Immobilier

Bureaux : comment les labels permettent d’anticiper les futures réglementations

Mots clés : Conservation du patrimoine - Gestion et opérations immobilières - Normalisation - Marquage CE

Valoriser son patrimoine, réduire ses coûts de gestion… Pour se démarquer de leurs concurrents, les promoteurs de l’immobilier tertiaire n’ont d’autre choix que d’anticiper les futures normes réglementaires en matière énergétique. Principal outil pour y arriver : les labels et les certifications, selon les promoteurs présents aux Journées professionnelles d’étude de la FPI, organisées ces 7 et 8 février 2018.

Développement durable, économie décarbonée, labels, certifications… ces problématiques ne cessent de traverser l’immobilier d’entreprise. Aussi, c’est pour comprendre ces futurs enjeux de la transition énergétique que la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) organisait une conférence dans le cadre des Journées professionnelles d’étude les 7 et 8 février. « Dans le logement, le client n’est pas très sensible à l’environnement à l’inverse des clients de l’immobilier tertiaire, pour qui il est question de valoriser son patrimoine, de réduire ses coûts de gestion, mais aussi d’améliorer son image au niveau de la RSE », présente Marc Villand, PDG du groupe Interconstruction et président de la FPI Île-de-France. Et ce client se fie à des outils, comme les labels.

Pour les promoteurs, ces certifications permettent d’anticiper de futures réglementations. « Des labels comme Bâtiment basse consommation (BBC) sont absorbés par des réglementations. Pourquoi ? Parce qu’ils deviennent finalement la norme standard », observe Laurent Perazio, responsable du développement chez Scan par Apave, service d’accompagnement personnalisé des professionnels sur leur patrimoine immobilier.

Que ce soient E+C-, HQE Bâtiment durable, Ready 2 Services ou encore Ozmoz, ces labels sont un élément indispensable dans le marché concurrentiel francilien, signe d’une valeur ajoutée apportée au bâtiment. « Aujourd’hui, en Île-de-France, 60% des opérations sont certifiées, observe Eric Querry, directeur des partenariats et des relations extérieures chez Certivéa, la filiale du CSTB. Cela participe à la valorisation du patrimoine tertiaire, grâce à des bâtiments connectés ou encore l’installation de biodiversité. »

 

Un surcoût de 5%

 

De quoi favoriser l’émergence d’un immobilier tertiaire « vert » ? C’est ce que croit Bouygues Immobilier. Le promoteur développe avec Green Office des bâtiments à énergie positive. La marque prévoit ainsi la livraison de 5 programmes pour 2018. « Avec Green Office Rueil Est, livré en 2015, nous sommes passés d’une consommation standard de 40 kWh/m²/an à 20 kWh/m²/an », présente Alexandre Cartier, directeur technique conception Immobilier d’entreprise Bouygues Immobilier. « Dans un programme à Meudon, nous avons établi une petite centrale pour la production de colza, avec pour objectif de produire de la biomasse. »

Demeure un petit bémol : le prix final de ces opérations, qui peut s’avérer élevé. « Nous évaluons en moyenne un surcoût de 5%, auquel peut se rajouter d’autres surcoûts, par exemple, si nous utilisons du bois dans la construction », avoue le directeur technique de Bouygues Immobilier. « A Paris et en première couronne, ce coût d’investissement supplémentaire sera directement indexé sur le niveau du loyer. » Le prix pour se différencier de la concurrence.

 

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