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CANALISATEURS La démarche qualité pour rebondir

JEAN-MICHEL GRADT |  le 06/06/1997  |  QualitéEnvironnementTravailDroit de l'environnementFormation BTP

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L'assemblée générale de Canalisateurs de France, qui s'est tenue à Paris, le 22 mai dernier, a permis de mettre en relief les préoccupations d'une profession qui a vu son marché chuter de 10 % l'an dernier. Souci numéro un (partagé par 99% des participants) : le niveau des prix!

Cette baisse, pour la troisième année consécutive, commence à faire sentir ses effets : sur 350 adhérents, 21 ont disparu depuis l'an dernier (faillites, fusion et/ou restructuration) ; seuls 11 nouveaux adhérents les ont remplacés.

D'où les interrogations du président, Patrick Bernasconi, qui reste malgré tout convaincu que la réponse la plus immédiate à la crise est d'adapter l'appareil de production au volume du marché.

En premier lieu, le VIIe programme des agences de l'eau tiendra-t-il ses promesses, à savoir 105 milliards de francs d'investissements, et non 95 milliards de francs comme le craignent certains ? Sur ce point, le représentant de la direction de l'eau du ministère de l'Environnement s'est voulu rassurant : il n'y a aucune raison de douter des chiffres annoncés (voir encadré).

Comment, ensuite, faire diffuser à l'ensemble de la filière « canalisations » (des élus à l'amont) la démarche qualité dans laquelle les entrepreneurs se sont engagés pour faire reconnaître leur spécificité ? La cinquième charte régionale de qualité sera signé le mois prochain dans la région Rhône-Alpes et deux autres sont à l'étude. Inévitablement, le coût de la démarche qualité pour les entreprises qui font cet effort s'accompagne tout d'abord d'un questionnement sur « les défaillances de l'ingénierie publique ».

Selon Pierre Darnis, le « patron » de l'ingénierie au ministère de l'Agriculture, celle-ci doit à tout prix se réorienter vers le conseil aux élus, notamment ruraux. En effet, faute de ce soutien et effrayé par la complexité de la législation, ils rechignent à s'engager dans des investissements pourtant nécessaires et voulus par le VIIe programme des agences de l'eau.

Ensuite, cette volonté de qualité, qui débouche forcément sur la prise en compte, sur le terrain, du mieux-disant, ne pourra réussir que si tous les acteurs du marché de l'eau font oeuvre de partenariat, afin d'engager un processus « gagnant-gagnant ». Un exemple : sur les 5 milliards de mètres cubes d'eau consommés chaque année en France, 1 milliard se perd dans les fuites des réseaux ; soit une perte de 15 milliards de francs pour la collectivité !

La ventilation du VIIe programme des agences

Stations et réseaux : 54 milliards de francs, répartis à parts égales entre ces deux postes.

Eau potable : 14 milliards de francs de travaux.

Assistance technique et prestations diverses : 10 milliards de francs de financement des agences.

Eaux industrielles et pollutions : 10 milliards de francs environ.

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