Certification environnementale des bâtiments tertiaires : la guerre des labels
D'après le cabinet Deloitte, aussi bien en nombre de projets certifiés qu'enregistrés, l'américaine Leed a été en 2011 devant la britannique Breeam - © © DR

Certification environnementale des bâtiments tertiaires : la guerre des labels

ISABELLE DUFFAURE-GALLAIS |  le 19/06/2015  |  TravailHQENormesFrance Réglementation

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Le Baromètre 2015 de la certification environnementale réalisé par Green Soluce confirme la position dominante de NF HQE sur les chantiers de bureaux en France. Mais le britannique Breeam, apparu plus tard sur le marché hexagonal, connaît une plus forte progression. Tandis que l’américain Leed reste minoritaire.

L’association France GBC, membre français du World Green Building Council, et le bureau d’études Green Soluce ont présenté le 19 juin la deuxième édition du Baromètre de la certification environnementale. Cabinet de conseil en immobilier et développement durable associant ingénierie, management de projet et analyse du marché de la performance environnementale des bâtiments tertiaires, Green Soluce a créé cet observatoire en 2014 « pour permettre à ses clients de situer leurs projets par rapport à l’ensemble des bâtiments durables, selon son président-fondateur Nicolas Régnier.

Cette étude, réalisée avec le concours de HBS Research, offre ainsi un état des lieux fiable et clair du nombre de certifications NF HQE, Breeam et Leed pour l’activité tertiaire en France. Ainsi ont été comptabilisées toutes les opérations certifiées livrées avant le 31 décembre 2014, à partir des bases de données des organismes certificateurs.

NF HQE en tête, suivi de Breeam

Il ressort de l’étude que les bureaux représentent pour les trois certifications le premier secteur certifié : 68 % pour NF HQE et 52 % pour Breeam comme pour Leed. Viennent ensuite les bâtiments d’enseignement pour NF HQE (12 %) et les commerces pour Leed (25 %) et Breeam (20 %). NF HQE reste la certification la plus présente en France où elle représente 86 % des opérations certifiées, suivie de Breeam (11 %, en croissance) et de Leed (3 %) qui reste marginale.

Sur 506 opérations de bureaux certifiées en construction ou en rénovation, 89 % sont certifiées NF HQE, 9 % Breeam et 2 % Leed. Si NF HQE confirme sa suprématie sur le neuf (91 %), la certification française est moins dominante en rénovation (69 %) où elle concède 28 % du marché à Breeam. Jean-Eric Fournier, directeur du développement durable de Foncière des Régions et responsable du groupe professionnel développement durable de la RICS, explique ce résultat par le fait que NF HQE est plutôt adaptée aux restructurations lourdes quand Breeam se prête mieux à tous types d’opérations de rénovation.

Coude-à-coude pour la certification des bâtiments en exploitation

Outre la mise à jour des chiffres de l’observatoire 2014, l’édition 2015 s’enrichit de données sur la multi-certification et sur la certification des bâtiments en exploitation. « La multi-certification est une dynamique qui semble s’amorce pour les bâtiments de bureaux en Ile-de-France, analyse Nicolas Régnier. Dans cette région, 11 des opérations de bureaux certifiées disposent en effet d’une double certification : NF HQE associée le plus souvent à Breeam (72 %), parfois à Leed (28 %). Les triples certifications sont rares. Selon Jean-Eric Fournier qui a étudié la double certification pour certaines opérations de Foncière des Régions, le référentiel de NF HQE est plus compatible avec celui de Breeam qu’avec Leed qui suppose des choix techniques parfois antagonistes.

Fin 2014, 402 opérations tertiaires faisaient l’objet d’une certification en exploitation dont « seulement » 51 % HQE Exploitation, contre 48 % Breeam-In-Use. Pour les bureaux (284 bâtiments), la répartition est un peu plus favorable à HQE Exploitation qui certifie 61 % des opérations, en laissant 38 % à Breeam-In-Use. Etienne Crépon, président du CSTB dont la filiale Certivea est l’organisme certificateur des bâtiments tertiaires, admet que le référentiel français est plus lourd et plus exigeant que celui de son concurrent britannique, avec notamment des audits annuels contraignants. Un assouplissement semble être envisagé.

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