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Christian Biecher, un architecte très urbain
Christian Biecher, architecte et designer - © © DR

Christian Biecher, un architecte très urbain

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 15/11/2011  |  ParisHéraultEurope

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Invité le 14 novembre dans le cadre des Entretiens de Chaillot à la Cité de l’architecture (Paris), Christian Biecher embrasse dans ses projets un même continuum qui va du design d’objet à l’urbanisme.

Autant le dire d’entrée de jeu, Christian Biecher n’a rien du bad boy ni du matamore. Exquis, courtois, prévenant et raffiné ; c’est d’une voix de velours impeccablement timbrée qu’il a présenté devant un public clairsemé mais chic, un panorama choisi de ses projets et réalisations. Sensible à l’hybridation entre champs artistiques, Christian Biecher conçoit avec une même attention méticuleuse un vase en céramique de Sèvres, l’architecture intérieure de magasins de luxe (Harvey Nichols, Hermé, Fauchon, etc.), une petite crèche collective fichée au milieu de grands ensembles ou un centre d’animation sur la Place des Fêtes (Paris XIXe). « J’aime que la force centripète du bâtiment révèle les énergies du site, comme un point d’acupuncture dans le tissu urbain » plaide-t-il. Autre lieu, autre registre : il livrera prochainement l’ancienne bourse de Budapest (Hongrie), restructurée et rénovée (commerces, bureaux, cafés, etc.) ainsi qu’un immeuble prismatique à Prague (République tchèque), facetté de verre et inspiré du cubisme. Pulsation rythmique, vibration graphique, répétitions obsédantes de motifs : le goût de Christian Biecher pour l’abstraction géométrique apparaît comme le dénominateur commun de son travail. « Mon goût du décor vient du graphisme. Il apporte une notion de rythme. Je n’aime pas utiliser le motif décoratif isolé. Plus que l’ornement, c’est le motif répété qui m’intéresse ». Bref, l’ornement n’est, pour lui, plus un crime.

Plaisir

Encore un cran au-dessus, en urban design cette fois, Christian Biecher œuvre aujourd’hui au schéma d’extension de La Grande-Motte (Hérault), station balnéaire et port de plaisance construits ex-nihilo par Jean Balladur dans les années 1960 et 1970. Imaginée au départ pour accueillir quelques milliers d’employés saisonniers, 8 500 personnes y résident à présent à l’année, avec un pic estival de 130 000 vacanciers... « Il s’agit de passer de la ville touristique à la ville permanente. Sans autre possibilité que de devoir étendre cette ville sur elle-même pour la densifier, tout en optimisant ses ressources foncières ».

Trop vite étiqueté « déco », Christian Biecher, on le voit, est avant tout architecte : design, aménagements intérieurs, architecture, urbanisme, « tout doit fonctionner ensemble » rappelle-t-il en citant Bernard Tschumi chez qui il a longtemps travaillé. La question de l’échelle d’intervention passe après la dimension de plaisir pour celui qui a été formé auprès d’Henri Ciriani. Lequel professait que « l’architecture est fondamentalement inutile. Elle n'est faite que pour le plaisir de l'homme, pour transcender sa vie. Si elle n'était qu'utile, elle ne serait que construction »…

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