Cetih ouvre un premier comité de mission pour renforcer sa démarche responsable
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Cetih ouvre un premier comité de mission pour renforcer sa démarche responsable

XAVIER HAERTELMEYER |  le 15/11/2021  |  MenuiseriesFrance Société à mission

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En 2019, la loi PACTE a introduit la notion de « société à mission », modèle d’entreprise qui oriente le pouvoir de transformation des entreprises pour résoudre les enjeux sociaux et environnementaux du XXIe siècle. Face au défi de la baisse des émissions de GES du secteur industriel fixé à 35 % d’ici 2030, Cetih a intégré le cercle des entreprises à mission afin de poursuivre sa démarche responsable dont l'objectif est de réduire de 50 % ses émissions de GES d'ici 2030.

La France compte actuellement plus de 300 entreprises à mission, dont huit sont issues du secteur industriel. Pour Virginie Raisson-Victor, présidente du GIEC Pays de la Loire « cela reste encore trop peu, surtout si l'on considère que l'industrie manufacturière est parmi les activités les plus polluantes dans l'hexagone. L'entreprise à mission ne peut seule décarboner notre économie mais elle y contribuera. » Parmi elle, Cetih, ETI industrielle française spécialisée dans les secteurs de l'enveloppe de l'habitat et de la rénovation énergétique, s'est fixée de nombreux objectifs dont le plus ambitieux vise à réduire de 50 % son empreinte énergétique à l'horizon de 2030. En dix ans, le groupe a déjà réduit sa consommation d'eau de moitié et agit vers le « zéro artificialisation des sols », notamment en optimisant « le chiffre d'affaires au mètre carré ». Des indicateurs ont été mis en place sur la réduction des déchets, l'emploi de matériaux biosourcés ou de matériaux recyclés dans les profilés. La conception est également optimisée pour prolonger la durée de vie des produits, comme pour la porte aluminium qui offre des garanties jusqu'à 20 ans.
Cetih adopte un modèle unique de gouvernance : à ce jour, elle est la seule entreprise à mission détenue principalement par une fondation actionnaire (35 %) et des salariés (33), le reste des parts étant partagé entre trois fonds d'investissement (32 %) qu'ils soient régionaux ou spécialisés en transition énergétique ou à impact (Tikehau, Quadia et Ouest Croissance). « La répartition du capital avec un actionnariat salarié démontre toute la puissance du collectif, précise Virginie Raisson-Victor. Et cela donne à l'entreprise les moyens d'atteindre ses objectifs de transition environnementale et sociale sans nuire à la performance économique globale. Cette alliance entreprise à mission et fondation actionnaire ouvre la voie d'une convergence, nouvelle en France, entre capitalisme et altruisme ».

Ajustements, arbitrages et stratégies

Aujourd’hui, Cetih poursuit sa trajectoire responsable avec un premier comité de mission. « Celui-ci a permis de définir les indicateurs sur lesquels évaluer les efforts engagés par l'entreprise sur le long terme, reprend la présidente du GIEC Pays de la Loire. Même si la politique RSE du groupe a été engagée il y a plus de quinze ans, il était intéressant de voir que certains indicateurs devaient être ajustés à la complexité des effets de l'activité de Cetih sur les écosystèmes naturels. Prenons l'exemple du bois Douglas, utilisé par le groupe dans la fabrication de menuiserie : c'est un bois sourcé en France ce qui limite le transport et favorise l'économie locale. En même temps, on constate aussi que sa production intensive peut conduire à une acidification accrue des sols ce qui impacte la biodiversité. Doit-on alors se tourner vers d'autres bois, quitte à faire évoluer les besoins des consommateurs ? Ces arbitrages peuvent faire alors faire évoluer l'activité en question. »
Pour garantir le suivi du comité de mission, Cetih est allé plus loin que l'encadrement légal et a créé un comité stratégique, dont le premier s'est tenu le 29 octobre dernier. Se réunissant trois fois par an, sa mission est de contribuer à la réflexion et de valider les choix stratégiques majeurs ainsi que le budget. Présidé par François Guérin, président-directeur général de Cetih, le comité stratégique compte également plusieurs dirigeants d'entreprise de divers secteurs comme Bruno Hug de Larauze (Idea), Sandrine Pelletier (Aplix), Julien Hervouet (iAdvise), ou encore David Soulard (Groupe Gautier). « La création de ce comité stratégique prouve encore à quel point cette trajectoire fait partie intégrante de l'ADN du groupe. Nous ne sommes pas dans une comptabilité des impacts mais dans une réflexion en profondeur, pour insuffler un changement et améliorer concrètement les pratiques », conclut Virginie Raisson-Victor.

Présidente du GIEC Pays de la Loire depuis octobre 2020, Virginie Raisson-Victor accompagne les entreprises dans la transition écologique. Elle a dernièrement co-fondé le Grand Défi des entreprises pour la planète, un processus participatif qui a pour objectif de formuler 100 propositions d'actions prioritaires pour décarboner l'économie française.

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