En direct

Chauffage/ventilation Plafond rayonnant réversible à l’hôpital
SCHEMA - Tech28 clinic schema.eps - © dr

Chauffage/ventilation Plafond rayonnant réversible à l’hôpital

jean-jacques talpin |  le 05/01/2006  |  RéalisationsEquipementProduits et matérielsEnvironnementFrance entière

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Réalisations
Equipement
Produits et matériels
Environnement
France entière
Europe
Santé
Architecture
Technique
Valider

Un établissement hospitalier s’équipe de plafonds rayonnants pour offrir un meilleur confort thermique et acoustique à ses patients.

Alors qu’en Suisse ou en Allemagne les plafonds rayonnants réversibles équipent de nombreux bâtiments tertiaires et hospitaliers, le procédé a encore fait peu d’émules en France. C’est pourquoi, AIA, maître d’œuvre de la nouvelle polyclinique de Blois qui sera opérationnelle à la fin de l’hiver, a décidé de relever le défi dans le milieu de la santé en équipant les 151 chambres de l’établissement.

Jusqu’à présent, la plupart des hôpitaux sont équipés de ventilo-convecteurs et de systèmes de ventilation double flux, équipements jugés « peu producteurs de confort ». « À Blois, explique Philippe Colombié de Céra Ingénierie (groupe AIA), nous voulons que les patients se sentent plus à l’hôtel qu’à l’hôpital : le plafond rayonnant nous permettra d’atteindre cet objectif ».

Température homogène. Des simulations énergétiques poussées ont permis de montrer que le plafond rayonnant associé à une ventilation double flux de 100 m3/heure produira une température homogène moyenne de 26° C quand l’air extérieur atteint 32° C. Ce plafond offre en effet une puissance de rafraîchissement de 50 à 70 watts/m2 soit 450 à 630 watts par chambre alors que la ventilation apporte 270 watts.

« C’est très intéressant au niveau architectural, poursuit Philippe Colombié, car rien n’est apparent. Nous n’avons plus à nous poser la question de la place du convecteur et nous pouvons équiper les chambres de grandes fenêtres (3,9 m2) sans allège ». Inséré dans le plafond, ce procédé suppose cependant une hauteur d’étage d’au moins 3,20 mètres. Jean-Claude Trassard de Maxima, entreprise titulaire du marché, estime qu’il s’agit « d’un système propre, facile à poser après une demi-journée de formation, mais qui nécessite cependant des attaches régulières et rapprochées afin que le plafond ne gondole pas ».

Hygiène et maintenance peu coûteuse. L’avantage principal réside dans la faible maintenance de l’équipement : alors qu’il faut changer les filtres et les ailettes de la batterie ou nettoyer le bac des ventilo-convecteurs, le plafond rayonnant ne nécessite aucune maintenance ou presque. Le seul entretien se résume au nettoyage des vannes de régulation facilement accessibles dans les faux plafonds des couloirs. « Le coût de maintenance est inférieur de 80 % à celui d’un système classique », estime Michel Dubézy, le délégué général de Promodul, le groupement d’entreprises qui promeut cette technique. Associée à un gain énergétique d’environ 10 %, cette économie de maintenance doit permettre d’amortir un investissement beaucoup plus élevé (2 à 3 fois plus qu’un ventilo-convecteur) avec un retour sur investissement d’environ cinq ans.

Le coût d’investissement représente donc le principal handicap du plafond rayonnant réversible. Mais d’autres avantages sont avancés : absence totale de bruit et surtout hygiène totale car ces plafonds diminuent les risques de diffusion d’organismes pathogènes (légionelloses, maladies nosocomiales) favorisés par les mouvements d’air des installations classiques d’air conditionné.

L’exemple de la polyclinique de Blois pourrait servir de vitrine pour ce mode de chauffage et de rafraîchissement, notamment dans les milieux français de la santé.

PHOTO - Tech28 clinic1.eps
PHOTO - Tech28 clinic1.eps - © j-j talpin
PHOTO - Tech28 clinic2.eps
PHOTO - Tech28 clinic2.eps - © j-j talpin
Comment ça fonctionne ?

Les plafonds chauffants et rafraîchissants sont alimentés par une chaudière-gaz et un groupe froid. Ceux-ci envoient l’eau chaude (35-32°) et froide (15-18°) vers deux sous-stations chargées d’assurer la distribution hydraulique vers chaque pièce avec une régulation spécifique à chaque local. L’échange thermique est assuré par une natte de tuyaux capillaires en polypropylène dans lesquels circulent les fluides. Cette natte est posée entre une plaque de plâtre et une isolation de 60 mm ensachée dans une enveloppe polyane. Chaque chambre est équipée de 6 à 9 m2 de plafond chauffant et rafraîchissant rayonnant. Ce procédé allemand KaRo est complété par une ventilation de type double flux (air chaud l’hiver, air froid l’été) assurant le renouvellement d’air pré-traité dans chaque pièce.

Fiche technique

Maître d’ouvrage : polyclinique de Blois.

Maître d’œuvre : Architectes-Ingénieurs-Associés.

Entreprise traitement climatique : Maxima.

Surface de plafonds rayonnants : 1 360 m2.

Coût chauffage-ventilation : 4 millions d’euros.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 09/2019

Voir

Maisons individuelles passives

Maisons individuelles passives

Date de parution : 07/2019

Voir

Histoire de l’architecture agricole

Histoire de l’architecture agricole

Date de parution : 07/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur