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CHALON-SUR-SAONE Amélioration de l'habitat en secteur sauvegardé

didier hugue |  le 05/10/2001  |  Saône-et-LoireCollectivités localesLogement

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La ville veut séduire les propriétaires

L'opération programmée d'amélioration de l'habitat (Opah) lancée en avril 1999 par la communauté de l'agglomération chalonnaise intéresse davantage Chalon-sur-Saône que les trois autres communes retenues (1). Car elle concerne la majorité des logements de la ville-centre, soit 230 sur 370. Elle se déroule par ailleurs en secteur sauvegardé, là où la commune tente de retrouver une offre locative attractive pour de jeunes ménages qui veulent s'installer. Elle porte enfin sur un important bâti vétuste, voire insalubre. « Près de 300 logements vacants se concentrent dans une vingtaine d'immeubles », indique Marion Cochet, chef de projet chez Urbanis, cabinet conseil en amélioration du cadre de vie et pilote de l'Opah.

Pour séduire les propriétaires, voire des investisseurs immobiliers, l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (Anah) et la ville subventionnent fortement certaines opérations. L'exemple de deux immeubles, frappés d'insalubrité mais inscrits au plan de sauvegarde, sert de produit d'appel au cabinet Urbanis.

Gros efforts de la ville

La réhabilitation, chiffrée à 910 000 euros (6 millions de francs) et financée par un investisseur privé, concerne dix logements à loyer modéré. L'Anah a déplafonné fortement le montant des travaux subventionnables en raison du critère d'insalubrité et de l'intérêt architectural.

Les 25 % d'aides s'appliquent sur 610 000 euros (4 MF), au lieu de 150 000 euros (1 MF) théoriquement retenus. La commune de Chalon-sur-Saône abonde ce taux de 15 %. Elle offre en sus une prime de remise en location pour logements vacants ainsi qu'un complément pour réfection des communs. La municipalité favorise également la rénovation des façades.

Au final, le bailleur percevra plus de 300 000 euros (2 MF) d'aide. « Il va pouvoir de surcroît, comme le prévoit la loi Malraux, défiscaliser et louer à un tarif offrant une certaine rentabilité », ajoute Marion Cochet. Urbanis, épaulé par Frédéric Faucher, son architecte conseil, pense pouvoir dupliquer ce dispositif à trois autres opérations de la même ampleur.

(1) Il s'agit de Saint-Rémy, Saint-Marcel et Châtenoy-le-Royal.

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