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Chine EDF-GEC Alsthom réalisent une première

LAURENCE BAGOT |  le 12/09/1997  |  InternationalEnergie

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-Le premier contrat en BOT (Built operate transfer) a été signé en Chine dans le domaine énergétique pour la centrale de Laibin B.

La cérémonie officielle était à la hauteur de l'événement : dans le décor majestueux du Grand hall du peuple, à Pékin, les officiels chinois étaient venus en grand nombre pour signer le contrat de la Centrale de Laibin B avec le consortium EDF-GEC Alsthom. Et Edmond Alphandéry, Président d'EDF, s'était déplacé en personne apposer sa signature.

Il est vrai que pour l'entreprise française, ce projet est hautement symbolique : il s'agit du premier contrat en BOT jamais signé en Chine dans le domaine énergétique. Mais aussi du premier investissement direct d'EDF dans ce pays. Le montant total de l'investissement est de 650 millions de dollars (près de 4 milliards de francs). Le consortium apportera 150 millions de dollars (900 millions de francs), le reste étant financé par dettes bancaires. « Laibin B est un opération exemplaire, a affirmé Edmond Alphandéry. Elle inaugure un nouveau modèle de financement en Chine et pourra faire école ».

Les travaux de construction de cette centrale à charbon (deux tranches de 360 MW) située dans la province du Guangxi (sud de la Chine) devraient durer trente-trois mois et mobiliseront jusqu'à 3 500 ouvriers. Le contrat de concession porte au total sur une durée de dix-huit ans.

Opération suffisamment rentable

« L'une des clauses du contrat est l'obligation d'enlèvement de la production de la part de la province du Guangxi, explique Christian Lemagny, directeur du projet. Le prix du KW/heure a été fixé et pourra fluctuer en fonction du taux de change et du prix du charbon », jugé peu risqué par la direction d'EDF, ce contrat dégagerait cependant une rentabilité relativement basse par rapport aux standards en Chine (au minimum 15 %) : selon des sources chinoises, le retour sur investissement se monte à 12 %. « Je n'aurais pas autorisé cette opération si elle n'était pas suffisamment rentable, a assuré Edmond Alphandéry. Nous espérons en plus que la qualité de notre gestion rendra ce projet encore plus rentable ».

Pour EDF, ce contrat est également une étape prometteuse pour son développement en Chine. Présent depuis plus de dix ans dans ce pays, elle y a remporté une quarantaine de contrats d'assistance technique (dont les projets de centrales nucléaires de Daya Bay, de Quinsham 2 et de Lin Ao). Mais, l'entreprise n'avait jamais été financièrement impliquée dans ces projets.

En mai dernier, elle a signé un contrat de joint-venture pour la construction d'une centrale thermique à Shangdong (située au sud-est de Pékin). Avec Laibin B, EDF fait un pas de plus puisque le financement de ce projet est exclusivement à capitaux étrangers. Et elle vient de soumissionner aux préqualifications du deuxième projet en BOT lancé en Chine en matière d'énergie : la centrale de Changshan d'une capacité similaire à celle de Laibin.

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