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BTP GTM-Entrepose prouve sa résistance

MICHEL OCTERNAUD |  le 04/04/1997  |  France EntreprisesCollectivités localesProduits et matérielsEurope

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-En affichant une perte limitée à 45 millions de francs en 1996, le groupe efface l'ardoise des restructurations en France et met la pression sur son redéploiement.

Dans l'escadrille des majors français du BTP, GTM-Entrepose est certainement celui qui s'est le mieux sorti des fortes turbulences de 1996 : avec une perte nette part du groupe de 45 millions de francs (contre un bénéfice net de 198 millions en 1995), rapportée à un chiffre d'affaires consolidé de 43,55 milliards de francs (en faible progrès de 1,6 % sur 1995), le pôle BTP de la Lyonnaise des eaux limite la casse.

Une perte de 300 millions dans le BTP

Lors de la présentation des comptes, le 27 mars, Jean-Louis Brault, le P-DG, et Jérôme Tolot, le directeur général, ont expliqué que « ce résultat inclut le coût des mesures décidées pour adapter les sociétés de la branche BTP France à l'évolution prévisible de leurs marchés en 1997 ».

La branche BTP (surtout du côté du bâtiment) affiche en effet une perte de près de 300 millions, après 195 millions de restructurations opérées dans les filiales régionales, dont l'organisation est en cours de simplification, et dans les grands travaux. Les plans sociaux menés sur 1996-1997 devraient entraîner la suppression de 2 000 emplois sur un effectif BTP France d'environ 20 000 salariés. Cette opération comporte des mises en retraite, préretraites, reclassements au sein du groupe..., « mais peu de licenciements secs ». Au total le coût de ces restructurations est évalué à 229 millions de francs.

La perte globale inclut également un effort de provisionnement complémentaire de 200 millions de francs pour de grands contrats : métro d'Athènes, dont une partie de l'appel d'offres est remise en cause, barrage de Xiao Lang Di en Chine, Star City en Malaisie et le boulevard périphérique nord de Lyon. Au contraire de ses concurrents, GTM-Entrepose espère gagner de l'argent sur le chantier d'Eole à Paris, puisque son lot est différent de celui qui pose de grandes difficultés près du lycée Condorcet. Enfin, la branche immobilier a enregistré un déficit de 128 millions, en raison de nouvelles provisions passées. « En 1997, a déclaré Jean-Louis Brault, les problèmes immobiliers seront derrière nous » : le stock restant s'élève à 400 millions et « n'est pas susceptible de mauvaises surprises ».

Les activités qui maintiennent le cap

En revanche, les autres activités sont bien orientées : la route, au travers d'Entreprise Jean Lefebvre, rapporte à GTM-Entrepose 189,7 millions de francs, la part du groupe dans Cofiroute, quelque 200 millions, les activités électricité (GTMH), offshore (ETPM) et services industriels (Delattre Levivier, Entrepose), 149 millions. Ce qui explique le relatif équilibre des résultats réalisés l'an passé. Jean-Louis Brault et Jérôme Tolot, entendent poursuivre activement cette année la politique de redéploiement en cours.

La pression est maintenue sur l'international où le groupe réalisera en 1997 43,5 % de son chiffre d'affaires consolidé, estimé à 42 milliards de francs, contre 40,7 % en 1996 et 36,6 % en 1995. Elle est maintenue parallèlement sur un autre point fort du groupe : les concessions. A l'international, le pont de l'Ile du Prince-Edouard au Canada, réalisé en construction-concession, va être inauguré en juin. Plusieurs contrats ont par ailleurs été remportés dans ce domaine : pont Anti Rion en Grèce, le nouvel aéroport de Pnom-Penh.

En France, GTM-Entrepose et Eiffage vont rapprocher leurs activités de parkings pour exploiter un nouvel ensemble qui exploitera 150 000 places (en France et à l'étranger) et qui sera introduit en Bourse en novembre (voir «Le Moniteur» du 28 mars, p.16). Jean-Louis Brault a par ailleurs annoncé un rapprochement entre Bachy et Soletanche : GTM-Entrepose et la holding familiale IGeBe, actionnaire des deux entreprises, ont décidé la création d'une nouvelle entité mettant en commun leurs activités, sous la présidence de Jean-Pierre Lamoure.

Compte tenu de ces adaptations, de plus-values engendrées par la mise en Bourse des parkings, mais aussi d'effets arithmétiques tels que les dégagements dans l'immobilier, la fin du leasing des barges d'ETPM dans l'offshore, Jean-Louis Brault mise sur un ordre de grandeur de retour aux profits de 200 millions en 1997 et de 400 millions en 1998.

TABLEAU : Les principaux chiffres part du groupe en millions de francs - Une pause avant un rebond attendu

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