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Ce que veulent les acteurs du BTP en 2019

La rédaction |  le 30/01/2019  |  EntreprisesTravaux publicsIndustrieImmobilierArchitecture

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Nouveaux financements, coups de pouce fiscaux, retour de la confiance… Les organisations du secteur vont devoir jouer serré pour que leurs vœux soient exaucés.

 

 

Les entreprises du bâtiment réclament un PTZ à l'ancienne

A la Fédération française du bâtiment (FFB), l'abaissement de la quotité du prêt à taux zéro (PTZ) à 20 % dans les zones B2 et C en 2018, puis sa suppression prévue au 1er janvier 2020, est resté en travers de la gorge. La FFB insiste pour un retour à 40 % dans les zones détendues dès 2020 et son maintien jusqu'à la fin du quinquennat. L'organisation demande aussi la mise en place d'une politique de rénovation énergétique plus ambitieuse. De son côté, la Capeb souhaite le maintien de l'obligation du stage préalable à l'installation, la multiplication des contrôles sur le terrain pour lutter contre les fraudes au travail détaché et une certaine « tolérance » des services fiscaux par rapport à l'application du prélèvement à la source.

L'avis de la rédaction Lors de l'examen du budget 2019, Julien Denormandie a ouvert la porte à un dispositif boostant le neuf dans les zones détendues. Quant au maintien de l'obligation du stage préalable à l'installation, il dépendra du Sénat, qui examine cette disposition du projet de loi Pacte en séance publique depuis le 29 janvier.

Les collectivités locales souhaitent bâtir un nouvel acte de la décentralisation

Profiter du grand débat national pour ouvrir une nouvelle étape de la décentralisation, organiser des « assises » ou une « conférence » territoriale pour réduire efficacement les fractures existantes. Voilà un vœu qui parvient à faire consensus au sein des différentes associations d'élus locaux. En toile de fond reviennent des revendications pas si nouvelles : donner davantage de liberté et de moyens aux collectivités pour mener à bien des projets de territoires, sur le logement, la transition énergétique ou la mobilité par exemple ; permettre d'adapter les politiques publiques nationales aux réalités du terrain ; favoriser les « alliances » entre les territoires. Pour plus d'efficacité.

L'avis de la rédaction Un nouveau grand rendez-vous paraît ambitieux. Mais l'exécutif a besoin de retrouver la confiance des élus locaux. L'Agence nationale de cohésion des territoires, en gestation, pourrait l'y aider… si elle devient un outil plus efficace au service des acteurs de terrain.

Pour « prendre en compte la réalité et les demandes », au cas par cas, la ministre Jacqueline Gourault souhaite aussi renforcer la contractualisation territoriale.

Les bailleurs sociaux veulent limiter la casse financière

Les organismes HLM sont à la croisée des chemins. « Si le doublement de la réduction de loyer de solidarité [RLS, qui a accompagné la baisse des APL, NDLR] était acté en 2020, cela coûterait 1,5 Md€ aux bailleurs sociaux alors qu'ils disposent d'une capacité d' autofinancement de 2 Mds €, calcule Marianne Louis, directrice générale de l'Union sociale pour l'habitat. Ils ne seraient plus en mesure de continuer à développer leur parc. » La décision du gouvernement dépendra de l'ambition qu'il a pour les organismes HLM. Soutiendra-t-il la politique du logement grâce à eux ? Ou assumera-t-il l'arrêt de la production ?

L'avis de la rédaction Le gouvernement a conscience de l'effort demandé. Pour preuve, en 2018, le ministre du Logement Julien Denormandie a été applaudi au congrès HLM, alors qu'il avait été chahuté en 2017. Reste à savoir si sa voix pèsera plus que celle de ses homologues de Bercy…

Les industriels militent en faveur de la voie fluviale

Le Comité stratégique de filière (CSF) « Industries pour la construction », animé par l'Association française des industries des produits de construction (AIMCC), s'est associé à cinq autres filières industrielles (agroalimentaire, chimie, bois, déchets et naval) afin de relancer l'offre de transport fluvial français. Leur objectif ? Obtenir une subvention auprès du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE) pour moderniser les infrastructures existantes et investir dans de nouveaux équipements (barge de 500 tonnes, quais et installations au bord de l'eau, écluses automatisées… ). Pour le CSF, cette offre de transport restructurée serait avantageuse à plus d'un titre : coûts mutualisés, impact carbone limité, réduction de la congestion routière…

L'avis de la rédaction Le prochain budget du MIE pour la période 2021-2027 sera voté avant les élections européennes, qui se tiendront fin mai. L'Union européenne a déjà affiché sa volonté de soutenir le projet du canal Seine Nord en débloquant des fonds pour les travaux.

Un bon signe pour le projet de l'AIMCC ?

Les travaux publics ont besoin de sécuriser le financement des infrastructures

Sereins pour 2019, les travaux publics le sont beaucoup moins pour la suite. Car si le projet de loi Mobilités est enfin à l'agenda du Parlement, il reste à déterminer comment la programmation des infrastructures sera financée. En effet, à partir de 2020, il manquera 500 M€ par an pour boucler le budget de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Les acteurs des TP espèrent qu'une solution sera trouvée rapidement afin de sécuriser la trajectoire financière, apporter de la visibilité et se donner les moyens de « sortir des promesses non tenues », comme le répète souvent la ministre des Transports.

L'avis de la rédaction L'opération s'annonce périlleuse pour le gouvernement. Le mouvement des Gilets jaunes montre la difficulté de faire payer davantage les usagers.

Quant à taxer les seuls poids lourds, le souvenir des Bonnets rouges rappelle à quel point la tâche est complexe. Sans recettes nouvelles, il ne reste que deux solutions : « Soit on creuse le déficit, soit on procède par réaffectation sur le budget national en faisant des économies ailleurs », souligne le président de la FNTP. La peste ou le choléra pour l'exécutif.

Les architectes désirent renouer le dialogue avec les bailleurs sociaux

L'année 2018 - avec le vote de la loi Elan qui limite leur périmètre d'intervention - a laissé un goût amer aux architectes… Il n'est pas étonnant qu'ils veuillent cette année réaffirmer leur rôle. Régis Chaumont, le président de l'Union des architectes (Unsfa) aimerait ainsi que « malgré la loi Elan, les bailleurs sociaux continuent à organiser des concours et à appliquer les principes vertueux de la loi MOP. » Le Conseil national de l'ordre des architectes (Cnoa), de son côté, souhaite en tout cas renouer un dialogue avec les organismes HLM et les convaincre que les architectes sont les mieux placés pour accomplir certaines missions, notamment en matière de suivi des chantiers. L'Ordre aimerait d'ailleurs établir une charte avec les bailleurs. Son président, Denis Dessus, souhaite également que soit lancée en 2019 « une vraie politique, claire et stable, en matière de rénovation, qui ne soit pas seulement pensée en termes énergétiques, mais dans une démarche plus holistique ».

L'avis de la rédaction Dès l'an dernier, certains bailleurs plutôt militants ont assuré qu'ils continueraient à organiser des concours de maîtrise d'œuvre. Mais le secteur, soucieux de réaliser des économies, perçoit souvent le recours à l'architecte comme un surcoût. Il devrait donc être peu disposé à aller au-delà des obligations légales. Quant à lancer des actions d'amélioration globale du bâti, il faudrait déjà que les mesures engagées pour favoriser les rénovations énergétiques fassent leurs preuves.

Les promoteurs plaident pour l'habitat abordable

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) milite pour le développement « du logement abordable, qui permettrait de rendre le neuf accessible aux classes moyennes », lance Alexandra François-Cuxac, sa présidente. Pour faire baisser les prix, deux leviers sont possibles : des mesures fiscales (baisse de la TVA) et la densification en hauteur des opérations. De son côté, l'Union nationale des aménageurs (Unam) souhaite une relance de l'aménagement, avec une « planification positive des projets ». Autrement dit, des initiatives favorisées à l'échelle d'un quartier et non plus majoritairement en diffus. Une manière de favoriser la densification ?

L'avis de la rédaction Négocier une baisse de TVA s'annonce difficile, car Emmanuel Macron ne cesse de répéter que la politique du logement coûte 40 Mds € par an…

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