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Chartres : la restauration de la cathédrale s'étale sur plus de dix ans

BERTRAND ESCOLIN, NATHALIE BOUGEARD, FRANCOISE DAJON-LAMARE, RICHARD GOASGUEN, JEAN-JACQUES TALPIN |  le 18/09/1998  |  France Collectivités localesCultePatrimoineVerre

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Une moyenne d'environ 10 millions de francs par an.

Ce joyau de l'art religieux fait l'objet d'une campagne de travaux méticuleux qui portent notamment sur ses vitraux.

Avec plusieurs millions de visiteurs, la cathédrale de Chartres est restaurée à grand renfort de crédits avec une moyenne d'environ 10 millions de francs par an. Alors que la charpente et la couverture viennent d'être remises à neuf consécutivement à la tempête de 1990 (16,5 millions de francs), d'autres chantiers débutent ou vont débuter : restauration de la rose nord (9 millions de francs), restauration du porche nord (19 millions de francs) en attendant le porche sud et les baies basses du coeur (500 à 600000 francs par baie dont plus de cinq millions en 1998).

Les programmes en cours vont d'abord mobiliser des artisans d'art. « On a la chance, se réjouit Bernard Vella de la conservation régionale des monuments historiques, d'avoir des spécialistes reconnus avec notamment six maîtres verriers dans la région ». Après la mise hors d'eau de la cathédrale et les projets sur les porches nord et sud, les grands programmes vont porter sur les vitraux, attaqués par la pollution. Leur restauration exige des modalités très particulières avec un « protocole » pour chaque baie. Une fois déposé, le vitrail est analysé par le laboratoire de recherche des monuments historiques de Champs-sur-Marne qui définit ensuite les conditions strictes de sa restauration. Celle-ci s'accompagne également d'une protection avec la pose d'un doublage en verre thermoformé mis au point par un verrier de Tours, Hervé Debitus.

Des travaux longs, coûteux, très fins mais finalement sans surprise, ni dans le coût ni dans la qualité du travail, grâce à une « certaine complicité » entre les monuments historiques et les entreprises habituées de ces programmes.

PHOTO : Les programmes vont porter sur les vitraux, attaqués par la pollution. Un doublage en verre thermoformé est posé en complément de la restauration.

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