Centre Le marché de la maison individuelle ne progresse plus

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Après avoir poussé le marché de la maison individuelle, les prêts à taux zéro (3 586 prêts dans la région en 1996) ne suffisent plus aujourd'hui à soutenir la profession. Pour les huit premiers mois de l'année les mises en chantier sont en effet en recul de 2 %, par rapport à 1996, avec un rythme annuel d'environ 6 000 maisons dont près de 1 000 en habitat groupé.

Le niveau de 1990 semble hors d'atteinte

La reprise de 1996, qui venait après plusieurs années difficiles, ne se confirme donc pas tandis que le niveau de 7 000 maisons construites en 1990 semble hors d'atteinte. « On ne peut dire, explique François Brechemier de la cellule économique régionale du BTP, si le marché va se maintenir ou replonger. Les perspectives ne sont pas encourageantes. »

Ainsi pour le premier trimestre le nombre de prêts à taux 0 % atteint 751 contre 835 un an plus tôt tandis que le niveau des autorisations est lui aussi sur un rythme étal. « Nous avons peut-être connu la reprise avant les autres, poursuit François Brechemier, et depuis, une partie de la demande a été asséchée. Il ne faut donc pas espérer de reprise spectaculaire. » Certains départements résistent pourtant bien comme l'Indre (365 maisons en 1996 contre 270 en 1995) l'Indre-et-Loire et le Cher (surtout à Bourges avec un marché qui profite de l'arrivée de nouveaux personnels à Aérospatiale).

Les professionnels de la maison individuelle ne sont pas plus optimistes. Ainsi Jean-François Filippi, patron de « Pavillon Moderne » à Romorantin (400 maisons construites en 1996 dans le Centre et en région parisienne, 240 millions de chiffre d'affaires) reconnaît une baisse ; d'activité de 10 % en début d'année. « Au mieux, explique-t-il, nous finirons l'année comme en 1996, au pire avec 5 % de recul. Le prêt à taux 0 % joue encore sinon le marché s'écroulerait. Les investissements Méhaignerie-Quilès-Périssol ont soutenu le marché sans doute pour 20 à 30 % des ventes ; ils ont masqué les baisses. Il ne faut donc pas toucher à ces dispositifs ».

Les projets ne manquent pourtant pas. Jean-François Filippi s'est aussi réorienté vers les lotissements avec un chantier de 100 pavillons dont 60 déjà vendus à Olivet et un projet d'une centaine de maisons à La Ferté-Saint-Aubin. Jean Gallier, P-DG de l'entreprise générale Pavisol, à Pithiviers, connaît lui aussi l'essoufflement avec des mises en chantier en baisse de presque la moitié : « le prêt à 0 % a surtout servi le bas de gamme. Pour nous qui travaillons dans le moyen-haut de gamme il n'y a pas eu de reprise ».

Signe positif : plus de 100 00 logements seront mis en chantier

A défaut de reprise dans l'individuel, le marché du bâtiment sera globalement tiré par la réhabilitation et le logement collectif. Pour la première fois depuis longtemps, le seuil de 10 000 mises en chantiers de logements sera dépassé cette année dans la région.

PHOTO : Jean-François Filippi, P-DG de Pavillon Moderne à Romorantin : « Au mieux, nous finirons l'année comme en 1996, au pire avec 5 % de recul. Le prêt à taux 0 % joue encore, sinon le marché s'écroulerait. »

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