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« Ce n'est pas le moment de changer les règles »

Propos recueillis par Yannick Le Goff et Pierre Pichère Reportage photo : Louis Périn |  le 21/11/2018  |  France entière

Dirigeant de la filiale française d'un grand groupe industriel de plasturgie pour le BTP, et chef de file de la filière en France, Benoît Hennaut s'est engagé dans la Feuille de route pour l'économie circulaire. Il livre sa vision, mais aussi ses craintes, quant au climat politique autour des plastiques et des déchets en général.

Négoce - Vous venez de signer un contrat de la filière plastique autour d'engagements volontaires des acteurs en faveur de l'économie circulaire.

Quelle en est la philosophie ? Benoît Hennaut -Tout démarre durant la campagne présidentielle. Le candidat Emmanuel Macron s'engage alors à recycler 100 % du plastique à l'horizon 2025. Une fois élu, il mandate les deux ministères, Transition écologique et solidaire et Économie, pour que la France se lance dans l'économie circulaire de façon plus ambitieuse encore que l'Europe, qui partage la même ambition, mais à horizon 2030. Ensuite, ces deux ministères ont mis en place une organisation, pilotée par la Direction générale des entreprises (DGE), pour construire une feuille de route sur la base d'engagements volontaires de la part des différents acteurs - transformateurs, recycleurs, donneurs d'ordres publics et privés, entreprises petites, moyennes ou grandes…

Les travaux sont initiés par type de résine plastique, mais il apparaît rapidement qu'il fait plus de sens de travailler par marché : bâtiment et infrastructures, emballages, automobile, enfin électrique et électronique. Des animateurs sont nommés dans chaque groupe de travail, et les travaux courent entre février et juillet 2018. Fin juillet, ces engagements volontaires ont été présentés aux ministres, dont Brune Poirson, secrétaire d'État à l'Écologie, et Delphine Gény-Stephann, alors secrétaire d'État à l'Économie.

Puis nous avons signé notre contrat de filière chimie et matériaux à la fin octobre, en présence de trois ministres Le tout nous amène à doubler les volumes de matières plastiques recyclées à l'horizon 2025, passant de 300 000 à 600 000 tonnes. Nous sommes déjà en avance, et cet objectif sera sans doute dépassé. Mais entre-temps, le climat politique a complètement changé.

Qu'est-ce qui, précisément, a changé ?

Fin juillet, nous nous sommes quittés sereins, avec l'idée que nous allions avancer dans la confiance. Au retour des vacances, nous étions dans un contexte généralisé de plastique bashing, avec des commentaires très partiels et émotionnels, autour de la pollution généralisée des océans, avec un amalgame entre plastiques et déchets plastiques. L'émotion est légitime, et personne ne peut rester insensible au [...]

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