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CERBÈRE (Pyrénées-Orientales) - La route de la Côte vermeille fusionne avec le site

Laurent miguet |  le 19/11/2018  |  NordPyrénées-OrientalesFrance entièreEuropeProduits et matériels

BANYULS-SUR-MER -

Récompensé le 10 octobre à Lille, le lauréat ex aequo du concours annuel « Infrastructures pour la mobilité, biodiversité et paysage » a magnifié le belvédère routier qui relie la France à l'Espagne, entre les pierres et les vignes d'un littoral préservé.

La sécurisation d'une route n'implique pas la standardisation de ses aménagements : avec l'Atelier lieux et paysage (Alep) comme assistant à maître d'ouvrage, le département des Pyrénées-Orientales le prouve, sur les 6,5 derniers kilomètres de la RD 914, plus connue sous le nom de « route de la Côte vermeille ». La démonstration a commencé dès le choix du tracé : « Plutôt qu'une deux fois deux voies sur les crêtes, l'élargissement de la route en place reprend un aménagement qui a mis du temps pour s'inscrire dans le paysage, ni trop loin ni trop près de la mer », décrypte le paysagiste Philippe Deliau (agence Alep). La route réaménagée, de 8 m de large au lieu de 6,30 m, facilite le croisement des poids lourds et fluidifie la circulation tout en conservant la sinuosité dictée par un tracé parallèle aux courbes de niveau. Pour rendre l’élargissement aussi discret que possible, le concepteur a cherché à « sculpter la montagne » par l’alternance entre la mise en valeur des vues lointaines et la mise en retrait des lieux plus chaotiques : « Le travail sur les niveaux successifs de déblai a cherché à éviter les fronts techniques associés à des replats qui présentent une morphologie artificielle », développe Philippe Deliau. Associé à des murs de pierre, ce parti fond la route dans les terrasses du vignoble environnant : les faïsses, selon la terminologie vernaculaire. Aucun détail n’échappe à la vigilance du concepteur : « Ni de loin ni de près, la route rénovée ne contredit le paysage. » Cette volonté préside à l’habillage des inévitables glissières en béton, revêtues d’un manteau de schiste. De nombreuses visites de carrières ont précédé le choix des granulats des ouvrages en béton désactivé, à la fois sombre et gris pour capter la lumière et la poussière, « loin des machines à serpentin d'où sort un béton lisse qui vieillit [...]

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