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BTP Fayat maintient le cap sur Genest

claude mandraut |  le 28/03/1997  |  EntreprisesAcierMobilier urbainEuropeInternational

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-En 1996, le groupe diversifié Fayat a augmenté son chiffre d'affaires à 3,5 milliards de francs et maintenu son bénéfice. -Le pôle BTP, issu des ex-sociétés du groupe Genest, retrouve la santé.

Deux ans après leur intégration dans Fayat (voir « Le Moniteur » du 16 février 1996, p. 25), les entreprises de l'ex-groupe Genest ont retrouvé une certaine santé. Le pôle BTP Fayat-Genest a affiché, en 1996, un chiffre d'affaires stable à 1,34 milliard de francs et un bénéfice de 43 millions de francs, contre 33 millions en 1995. Si, en juillet 1994, la situation nette des entreprises de Genest était globalement négative de 250 millions de francs, les capitaux propres du nouveau pôle construction s'élèvent désormais à 133 millions de francs.

Les huit sociétés acquises ont eu, l'an dernier, des performances variées. La branche BTP, avec Urbaine de Travaux, Sofor, Darras et Jouanin et SAML, a un peu souffert (630 millions de chiffre d'affaires), ce qui ne surprend pas au vu de la crise que connaît l'Ile-de-France. Selon Clément Fayat, elles ont - Urbaine de Travaux exceptée - moins souffert que la moyenne du secteur. « Nous avons été plus agressifs sur les marchés, sans doute au détriment des marges. Mais je veux rester à 600 millions de chiffre d'affaires ; sinon, je n'aurai plus accès au marché des grands ouvrages », observe Clément Fayat qui se dit « prêt à conserver sa place même par la voie de la croissance externe ».

La société Jean Bernard Nord, qui possède une activité bâtiment, a été rachetée par Urbaine de Travaux en 1996 dans cette optique. De plus, Fayat-Genest souhaite s'attaquer au marché de la rénovation en général ; et plus particulièrement aux bâtiments anciens, voire à caractère historique. Car si le chiffre d'affaires est modeste, ce secteur reste consommateur de main-d'oeuvre.

La branche électricité et régulation de trafic est représentée par Satelec et Semeru, soit 600 millions de francs de chiffre d'affaires. La volonté affirmée consistait à se développer sur ce marché porteur. Une volonté concrétisée, en septembre 1996, par le rachat de la société Garbarini. A son actif : 50 000 feux tricolores. Les fondations constituent le troisième pôle de Fayat-Genest. La Sefi, a été reprise à la barre du tribunal avec Ménart-Soltraitement (49 % du capital). En effet, Clément Fayat a souhaité s'associer avec un spécialiste des fondations pour y réaliser un chiffre d'affaires de 200 millions de francs.

Le groupe, deux ans après son retour dans le BTP

Quoique de retour dans le BTP, Fayat reste avant tout un groupe diversifié de 3,5 milliards de francs, générant un bénéfice de 75 millions en 1996 avec 4 400 salariés (voir graphique). Il intervient dans le BTP, la construction métallique, la construction mécanique, la chaudronnerie et l'électricité. Quelle que soit la branche choisie pour s'imposer, Clément Fayat joue la carte de la croissance externe. Ainsi, dans la construction mécanique, le leader mondial des centrales d'enrobage s'appuie sur quatre entreprises. Mais le marché français l'inquiète : « Nos baisses d'activité sont, en général, plus importantes que celles de nos clients. » Pour pallier cet inconvénient, il désire que les deux sociétés françaises, Ermont et Rincheval, s'intéressent de plus en plus à l'export. Le groupe, déjà implanté en Italie par le biais de la société Marini, a poussé ses pions en Allemagne en rachetant la société Gibat et vient d'investir 5 millions de francs pour créer en Chine une joint-venture (51 % Fayat et 49 % entreprise locale), à 50 km de Pékin. Autre aspect de la stratégie du groupe, qui traite « tout ce qui est noir, sauf les fraiseuses » : le soin qu'il va apporter aux finisseurs et aux matériels de revêtement superficiel. Ce pôle se complète par les sociétés FDI Sambron et Audureau Omfort (engins de manutention et de levage). L'accord signé par FDI Sambron avec Agco Corp. va permettre à Fayat de se consacrer plus encore au BTP. Quant aux ponts roulants, diffusés notamment par ADC, ils sont en progression avec 220 millions de francs de chiffre d'affaires. Dernière branche : la construction métallique (12 marques, 10 sociétés et 1 100 salariés). « Le marché est difficile mais moins qu'il ne l'a été », reconnaît Clément Fayat, confiant dans ses capacités à traiter tous types de chantiers (des écluses aux bâtiments industriels via les polygones de grandes hauteurs). Avec une priorité : intervenir comme entreprise générale et surtout « éviter la sous-traitance des grands groupes ».

GRAPHIQUE : UNE DIVERSIFICATION REUSSIE (ventilation du chiffres d'affaires par activités) Source Fayat

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