En direct

BTP : pourquoi le Canada veut enquêter sur le rachat d'Aecon par le chinois CCCC
Aecon a participé à la construction d'ouvrages majeurs au Canada, comme la tour CN à Toronto (457 m) - © © DR

BTP : pourquoi le Canada veut enquêter sur le rachat d'Aecon par le chinois CCCC

le 13/02/2018  |  ConjonctureInternationalEtatMise en concurrence

Le gouvernement du Canada a ordonné lundi 12 février une enquête de sécurité nationale sur le rachat pour 1,5 milliard de dollars canadiens (969 millions d'euros) du groupe de BTP Aecon par son concurrent chinois China Communications Construction Company (CCCC). Si elle est approuvée par Ottawa, l'acquisition sera effective au plus tard au 13 juillet 2018, a annoncé Aecon dans un communiqué.

Le gouvernement de Justin Trudeau "a exigé un approfondissement de l'enquête de sécurité nationale" sur le rachat pour 1,5 milliard de dollars canadiens (969 millions d'euros) du groupe de BTP Aecon par son concurrent chinois China Communications Construction Company (CCCC)

Cette mesure a été prise par le ministère de l'Innovation, de la Science et du Développement économique en vertu de la loi sur les investissements étrangers, a Aecon dans un communiqué.

Cette enquête d'Ottawa intervient après que l'opposition à la Chambre des Communes a exhorté le gouvernement Trudeau à se pencher sur le rachat du 3e plus gros groupe canadien de BTP.

Aecon a réalisé plusieurs contrats sensibles pour le gouvernement fédéral dont certains "pour l'armée et le secteur nucléaire", avait relevé la semaine dernière l'ancien ministre conservateur de l'Industrie, Tony Clement. Il avait également pointé les soupçons de corruption dont font l'objet CCCC et ses filières, ce qui leur a notamment valu d'être interdit d'exercer au Bangladesh, avait-il dit.

CCCC International Holding, filiale d'investissement du groupe étatique chinois, offre 20,37 dollars par action d'Aecon, au terme de l'accord conclu par les deux entreprises. Ce montant représente une prime de 42% par rapport au cours de l'action Aecon en Bourse le 24 août, jour où le groupe a annoncé sa "possible vente".

Le géant chinois - 118.000 salariés, dont 48.000 à l'étranger, contre 12.000 pour Aecon - a construit plusieurs ports et canaux en Chine, tandis que Aecon a participé à la construction d'ouvrages majeurs au Canada, comme la tour CN à Toronto ou le Sky Train de Vancouver.

Commentaires

BTP : pourquoi le Canada veut enquêter sur le rachat d'Aecon par le chinois CCCC

Votre e-mail ne sera pas publié

Librairie du Moniteur

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Livre

Prix : 24.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX