Environnement

Bureaux : le Syndicat de l’éclairage rappelle les fondamentaux

Mots clés : Electricité - Equipements électriques

Après la publication d’une enquête inquiétante sur l’état le parc tertiaire de luminaires, le Syndicat de l’éclairage a jugé opportun de revenir sur quelques principes essentiels pour réussir son installation.

Le 10 octobre dernier, le Syndicat de l’éclairage et plusieurs partenaires publiaient une étude révélatrice de la vétusté des bureaux français en matière de lampes et de luminaires. A la suite de ce constat, l’association, qui rassemble les fabricants du secteur, livre en ce début mars quelques recommandations pour une lumière artificielle de qualité. « La motivation et la fidélité des travailleurs découlent notamment du confort de leur poste de travail. Les entreprises doivent donc tenir compte de l’éclairage », observe Gérard de Longcamp, premier vice-président du Syndicat.

En premier lieu, l’organisme rappelle que chaque immeuble nécessite une installation spécifique. La maitrise d’œuvre devra donc s’associer avec un concepteur lumière pour éviter les impairs. Aujourd’hui, le respect de cet adage dépend bien souvent de la taille de l’opération : « Dans les bâtiments tertiaires de plus de 2500 m², on a plus souvent recours au projet d’éclairage, avec l’aide d’un bureau d’études, indique le Syndicat. Inversement, pour les surfaces de petit tertiaire jusqu’à 400 m², la conjonction d’une maitrise d’ouvrage souvent ignorante de la réglementation et d’un électricien reproduisant ses anciens schémas d’installation a pour conséquence une hausse du taux de non-respect des prescriptions réglementaires. »

 

Réfléchir à ses LED

 

Le recours à un professionnel devient d’autant plus important que les bureaux changent de forme. « Aujourd’hui, le site entier devient un espace de travail, remarque Julien Arnal, président du Syndicat. Dans cette configuration, les luminaires doivent être suffisamment flexibles pour répondre aux demandes occasionnelles des occupants. Et les diodes électroluminescentes (LED) possèdent cette propriété. » Au-delà du respect de la législation, la taille réduite de ces composants électroniques ouvre aussi de nouvelles voies de diffusion des photons. Toutes les surfaces peuvent maintenant se substituer au traditionnel plafonnier. C’est l’occasion de créer une esthétique forte, symbolique d’une entreprise. « Les possibilités se trouvent démultipliées. On peut imaginer des traitements de l’espace complètement différents », ajoute le président.

Toutefois, les LED modifient les critères de choix d’un équipement. L’acheteur d’un luminaire devra prêter attention à diverses caractéristiques, telles que le taux de flux émis après 50 000 heures, le taux de mortalité des sources, ou le rendu des couleurs. « Avec les tubes fluorescents, on changeait les lampes tous les trois ou quatre ans. Désormais, on investit dans un luminaire jetable qui dure 15 ans, note Julien Arnal. Par ailleurs, il faut donc anticiper la connexion future à un système informatique, si celle-ci n’est pas réalisée dès la pose. » Néanmoins, le président demeure tempéré quant aux nombreuses nouveautés qui se profilent à l’horizon : « Que ce soit la reproduction du rythme circadien ou le LIFI, c’est toujours le besoin du maître d’ouvrage qui doit primer. Une adoption de la tendance sans réflexion pourrait mener à des désillusions. »

 

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