Entreprises de BTP

Christian Pierret, favorable à un changement de statut d’EDF-GDF

Le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christian Pierret s’est déclaré vendredi 25 janvier 2002 sur Radio Classique favorable à un changement de statut d’EDF et de GDF, indispensable selon lui pour résister à la concurrence, ajoutant qu' »une société anonyme pourrait être une bonne solution ».
« Ces entreprises doivent évoluer et devenir internationales. Elles doivent, dans les quelques années qui viennent, le plus vite sera le mieux à mon avis, avoir un statut d’entreprise comme une autre », a affirmé M. Pierret.

« Je pense qu’une société anonyme pourrait être une bonne solution pour EDF et GDF mais, le moment venu, on en discutera », a-t-il indiqué.
Après avoir rappelé qu’Electricité de France et Gaz de France étaient aujourd’hui des Etablissements publics industriels et commerciaux (EPIC), il a jugé que « cette structure juridique n’est pas très adaptée à la bataille mondiale dans laquelle elles sont, qu’elles le veuillent ou non, intégrées ».

D’autant plus que « l’Europe a ouvert le marché » du gaz et de l’électricité « et qu’elle s’apprête à le faire plus (encore) par une nouvelle série de directives », a-t-il souligné.
La proposition de société anonyme, a-t-il noté, a été faite par l’ancien ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn ainsi que par l’actuel, Laurent Fabius.

S’il a admis que « les syndicats n’ont pas été officiellement consultés sur ce point », M. Pierret a relevé une « réelle évolution dans les contacts informels » avec les organisations syndicales, qui sont « attachées à ce que ces entreprises puissent investir, innover et se battre sur la scène mondiale et par conséquent exister encore dans 3, 4, 5, 10 ans ».

Pour pouvoir investir des milliards, elles ne peuvent compter ni sur « l’autofinancement, ni sur le soutien de l’Etat, ni sur le soutien de l’actionnaire » puisqu’il n’y a pas d’actions.
D’autres partenaires publics pourraient entrer dans le capital, des partenaires privés, pétroliers français ou européens, a-t-il déclaré, soulignant qu’il « n’est pas envisagé de mettre une part sur le marché ».

Il a enfin estimé le personnel de ces entreprises « prêt à franchir le pas », pourvu que l’on garantisse son statut.

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