entreprise sur laquelle le concessionnaire peut exercer, directement ou indirectement, une influence dominante, toute entreprise qui peut exercer une influence dominante sur le concessionnaire, ou toute entreprise qui, comme le concessionnaire, est soumise à l’influence dominante d’une autre entreprise du fait de la propriété, de la participation financière ou des règles qui la régissent. L’influence dominante est présumée lorsqu’une entreprise, directement ou indirectement, détient la majorité du capital souscrit d’une autre entreprise, dispose de la majorité des voix attachées aux parts émises par elle, ou peut désigner plus de la moitié des membres de son organe d’administration, de direction ou de surveillance.

Article 13

Les principes énoncés à l’article 5 de la présente ordonnance, les exceptions mentionnées à l’article 4 et les interdictions de soumissionner prévues à l’article 9 sont applicables aux marchés mentionnés au 3° du II de l’article 12.

Article 14

La passation des marchés de travaux mentionnés au 3° du II de l’article 12 est soumise à des obligations de publicité dans les conditions et sous réserve des exceptions définies par voie réglementaire.

Article 15

Le pouvoir adjudicateur peut imposer au concessionnaire relevant du 1°, du 2° ou du 3° du II de l’article 12 de sous-traiter à des tiers un pourcentage au moins égal à 30 % de la valeur globale des travaux faisant l’objet de la concession. Ce pourcentage minimal doit être indiqué dans le contrat de concession.

Article 16

Lorsqu’est invoqué un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation des marchés mentionnés au 3° du II de l’article 12, ils sont soumis, s’ils relèvent du droit privé, aux articles 5 à 10 de l’ordonnance du 7 mai 2009 susvisée.S’ils constituent des contrats administratifs, ils sont soumis aux articles L. 551-5 à L. 551-12 du code de justice administrative.

Titre IV Dispositions diverses et transitoires Article 17

I. - Au b de l’article 41 de la loi du 29 janvier 1993 susvisée, après les mots : « lorsque ce service est confié à un établissement public » sont insérés les mots : « sur lequel la personne publique exerce un contrôle comparable à celui qu’elle exerce sur ses propres services et qui réalise l’essentiel de ses activités pour elle ».

II. - Au b de l’article L. 1411-12 du code général des collectivités territoriales, après les mots : « lorsque ce service est confié à un établissement public » sont insérés les mots : « sur lequel la personne publique exerce un contrôle comparable à celui qu’elle exerce sur ses propres services et qui réalise l’essentiel de ses activités pour elle ».

Article 18

Au deuxième alinéa de l’article 8 de la loi du 8 février 1995 susvisée, après les mots : « conclus par l’Etat » sont insérés les mots : « ou ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial ».

Article 19

Au II de l’article 6 de la loi du 4 février 2009 susvisée, les mots : « ou d’un contrat régi par les articles 9 et 11 de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 relative à la transparence et la régularité des procédures de marchés et soumettant la passation de ­certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence ou par l’article 1er du décret n° 92-311 du 31 mars 1992 soumettant la passation de certains contrats de fournitures, de travaux ou de prestation de services à des règles de publicité et de mise en concurrence » sont remplacés par les mots : « d’un contrat de concession de ­travaux publics, d’un contrat passé avec un tiers pour les besoins de l’exécution du contrat de concession de travaux publics dont elles sont titulaires ».

Article 20

L’article 8 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 susvisée est ainsi modifié :

1° Le 1° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 1° Les personnes qui ont fait l’objet, depuis moins de cinq ans, d’une condamnation définitive pour l’une des infractions prévues par les articles 222-38, 222-40, 313-1 à 313-3, 314-1 à 314-3, 324-1 à 324-6, 421-2-1, par le deuxième alinéa de l’article 421-5, par l’article 433-1, par le deuxième alinéa de l’article 433-2, par le huitième alinéa de l’article 434-9, par le deuxième alinéa de l’article 434-9-1, par les articles 435-3, 435-4, 435-9, 435-10, 441-1 à 441-7, par les premier et deuxième alinéas de l’article 441-8, par l’article 441-9, par les articles 445-1 et 450-1 du code pénal et par l’article 1741 du code général des impôts ; »

2° Au 2°, après les mots : « aux articles », les mots : « L. 324-9, L. ­324-10, L. ­341-6, L. ­125-1 et L. ­125-3 » sont remplacés par les mots : « L. ­8221-1, L. ­8221-3, L. ­8221-5, L. ­8231-1, L. ­8241-1 et L. ­8251-1 » ;

3° Le 3° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 3° Les personnes soumises à la procédure de liquidation judiciaire prévue à l’article L. ­640-1 du code de commerce, les personnes physiques dont la faillite personnelle a été prononcée en application des articles L. ­653-1 à L. ­653-8 du même code ainsi que les personnes faisant l’objet d’une procédure équivalente régie par un droit étranger. Les personnes admises à la procédure de redressement judiciaire instituée par l’article L. ­631-1 du code de commerce ou à une procédure équivalente régie par un droit étranger doivent justifier qu’elles ont été habilitées à poursuivre leurs activités pendant la durée prévisible d’exécution du marché ; »

4° Au premier alinéa du 4°, les mots : « aux alinéas précédents » sont remplacés par les mots : « au présent alinéa ».

Article 21

Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

1° Au dernier alinéa de l’article L. ­313-33, les mots : « au titre II de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marchés et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence » sont remplacés par les mots : « à l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics » ;

2° Au dernier alinéa de l’article L. ­313-34, les mots : « au titre II de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 précitée » sont remplacés par les mots : « à l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ».

Article 22

Jusqu’au 30 novembre 2009, lorsqu’est invoqué un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence ­auxquelles est soumise la passation des contrats soumis à la présente ordonnance, sont applicables les dispositions suivantes :

I. - S’il s’agit d’un contrat administratif, il est fait application de la procédure définie à l’article L. ­551-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction applicable à la date d’entrée en vigueur de la présente ordonnance.

II. - Si le contrat relève du droit privé, toute personne ayant intérêt à le conclure et susceptible d’être lésée par le manquement invoqué peut demander au juge de prendre, avant la conclusion du contrat, des mesures provisoires tendant à ce qu’il soit ordonné à la personne morale responsable du manquement de se conformer à ses obligations et, le cas échéant, à ce que soit suspendue la procédure de passation du contrat ou l’exécution de toute décision qui s’y rapporte. Elle peut également demander que soient annulées de telles décisions et que soient supprimées les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent les obligations mentionnées au premier alinéa.

La demande peut également être présentée par le ministère public lorsque la Commission des communautés européennes a notifié à l’Etat les raisons pour lesquelles elle estime qu’une violation claire et manifeste des obligations mentionnées ci-dessus a été commise.

La demande est portée devant le président de la juridiction de l’ordre judiciaire compétente ou son délégué, qui statue en premier et dernier ressort en la forme des référés.

Article 23

Sont soumis à l’obligation de communiquer des renseignements statistiques, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices passant des contrats ayant pour objet l’exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d’exploitation.

Ces renseignements portent notamment sur la part d’exécution confiée à des petites et moyennes entreprises par les titulaires de ces contrats.

Article 24

Le code de justice administrative est modifié ainsi qu’il suit :

1° L’article L. ­551-22 devient l’article L. ­551-24 ;

2° A la sous-section 2 de la section 2 du chapitre Ier du titre V du livre V, après l’article L. 551-21 sont insérés deux articles ainsi rédigés :

« Art. L. ­551-22. - Le montant des pénalités financières prévues aux articles L. ­551-19 et L. ­551-20 tient compte de manière proportionnée de leur objet dissuasif, sans pouvoir excéder 20 % du montant hors taxes du contrat.

« Le montant de ces pénalités est versé au Trésor public.

« Art. L. ­551-23. - Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés. »

Article 25

Après l’article L. ­211-13 du code de l’organisation judiciaire est inséré un article L. ­211-14 ainsi rédigé :

« Art. L. 211-14. - Des tribunaux de grande instance spécialement désignés connaissent des contestations relatives aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation des contrats de droit privé relevant de la commande publique dans les cas et conditions prévus par les articles 2 à 20 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique. »

Article 26

Les articles 9, 11, 11-1 et 11-2 ainsi que le second alinéa de l’article 14 de la loi du 3 janvier 1991 susvisée sont abrogés.

Article 27

I. - Les dispositions des titres Ier et II de la présente ordonnance s’appliquent aux projets de contrat de concession de travaux publics en vue desquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé ou une consultation engagée à compter de la date ­d’entrée en vigueur de la présente ordonnance.

II. - A l’exception de l’article 16, les dispositions du titre III s’appliquent aux marchés de travaux passés par le concessionnaire et en vue desquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé ou une consultation engagée à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente ordonnance ;

III. - Les dispositions de l’article 16 s’appliquent aux marchés de travaux passés par le concessionnaire et en vue desquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé ou une consultation engagée à compter du 1er décembre 2009.

IV. - Les dispositions de l’article 21 s’appliquent aux projets de contrat soumis à l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée et en vue desquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé ou une consultation engagée à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente ordonnance.

V. - Les dispositions du 2° de l’article 24 et de l’article 25 sont applicables aux projets de contrats en vue desquels un avis d’appel public à la concurrence est envoyé ou une consultation engagée à partir du 1er décembre 2009.

Article 28

Le Premier ministre, la ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales et le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente ordonnance, qui sera publiée au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 15 juillet 2009.

Article n° 41 et 56 Dématérialisation des procédures de passationdes marchés publics Arrêté du 14 décembre 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 20 décembre 2009 - NOR : ECEM0929046A

La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu le code des marchés publics, notamment ses articles 41 et 56 ;

Vu l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives ;

Vu le décret n° 2005-1308 du 20 octobre 2005 modifié relatif aux marchés passés par les entités adjudicatrices mentionnées à l’article 4 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment son article 14 ;

Vu le décret n° 2005-1742 du 30 décembre 2005 modifié fixant les règles applicables aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment son article 14 ;

Vu l’avis de la Commission consultative d’évaluation des normes en date du 3 décembre 2009,

Arrête :

Chapitre I er Dispositions relatives à la dématérialisationdes documents de la consultation, des candidatures et des offres Article 1 er

Les documents de la consultation publiés par le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice sur son profil d’acheteur doivent être d’accès libre, direct et complet.

Lorsque les documents de la consultation sont publiés sur le profil d’acheteur, le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice précise l’adresse de téléchargement de ces documents dans l’avis d’appel public à la concurrence, s’il en publie un.

Les opérateurs économiques peuvent indiquer le nom de la personne physique chargée du téléchargement, ainsi qu’une adresse électronique, afin que puissent lui être communiquées les modifications et les précisions apportées aux documents de la consultation.

Article 2

Lorsque le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice envoie, par voie électronique, aux candidats sélectionnés la lettre d’invitation à présenter une offre ou à participer au dialogue, mentionnée aux I de l’article 62 et de l’article 66, au V de l’article 67 et au 3° du III de l’article 70 du code des marchés publics, il y indique l’adresse de téléchargement des documents de la consultation, au sein du profil d’acheteur.

Article 3

Le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice peut décider que certains éléments, qu’il estime sensibles ou confidentiels et qui figurent dans les documents de la consultation, ne seront transmis aux opérateurs économiques que sur un support papier ou sur un support physique électronique.

Il en est de même lorsque certains documents de la consultation sont trop volumineux pour être téléchargés par les opérateurs économiques.

Dans ces deux cas, l’avis d’appel public à la concurrence ou le règlement de la consultation mentionne l’adresse physique ou l’adresse électronique du service auprès duquel ces éléments peuvent être demandés.

Article 4

Les supports physiques électroniques et les fichiers électroniques utilisés pour la transmission dématérialisée sont choisis par le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice, dans un format largement disponible.

Chapitre II Modalités de sécurisation des procédures électroniques de passation Article 5

Le dépôt des candidatures et des offres transmises par voie électronique ou sur support physique électronique donne lieu à un accusé de réception indiquant la date et l’heure de réception.

Article 6

Le candidat qui effectue à la fois une transmission électronique et, à titre de copie de sauvegarde, une transmission sur un support physique électronique ou sur un support papier doit faire parvenir cette copie dans les délais impartis pour la remise des candidatures ou des offres.

Cette copie doit être placée dans un pli scellé comportant la mention lisible de « copie de sauvegarde ».

Elle ne peut être ouverte que dans les cas mentionnés à l’article 7. Si le pli n’est pas ouvert, il est détruit à l’issue de la procédure.

Article 7

La copie de sauvegarde est ouverte :

1. Lorsqu’un programme informatique malveillant est détecté dans les candidatures ou les offres transmises par voie électronique. La trace de cette malveillance est conservée.

2. Lorsqu’une candidature ou une offre a été transmise par voie électronique et n’est pas parvenue dans les délais ou n’a pu être ouverte, sous réserve que la copie de sauvegarde soit parvenue dans les délais.

Article 8

I. - En cas d’appel d’offres ouvert ou de concours ouvert, si une candidature transmise par voie électronique est rejetée, en application de l’article 52 du code des marchés publics, en application de l’article 28 du décret du 20 octobre 2005 susvisé ou en application de l’article 23 du décret du 30 décembre 2005 susvisé, l’offre correspondante est effacée des fichiers du pouvoir adjudicateur ou de l’entité adjudicatrice, sans avoir été lue. Le candidat en est informé.

Si la transmission électronique était accompagnée d’une copie de sauvegarde, cette dernière est détruite, sans avoir été ouverte.

II. - En cas d’appel d’offres ouvert ou de concours ouvert, lorsque la candidature et l’offre sont envoyées sur un support physique électronique, si la candidature n’est pas admise, le support portant l’offre correspondante est détruit sans que celle-ci n’ait été lue.

Article 9

Sont abrogés :

1° L’arrêté du 28 août 2006 pris en application du I de l’article 48 et de l’article 56 du code des marchés publics et relatif à la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics formalisés, à l’exception de ses articles 5 à 7 ;

2° L’arrêté du 12 mars 2007 pris en application du III de l’article 56 du code des marchés publics et relatif aux expérimentations de dématérialisation des procédures de passation des marchés publics formalisés.

Article 10

Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2010 et sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 14 décembre 2009.

Article n° 45 Liste des renseignements et des documents pouvantêtre demandés aux candidats aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs Arrêté du 28 août 2006 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 29 août 2006 - NOR : ECOM0620008A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005, modifiée par la loi n° 2006-450 du 18 avril 2006, relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2005-1742 du 30 décembre 2005 fixant les règles applicables aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment son article 17 ;

Vu le décret n° 2006-975 du 1er août 2006 portant code des ­marchés publics, notamment l’article 45 du code annexé,

Arrête :

Article 1 er

A l’appui des candidatures et dans la mesure où ils sont nécessaires à l’appréciation des capacités des candidats, le pouvoir adjudicateur ne peut demander, en application de l’article 45 du code des marchés publics ou de l’article 17 du décret du 30 décembre 2005 susvisé, que le ou les renseignements et le ou les documents suivants :

– déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services ou travaux objet du marché, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles ;

– déclaration appropriée de banques ou preuve d’une assurance pour les risques professionnels ;

– bilans ou extraits de bilans, concernant les trois dernières ­années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des bilans est obligatoire en vertu de la loi ;

– déclaration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour chacune des trois dernières années ;

– présentation d’une liste des principales fournitures ou des principaux services effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire public ou privé. Les livraisons et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire ou, à défaut, par une déclaration de l’opérateur économique ;

– présentation d’une liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années, appuyée d’attestations de bonne ­exécution pour les travaux les plus importants. Ces attestations ­indiquent le montant, l’époque et le lieu d’exécution des travaux et ­précisent s’ils ont été effectués selon les règles de l’art et ­menés ­régulièrement à bonne fin ;

– indication des titres d’études et professionnels de l’opérateur économique et/ou des cadres de l’entreprise, et notamment des responsables de prestation de services ou de conduite des travaux de même nature que celle du marché ;

– déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le candidat dispose pour la réalisation de marchés de même nature ;

– en matière de fournitures et services, une description de l’équipement technique, des mesures employées par l’opérateur économique pour s’assurer de la qualité et des moyens d’étude et de recherche de son entreprise ;

– certificats de qualifications professionnelles. Le pouvoir adjudicateur dans ce cas précise que la preuve de la capacité du ­candidat peut être apportée par tout moyen, notamment par des certificats d’identité professionnelle ou des références de travaux attestant de la compétence de l’opérateur économique à réaliser la prestation pour laquelle il se porte candidat ;

– certificats établis par des services chargés du contrôle de la qualité et habilités à attester la conformité des fournitures par des références à certaines spécifications techniques. Le pouvoir adjudicateur acceptera toutefois d’autres preuves de mesures équivalentes de garantie de la qualité produites par les candidats, si ceux-ci n’ont pas accès à ces certificats ou n’ont aucune possibilité de les obtenir dans les délais fixés ;

– échantillons, descriptions et/ou photographies des fournitures ;

– renseignements relatifs à la nationalité du candidat pour les marchés passés dans le domaine de la défense.

Article 2

Lorsque les candidats ont besoin d’une autorisation spécifique ou doivent être membres d’une organisation spécifique pour pouvoir fournir dans leur pays d’origine le service concerné, le pouvoir adjudicateur peut leur demander de prouver qu’ils possèdent cette autorisation ou qu’ils appartiennent à cette organisation.

Article 3

Pour justifier des capacités professionnelles, techniques et financières d’autres opérateurs économiques sur lesquels il s’appuie pour présenter sa candidature en application du III de l’article 45 du code des marchés publics ou du I de l’article 17 du décret du 30 décembre 2005 susvisé, le candidat produit les mêmes documents concernant cet opérateur économique que ceux qui lui sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En outre, pour justifier qu’il dispose des capacités de cet opérateur économique pour l’exécution du marché, le candidat produit un engagement écrit de l’opérateur économique.

Article 4

L’arrêté du 26 février 2004 pris en application de l’article 45, alinéa premier, du code des marchés publics et fixant la liste des renseignements et/ou documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés publics est abrogé.

Article 5

Le présent arrêté entrera en vigueur le 1er septembre 2006 et sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 août 2006.

Article n° 46 Arrêté pris pour l’application de l’article 46 du codedes marchés publics et de l’article 8 du décret n° 97-638du 31 mai 1997 pris pour l’application de la loin° 97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcementde la lutte contre le travail illégal Arrêté du 31 janvier 2003 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 6 février 2003 - NOR : ECOM0200993A Cet arrêté a été modifié par l’arrêté du 28 décembre 2004.

Le ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, le ­ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires ­rurales et le ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire,

Vu le code des marchés publics, notamment son article 46 ;

Vu le code de la sécurité sociale ;

Vu le code général des impôts ;

Vu le code rural ;

Vu l’arrêté du 13 décembre 2000 relatif à la direction des grandes entreprises,

Arrêtent :

Article 1

Les impôts et taxes donnant lieu à la délivrance du certificat prévu à l’article 46 du code des marchés publics et à l’article 8 du décret n° 97-638 du 31 mai 1997 pris pour l’application de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illégal sont :

– l’impôt sur le revenu ;

– l’impôt sur les sociétés ;

– la taxe sur la valeur ajoutée.

Le certificat attestant la souscription des déclarations correspondant aux impôts susvisés est délivré par les services fiscaux chargés de les recevoir.

Les certificats attestant le paiement sont délivrés pour :

– l’impôt sur le revenu par les comptables du Trésor ;

– l’impôt sur les sociétés et la taxe sur la valeur ajoutée par les comptables des impôts ;

Article 2

Les cotisations et contributions sociales à retenir pour l’établissement du certificat prévu à l’article 46 du code des marchés ­publics et à l’article 8 du décret n° 97-638 du 31 mai 1997 pris pour l’application de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illégal sont :

– les cotisations d’assurances sociales, d’accidents du travail et maladies professionnelles et d’allocations familiales du régime général ;

– la contribution sociale généralisée instituée par l’article L. 136-1 du code de la sécurité sociale ;

– la contribution pour le remboursement de la dette sociale instituée par l’article 14 de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 ;

– les cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales du régime des personnes salariées des professions agricoles ;

– la cotisation personnelle de prestations familiales des personnes non salariées des professions agricoles ;

– la cotisation d’assurance maladie, invalidité et maternité des personnes non salariées des professions agricoles prévue aux articles L. 731-35 et L. 762-21 du code rural ;

– les cotisations d’assurance vieillesse prévues par l’article L. ­731-42 du code rural ;

– les cotisations d’assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles des personnes non salariées ­agricoles, prévues à l’article L. ­752-16 du code rural ;

– la cotisation personnelle d’allocations familiales des non-­salariés non agricoles ;

– la cotisation obligatoire d’assurance maladie et maternité prévue à l’article L. ­612-4 du code de la sécurité sociale ;

– les cotisations aux régimes obligatoires d’assurance vieillesse et d’invalidité décès gérés par les organisations autonomes mentionnées à l’article L. ­621-3 (1°, 2° et 3°) du code de la sécurité sociale ;

– les cotisations légales versées aux caisses qui assurent le service des congés payés et du chômage intempéries.

Les certificats attestant le paiement sont délivrés :

– par les unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales et les caisses générales de sécurité sociale pour les cotisations d’assurances sociales, d’accident du travail et maladies professionnelles et d’allocations familiales du régime général ainsi que pour la contribution sociale généralisée instituée par l’article L. ­136-1 du code de la sécurité sociale et la contribution pour le remboursement de la dette sociale instituée par l’article 14 de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 ;

– par les unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales et les caisses générales de sécurité sociale pour la cotisation personnelle d’allocations familiales des non-salariés non agricoles ainsi que pour la contribution sociale généralisée instituée par l’article L. ­136-1 du code de la sécurité sociale et la contribution pour le remboursement de la dette sociale instituée par l’article 14 de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 ;

– par les caisses de mutualité sociale agricole pour les cotisations de sécurité sociale du régime des personnes salariées des professions agricoles et celles dues par les personnes non salariées des professions agricoles ainsi que pour la contribution sociale généralisée instituée par l’article L. ­136-1 du code de la sécurité sociale et la contribution pour le remboursement de la dette ­sociale au titre des personnes salariées et non salariées des professions agricoles ;

– par les caisses de mutualité sociale agricole et les organismes assureurs visés à l’article L. 731-30 du code rural pour les cotisations d’assurance maladie, invalidité et maternité ;

– par les caisses générales de sécurité sociale pour la contribution sociale généralisée instituée par l’article L. 136-1 du code de la sécurité sociale et pour la contribution pour le remboursement de la dette sociale ainsi que pour les cotisations de prestations familiales, d’assurance vieillesse, d’assurance maladie, invalidité et maternité des personnes non salariées agricoles dont l’exploitation est située dans les départements d’outre-mer ;

– par les caisses de mutualité sociale agricole ou le groupement des organismes assureurs prévus à l’article L. 752-14 du code rural ou, lorsque l’exploitation est située dans les départements d’outre-mer, par les caisses générales de sécurité sociale ou par ledit groupement pour les cotisations d’assurances contre les accidents du travail et les maladies professionnelles des personnes non salariées agricoles ;

– par la caisse mutuelle agricole pour la cotisation obligatoire d’assurance maladie et maternité prévue à l’article L. 612-4 du code de la sécurité sociale ou, par délégation, l’organisme conventionné visé à l’article L. 611-3 du code de la sécurité sociale ;

– par les organismes de base compétents pour les cotisations aux régimes obligatoires d’assurance vieillesse et d’invalidité décès relevant des organisations autonomes mentionnées à l’article L. 621-3 (1°, 2° et 3°) du code de la sécurité sociale ;

– par les caisses de congés payés compétentes pour les cotisations de congés payés et de chômage intempéries.

Article 3

Les candidats aux marchés publics ou aux délégations de service public peuvent obtenir, auprès du trésorier-payeur général du département où ils remplissent leurs obligations fiscales en matière d’impôt sur le revenu, d’impôt sur les sociétés ou de taxe sur la valeur ajoutée ou du receveur général des finances, lorsqu’ils remplissent à Paris l’une de ces mêmes obligations, un état annuel des certificats reçus contre dépôt des originaux des certificats visés aux premier et deuxième articles du présent arrêté.

Lorsque le candidat relève de la direction des grandes entreprises au 31 décembre de l’année précédant la demande, l’état annuel est délivré par le délégué interrégional chargé de cette direction sous les conditions suivantes :

– le candidat doit être en règle au regard des obligations déclaratives et de paiement visées à l’article 1er du présent arrêté pour lesquelles la direction des grandes entreprises est compétente ;

– et contre dépôt des originaux des certificats visés à l’article 1er du présent arrêté pour lesquels la direction des grandes entreprises n’est pas compétente ;

– et contre dépôt des originaux des certificats visés à l’article 2 du présent arrêté.

Article 4

Les candidats aux marchés publics ou aux délégations de service public sont autorisés à présenter aux acheteurs et maîtres d’ouvrage publics et personnes publiques délégantes une ­copie des certificats visés aux articles 1er et 2 ou une copie de l’état ­annuel des certificats reçus.

Article 5

L’arrêté du 4 mai 1994 pris pour l’application de l’article 55 du code des marchés publics modifié par le décret n° 94-334 du 27 avril 1994 et de l’article 8 du décret n° 97-638 du 31 mai 1997 pris pour l’application de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997 relative au renforcement de la lutte contre le travail illégal est abrogé.

Article 6

Le directeur de la sécurité sociale, le délégué à l’emploi, le directeur des relations du travail, le directeur général des impôts, le directeur général de la comptabilité publique et le directeur des exploitations, de la politique sociale et de l’emploi sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 31 janvier 2003.

Article n° 98 Mise en œuvre du délai maximum de paiementdans les marchés publics Décret n° 2002-232 du 21 février 2002 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 22 février 2002 - NOR : ECOR0206084D Version consolidée au 9 septembre 2011 (décret modifié par le décret n° 2005-436 du 9 mai 2005,décret n° 2008-408 du 28 avril 2008, décret n° 2008-1550 du 31 décembre 2008, décret n° 2011-1000 du 25 août 2011)

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu la directive n° 2000/35/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 29 juin 2000 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales ;

Vu la loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, notamment ses articles 54 et 55 ;

Vu le décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 modifié portant règlement général sur la comptabilité publique ;

Vu le décret n° 65-97 du 4 février 1965 modifié relatif aux modes et aux procédures de règlement des dépenses des organismes publics, et notamment son article 15 ;

Vu le décret n° 2001-210 du 7 mars 2001 modifié portant code des marchés publics, et notamment son article 96 ;

Vu l’avis du comité des finances locales du 30 octobre 2001,

Titre I er Modalités de calcul du délai global de paiement Article 1

Modifié par Décret n° 2008-408 du 28 avril 2008 - art. 1

I. - Le point de départ du délai global de paiement prévu aux articles 54 et 55 de la loi du 15 mai 2001 susvisée et à l’article 98 du code des marchés publics est la date de réception de la demande de paiement par les services de la personne publique contractante ou, si le marché le prévoit, par le maître d’œuvre ou tout autre prestataire habilité à cet effet. Le marché indique les conditions administratives et techniques auxquelles sont subordonnés les mandatements et le paiement.

Toutefois :

– le point de départ du délai global de paiement est la date d’exécution des prestations lorsqu’elle est postérieure à la date de réception de la demande de paiement ;

– pour les marchés de travaux, le point de départ du délai global de paiement du solde est la date de réception du décompte ­général et définitif par le maître de l’ouvrage ;

– pour les marchés industriels ou de prestations intellectuelles du ministère de la défense d’une durée d’exécution supérieure à six mois, le point de départ du délai global de paiement du solde ou des paiements partiels définitifs est la date de la notification de la date d’effet de la décision de réception ou d’admission, si cette date est postérieure à la date de réception de la demande de paiement, arrêtées selon les modalités du marché.

La date de réception de la demande de paiement et la date d’exécution des prestations sont constatées par les services de la personne publique contractante. A défaut, c’est la date de la ­demande de paiement augmentée de deux jours qui fait foi. En cas de litige, il appartient au titulaire de la commande d’administrer la preuve de cette date.

II. - Lorsque les documents contractuels prévoient l’échelonnement dans le temps de phases successives d’exécution et de paiement, le délai global de paiement afférent à chacune de ces phases ne peut commencer avant la date prévue au marché ou avant la date d’exécution, si celle-ci est postérieure.

En cas de versement d’une avance, le délai global de paiement de celle-ci court à partir de la notification de l’acte qui emporte commencement d’exécution du marché si un tel acte est prévu ou, à défaut, à partir de la date de notification du marché.

Lorsque, conformément à l’article 89 ou à l’article 90 du code des marchés publics, la constitution d’une garantie à première demande ou d’une caution personnelle et solidaire est exigée, pour tout ou partie du remboursement d’une avance, le délai global de paiement ne peut courir avant la réception de cette garantie ou de cette caution.

En cas de versement d’une avance, le délai global de paiement de celle-ci court à partir de la réception par la personne indiquée au marché des justificatifs éventuellement prévus au marché pour le versement de cette avance.

III. - Le délai global de paiement expire à la date du ­règlement par le comptable au sens de l’article 33 du décret du 29 ­décembre 1962 susvisé.

IV. - Le délai maximum de paiement d’une indemnité de résiliation est le délai maximum de paiement prévu au marché ou à défaut le délai maximum prévu par l’article 98 du code des marchés publics. Il commence à courir à partir du moment où, la décision de résiliation étant notifiée, le montant de l’indemnisation est arrêté.

V. - Les documents contractuels peuvent prévoir des délais de paiement spécifiques dans la limite du délai global maximum de paiement dans les marchés publics, dans les conditions définies par l’article 98 du code des marchés publics.

Article 2

Modifié par Décret n° 2008-408 du 28 avril 2008 - art. 2

I. - Le délai global de paiement, tel que défini à l’article 1er, ne peut être suspendu qu’une fois par l’ordonnateur, avant l’ordonnancement ou le mandatement. Cette suspension fait l’objet d’une notification au titulaire par tout moyen permettant d’attester une date certaine de réception. Cette notification précise les raisons qui, imputables au titulaire, s’opposent au paiement ainsi que les pièces à fournir ou à compléter. Le délai global de paiement est alors suspendu jusqu’à la remise par le titulaire de la totalité des justifications qui lui ont été réclamées.

A compter de la réception des justifications demandées par la personne publique contractante, un nouveau délai global est ouvert :

il est de 30 jours ou égal au solde restant à courir à la date de la suspension si ce solde est supérieur à 30 jours.

Lorsque l’ordonnateur et le comptable ne relèvent pas de la même personne morale et sont convenus d’un délai de règlement conventionnel dans les conditions prévues à l’article 7, ce nouveau délai global ne peut être inférieur à 15 jours augmentés du délai maximum prévu pour l’intervention du comptable dans le cadre de ce délai de règlement conventionnel.

II. - Dans le cas particulier où notification ou signification d’une cession ou d’un nantissement a été faite au comptable et où ­celui-ci ne dispose pas de l’exemplaire unique ou du certificat de cessibilité du marché en même temps que de l’ordonnance ou du mandat et des autres pièces justificatives, le comptable suspend le délai global selon les modalités décrites ci-dessus.

Le solde du délai global court à dater de la réception de l’exemplaire unique ou du certificat de cessibilité par le comptable. Il ne peut être inférieur à 7 jours.

Il en va de même s’agissant du nantissement intervenu après le jugement d’ouverture de la procédure collective, qui ne peut être exécuté sans l’accord de l’administrateur judiciaire. Le courrier par lequel le comptable sollicite cet accord suspend le délai global de paiement et indique à l’administrateur le délai dans lequel il doit faire connaître sa réponse.

Le solde du délai global reprend à réception de la réponse de l’administrateur ou, à défaut, à l’expiration du délai prévu dans ce courrier. Ce solde ne peut être inférieur à 7 jours.

La signification au comptable d’une saisie suspend le délai global jusqu’à ce qu’il soit habilité à se dessaisir des fonds. Le solde du délai global ne saurait alors être inférieur à 7 jours.

Article 3

I. - Si l’acheteur public recourt à un maître d’œuvre ou à tout autre prestataire dont l’intervention conditionne la liquidation et l’ordonnancement ou le mandatement des sommes dues, le délai d’intervention du maître d’œuvre ou du prestataire fait partie du délai global de paiement.

II. - Le contrat conclu avec un maître d’œuvre ou tout autre prestataire indique le délai maximum dans lequel celui-ci doit ­effectuer ses interventions.

Ce délai maximum ne peut excéder 15 jours.

III. - Le maître d’œuvre ou le prestataire habilité à recevoir les demandes de paiement est tenu de faire figurer dans l’état qu’il transmet à la personne publique contractante en vue du règlement la date de réception ou de remise de la demande de paiement de l’entreprise.

IV. - Le contrat précise les pénalités encourues du fait de l’inobservation de ce délai, les pénalités encourues pour inobservation de l’obligation prévue au III du présent article ainsi que la faculté pour la personne publique contractante d’effectuer ou de faire effectuer, après mise en demeure, les prestations aux frais du défaillant.

Titre II Délai global de paiement du sous-traitant Article 4

Modifié par Décret n° 2008-408 du 28 avril 2008 - art. 3

Le délai global de paiement du sous-traitant payé directement par la personne publique est identique à celui prévu au marché pour le paiement du titulaire.

Le délai global de paiement du sous-traitant court dans les conditions fixées par le cinquième alinéa de l’article 116 du code des marchés publics.

Titre III Intérêts moratoires Article 5

Modifié par Décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 - art. 47

I. - Le défaut de paiement dans les délais prévus par l’article 98 du code des marchés publics fait courir de plein droit, et sans autre formalité, des intérêts moratoires au bénéfice du titulaire ou du sous-traitant payé directement.

Les intérêts moratoires courent à partir du jour suivant l’expiration du délai global jusqu’à la date de mise en paiement du principal incluse.

Les intérêts moratoires appliqués aux acomptes ou au solde sont calculés sur le montant total de l’acompte ou du solde toutes taxes comprises, diminué de la retenue de garantie, et après application des clauses d’actualisation, de révision et de pénalisation.

Les intérêts moratoires ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée.

II. - 1° Le taux des intérêts moratoires est référencé dans le marché.

2° Pour les organismes soumis aux délais de paiement mentionnés au 1° de l’article 98 du code des marchés publics, qu’il soit ou non indiqué dans le marché, le taux des intérêts moratoires est égal au taux d’intérêt de la principale facilité de refinancement appliquée par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement principal la plus récente effectuée avant le premier jour de calendrier du semestre de l’année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de sept points.

3° Pour les organismes soumis au délai de paiement mentionné au 2° de l’article 98 du code des marchés publics, qu’il soit ou non indiqué dans le marché, le taux des intérêts moratoires est celui de l’intérêt légal en vigueur à la date à laquelle les intérêts moratoires ont commencé à courir, augmenté de deux points.

Toutefois, s’agissant des marchés formalisés, si le taux des intérêts moratoires n’est pas référencé dans le marché, le taux applicable est égal au taux d’intérêt de la principale facilité de refinancement appliquée par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement principal la plus récente effectuée avant le premier jour de calendrier du semestre de l’année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de sept points.

III. - Le défaut d’ordonnancement ou de mandatement de tout ou partie des intérêts moratoires dans un délai de 30 jours à ­compter du jour suivant la date de mise en paiement du principal entraîne le versement d’intérêts moratoires complémentaires.

Le taux applicable à ces intérêts moratoires complémentaires est le taux des intérêts moratoires d’origine, majoré de deux points. Ces intérêts moratoires sont calculés sur le montant des intérêts moratoires d’origine et ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée.

Ces intérêts moratoires complémentaires s’appliquent à compter du jour suivant la date de paiement du principal jusqu’à la date d’ordonnancement ou de mandatement de l’ensemble des intérêts moratoires.

IV. - Le mandatement effectué en l’absence de fonds disponibles équivaut au défaut de mandatement. Dans ce cas, est considérée comme date de mandatement la date de réception par le comptable assignataire de l’ordre écrit de versement lorsque la collectivité territoriale ou l’établissement public local contractant dispose des fonds pour procéder au règlement effectif des prestations en cause ou la date à laquelle cette condition est remplie si elle est postérieure à la date de réception de l’ordre écrit de versement.

V. - En cas de désaccord sur le montant d’un acompte ou du solde, l’ordonnancement ou le mandatement est effectué sur la base provisoire des sommes admises par la personne publique contractante. Lorsque les sommes ainsi payées sont inférieures à celles qui sont finalement dues au titulaire, celui-ci a droit à des intérêts moratoires calculés sur la différence.

VI. - Lorsque le dépassement du délai n’est pas imputable à la personne publique contractante, ou à l’un de ses prestataires, ou au comptable assignataire au sens de l’article 67 du décret du 29 décembre 1962 susvisé, aucun intérêt moratoire n’est exigible.

VII. - Les intérêts moratoires d’un montant inférieur à 5 euros ne sont pas ordonnancés ou mandatés.

Article 6

Lorsque les collectivités territoriales et les établissements ­publics locaux dotés d’un comptable de l’Etat ont versé des ­intérêts moratoires imputables, en tout ou partie, à ce comptable, l’action récursoire prévue par l’article 55 de la loi du 15 mai 2001 susvisée est exercée auprès du trésorier-payeur général, qui doit procéder au règlement des sommes en cause dans les deux mois qui suivent la demande de règlement présentée par l’ordonnateur ou, en cas de conflit sur le partage de responsabilité entre l’ordonnateur et le comptable, dans les deux mois qui suivent le règlement de ce litige, le cas échéant en application de la procédure prévue à l’article 10.

Titre IV Modalités d’intervention du comptable public Article 7

Modifié par Décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 - art. 48

Lorsque l’ordonnateur et le comptable public ne relèvent pas de la même personne morale, le comptable public dispose, afin d’exercer les missions réglementaires qui lui incombent, d’un délai maximum de dix jours. Pour les établissements publics de santé et les établissements du service de santé des armées, ce délai est de quinze jours.

Toutefois, si l’ordonnateur et le comptable public ont précisé les modalités de leur coopération dans le cadre d’un délai de règlement conventionnel, sur la base d’un modèle fixé par arrêté du ministre chargé du budget, c’est le délai maximum d’intervention prévu pour le comptable public dans le cadre de cette convention qui s’applique, à l’exclusion des délais visés à l’alinéa ­précédent, dès lors que l’ordonnateur a tenu les engagements qu’il a pris dans ladite convention pour permettre au comptable public de respecter ce délai.

Article 8

Modifié par Décret n° 2005-436 du 9 mai 2005 - art. 19 (V) JORF 10 mai 2005

I. - Le point de départ du délai d’intervention du comptable public, tel que mentionné à l’article 7, est la date de réception par celui-ci du mandat et des pièces justificatives.

La date de réception du mandat et des pièces justificatives est constatée par le comptable public. En cas de litige relatif à cette date, il appartient à l’ordonnateur d’en fournir la preuve.

A défaut de date constatée par le comptable public, la date du mandat augmentée de deux jours fait foi.

II. - Toute suspension de paiement effectuée par le comptable public conformément au décret du 29 décembre 1962 susvisé suspend le délai du comptable.

Ce délai est également suspendu pour défaut de visa du membre du corps du contrôle général économique et financier si ce visa est obligatoire ou lorsque le comptable ne peut pas payer pour manque de fonds disponibles. Le solde de ce délai reprend à dater de la réception de la régularisation par le comptable. Il ne peut, en aucun cas, être inférieur à 7 jours.

Article 9

Modifié par Décret n° 2008-408 du 28 avril 2008 - art. 5

L’ordonnateur indique au comptable public, sur l’ordonnance, le mandat ou sur tout autre support en tenant lieu, le délai global de paiement sur lequel il est engagé, sa date de départ ainsi que la date de son expiration.

Le comptable public indique à l’ordonnateur la date à laquelle il a procédé au règlement dans les conditions prévues par l’article 33 du décret du 29 décembre 1962 susvisé.

Dans l’hypothèse où le comptable public aurait, dans les conditions prévues au II de l’article 2 du présent décret, suspendu le délai global de paiement, il informe l’ordonnateur du point de départ et de la fin de cette suspension lorsqu’il indique la date à laquelle il a procédé au règlement.

Pour chaque paiement faisant l’objet d’un dépassement du délai global de paiement, l’ordonnateur constate ce dépassement, liquide, ordonnance ou mandate les intérêts moratoires. Il transmet au comptable public un état liquidatif détaillé de ces intérêts à l’appui de l’ordonnance ou du mandat et, selon le cas, il informe le titulaire ou le sous-traitant payé directement du dépassement du délai de paiement.

Article 10

Lorsque l’ordonnateur et le comptable public ne relèvent pas de la même personne morale, en cas de désaccord entre l’ordonnateur et le comptable public local sur l’origine du retard et sa répartition, l’un ou l’autre peut demander au représentant de l’Etat d’organiser une réunion en vue d’une conciliation. Chacun y participe ou s’y fait représenter et peut se faire accompagner de l’expert de son choix.

Titre V Dispositions applicables à Mayotte Article 10-1

Créé par Décret n° 2011-1000 du 25 août 2011 - art. 49

Le présent décret est applicable à Mayotte sous réserve des adaptations suivantes :

1° La référence à l’article 98 du code des marchés publics est remplacée par la référence à l’article 178 du code des marchés publics.

2° Lorsque l’ordonnateur et le comptable public ne relèvent pas de la même personne morale, le comptable public dispose, afin d’exercer les missions réglementaires qui lui incombent, d’un délai maximum de quinze jours.

Titre VI Entrée en vigueur Article 11

Le présent décret est applicable aux marchés dont la procédure de consultation est engagée ou l’avis d’appel public à la concurrence est envoyé à la publication postérieurement au 1er mars 2002. Il entre en vigueur à compter du 1er mars 2002 pour les marchés sans formalités préalables passés après cette date.

Pour les établissements publics de santé et les établissements du service de santé des armées, la date d’entrée en vigueur ­mentionnée à l’alinéa précédent est le 1er juillet 2002.

Article 12

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la ministre de l’emploi et de la solidarité, le ministre de l’intérieur, le ministre de la défense et la secrétaire d’Etat au budget sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Article n° 102 Arrêté pris en application de l’article 102 du code des marchés publics et fixant les modèles de garantie à première demande et de caution personnelle et solidaire Arrêté du 3 janvier 2005 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 15 janvier 2005 - NOR : ECOM0420017A Version consolidée au 9 septembre 2011 (arrêté modifié par l’arrêté du 28 août 2006 et l’arrêté du 29 février 2008)

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le décret n° 2004-15 du 7 janvier 2004 portant code des marchés publics, notamment l’article 100 du code annexé,

Arrête :

Article 1

Modifié par Arrêté du 28 août 2006 - art. 1, v. init.

La garantie à première demande et la caution personnelle et solidaire visées à l’article 102 du code des marchés publics doivent être conformes aux modèles annexés au présent arrêté.

Article 2

Le présent arrêté est applicable aux marchés dont la procédure de passation est lancée à compter de la date de publication du présent arrêté au Journal officiel de la République française.

L’arrêté du 5 septembre 2002 pris pour l’application de ­l’article 100, alinéa 2, du code des marchés publics cesse d’être applicable selon les mêmes modalités.

Article 3

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 3 janvier 2005.

Article Annexe

Modifié par Arrêté du 29 février 2008 -art. 1, v. init.

Annexe Garantie à première demande

(Remplaçant la retenue de garantie en application de l’article 102 du code des marchés publics)

A. - Identification de la personne publique qui passele marché, du titulaire du marché et de la personne qui apporte sa garantie

Personne publique qui passe le marché (nom, adresse, direction, sous-direction, bureau, télécopie, téléphone, courriel) :

Titulaire du marché (dénomination et adresse) :

Organisme apportant sa garantie (dénomination et adresse) :

Objet du marché :

Numéro et date du marché :

Date (indicative) prévue pour la réception :

Montant garanti (qui ne peut être supérieur à celui de la retenue de garantie (1) que la présente garantie remplace) :

Le présent engagement correspond (2) :

A la garantie du marché de base ;

A un complément de garantie au titre de l’avenant n°

B. - Engagement

Je m’engage à payer à première demande, dans la limite du montant garanti, les sommes que la personne publique pourrait demander pour couvrir les réserves à la réception des travaux, fournitures ou services ainsi que celles formulées pendant le délai de garantie du marché.

Le paiement interviendra dans un délai de quinze jours à compter de la réception par mes services d’un dossier comportant la photocopie des pièces suivantes :

1. Si l’entreprise est en redressement ou en liquidation judiciaire : jugement prononçant la liquidation judiciaire ou prononçant le redressement judiciaire et ne permettant pas à l’entreprise de couvrir les réserves à la réception des travaux, fournitures ou services ainsi que celles formulées pendant le délai de garantie du marché.

2. Autres cas :

– mise en demeure au titulaire d’exécuter les travaux ou services ou de livrer les fournitures, ou références de l’article du marché dispensant la personne publique de cette mise en demeure ;

– certificat administratif indiquant que les travaux ou services n’ont pas été exécutés ou les fournitures livrées malgré l’expiration du délai fixé dans la mise en demeure ;

– décision de mise en régie ou d’exécution aux frais et risques des travaux ou services ou des livraisons des fournitures concernés.

3. Pièce à fournir dans les cas 1 et 2 : certificat administratif indiquant le montant estimé, du fait des réserves formulées, du surcoût d’achèvement des travaux ou services ou des livraisons de fournitures.

Le montant qui me sera réclamé ne pourra être supérieur au montant indiqué dans le certificat administratif sans pouvoir ­dépasser le montant garanti. Je procéderai au paiement dès lors que j’aurai reçu l’ensemble des pièces énumérées ci-dessus sans soulever aucune contestation quant à leur contenu.

Les sommes payées resteront acquises à la personne publique quel que soit le motif d’inexécution des travaux ou services ou des livraisons des fournitures, même en cas de force majeure, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire du titulaire, mon engagement étant autonome par rapport aux éventuelles dettes de ce dernier.

La présente garantie prendra fin dans les conditions prévues à l’article 103 du code des marchés publics.

Par ailleurs, je certifie avoir été agréé par le comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement mentionné à l’article L. 612-1 du code monétaire et financier ou par le comité des entreprises d’assurance mentionné à l’article L. 413-1 du code des assurances.

Le droit français est seul applicable au présent engagement ; les tribunaux français sont seuls compétents.

A………………, le…………………

Signature du représentant de l’organisme apportant sa garantie

Caution personnelle et solidaire

(Remplaçant la retenue de garantie en application de l’article 102 du code des marchés publics)

A. - Identification de la personne publique qui passele marché, du titulaire du marché et de la personne qui apporte sa caution

Personne publique qui passe le marché (nom, adresse, direction, sous-direction, bureau, télécopie, téléphone, courriel) :

Titulaire du marché (dénomination et adresse) :

Organisme apportant sa caution (dénomination et adresse) :

Objet du marché :

Numéro et date du marché :

Date (indicative) prévue pour la réception :

Montant garanti (qui ne peut être supérieur à celui de la retenue de garantie (1) que la présente caution remplace) :

Le présent engagement correspond (2) :

A la garantie du marché de base ;

A un complément de garantie au titre de l’avenant n°

B. - Engagement

Je me porte caution personnelle et solidaire du titulaire du marché, dans la limite du montant garanti, pour le versement des sommes dont il serait débiteur auprès de la personne publique pour couvrir les réserves à la réception des travaux, fournitures ou services ainsi que celles formulées pendant le délai de garantie du marché.

Le paiement interviendra dans un délai de quinze jours à ­compter de la réception par mes services d’un justificatif de la créance.

Dès lors que j’aurai reçu le justificatif énoncé ci-dessus, je m’engage à effectuer, sur ordre de la personne publique, jusqu’à concurrence de la somme garantie ci-dessus, le versement des sommes dont le titulaire serait débiteur.

Je certifie être agréé par le comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement mentionné à l’article L. 612-1 du code monétaire et financier ou par le comité des entreprises d’assurance mentionné à l’article L. 413-1 du code des assurances.

Le présent engagement de caution prend fin dans les conditions prévues à l’article 103 du code des marchés publics.

A………………, le…………………

Signature du représentant de l’organisme apportant sa caution

(1) La retenue de garantie ne peut excéder 5 % du montant initial du marché augmenté, le cas échéant, du montant des avenants, toutes taxes comprises, avant application des clauses de prise en compte des variations des conditions économiques (art. 99 du code des marchés publics). (2) Cocher la case concernée.

Article n° 106 Certificat de cessibilité des créancesissues de marchés publics Arrêté du 28 août 2006 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 29 août 2006 - NOR : ECOM0620007A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le décret n° 2006-975 du 1er août 2006 portant code des marchés publics, notamment les articles 106 et 117 du code annexé,

Arrête :

Article 1 er

En application de l’article 106 du code des marchés publics, le certificat de cessibilité est établi conformément au modèle joint en annexe et signé par le pouvoir adjudicateur ou son représentant.

Article 2

Le certificat de cessibilité est établi à l’initiative du pouvoir adjudicateur ou sur demande du titulaire du marché ou de son sous-traitant payé directement.

Dans le cas d’une demande du titulaire du marché ou de son sous-traitant payé directement, le pouvoir adjudicateur peut toutefois se dispenser de lui délivrer un certificat de cessibilité en lui remettant un exemplaire unique du marché public conformément à l’article 106 du code des marchés publics.

Article 3

En cas de modification de la créance, le pouvoir adjudicateur complète, rectifie et signe le certificat de cessibilité précédemment émis qui lui a été retourné par le titulaire du marché ou par son sous-traitant payé directement.

Le pouvoir adjudicateur restitue le certificat de cessibilité ainsi modifié au titulaire du marché ou à son sous-traitant payé directement.

Article 4

Le présent arrêté entrera en vigueur le 1er septembre 2006 et sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 août 2006.

Annexe Certificat de cessibilité de créance(s) sur marché public, délivré par le pouvoir adjudicateur en unique exemplaireau titulaire du marché ou à son sous-traitant payé directement pour être remis au cessionnaireou au titulaire d’un nantissement de créances

Toutes les mentions énumérées dans la présente annexe sont obligatoires :

1. Identification du pouvoir adjudicateur

Désignation du pouvoir adjudicateur : nom et adresse de la collectivité ou de l’établissement public.

Désignation de la personne habilitée à donner les renseignements prévus à l’article 109 du code des marchés publics.

Désignation du comptable public assignataire (cf. art. 12 du code des marchés publics) (1).

2. Identification du créancier au titre du marché public

Désignation du créancier : nom, raison sociale, adresse, numéro SIRET.

Renseignements complémentaires sur le créancier (2) :

Titulaire du marché?

Sous-traitant de premier rang?

Membre d’un groupement solidaire?

Membre d’un groupement conjoint?

Mandataire solidaire?

Mandataire conjoint?

Agissant pour son propre compte?

Habilité à céder ou nantir la créance du groupement?

Dans ce dernier cas, indiquer la référence de l’habilitation.

3. Identification de la créance cessible (3)

Désignation du marché et de son montant : références, date, montant.

Le cas échéant, désignation de la tranche et mention de son montant.

Le cas échéant, désignation du lot et de son montant.

Le cas échéant, désignation du bon de commande et de son montant.

Le cas échéant, éléments relatifs aux clauses de variation de prix applicables à la créance.

Le cas échéant, éléments relatifs aux clauses de pénalités ­susceptibles d’être appliquées à la créance.

Le cas échéant, autres renseignements.

4. Renseignements complémentaires affectant le marché et/ou la créance (4)

Le marché prévoit le versement d’une avance au créancier au titre du marché :?

En cas d’avance, son pourcentage : %

Le marché prévoit une retenue de garantie :?

En cas de retenue de garantie, son pourcentage : %

Le marché prévoit un délai d’exécution des prestations :?

Dans ce cas, la durée mentionnée est de :

Le cas échéant, les dates prévisionnelles de début d’exécution et d’achèvement sont :

Le marché prévoit un délai maximum de paiement :?

Dans ce cas, le délai maximum de paiement est de :

Le cas échéant, référence du taux des intérêts moratoires mentionné :

Le marché ne prévoit pas un délai maximum de paiement :?

Dans ce cas, le délai maximum de paiement est de :

Dans ce cas, référence du taux des intérêts moratoires applicable (5) :

Le marché prévoit un montant (6) :?

Montant prévu pour l’ensemble du marché : E (TTC).

Montant prévu pour la tranche concernée : E (TTC).

Montant prévu pour le lot concerné : E (TTC).

Le titulaire souhaite ne pas confier l’exécution d’une partiedes prestations à des sous-traitants ayant droit au paiement ­direct :?

Cette partie non sous-traitée est au maximum de :E (TTC).

5. Modification(s) ultérieure(s) de la créance (à renseigner autant de fois que nécessaire)

Tableau (voir pdf)

En cas de cession ou de nantissement, le cessionnaire ou le titulaire du nantissement transmet l’original du présent certificat au comptable public assignataire, conformément à l’article 106 du code des marchés publics (7).

A………………, le………………

Signature du pouvoir adjudicateur ou de son représentant

(1) Conformément à l’article 106 du code des marchés publics, il doit être établi un certificat de cessibilité distinct pour chaque comptable public concerné par un même marché public, en y retraçant la part de la créance totale que le comptable auquel il est transmis est appelé à mettre en paiement. (2) Cocher la ou les cases correspondantes. (3) Lorsque le montant est demandé, faire apparaître le montant TTC, le montant HT et celui de la TVA. (4) Cocher la ou les cases correspondantes. (5) En l’absence de clause contractuelle, il convient d’indiquer le délai maximum de paiement et la référence au taux des intérêts moratoires prévus par la réglementation en vigueur. (6) Pour les marchés à bons de commande comportant un minimum et un maximum, ceux-ci doivent être indiqués. Pour les marchés comportant un prix estimatif, celui-ci doit être indiqué. (7) Il est rappelé que les cessions ou nantissements réalisés en application du code monétaire et financier ne peuvent être honorés par le comptable public assignataire que s’ils lui sont notifiés et les cessions ou nantissements de droit commun que s’ils lui sont signifiés.

Article n° 127 Comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics Décret n° 2010-1525 du 8 décembre 2010 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 11 décembre 2010 - NOR : EFIM1013291D

Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le code des marchés publics, notamment son article 127 ;

Vu le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l’organisation et à l’action des services de l’Etat, dans les régions et départements, notamment ses articles 66 et 69 ;

Vu le décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 modifié relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions administratives à caractère consultatif ;

Vu le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’Etat ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes du 29 juillet 2010 ;

Après avis du Conseil d’Etat (section de l’administration),

Décrète :

Article 1 er

I. - Les comités de règlement amiable mentionnés à l’article 127 du code des marchés publics ont pour mission de rechercher des éléments de droit ou de fait en vue de proposer une solution amiable et équitable aux différends relatifs à l’exécution des marchés passés en application du code des marchés publics.

II. - Un comité national est placé auprès du ministre chargé de l’économie. Il connaît des litiges relatifs aux marchés passés par les services centraux de l’Etat et, lorsque ces marchés couvrent des besoins excédant la circonscription d’un seul comité local, à ceux passés par les services à compétence nationale et les établissements publics de l’Etat autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial.

III. - Des comités locaux sont constitués au niveau régional, inter­régional ou interdépartemental par un arrêté du ministre chargé de l’économie. Cet arrêté fixe leur circonscription et désigne le préfet chargé d’arrêter les listes des fonctionnaires, représentants et organisations professionnelles mentionnées aux 2° et 3° du II de l’article 2.

Les comités locaux connaissent des litiges relatifs aux marchés passés par les collectivités territoriales, leurs groupements ou leurs établissements publics, par les services déconcentrés de l’Etat, et, lorsque ces marchés couvrent des besoins limités à la circonscription de compétence du comité local, par les services à compétence nationale et les établissements publics de l’Etat autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial.

Lorsqu’un comité local est saisi d’un différend relatif à un marché couvrant des besoins excédant sa circonscription de compétence, son président transmet sans délai la saisine au président du comité national qui attribue l’examen de l’affaire à un comité local, si cet examen ne relève pas de la compétence du comité national.

Article 2

I. - Le comité national comprend six membres ayant voix délibérative :

1° Un membre du Conseil d’Etat ou un magistrat de la Cour des comptes, en activité ou honoraire, ayant au moins le grade de conseiller d’Etat ou de conseiller maître, président ;

2° Un membre du Conseil d’Etat ou un magistrat de la Cour des comptes, en activité ou honoraire, ayant au moins le grade de maître des requêtes ou de conseiller référendaire, vice-président ;

3° Deux fonctionnaires, en activité ou en retraite, servant ou ayant servi dans le département ministériel intéressé par l’affaire soumise au comité ;

4° Deux personnalités compétentes exerçant ou ayant exercé des fonctions dans le même secteur d’activité que le titulaire du marché.

Le comité comprend, en outre, un représentant de la direction générale des finances publiques, qui a voix consultative.

II. - Chaque comité local comprend six membres ayant voix délibérative :

1° Un président et un vice-président, choisis parmi les membres en activité ou honoraires des juridictions administratives ;

2° Deux fonctionnaires de l’Etat, en activité ou en retraite, dont l’un au moins servant ou ayant servi dans le département ministériel intéressé par l’affaire soumise au comité ;

3° Deux personnalités compétentes exerçant ou ayant exercé des fonctions dans le même secteur d’activité que le titulaire du marché.

Pour l’examen des différends relatifs aux marchés des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics, les deux fonctionnaires prévus au 2° ci-dessus sont remplacés par deux membres ayant la qualité d’élu ou d’agent des collectivités, groupements ou établissements publics.

Chaque comité comprend, en outre, le comptable public assignataire des paiements relatifs au marché litigieux ou son représentant, qui a voix consultative.

Article 3

I. - Le président et le vice-président du comité national ainsi que les présidents et vice-présidents des comités locaux sont nommés par arrêté du ministre chargé de l’économie sur proposition, selon le cas, du vice-président du Conseil d’Etat ou du premier président de la Cour des comptes.

Leur mandat est limité à trois ans. Il est renouvelable.

II. - Les fonctionnaires mentionnés au 3° du I et au 2° du II de l’article 2 et les représentants des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics n’ayant pas la qualité d’élu ont un mandat limité à trois ans et renouvelable. Le mandat des représentants des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics ayant la qualité d’élu est limité à la durée de leurs fonctions électives.

Ces fonctionnaires et représentants sont choisis, à l’occasion de chaque affaire, par le président, sur des listes nominatives établies dans les conditions ci-après :

1° Les listes des fonctionnaires de l’Etat sont arrêtées, pour le comité national, par le ministre chargé de l’économie, sur proposition du ministre compétent, et pour les comités locaux, par le préfet désigné par l’arrêté mentionné au III de l’article 1er, avec l’accord de l’autorité hiérarchique dont, le cas échéant, ils dépendent ;

2° Les listes des représentants des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics, habilités à siéger dans les comités locaux, sont également arrêtées par le préfet désigné par l’arrêté mentionné au III de l’article 1er, sur proposition des autorités dont ils dépendent.

III. - Les listes des organisations professionnelles les plus représentatives appelées à désigner, sur demande des présidents des comités, deux personnalités compétentes pour y siéger en application du 4° du I et au 3° du II de l’article 2 sont arrêtées :

– pour le comité national, par le ministre chargé de l’économie ;

– pour les comités locaux, par le préfet désigné par l’arrêté mentionné au III de l’article 1er.

IV. - Les membres d’un comité ne doivent pas avoir eu à connaître antérieurement de l’affaire qui leur est soumise.

Article 4

La direction des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie assure le soutien et le secrétariat du Comité national ainsi que l’animation et la coordination des secrétariats des comités locaux.

Le préfet désigné par l’arrêté mentionné au III de l’article 1er désigne le service de l’Etat chargé du secrétariat du comité local.

Les membres des comités ainsi que les rapporteurs sont indemnisés de leurs frais de déplacement, dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux personnels de l’Etat effectuant une mission. N’ouvrent droit à indemnisation que les missions effectuées à la demande du président ou avec son autorisation.

Les rapporteurs, les présidents et les vice-présidents des comités perçoivent des indemnités dans des conditions fixées par décret. Ces indemnités sont prises en charge par le ministère chargé de l’économie.

Article 5

I. - Le comité peut être saisi par le pouvoir adjudicateur ou par le titulaire du marché.

La saisine est faite par une note détaillée exposant les motifs du différend et, le cas échéant, la nature et le montant des réclamations formulées. Cette note est accompagnée des pièces contractuelles du marché et de toutes correspondances relatives au différend. Elle est adressée au comité par lettre recommandée avec demande d’avis de réception postal ou déposée contre récépissé au secrétariat du comité.

II. - Le secrétariat du comité informe l’autre partie de la saisine. Dans le cas des marchés des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics, le président du comité informe également de la saisine le préfet du département dans lequel la collectivité, le groupement ou l’établissement est situé. Si le différend est relatif à un marché passé par la région ou par un groupement dont la composition excède le cadre d’un département, l’information est adressée au préfet de la région où se situe son siège.

III. - Lorsqu’il apparaît manifeste qu’une demande ne relève de la compétence d’aucun comité ou qu’elle est irrecevable sans qu’une régularisation soit possible, le président peut la rejeter par décision motivée. Il peut également donner acte des désistements ou constater qu’il n’y a pas lieu pour le comité de rendre un avis.

Article 6

Les rapporteurs de chaque comité sont placés sous l’autorité de son président, qui en arrête la liste parmi les magistrats de l’ordre administratif ou parmi les fonctionnaires, en activité ou en retraite, avec l’accord des intéressés et, le cas échéant, des autorités dont ils relèvent.

Le président attribue les affaires aux rapporteurs qu’il désigne. Il fixe le délai de présentation du rapport et du projet d’avis dans le respect du délai prescrit à l’article 8 et le nombre de vacations attribuées au rapporteur pour le traitement de l’affaire.

Le rapporteur désigné ne doit pas avoir eu à connaître antérieurement de l’affaire dont il est chargé.

Le rapporteur instruit l’affaire et établit un rapport et un projet d’avis. Il a accès à tous documents administratifs utiles pour le règlement du différend et questionne oralement ou par écrit les représentants des parties. Il peut les convoquer. Dans le cas où le traitement de l’affaire l’exige, le président autorise le rapporteur à se déplacer.

Article 7

Le comité siège à huis clos.

Le rapporteur présente oralement son rapport.

Le comité entend le titulaire du marché et le représentant du pouvoir adjudicateur, qui peuvent être assistés par toute personne de leur choix ainsi que toute personne dont le président juge l’audition utile.

Le comité ne délibère valablement que lorsque sont présents à sa séance au moins trois de ses membres ayant voix délibérative, dont le président ou le vice-président et un représentant de chacune des catégories mentionnées, selon le cas, aux 3° et 4° du I de l’article 2 ou aux 2° et 3° du II du même article. Les questions sont résolues à la majorité des voix. En cas de partage égal des voix, celle du président de la séance est prépondérante.

Le délibéré doit rester secret.

Le rapporteur y participe avec voix consultative.

Le secrétaire du comité ou son suppléant assiste aux séances et en dresse le procès-verbal.

Article 8

I. - Le comité notifie son avis, dans le délai de six mois à compter de sa saisine. Ce délai peut être exceptionnellement prolongé par périodes d’un mois, par décision motivée du président, dans la limite d’une durée de trois mois.

L’avis est notifié au pouvoir adjudicateur ainsi qu’au titulaire du marché. Il est transmis, pour information, au ministre chargé de l’économie et, le cas échéant, au préfet destinataire de l’information prévue au II de l’article 5.

II. - La décision prise par le pouvoir adjudicateur sur l’avis du comité est notifiée au titulaire et au secrétaire du comité. Elle est transmise, pour information, au ministre chargé de l’économie.

La suspension des délais de recours mentionnés à l’article 127 du code des marchés publics prend fin le jour suivant la notification au titulaire de la décision expresse prise par le pouvoir adjudicateur en application de l’alinéa précédent.

Article 9

Le décret n° 2001-797 du 3 septembre 2001 relatif aux comités consultatifs de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics est abrogé.

Article 10

Les présidents et vice-présidents des comités mentionnés à l’article 127 du code des marchés publics en fonction à la publication du présent décret sont maintenus en fonction jusqu’à la date d’expiration de leur mandat. Il en va de même des fonctionnaires et des représentants des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics appelés à siéger dans les comités consultatifs en application des décisions en vigueur à la date de publication du présent décret.

Les listes des organisations professionnelles arrêtées par le ministre et les préfets pour pourvoir à la composition des comités national et locaux sont maintenues dans leur rédaction en vigueur à la publication du présent décret, jusqu’à la fixation des listes prévues au III de l’article 3.

Les comités restent saisis des dossiers dont ils ont été saisis avant la date d’entrée en vigueur du présent décret.

Article 11

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 8 décembre 2010.

Article n° 129 Commission consultative des marchés publics Décret n° 2009-1279 du 22 octobre 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 24 octobre 2009 - NOR : ECEM0907579D

Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu le code des marchés publics, notamment son article 129 ;

Vu le décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions administratives à caractère consultatif,

Décrète :

Article 1 er

La commission consultative des marchés publics fournit aux services de l’Etat et des établissements publics autres qu’industriels et commerciaux, à leur demande, une assistance pour l’élaboration ou la passation de leurs marchés et de leurs accords-cadres.

Cette commission fournit également aux collectivités territoriales, à leur demande, la même assistance pour l’élaboration ou la passation des marchés et accords-cadres dont le montant est supérieur à un seuil fixé par un arrêté du ministre chargé de l’économie.

Article 2

La commission consultative des marchés publics comprend les membres suivants :

a) Un président désigné par arrêté du ministre chargé de l’économie, choisi en raison de ses compétences en matière de marchés publics ;

b) Deux vice-présidents désignés par arrêté du ministre chargé de l’économie, choisis en raison de leurs compétences en matière de marchés publics ;

c) Un ou deux représentants de l’Etat choisis par le président de la commission consultative des marchés publics, pour leur expertise en fonction du marché en cause, à partir d’une liste d’agents publics de l’Etat, arrêtée par le ministre de l’intérieur, le ministre de la défense, le ministre de la justice, le ministre chargé de l’éducation, le ministre chargé de l’enseignement supérieur, le ministre chargé de l’équipement, le ministre chargé de la santé, le ministre chargé de l’agriculture, le ministre chargé de la culture et le ministre chargé de l’écologie, qui en informent le directeur des affaires juridiques du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi ;

d) Un ou deux représentants des collectivités territoriales choisis par le président de la commission consultative des marchés publics, pour leur expertise, en fonction du marché en cause, à partir d’une liste d’agents publics des collectivités territoriales arrêtée par le ministre chargé de l’économie sur proposition du ministre de l’intérieur ;

e) Le directeur des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie ou son représentant ;

f) Le directeur général des collectivités locales ou son représentant ;

g) Un représentant du ministre chargé de la concurrence.

Le mandat du président et des vice-présidents est limité à trois ans ; il est renouvelable une fois.

Le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice est présent ou représenté lors de l’examen de son projet de marché ou d’accord-cadre par la commission.

Article 3

I. - Lorsque le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice saisissent la commission consultative des marchés publics, ils lui adressent le projet de marché ou d’accord-cadre avant l’envoi de l’avis d’appel public à la concurrence ou le lancement de la consultation pour les marchés ou accords-cadres ne donnant pas lieu à publicité.

II. - Lorsqu’un projet de marché ou d’accord-cadre a été examiné par la commission consultative des marchés publics, le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice peut saisir la commission d’une difficulté particulière rencontrée au cours de la procédure de passation de ce marché ou de cet accord-cadre, avant sa notification.

Article 4

I. - La demande d’avis comporte au minimum une note de présentation à la commission, le règlement ou la lettre de consultation, les projets de documents contractuels, le projet d’avis d’appel public à concurrence lorsque la procédure le prévoit et tout autre document jugé utile à l’instruction du dossier.

Le dossier est adressé au secrétariat de la commission qui, lorsque le dossier est complet, en accuse réception.

La saisine peut s’opérer sous forme dématérialisée.

II. - Les dossiers font l’objet d’un examen par un des secrétariats techniques de la commission mentionnés à l’article 7. A l’issue de cet examen, le président de la commission ou l’un des vice-présidents peut choisir, selon la complexité de la question soulevée, de procéder à un envoi direct d’observations ou de recommandations au pouvoir adjudicateur ou à l’entité adjudicatrice, ou de convoquer la commission pour un examen en séance. Il désigne alors un rapporteur sur la liste mentionnée à l’article 9. La commission rend alors un avis.

Article 5

Les observations, les recommandations ou l’avis sont portés à la connaissance du pouvoir adjudicateur ou de l’entité ­adjudicatrice dans un délai qui ne peut excéder trente jours francs à compter de la date de délivrance de l’accusé de réception du dossier.

Le service ou la collectivité concerné peut, à titre exceptionnel, demander que la commission formule ses observations, ses recommandations, ou donne son avis, dans un délai inférieur au délai susmentionné.

Article 6

Lorsque le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice est une collectivité territoriale, les observations, les recommandations ou les avis sont transmis au représentant de l’Etat en même temps qu’à la collectivité concernée.

Article 7

Le secrétariat de la commission consultative des marchés publics est assuré par la direction des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie. Ce secrétariat est composé de secrétariats techniques spécialisés chargés de l’instruction des dossiers et de la préparation des observations, des recommandations et des avis formulés par la commission.

Article 8

La commission consultative des marchés publics est convoquée par son président ou un des vice-présidents qui arrête l’ordre du jour et l’adresse à ses membres sept jours au moins avant la date de la réunion.

Les débats peuvent être organisés dans les conditions prévues à l’article 7 du décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 susvisé.

Dans le cas prévu au deuxième alinéa de l’article 5, la commission est convoquée vingt-quatre heures avant la date de la réunion et le dossier est adressé aux membres dans le même délai.

Article 9

Les rapporteurs de la commission consultative des marchés publics sont des agents de catégorie A ou de niveau équivalent, de l’Etat et des collectivités territoriales, en activité ou en retraite, choisis à raison de leurs compétences en matière de passation des marchés publics.

Ils peuvent être chargés d’étudier les dossiers dont est saisie la commission et de présenter ceux qui sont inscrits à l’ordre du jour des réunions de la commission.

La liste de ces rapporteurs est arrêtée par le directeur des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie sur proposition du président de la commission.

Article 10

Les délibérations de la commission font l’objet d’un procès-verbal, signé par le président ou le vice-président de la commission.

Article 11

La commission consultative des marchés publics établit chaque année un bilan des travaux de la commission. Ce bilan est adressé au directeur des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie et au directeur général des collectivités locales du ministère de l’intérieur.

Article 12

Le décret n° 2007-61 du 16 janvier 2007 relatif à la commission des marchés publics de l’Etat est abrogé.

Article 13

Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, la ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, le ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, le ministre de la défense, la ministre de la santé et des sports, le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche et le ministre de la culture et de la communication sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 22 octobre 2009.

Article n° 129 Assistance apportée aux collectivités territorialespar la commission consultative des marchés publics pour l’élaboration et la passation de leurs marchéset accords-cadres Arrêté du 22 octobre 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 24 octobre 2009 - NOR : ECEM0912313A

La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,

Vu le code des marchés publics, notamment son article 129 ;

Vu le décret n° 2009-1279 du 22 octobre 2009 relatif à la commission consultative des marchés publics,

Arrêtent :

Article 1 er

La commission consultative des marchés publics peut fournir aux collectivités territoriales, à leur demande, une assistance pour l’élaboration ou la passation de leurs marchés et de leurs accords-cadres dont le montant estimé est supérieur à 1 000 000 E (HT).

Article 2

Le directeur général des collectivités locales du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales et la directrice des affaires juridiques du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 22 octobre 2009.

Article n° 131 Recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence Décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 29 août 2006 - NOR : ECOM0620012D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu la directive n° 2004/17/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 portant coordination des procédures de passation des marchés dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux, notamment son article 67 ;

Vu la directive n° 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 relative à la coordination des procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services, notamment ses articles 75 et 76 ;

Vu la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 modifiée sur l’obligation, la coordination et le secret en matière de statistiques ;

Vu la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 modifiée relative à la transparence et à la régularité des procédures de marchés et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence ;

Vu l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004, modifiée par la loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004 et par la loi n° 2005-845 du 26 juillet 2005, sur les contrats de partenariat ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005, modifiée par la loi n° 2006-450 du 18 avril 2006, relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics, notamment son article 21 ;

Vu le décret n° 2006-975 du 1er août 2006 portant code des marchés publics, notamment les articles 84, 130 et 131 du code annexé,

Décrète :

Article 1 er

Le recensement économique de l’achat public a pour objet d’assurer le recueil et l’exploitation de données statistiques relatives à la passation, à la notification et à l’exécution des contrats, des marchés et des accords-cadres, passés en application des dispositions de l’ordonnance du 17 juin 2004 susvisée, de l’ordonnance du 6 juin 2005 susvisée, de la loi du 3 janvier 1991 susvisée ainsi que du code des marchés publics.

Article 2

La nature des données dont la communication est demandée pour les besoins du recensement ainsi que les modalités de leur communication sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Le recensement des achats publics est effectué par l’observatoire économique de l’achat public avec le concours de l’ensemble des personnes publiques ou privées qui concluent ou exécutent les contrats, marchés ou accords-cadres mentionnés à l’article 1er.

Article 3

Les personnes publiques ou privées qui concluent ou exécutent les contrats, marchés et accords-cadres mentionnés à l’article 1er communiquent les données relatives à leur passation, à leur notification et à leur exécution conformément aux ­dispositions de l’article 2.

Article 4

Les données communiquées à l’observatoire de l’achat public en application de l’article 2 comportent obligatoirement les informations suivantes :

– le type de contrat ;

– le millésime de la date de lancement de la procédure de publicité et de mise en concurrence ;

– les numéros SIREN et NIC de l’organisme acheteur ;

– le numéro d’ordre de la procédure au sein de l’organisme acheteur ;

– lorsqu’une procédure de passation donne lieu à plusieurs marchés, l’identifiant du marché ;

– le cas échéant, le numéro d’ordre de l’avenant ou de l’acte spécial ;

– le numéro SIREN du titulaire ou du mandataire du groupement ;

– le cas échéant, le numéro SIREN du ou des cotitulaires ;

– le cas échéant, le numéro SIREN du sous-traitant ;

– l’objet du contrat défini en recourant aux numéros de la nomenclature communautaire « Vocabulaire commun pour les marchés publics » dite « CPV » ;

– le type de procédure de passation ;

– le montant hors taxe du contrat ou de l’avenant ;

– le cas échéant, le montant de la part sous-traitée ;

– la durée du contrat ;

– la nature ferme, actualisable ou révisable du prix.

Cette liste peut être complétée par arrêté du ministre chargé de l’économie, sur proposition de l’observatoire économique de l’achat public.

Article 5

Pour permettre à l’observatoire économique de l’achat public de constituer et d’exploiter une base de données regroupant l’ensemble des opérations d’achat public, chacun des contrats, marchés et accords-cadres recensés est identifié au moyen d’un ­numéro d’identifiant unique dont la composition est définie par ­arrêté du ministre chargé de l’économie.

Article 6

Le présent décret s’applique à tous les contrats, marchés et accords-cadres, mentionnés à l’article 1er, qui auront été notifiés à compter du 1er janvier 2007 ou dont la procédure de consultation aura été lancée à compter du 1er septembre 2006.

Article 7

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera en vigueur le 1er septembre 2006.

Fait à Paris, le 28 août 2006.

Article n° 131 Recensement économique de l’achat public Arrêté du 11 décembre 2006 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 19 décembre 2006 - NOR : ECOM0600004A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le code des marchés publics ;

Vu la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 modifiée relative à la transparence et à la régularité des procédures de marchés et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence ;

Vu l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée sur les contrats de partenariat ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005, modifiée par la loi n° 2006-450 du 18 avril 2006, relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2004-16 du 7 janvier 2004 modifié pris en application de l’article 4 du code des marchés publics et concernant certains marchés publics passés pour les besoins de la défense ;

Vu le décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 relatif au recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence ;

Vu l’arrêté du 10 novembre 2005 relatif à l’Observatoire économique de l’achat public, modifié par l’arrêté du 28 août 2006 portant diverses dispositions relatives aux textes d’application du code des marchés publics ;

Sur proposition de l’Observatoire économique de l’achat public,

Arrête :

Article 1 er

Le recensement économique des achats publics des contrats, marchés et accords-cadres mentionnés à l’article 1er du décret du 28 août 2006 et à l’article 1°-II du décret du 7 janvier 2004 susvisés est réalisé selon les modalités fixées par le présent arrêté.

Article 2

Les contrats, marchés et accords-cadres mentionnés à l’article 1er sont enregistrés au moyen d’un numéro d’identification comportant 18 caractères.

Les quatre premiers caractères correspondent à l’année de ­lancement de la procédure.

Les caractères 5 à 14 correspondent au numéro d’ordre interne de la procédure et sont attribués par l’organisme acheteur.

Les caractères 15 et 16 constituent les numéros d’ordre, le cas échéant, de ou des avenants qui interviennent postérieurement à la notification.

Les caractères 17 et 18 constituent les numéros d’ordre, le cas échéant, du ou des actes spéciaux de sous-traitance qui interviennent postérieurement à la notification.

Article 3

Outre les informations prévues à l’article 4 du décret du 28 août 2006 susvisé, sont également recensés :

a) Le mois et l’année de notification du contrat ;

b) Le mode d’exécution du contrat ;

c) La mise en œuvre de clauses sociales ou environnementales ;

d) La possibilité prévue par le contrat d’utiliser la carte d’achat ;

e) Lors de la mise en œuvre de la dématérialisation de la procédure de passation, le nombre de propositions dématérialisées et le nombre de propositions reçues.

Article 4

Une fiche de recensement est établie, selon le modèle en annexe, pour chaque contrat, marché ou accord-cadre mentionné à l’article 1er et d’un montant supérieur à 90 000 E HT, par le représentant légal de l’organisme qui passe le contrat, le marché ou l’accord-cadre.

La fiche de recensement est adressée au comptable public assignataire de ses dépenses, au plus tard au moment de la première demande de paiement.

Si l’organisme qui passe le contrat ne dispose pas d’un comptable public, la fiche de recensement, établie dans les mêmes conditions, est adressée dès notification du contrat, marché ou accord-cadre à l’Observatoire économique de l’achat public placé sous l’autorité du ministre chargé de l’économie.

Article 5

La transmission de la fiche de recensement se fait sous la forme papier.

La forme électronique ou toute autre forme ne peuvent être utilisées que sur autorisation préalable de l’Observatoire économique de l’achat public, qui en fixe les modalités.

Article 6

Les modifications apportées au contrat, marché ou accord-cadre en cours d’exécution, notamment les avenants et les actes spéciaux de sous-traitance, font l’objet d’une nouvelle fiche de recensement, transmise dans les mêmes conditions que la fiche initiale.

Article 7

Les contrats, marchés et accords-cadres notifiés à compter du 1er janvier 2007 qui n’ont pas bénéficié, lors du lancement de la procédure, d’une identification telle que prévue à l’article 2, se voient attribuer le millésime 2006.

Article 8

Le directeur des affaires juridiques du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris le 11 décembre 2006.

Modèle Fiche de recensement (voir pdf)

Article n° 131 Recensement économique de l’achat public Arrêté du 21 juillet 2011 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 4 août 2011 - NOR : EFIM1119964A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Sur proposition de l’Observatoire économique de l’achat public,

Vu le code des marchés publics, notamment ses articles 84 et 131 ;

Vu l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée sur les contrats de partenariat ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 modifiée relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 relatif au recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence ;

Vu l’arrêté du 10 novembre 2005 modifié relatif à l’Observatoire économique de l’achat public ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 7 juillet 2011,

Arrête :

Article 1 er

Le recensement économique des achats publics, des contrats, marchés et accords-cadres mentionnés à l’article 1er du décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 susvisé, est réalisé selon les modalités fixées par le présent arrêté.

Article 2

Une fiche statistique comportant les données du ­recensement est établie, pour chaque contrat, marché ou accord-cadre ­mentionné à l’article 1er et d’un montant supérieur à 90 000 E HT, par le représentant légal de l’organisme qui passe le contrat, le marché ou l’accord-cadre.

Les modifications apportées au contrat, marché ou accord-cadre en cours d’exécution, notamment les avenants et les actes spéciaux de sous-traitance, sont recueillies dans les mêmes conditions que la fiche initiale.

Article 3

Le numéro d’identification prévu à l’article 5 du décret du 28 août 2006 susvisé est composé de dix-huit caractères définis comme suit :

Les quatre premiers caractères correspondent à l’année de lancement de la procédure.

Les caractères 5 à 14 correspondent au numéro d’ordre interne de la procédure et sont attribués par l’organisme acheteur.

Les caractères 15 et 16 constituent les numéros d’ordre, le cas échéant, du ou des avenants qui interviennent postérieurement à la notification.

Les caractères 17 et 18 constituent les numéros d’ordre, le cas échéant, du ou des actes spéciaux de sous-traitance qui interviennent postérieurement à la notification.

Article 4

Outre les informations prévues à l’article 4 du décret du 28 août 2006 susvisé, sont également recensés :

1. Le mois et l’année de notification du contrat ;

2. Le mode d’exécution du contrat ;

3. La mise en œuvre de clauses sociales ou environnementales ;

4. La possibilité prévue par le contrat d’utiliser la carte d’achat ;

5. Lors de la mise en œuvre de la dématérialisation de la procédure de passation, le nombre de propositions dématérialisées et le nombre de propositions reçues.

Article 5

I. - Les organismes utilisant dans leurs relations avec les comptables publics les échanges d’informations électroniques prévus par les applications comptables CHORUS et HELIOS transmettent par l’intermédiaire de ces applications les données du recensement.

II. - Pour les organismes mentionnés au I du présent article, les informations suivantes, collectées à partir de ces applications, sont également recensées :

1. Pour un marché basé sur un accord-cadre, l’identifiant de l’accord-cadre auquel il se rattache ;

2. En cas de groupement, le type de groupement d’entreprises ;

3. Le CCAG de rattachement éventuel ;

4. L’attribution d’une avance ;

5. Le pourcentage de l’avance ;

6. Le montant payé à un titulaire au titre du contrat ;

7. Le montant payé à un sous-traitant au titre du contrat.

Article 6

I. - Lorsque l’organisme ne met pas en œuvre les applications comptables mentionnées à l’article 5 ou lorsque la transmission par ces applications comptables n’est pas possible, l’organisme transmet au comptable public assignataire de ses dépenses, au plus tard au moment de la première demande de paiement, une fiche de recensement sur support papier établie selon le modèle annexé au présent arrêté.

II. - L’organisme qui ne dispose pas d’un comptable public, ou dont le comptable public n’est pas rattaché au réseau des comptables du Trésor public, transmet à l’Observatoire économique de l’achat public, dès notification du contrat, sur support papier ou par voie électronique, une fiche de recensement établie selon le modèle annexé au présent arrêté.

La transmission par voie électronique des fiches de recensement est soumise à l’accord préalable de la direction des affaires juridiques du ministère chargé de l’économie.

Article 7

L’arrêté du 11 décembre 2006 relatif au recensement économique de l’achat public est abrogé.

Article 8

La directrice des affaires juridiques du ministère de ­l’économie, des finances et de l’industrie est chargée de l’exécution du ­présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera en vigueur le 1er janvier 2012.

Fait le 21 juillet 2011.

Modèle Fiche de recensement (voir pdf)

Article n° 131 Arrêté modifiant l’arrêté du 22 octobre 2007 relatifau recensement économique des contrats, marchés publics et accords-cadres dont le montant initialest compris entre 4 000 et 90 000 euros hors taxes Arrêté du 27 juillet 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 4 août 2009 - NOR : ECEM0915208A

La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu le code des marchés publics ;

Vu l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée sur les contrats de partenariat ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 modifiée relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 modifiée relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence ;

Vu le décret n° 2004-16 du 7 janvier 2004 modifié pris en application de l’article 4 du code des marchés publics et concernant certains marchés publics passés pour les besoins de la défense ;

Vu le décret n° 2006-1071 du 28 août 2006 relatif au recensement des marchés publics et de certains contrats soumis à des obligations de mise en concurrence ;

Vu l’arrêté du 10 novembre 2005 modifié relatif à l’Observatoire économique de l’achat public ;

Vu l’arrêté du 11 décembre 2006 relatif au recensement économique de l’achat public ;

Vu l’arrêté du 22 octobre 2007 relatif au recensement économique des contrats, marchés publics et accords-cadres dont le montant initial est compris entre 4 000 et 90 000 euros hors taxes, notamment son article 1er,

Arrête :

Article 1 er

Dans le libellé du titre de l’arrêté du 22 octobre 2007 susvisé, les mots : « 4 000 à 90 000 euros hors taxes » sont remplacés par les mots : « 20 000 à 90 000 euros hors taxes ».

Article 2

A l’article 1er du même arrêté, les mots : « 4 000 à 90 000 euros hors taxes » sont remplacés par les mots : « 20 000 à 90 000 euros hors taxes ».

Article 3

La directrice des affaires juridiques, le directeur général du Trésor et de la politique économique et le directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 27 juillet 2009.

Article n° 133 Application de l’article 133 du code des marchés publics et liste des marchés conclus l’année précédente parles pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices Arrêté du 21 juillet 2011 - Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie JO du 4 août 2011 - NOR : EFIM1119976A

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,

Vu le code des marchés publics, notamment ses articles 133 et 175 ;

Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 7 juillet 2011,

Arrête :

Article 1 er

Au cours du premier trimestre de chaque année, le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice publie, sur le support de son choix, une liste des marchés conclus l’année précédente.

Cette liste indique, de manière séparée, les marchés relatifs aux travaux, aux fournitures et aux services.

Pour chacun de ces trois types de prestations, les marchés sont regroupés en fonction de leur montant selon les tranches suivantes :

1° Marchés dont le montant est égal ou supérieur à 20 000 E HT et inférieur à 90 000 E HT ;

2° Marchés dont le montant est égal ou supérieur à 90 000 E HT et inférieur aux seuils de procédure formalisée mentionnés au II de l’article 26 du code des marchés publics ;

3° Marchés dont le montant est égal ou supérieur aux seuils de procédure formalisée mentionnés au II de l’article 26 du code des marchés publics.

Article 2

La liste mentionnée à l’article 1er comporte, pour chaque ­marché, les mentions suivantes :

1° L’objet et la date du marché ;

2° Le nom de l’attributaire et son code postal s’il est établi en France, ou le pays de son principal établissement s’il n’est pas établi en France.

Article 3

L’arrêté du 26 décembre 2007 pris en application de l’article 133 du code des marchés publics et relatif à la liste des marchés conclus l’année précédente par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices est abrogé.

Article 4

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 21 juillet 2011.

Articles n° 151-1 et 172-1 Procédures de recours applicables aux contratsde la commande publique Décret n° 2009-1456 du 27 novembre 2009 - Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi JO du 28 novembre 2009 - NOR : ECEM0918677D

Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu le traité instituant la Communauté européenne ;

Vu la directive 2007/66/CE du Parlement et du Conseil du 11 décembre 2007 modifiant les directives 89/ 665/CEE du Conseil du 21 décembre 1989 et 92/13/CEE du Conseil du 25 février 1992 en ce qui concerne l’amélioration de l’efficacité des procédures de recours en matière de passation des marchés publics ;

Vu le règlement (CE) n° 1564/2005 de la Commission du 7 septembre 2005 établissant les formulaires standard pour la publication d’avis dans le cadre des procédures de passation de marchés publics conformément aux directives 2004/17/CE et 2004/18/CE du Parlement européen et du Conseil ;

Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L. ­1311-2 à L. ­1311-5, L. ­1411-1 et L. ­1414-1 ;

Vu le code de justice administrative, notamment ses articles L. ­551-1 à L. ­551-23 ;

Vu le code de l’organisation judiciaire, notamment son article L. ­211-14 ;

Vu le code de l’urbanisme, notamment son article L. ­300-4 ;

Vu le code des marchés publics ;

Vu le code de procédure civile ;

Vu la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 modifiée relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques ;

Vu l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée relative aux contrats de partenariat ;

Vu l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 modifiée relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique ;

Vu le décret n° 93-471 du 24 mars 1993 modifié portant application de l’article 38 de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relatif à la publicité des délégations de service public ;

Vu le décret n° 2002-677 du 29 avril 2002 modifié relatif à l’obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation ;

Vu le décret n° 2004-18 du 6 janvier 2004 modifié pris pour l’application de l’article L. ­34-3-1 du code du domaine de l’Etat ;

Vu le décret n° 2005-1308 du 20 octobre 2005 modifié relatif aux marchés passés par les entités adjudicatrices mentionnées à l’article 4 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2005-1742 du 30 décembre 2005 modifié fixant les règles applicables aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article 3 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics ;

Vu le décret n° 2009-243 du 2 mars 2009 relatif à la procédure de passation et à certaines modalités d’exécution des contrats de partenariat passés par l’Etat et ses établissements publics ainsi que les personnes mentionnées aux articles 19 et 25 de l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 ;

Vu l’avis du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel en date du 15 septembre 2009 ;

Le Conseil d’Etat (commission spéciale) entendu,

Décrète :

Titre I er Dispositions applicables aux procédures de recours Chapitre 1 er Recours relatifs aux contrats administratifs Article 1 er

Les articles R. 551-1 à R. 551-4 du code de justice administrative sont remplacés par les dispositions suivantes :

« Section 1 « Référé précontractuel « Sous-section 1 « Contrats passés par les pouvoirs adjudicateurs

« Art. R. 551-1. - Le représentant de l’Etat ou l’auteur du recours est tenu de notifier son recours au pouvoir adjudicateur.

« Cette notification doit être faite en même temps que le dépôt du recours et selon les mêmes modalités.

« Elle est réputée accomplie à la date de sa réception par le pouvoir adjudicateur.

« Sous-section 2 « Contrats passés par les entités adjudicatrices

« Art. R. 551-2. - Le représentant de l’Etat ou l’auteur du recours est tenu de notifier son recours à l’entité adjudicatrice.

« Cette notification doit être faite en même temps que le dépôt du recours et selon les mêmes modalités.

« Elle est réputée accomplie à la date de sa réception par ­l’entité adjudicatrice.

« Sous-section 3 « Dispositions communes

« Art. R. 551-3. - Dans le cas prévu au deuxième alinéa de l’article L. 551-10, l’Etat est représenté par le préfet lorsqu’il s’agit d’un contrat passé par une collectivité territoriale, par un établissement public local ou par une personne morale de droit privé pour le compte de l’une de ces personnes publiques.

« Lorsqu’il s’agit d’autres contrats, il est représenté par le ministre compétent.

« Art. R. 551-4. - Lorsque le juge envisage de prendre d’office une des mesures prévues aux articles L. 551-2 et L. 551-6, il en informe les parties en indiquant le délai qui leur est donné pour présenter leurs observations ou, le cas échéant, la date de l’audience où elles pourront les produire. Dans ce dernier cas l’article R. 522-8 est applicable.

« Art. R. 551-5. - Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il délègue statue dans un délai de vingt jours sur les demandes qui lui sont présentées en vertu des articles L. 551-1 et L. 551-5.

« Le juge ne peut statuer avant le seizième jour à compter de la date d’envoi de la décision d’attribution du contrat aux opérateurs économiques ayant présenté une candidature ou une offre. Ce délai est ramené au onzième jour lorsque le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice justifie que la décision d’attribution du contrat a été communiquée par voie électronique à l’ensemble des opérateurs économiques intéressés.

« Dans le cas des demandes présentées avant la conclusion de contrats mentionnés au premier alinéa de l’article L. 551-15, le juge ne peut statuer avant le onzième jour à compter de la publication de l’intention de conclure le contrat.

« Art. R. 551-6. - Les décisions définitives prises en application des articles L. 551-2 et L. 551-6 par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il délègue sont susceptibles de recours en cassation devant le Conseil d’Etat, dans la quinzaine de leur notification.

« Les mesures provisoires ordonnées en application des mêmes articles ne peuvent être contestées qu’à l’occasion du pourvoi en cassation dirigé contre ces décisions.

« Section 2 « Référé contractuel « Sous-section 1 « Nature et présentation du recours

« Art. R. 551-7. - La juridiction peut être saisie au plus tard le trente et unième jour suivant la publication d’un avis d’attribution du contrat ou, pour les marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, suivant la notification de la conclusion du contrat.

« En l’absence de la publication d’avis ou de la notification mentionnées à l’alinéa qui précède, la juridiction peut être saisie jusqu’à l’expiration d’un délai de six mois à compter du lendemain du jour de la conclusion du contrat.

« Art. R. 551-8. - Lorsque le juge envisage de prendre d’office une des mesures prévues aux articles L. 551-17 à L. 551-20, ou d’infliger une sanction financière dans les conditions prévues aux articles L. 551-19 à L. 551-22, il en informe les parties en indiquant le délai qui leur est donné pour présenter leurs observations ou, le cas échéant, la date de l’audience où elles pourront les produire. Dans ce dernier cas l’article R. 522-8 est applicable.

« Art. R. 551-9. - Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il délègue statue dans un délai d’un mois sur les demandes qui lui sont présentées en vertu de l’article L. 551-13.

« Art. R. 551-10. - Les décisions définitives prises en application des articles L. 551-17 à L. 551-20 par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il délègue sont susceptibles de recours en cassation devant le Conseil d’Etat, dans la quinzaine de leur notification.

« Les mesures provisoires ordonnées en application des mêmes articles ne peuvent être contestées qu’à l’occasion du pourvoi en cassation dirigé contre ces décisions. »

Chapitre 2 Recours relatifs aux contrats de droit privé Article 2

Après l’article R. 213-5 du code de l’organisation judiciaire, il est inséré un article R. 213-5-1 ainsi rédigé :

« Art. R. 213-5-1. - Le président du tribunal de grande instance compétent en application de l’article L. 211-14 connaît des contestations relatives aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation des contrats de droit privé relevant de la commande publique dans les cas et conditions prévus par les articles 2 à 20 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique. »

Article 3

Le chapitre VI du titre IV du livre III du code de procédure civile est remplacé par les dispositions suivantes :

« Chapitre VI « Le contentieux de la passation des contrats de droit privé de la commande publique

« Art. 1441-1. - Les demandes présentées en vertu des articles 2 à 20 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la ­commande publique sont formées, instruites et jugées comme en matière de référés.

« Le juge qui envisage de prendre d’office une des mesures prévues aux articles 3, 6 et 15 à 18 de cette ordonnance doit, au préalable, inviter les parties à présenter leurs observations.

« Les décisions prises en application des articles 2 à 20 de cette ordonnance sont rendues en dernier ressort. Elles sont susceptibles de pourvoi en cassation dans les quinze jours de leur notification.

« Toutefois, la décision qui liquide une astreinte est susceptible d’un appel dans les quinze jours de sa notification. L’appel est formé, instruit et jugé selon les règles applicables à la procédure ordinaire avec représentation obligatoire.

« Art. 1441-2. - I. - Le juge statue dans un délai de vingt jours sur les demandes qui lui sont présentées en vertu des articles 2 et 5 de l’ordonnance mentionnée ci-dessus.

« II. - Le juge ne peut statuer sur ces demandes avant le seizième jour suivant la date d’envoi de la décision d’attribution du contrat aux opérateurs économiques ayant présenté une candidature ou une offre. Ce délai est ramené au onzième jour lorsque le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice justifie que la ­décision d’attribution du contrat a été notifiée par voie ­électronique à l’ensemble des opérateurs économiques intéressés.

« Dans le cas des demandes présentées avant la conclusion de contrats mentionnés au premier alinéa de l’article 13 de la même ordonnance, le juge ne peut statuer avant le onzième jour à compter de la publication de l’intention de conclure le contrat.

« III. - Le procureur de la République agit d’office dans le cas prévu par l’article 9 de l’ordonnance précitée.

« Art. 1441-3. - I. - La juridiction peut être saisie du recours prévu à l’article 11 de l’ordonnance précitée au plus tard le trente et unième jour suivant la publication d’un avis d’attribution du contrat ou, dans le cas de contrat fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, suivant la notification aux titulaires de la conclusion du contrat.

« En l’absence de la publication d’avis ou de la notification mentionnées à l’alinéa qui précède, la juridiction peut être saisie jusqu’à l’expiration d’un délai de six mois à compter du lendemain du jour de la conclusion du contrat.

« II. - Le juge statue dans un délai d’un mois sur les demandes qui lui sont présentées en vertu de l’article 11 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique. »

Titre II Dispositions applicables aux procédures de passation Chapitre 1 er Dispositions applicables aux marchés publics Article 4

Après l’article 40 du code des marchés publics, il est inséré un article 40-1 ainsi rédigé :

« Art. 40-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susmentionné, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 28. »

Article 5

L’article 50 du même code est modifié ainsi qu’il suit :

1° Le second alinéa du II est précédé du chiffre : « III » ;

2° Au III, le chiffre : « III » est supprimé.

Article 6

Le III de l’article 76 du même code est modifié ainsi qu’il suit :

1° Le premier alinéa est remplacé par un alinéa ainsi rédigé :

« III. - Lorsqu’un accord-cadre est attribué à plusieurs opérateurs économiques, ceux-ci sont au moins au nombre de trois, sous réserve d’un nombre suffisant de candidats et d’offres. Pour chacun des marchés à passer sur le fondement de cet accord, le pouvoir adjudicateur consulte par écrit les opérateurs économiques titulaires de l’accord-cadre et organise une mise en concurrence selon la procédure suivante : » ;

2° Au second alinéa du 4°, les mots : « Elles sont transmises au pouvoir adjudicateur » sont remplacés par les mots : « Elles sont établies par écrit et transmises au pouvoir adjudicateur ».

Article 7

Le I de l’article 80 du même code est remplacé par les dispositions suivantes :

« I. - 1° Pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée autre que celle prévue au II de l’article 35, le pouvoir adjudicateur, dès qu’il a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore eu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du marché ou de l’accord-cadre comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé :

« a) Dans le cas des appels d’offres ou des marchés négociés, lorsque le marché est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation ;

« b) Dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique.

« 3° Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur ayant fait publier l’avis prévu par l’article 40-1 du présent code respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du marché.

« Pour rendre applicables les dispositions du second alinéa du même article, le pouvoir adjudicateur notifie la décision d’attribution du marché aux titulaires d’un accord-cadre ou d’un système d’acquisition dynamique, en indiquant le nom du candidat retenu ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre, et respecte un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de cette notification et la date de conclusion du marché, délai réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés.

« 4° Le marché ou l’accord-cadre peut être signé électroniquement, selon les modalités fixées par un arrêté du ministre chargé de l’économie. »

Article 8

L’article 83 du même code est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 83. - Le pouvoir adjudicateur communique à tout candidat écarté qui n’a pas été destinataire de la notification prévue au 1° du I de l’article 80 les motifs du rejet de sa candidature ou de son offre dans les quinze jours de la réception d’une demande écrite à cette fin.

« Si le candidat a vu son offre écartée alors qu’elle n’était aux termes de l’article 35 ni inappropriée, ni irrégulière, ni inacceptable, le pouvoir adjudicateur est en outre tenu de lui communiquer les caractéristiques et les avantages relatifs de l’offre retenue ainsi que le nom du ou des attributaires du marché ou de l’accord-cadre. »

Article 9

Après l’article 85 du même code, il est inséré un article 85-1 ainsi rédigé :

« Art. 85-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 28.

« Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative dans le cas d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, le pouvoir adjudicateur avise les candidats non retenus de la signature du marché en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. »

Article 10

A l’article 142 du même code, après la référence à l’article : « 40 » est insérée la référence à l’article : « 40-1 », et la référence aux articles  : « 77 et 85 » est remplacée par la référence aux articles : « 77, 85 et 85-1 ».

Article 11

Après l’article 151 du même code, il est inséré un article 151-1 ainsi rédigé :

« Art. 151-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, l’entité adjudicatrice publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 148. »

Article 12

Après l’article 172 du même code, il est inséré un article 172-1 ainsi rédigé :

« Art. 172-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, l’entité adjudicatrice publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent code ou passé en application de l’article 148.

« Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative, l’entité adjudicatrice avise les candidats non retenus de la signature d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. »

Article 13

L’article 12 du décret du 29 avril 2002 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 12. - Le maître de l’ouvrage arrête son choix, après avis du comité artistique et, le cas échéant, de la commission artistique nationale, par une décision motivée. Il en informe l’ensemble des candidats.

« Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, le maître de l’ouvrage publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/ 2005 de la Commission européenne établissant les formulaires standard dans le cadre des procédures de passation de marchés publics, relatif à son intention de conclure la commande. En ce cas il respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du contrat.

« Lorsque le montant total de la commande est supérieur ou égal à 206 000 E HT, il envoie pour publication au Journal officiel de l’Union européenne, dans un délai maximum de quarante-huit jours à compter de la notification du marché, un avis d’attribution conforme au modèle fixé par le règlement précité de la Commission européenne.

« Dans le cas d’une commande d’un montant inférieur à 206 000 E HT, pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, le maître de l’ouvrage publie au Journal officiel de l’Union ­européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le même règlement, informant de la conclusion de la commande. »

Chapitre 2 Dispositions applicables aux marchés passés par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices mentionnés aux articles 3 et 4 de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 Section 1 Dispositions applicables aux pouvoirs adjudicateurs Article 14

Après l’article 16 du décret du 30 décembre 2005 susvisé, il est inséré un article 16-1 ainsi rédigé :

« Art. 16-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative ou du premier alinéa de l’article 13 de l’ordonnance n° 2009-515 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susvisé, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent décret ou passé en application de son article 10. »

Article 15

Le III de l’article 42 du même décret est modifié ainsi qu’il suit :

1° Le premier alinéa est remplacé par un alinéa ainsi rédigé :

« III. - Lorsqu’un accord-cadre est attribué à plusieurs opérateurs économiques, ceux-ci sont au moins au nombre de trois, sous réserve d’un nombre suffisant de candidats et d’offres. Pour chacun des marchés à passer sur le fondement de cet accord, le pouvoir adjudicateur consulte par écrit les opérateurs économiques titulaires de l’accord-cadre et organise une mise en concurrence selon la procédure suivante : » ;

2° Au second alinéa du 4°, les mots : « Elles sont transmises au pouvoir adjudicateur » sont remplacés par les mots : « Elles sont établies par écrit et transmises au pouvoir adjudicateur ».

Article 16

I. - Le I de l’article 46 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :

« I. - 1° Pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée autre que celle du II de l’article 33, le pouvoir adjudicateur, dès qu’il a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore reçu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du marché ou de l’accord-cadre comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé :

« a) Dans le cas des appels d’offres ou des marchés négociés, lorsque le marché est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation ;

« b) Dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique.

« 3° Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative ou celles du premier alinéa de l’article 13 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique, le pouvoir adjudicateur ayant fait publier l’avis prévu par l’article 16-1 du présent décret respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du marché.

« Pour rendre applicables les dispositions du second alinéa des articles cités à l’alinéa précédent dans le cas d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, le pouvoir adjudicateur notifie la décision d’attribution du marché aux candidats non retenus, en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. Il respecte en outre un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de cette notification et la date de conclusion du marché, délai réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés. »

II. - Le III du même article est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - Le pouvoir adjudicateur communique à tout candidat écarté qui n’a pas été destinataire de la notification prévue au 1° du I du présent article les motifs du rejet de sa candidature ou de son offre, dans les quinze jours de la réception d’une demande écrite. Si l’offre du candidat a été rejetée pour un motif autre que ceux mentionnés au I de l’article 24, le pouvoir adjudicateur lui communique en outre les caractéristiques et les avantages de l’offre retenue ainsi que le nom du ou des attributaires du marché ou de l’accord-cadre. »

Article 17

Après l’article 47-1 du même décret est inséré un article 47-2 ainsi rédigé :

« Art. 47-2. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative ou celles du premier alinéa du I de l’article 1441-3 du code de procédure civile, le pouvoir adjudicateur publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent décret ou passé en application de son article 10.

« Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative ou du code de procédure civile dans le cas d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, le pouvoir adjudicateur avise les candidats non retenus de la signature du marché en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. »

Section 2 Dispositions applicables aux entités adjudicatrices Article 18

Après l’article 16 du décret du 20 octobre 2005 susvisé, il est inséré un article 16-1 ainsi rédigé :

« Art. 16-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative ou du premier alinéa de l’article 13 de l’ordonnance n° 2009-515 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique, l’entité adjudicatrice publie au Journal ­officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 susvisé, relatif à son intention de conclure un marché ou un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent décret ou passé en application de son article 10. »

Article 19

I. - Le I de l’article 44 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :

« I. - 1° Pour les marchés et accords-cadres passés selon une procédure formalisée autre que celle prévue au II de l’article 7 du présent décret, l’entité adjudicatrice, dès qu’elle a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore reçu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du marché ou de l’accord-cadre comporte l’indication de la durée du délai de suspension que l’entité adjudicatrice s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé :

« a) Dans le cas des appels d’offres ou des marchés négociés, lorsque le marché est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation ;

« b) Dans le cas des marchés fondés sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique.

« 3° Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative ou celles du premier alinéa de l’article 13 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 relative aux procédures de recours applicables aux contrats de la commande publique, l’entité adjudicatrice ayant fait publier l’avis prévu par l’article 16-1 du présent décret respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du marché.

« Pour rendre applicables les dispositions du second alinéa des articles cités à l’alinéa précédent dans le cas d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, l’entité adjudicatrice notifie la décision d’attribution du marché aux candidats non retenus, en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. Elle respecte en outre un délai d’au moins seize jours entre la date d’envoi de cette notification et la date de conclusion du marché, délai réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des titulaires intéressés. »

II. - Le III du même article est remplacé par les dispositions suivantes :

« III. - L’entité adjudicatrice communique à tout candidat écarté qui n’a pas été destinataire de la notification prévue au 1° du I du présent article les motifs du rejet de sa candidature ou de son offre, dans les quinze jours de la réception d’une demande écrite. Si l’offre du candidat a été rejetée pour un motif autre que ceux mentionnés au I de l’article 29, le pouvoir adjudicateur lui communique en outre les caractéristiques et les avantages de l’offre retenue ainsi que le nom du ou des attributaires du marché ou de l’accord-cadre. »

Article 20

Après l’article 45 du même décret, il est inséré un article 45-1 ainsi rédigé :

« Art. 45-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative ou celles du premier alinéa du I de l’article 1441-3 du code de procédure civile, l’entité adjudicatrice publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement (CE) n° 1564/2005 déjà mentionné, informant de la conclusion d’un marché ou d’un accord-cadre dispensé d’obligations de publicité par l’effet des dispositions du présent décret ou passé en application de son article 10.

« Pour rendre applicables les mêmes dispositions du code de justice administrative ou du code de procédure civile dans le cas d’un marché fondé sur un accord-cadre ou un système d’acquisition dynamique, l’entité adjudicatrice avise les candidats non retenus de la signature du marché en indiquant le nom du bénéficiaire ainsi que les motifs ayant conduit au choix de son offre. »

Chapitre 3 Dispositions applicables aux contrats de partenariat Article 21

I. - L’article 1er du décret n° 2009-243 du 2 mars 2009 susvisé est complété par un VI ainsi rédigé :

« VI. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, la personne publique publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement précité, relatif à son intention de conclure un contrat d’un montant inférieur au seuil défini au II du présent article, et respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du contrat. »

II. - Les dispositions du présent article peuvent être modifiées par décret.

Article 22

I. - L’article D. 1414-1 du code général des collectivités territoriales est complété par un VI ainsi rédigé :

« VI. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, la personne publique publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis, conforme au modèle fixé par le règlement précité, relatif à son intention de conclure un contrat d’un montant inférieur au seuil défini au II du présent article, et respecte un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du contrat. »

II. - Les dispositions du présent article peuvent être modifiées par décret.

Chapitre 4 Dispositions applicables aux délégationsde service public Article 23

Après l’article 1er du décret n° 93-471 du 24 mars 1993 susvisé sont insérés deux articles ainsi rédigés :

« Art. 1er - 1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, l’autorité responsable de la personne publique délégante publie au Bulletin officiel d’annonces des marchés publics un avis, conforme au modèle fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’intérieur et du ministre chargé de l’économie, relatif à son intention de conclure la délégation de service public. Elle doit alors respecter un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du contrat.

« Art. 1er - 2. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, l’autorité responsable de la personne publique délégante, à l’issue du choix du délégataire, publie au Bulletin officiel d’annonces des marchés publics un avis d’attribution conforme au modèle fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’intérieur et du ministre chargé de l’économie. »

Article 24

Après l’article R. 1411-2 du code général des collectivités territoriales sont insérés deux articles R. 1411-2-1 et R. 1411-2-2 ainsi rédigés :

« Art. R. 1411-2-1. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, l’autorité responsable de la personne publique délégante publie au Bulletin officiel d’annonces des marchés publics un avis, conforme au modèle fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’intérieur et du ministre chargé de l’économie, relatif à son intention de conclure la délégation de service public. Elle doit alors respecter un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion du contrat.

« Art. R.1411-2-2. - Pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, l’autorité responsable de la personne publique délégante, à l’issue du choix du délégataire, publie au Bulletin officiel d’annonces des marchés publics un avis d’attribution conforme au modèle fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’intérieur et du ministre chargé de l’économie. »

Chapitre 5 Dispositions applicables aux concessions d’aménagement Article 25

Après l’article R. 300-9 du code de l’urbanisme est inséré un article R. 300-9-1 ainsi rédigé :

« Art. R. 300-9-1. - 1° Lorsque le montant total des produits de l’opération d’aménagement qui fait l’objet de la concession est égal ou supérieur au seuil mentionné pour les marchés de travaux par le 2° du IV de l’article 40 du code des marchés publics, la personne publique, dès qu’elle a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore reçu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion de la concession d’aménagement. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du contrat comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé lorsque le marché est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis mentionné à l’article R. 300-5 ou dans les documents de la consultation.

« 3° Dans le cas où le montant total des produits de l’opération n’atteint pas le seuil défini au 1°, pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, la personne publique publie un avis, conforme au modèle fixé par le règlement précité de la Commission européenne, relatif à son intention de conclure la concession d’aménagement. Elle doit alors respecter un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion de la concession d’aménagement. »

Article 26

Après l’article R. 300-11-5 du même code est inséré un article R. 300-11-5-1 ainsi rédigé :

« Art. R. 300-11-5-1. - 1° Lorsque le montant total des produits de l’opération d’aménagement qui fait l’objet de la concession est égal ou supérieur au seuil mentionné pour les marchés de travaux par le 2° du IV de l’article 40 du code des marchés publics, la personne publique, dès qu’elle a fait son choix pour une candidature ou une offre, notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore reçu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du contrat comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu.

« 2° Le respect des délais mentionnés au 1° n’est pas exigé lorsque le contrat est attribué au seul candidat ayant présenté une offre répondant aux exigences indiquées dans l’avis mentionné à l’article R. 300-11-5 ou dans les documents de la consultation.

« 3° Dans le cas des contrats autres que ceux mentionnés au 1°, pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article L. 551-15 du code de justice administrative, la personne publique publie un avis, conforme au modèle fixé par le règlement mentionné plus haut de la Commission européenne, relatif à son intention de conclure la concession d’aménagement. Elle doit alors respecter un délai d’au moins onze jours entre la date de publication de cet avis et la date de conclusion de la concession d’aménagement. »

Article 27

Après l’article R. 300-11-7 du même code est inséré un article R. 300-11-8 ainsi rédigé :

« Art. R. 300-11-8. - Lorsque le montant total des produits de l’opération qui fait l’objet de la concession est inférieur au seuil mentionné aux articles R. 300-4 et R. 300-11-1, pour rendre applicables les dispositions du premier alinéa de l’article R. 551-7 du code de justice administrative, la personne publique publie au Journal officiel de l’Union européenne un avis d’attribution, conforme au modèle fixé par le règlement précité de la Commission européenne, informant de la conclusion de la concession d’aménagement. »

Chapitre 6 Dispositions applicables aux conventionsde bail conclues avec le titulaired’une autorisation d’occupation temporairedu domaine public Article 28

A l’article 2 du décret du 6 janvier 2004 susvisé, après la référence : « 40 » est insérée la référence : « 40-1 », après la référence : « 62 », la référence : « et 76 à 78 » est remplacée par la référence : « 80, 82, 83, 85 et 85-1 ».

Article 29

L’article 3 du même décret est modifié ainsi qu’il suit :

« 1° Après le premier alinéa sont insérés les quatre alinéas suivants :

« Dès que l’autorité administrative a fait son choix pour une candidature ou une offre, elle notifie à tous les autres candidats le rejet de leur candidature ou de leur offre, en leur indiquant les motifs de ce rejet.

« Cette notification précise le nom de l’attributaire et les motifs qui ont conduit au choix de son offre aux candidats ayant soumis une offre et à ceux n’ayant pas encore reçu communication du rejet de leur candidature.

« Un délai d’au moins seize jours est respecté entre la date d’envoi de la notification prévue aux alinéas précédents et la date de conclusion du marché. Ce délai est réduit à au moins onze jours en cas de transmission électronique de la notification à l’ensemble des candidats intéressés.

« La notification de l’attribution du marché ou de l’accord-cadre comporte l’indication de la durée du délai de suspension que le pouvoir adjudicateur s’impose, eu égard notamment au mode de transmission retenu. »

2° Les deux premières phrases du deuxième alinéa sont supprimées.

Article 30

Au dernier alinéa de l’article 6 du même décret, après la référence : « 40 » est insérée la référence : « 40-1 ».

Article 31

Au deuxième alinéa de l’article 7 du même décret, les mots : « aux a à c du I » sont remplacés par les mots : « au I ».

Article 32

A l’article 15 du même décret, les mots : « 76 à 78 » sont remplacés par les mots : « 80 à 82 ».

Titre III Dispositions finales Article 33

Le présent décret est applicable aux contrats en vue desquels une consultation est engagée à partir du 1er décembre 2009.

Article 34

La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 27 novembre 2009.

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