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Cibler sur l'innovation

MICHEL OCTERNAUD, CATHERINE ROLLOT |  le 03/10/1997  |  PME du BTPInnovationMaison individuelleBas-RhinFrance entière

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La recherche de l'innovation ne s'improvise pas. Les entreprises doivent être prêtes à consacrer un certain nombre d'heures à s'informer (presse, salons...). Car, pour réussir dans le domaine de l'innovation, il faut anticiper les besoins du marché. Il faut être en veille technologique permanente afin de réagir à temps à une information nouvelle. Mais, même si les opportunités sont a priori importantes en matière d'innovation, il faut être prudent. Tout ce qui est nouveau et innovant n'est pas bon à prendre. Il faut bien préparer son dossier, le but étant d'estimer la maturité de la technologie ou du produit, car se lancer trop tôt dans l'aventure peut s'avérer aussi désastreux que d'arriver trop tard.

CONSEILS PRATIQUES

Prendre son temps pour bien s'informer tous azimuts.

Savoir évaluer les risques.

Bien tester ses produits, ses technologies avant de les développer.

Socara sécurise le coffrage-décoffrage

LINGOLSHEIM. Reprise par Raymond Mazéas (photo) en 1977, l'entreprise de Lingolsheim (Bas-Rhin) s'est imposée dans la construction de logements collectifs privés, passant de 6 à 130 salariés. Elle s'est dotée de deux préhenseurs de panneaux de plafond en contre-plaqué pour sécuriser les opérations de coffrage-décoffrage. Conçues avec trois étudiants de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Metz, ces machines équipées de vérins à gaz permettent de descendre ces panneaux de 45 à 50 kilos jusqu'à 40 cm du sol à la verticale. Fini chutes et lumbagos ! Le système a fait l'objet d'un dépôt de brevet en septembre 1996.

CA 1996 130 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIF : 130 SALARIES.

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Cibler sur l'innovation Sorintec : les robots du génie climatique

ACIGNE. « L'entreprise, spécialisée dans les installations de chauffage et de climatisation, en Ille-et-Vilaine, a acheté son premier robot. En tant qu'installateur, nous avons été amenés à réfléchir au nettoyage. On ne peut pas établir un devis si l'on ne connaît pas l'état d'encrassement des tuyaux », explique Marcel Mathelier, directeur général (ci-contre). Aujourd'hui, la PME s'est équipée d'un deuxième robot. « Quand une entreprise nous sollicite, nous envoyons une de nos équipes avec cette petite caméra téléguidée qui passe dans les tuyaux et filme leur état. Le diagnostic est facturé mais l'entreprise sait sur quoi elle s'engage. Ensuite, le nettoyage des gaines est assuré par le robot grâce à une centrale de mise en dépression (15 bars) et tout un système de brosses, buses, etc. ». Les clients de la Sorintec (le CHU de Rennes, Danone, des établissements universitaires) sont tous dans l'Ouest de la France. « Dans ce travail, il faut jouer la carte de la proximité », estime Marcel Mathelier.

CA 1996 13,5 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIF : 22 SALARIES.

Wiedemann-Jasalu : une modernisation totale

METZ. « Nous avons toujours mis l'accent sur la modernisation, tant en ce qui concerne les produits que les machines, dans nos trois métiers : serrurerie, menuiserie aluminium et menuiserie PVC. » Selon Jean Jaskowiak, gérant de Wiedemann-Jasalu, l'une des clés de la réussite de l'entreprise fondée en 1937 par son beau-père réside dans le respect de cette règle. En 1975, la SARL fait partie des premières PME régionales à maîtriser les ponts thermiques en menuiserie aluminium. En 1982, elle confirme cette image de précurseur en se lançant dans le PVC. Au sein de la Commission technique nationale des métalliers de France, Jean Jaskowiak a contribué à l'élaboration de plusieurs directives techniques d'utilisation et de normes relatives à des portes coupe-feu. Sous la responsabilité de son fils Stéphane (photo), un bureau d'études de quatre personnes permet à l'entreprise de maintenir sa longueur technologique d'avance. Après avoir testé le marché polonais pendant un an avec la commercialisation de faux plafonds et de systèmes anti-pigeons, Jean Jaskowiak prévoit de s'appuyer sur le système régional d'aide à l'embauche de cadres pour consolider son implantation de Wroclaw.

CA 1996 32 MILLIONS. EFFECTIF : 49 SALARIES.

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TI France : le créneau pointu du désamiantage

LYON. Désamiantage du Centre international de la recherche sur le cancer à Lyon, de la Tour du Gan à La Défense, ou encore de matériels roulants pour la RATP : avec une centaine de chantiers à son actif, TI France se positionne aujourd'hui comme l'un des spécialistes en la matière. Un savoir-faire officialisé par la qualification quinquennale délivrée en mars dernier par Qualibat : sur les 147 premiers dossiers examinés, Qualibat n'a attribué ce degré de qualification qu'à cinq entreprises; 39 autres bénéficient d'une qualification probatoire valable deux ans. « Cette qualification est d'autant plus importante que nous sommes peu nombreux à l'avoir obtenue. Le désamiantage reste une activité difficile, à hauts risques techniques, qui implique de lourds investissements, tant en matériel qu'en formation. Ce n'est pas toutefois l'eldorado qu'on a pu imaginer ! », commente Philippe de Longivière (photo), président de TI France.

CA 1996 20 MILLIONS FRANCS (30 A 35 MILLIONS PREVUS EN 1997). EFFECTIF : 35 SALARIES.

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Comep SA : la couverture autoportante industrialisée

DIGOIN. Mario Pizzone (photo), fabricant de couvertures en Saône-et-Loire depuis une vingtaine d'années, n'a pas hésité à construire une usine près de Digoin pour industrialiser la couverture autoportante, qu'il a mis au point en 1981. Ce procédé, baptisé Sicop et protégé par un brevet, commence à séduire. « Il y a eu deux à trois années de flottement au début des années 90, notamment à cause du coût, d'environ 450 francs le m2, mais nous avons réussi à le ramener à 210 francs, grâce à diverses adaptations », souligne Mario Pizzone. Les coques pouvant atteindre 30 m d'une seule pièce sans soudure ni raccord sont faites d'une double paroi d'acier renfermant des composants de polyuréthane de forte densité, lui assurant une étanchéité phonique et thermique efficace. Autres qualités : une robustesse et une légèreté (38 à 58 kg/ m2) qui facilitent la pose et autorisent un allègement des ossatures porteuses.

CA 1996 45 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIFS : 70 SALARIES, AUTOPORTANTES.

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Maisons Teyssier : la domotique intégrale

BORDEAUX. Pour se démarquer des autres constructeurs de maisons individuelles en Aquitaine, Serge Teyssier et sa soeur Marie Audonnet-Teyssier ont misé sur la domotique. Implantés au Haillan dans l'agglomération bordelaise, ils ont un rythme de construction d'une cinquantaine de maisons par an. Depuis une dizaine d'années, ils proposent notamment l'ouverture automatique des portes de garages, la commande des volets roulants, de l'arrosage. Désormais, ils veulent aller plus loin avec une seule commande capable de centraliser toutes les fonctions. Et pour mettre la domotique à la portée d'un maximum d'accédants à la propriété, ils misent sur le précâblage permettant d'équiper la maison plus tard sans avoir à faire de travaux importants par la suite.

CA 1996 25 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIF : 15 SALARIES.

Ferrari : démolition sous contrôle

WITTELSHEIM. Dominique Ferrari (photo), P-DG de Ferrari SA et de la Sorema (Haut-Rhin), doit son succès à sa faculté d'anticiper les marchés. Cette PME de maçonnerie s'est spécialisée dans la démolition puis dans la déconstruction où elle a acquis un savoir-faire reconnu. Brevetée en 1997, sa technique du vérinage hydraulique permet de démolir à coût compétitif des immeubles de grande hauteur sans explosif avec des périmètres de sécurité très limités. Autre tournant précurseur pour Ferrari : celui du recyclage avec l'entrée en service d'une installation mobile, puis fixe, de recyclage, dotée de tables densimétriques et d'une capacité de 150 000 à 200 000 tonnes. La Sorema naît de cette activité en 1990 et travaille notamment en complément de Ferrari SA pour le triage à la source.

CA 1996 FERRARI SA : 35 MILLIONS DE FRANCS ; SOREMA : 11 MILLIONS DE FRANCS.

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Loison : la métallerie de haute technicité

ARMENTIERES. Spécialisée dans la métallerie de bâtiment, l'entreprise Loison mise sur la technicité (ci-contre, Bernard Loison, P-DG). Elle s'est dotée d'un bureau d'études dirigé par un ingénieur mécanicien, qui compte sept personnes et comprend quatre postes de CFAO, deux postes de DAO et bientôt un poste de calcul de structures. Cet investissement lui permet d'accéder à des marchés à forte technicité tels les locaux techniques d'Eurotunnel, les pylônes d'ascenseurs de la gare TGV de Lille, les façades pare-flammes de Lille-Grand Palais, les cloisons de l'aérogare de Lesquin ou l'habillage de six stations de la ligne 2 du métro lillois. Ce choix implique un effort constant de formation du personnel, mais il s'est avéré payant. Loison, qui réalisait, il y a dix ans, 90 % de son chiffre d'affaires en sous-traitance, n'en fait plus que 10 % et assure ne travailler qu'avec des entreprises générales ayant un souci de qualité.

CA 1996 25 MILLIONS. EFFECTIFS : 49 SALARIES.

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Mateloc : scier et carotter le béton à l'eau

CHOLET. « Notre stratégie consiste à diversifier nos savoir-faire, grâce principalement à la croissance externe », explique Jacques Lesein, directeur commercial de Mateloc. Créée en 1983, cette coopérative s'est d'abord développée grâce à la location de matériel pour le BTP. Puis, rapidement, elle s'est imposée comme l'un des meilleurs spécialistes régionaux de la démolition, acquérant les techniques de carottage, de sciage par outils diamantés ainsi que les nouvelles méthodes par eau sous pression. C'est elle qui a notamment réalisé le décloisonnement du palais de la Bourse de Nantes pour la Fnac. Mateloc a aussi réalisé la brèche spectaculaire percée sur le quai de Rohan à Lorient. Parallèlement, Mateloc rachetait trois PME, élargissant ainsi son rayonnement géographique tout en acquérant de nouveaux métiers. Son unité de Poitiers est spécialisée dans la réparation électrique, celle de Nantes dans le négoce de matériel d'occasion, et celle d'Angers, rachetée récemment, dans la réparation de chariots élévateurs.

CA 1996 42 MILLIONS DE FRANCS EN 1996, DONT LOCATION (25 %), DEMOLITION (25 %), NEGOCE ET PRESTATIONS DIVERSES (50 %). EFFECTIF : 61 SALARIES.

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