En direct

Ciment : deux centres de broyage de clinker en projet

RICHARD GOASGUEN |  le 16/11/2012  |  Seine-MaritimeNordCollectivités localesProduits et matériels

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Seine-Maritime
Nord
Collectivités locales
Produits et matériels
Valider
Le Havre -

Sur la zone industrialo-portuaire du Havre, deux projets de centres de broyage de clinker (matériau de base essentiel dans la production de ciment) sont en train de se concrétiser. Jean-Marc Domange, ex-président du Syndicat français de l’industrie cimentière (Sfic) et ancien directeur de Ciments Calcia, mène, depuis plusieurs années, via sa société de développement CEM 21, un projet à Oudalle, près du Havre. Vracs de l’Estuaire SAS dispose en effet, depuis fin 2010, de tous les feux verts administratifs pour une unité de broyage de clinker. « Le projet est toujours actif et même en voie de finalisation. Nous recherchons avec le port la meilleure solution pour l’accueil des bateaux », affirme Jean-Marc Domange, qui poursuit un projet parallèle à Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. Celui-ci entrera en production début 2013 au terme d’un investissement de l’ordre de 45 millions d’euros.

500 000 tonnes par an

Parallèlement, sur la même zone géographique, le long du grand canal, le Grand port maritime du Havre (GPMH) a attribué, le 6 septembre, à la société Smeg, une autorisation d’occupation temporaire (AOT) du terminal multivrac (MTV) que convoitaient également Vracs de l’Estuaire et Lafarge. Ce choix, qui fait suite à une consultation européenne dans le cadre de la loi portant sur la réforme portuaire de juillet 2008, est assorti d’une « convention de terminal ».
Smeg et ses partenaires, dont Liants Océanes, SARL gérée par le cimentier belge Philippe Van Eeckhout, s’y engagent à effectuer deux investissements. Le premier, qui doit s’élever à 3,5 millions d’euros, produirait électricité et vapeur à partir de produits de biomasse. L’autre, de 25 millions d’euros, broierait du clinker d’importation avec une capacité de 500 000 tonnes/an. « Notre rôle n’est pas d’arbitrer entre concurrents mais de développer nos trafics de vracs. En toute transparence, l’offre de Smeg était la meilleure. Si ses engagements n’étaient pas tenus, les conventions seraient résiliées », commente Hervé Martel, président du directoire du GPMH.
Ces deux projets inquiètent fortement Lafarge Ciments, qui affirme qu’ils pourraient menacer l’existence de l’usine de Saint-Vigor-d’Ymonville, le deuxième plus grand site industriel du groupe.

PHOTO - 682218.BR.jpg
PHOTO - 682218.BR.jpg - © Eric Houri

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

Date de parution : 06/2019

Voir

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Date de parution : 06/2019

Voir

Initiation à la construction parasismique

Initiation à la construction parasismique

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur