Culture

Chantiers à foison pour le Centre des monuments nationaux

Satisfecit général pour Philipe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux (CMN), qui présentait ce 1er février le bilan 2017 de l’institution et les grandes orientations pour 2018…

A quelques mois du terme de son second mandat, après six ans de présidence, Philippe Bélaval s’exprimait devant la presse pour présenter les futurs chantiers du CMN après avoir dressé le bilan de l’année écoulée. Un bilan satisfaisant à bien des égards : « Le contexte patrimonial a évolué. Le patrimoine a repris une certaine visibilité sur la scène culturelle » s’est-il félicité. Et de citer la mission confiée à Stéphane Bern, la création d’un « Loto du patrimoine », sans oublier la Stratégie pluriannuelle en faveur du patrimoine mise en place par le ministère de la Culture. Du côté de la fréquentation, l’embellie est également de retour : le niveau des chiffres de 2014, avant la chute liée aux attentats de 2015, est à nouveau atteint. Les indicateurs de janvier 2018 surpassent même ceux de janvier 2014.

Philippe Bélaval a également souligné une « diversification » des actions du CMN. Le Centre qui, traditionnellement, gère une centaine de monuments nationaux pour le compte de l’Etat, intervient également auprès d’autres propriétaires publics (Institut de France, Conservatoire du Littoral, etc.) Au-delà, la mission confiée à Stéphane Bern accroît le nombre de demandes qui émanent de propriétaires privés. D’où le développement de prestations « d’ingénierie culturelle » au sens large, ponctuelles ou plus étoffées qui exigeront, de la part du CMN, « de savoir y répondre de manière plus claire en adaptant les moyens à y consacrer ».

Du côté des opérations de conservation, entretien et restauration du patrimoine, cœur de mission du CMN, la liste des chantiers en cours est impressionnante. Philippe Bélaval a évoqué les plus prestigieux d’entre eux : Colonne de Juillet de la place de la Bastille à Paris, dont le chantier est achevé ; Château de Ferney-Voltaire ; rouvert le 30 mai prochain pour le 240e anniversaire du philosophe ; élargissement du parcours de visite de la cathédrale du Puy-en-Velay ; nouvel escalier d’accès en cours de creusement à l’arc de Triomphe de la place de l’Etoile ; Maison des mégalithes de Carnac ; Hôtel de la Marine à Paris (achèvement fin 2019/début 2020) : réunification des parcours de visite de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie à Paris ; etc.

Autant de chantiers prestigieux qui coûtent cher… Le budget de fonctionnement du CMN (100 millions d’euros par an) et la subvention annuelle du ministère de la Culture (18 millions d’euros) font qu’il se trouve parfois un peu « gêné aux entournures » pour lancer certains chantiers, telle la restauration du péristyle du Panthéon… « Le Loto du patrimoine y pourvoira peut-être… » espère encore Philippe Bélaval. Enfin, autre chantier d’ampleur, « dépoussiérer l’image encore trop souvent vieillotte » du CMN passe par une « transformation numérique » sous toutes ses formes : visites virtuelles, visites en réalité augmentée, applications de gestion des files d’attente, robot conversationnel, création d’un incubateur de start-up spécialisés dans les domaines d’intervention du CMN en mai 2018, etc. Sans même citer les éditions et une programmation culturelle 2018 dense et riche (expositions, spectacles, interventions artistiques in situ, etc.)… « On pourrait faire beaucoup plus avec davantage », conclut malicieusement Philipe Bélaval. A bon entendeur…

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