Christine Boutin veut "amener de la clarté" dans la gouvernance du 1% logement

CHESSA Milena |  le 12/03/2008  |  France Collectivités locales

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La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a indiqué vouloir "amener de la clarté" dans la gouvernance du 1% logement, lors d'un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France paru mercredi.

Hostile "à la suppression du 1% logement", la ministre affirme que "ce serait une erreur" et va présenter "à la fin du mois au conseil des ministres un projet de loi sur le logement". "Nous aborderons dans ce texte l'évolution du 1%", précise-t-elle.
"Il faut réexaminer l'emploi des fonds, regarder de près quelle est leur destination. Ce qui semble aujourd'hui un peu obscur", souligne-t-elle dans cette interview. "On ne peut pas laisser les choses en l'état".
Christine Boutin se déclare favorable "à l'instauration d'un contrôle parlementaire". Interrogée sur l'organisation paritaire, entre patronat et syndicats, qui régit le 1%, la ministre du Logement explique "qu'il faut certainement simplifier le fonctionnement". Mais, insiste-t-elle encore, "ce qui m'intéresse davantage, c'est de savoir où va cet argent, comment il est utilisé".
Interrogé par l'AFP, le vice-président CFDT de l'Union d'économie sociale du logement (UESL), qui fédère le 1% logement, Jean-Luc Berho, a reconnu des "faiblesses" de "gouvernance" dans ce système d'aide au logement des salariés du secteur privé. M. Berho a aussi affirmé qu'un éventuel "contrôle parlementaire" du 1% logement, qui a les faveurs de la ministre du Logement Christine Boutin, lui "paraissait une bonne démarche". M. Berho a reconnu "un certain nombre de faiblesses qui perdurent" dans le 1% logement, "notamment au niveau de la gouvernance".
Selon lui, "la parité n'existe pas" au sein des organismes qui collectent le 1% et qui sont regroupés au sein de l'UESL, car "le patronat représente deux-tiers des membres des instances dirigeantes et les salariés un tiers".
Il a rappelé que les syndicats étaient "depuis plusieurs mois sur cette idée d'améliorer le 1% logement", en citant le développement du système de garantie Loca-pass et la mise en place de la Garantie des risques locatifs. Mais "il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain", a prévenu M. Berho.
"Depuis huit ans, le 1% a su amplement se rénover et se mettre au service des salariés. Le plan Borloo de la rénovation urbaine n'existerait pas si le 1% ne l'avait pas abondé à hauteur de 6 milliards d'euros", a-t-il fait valoir.
©AFP

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