Entreprises de BTP

BTP allemand : après la pluie…

Après 7 ans de récession, le BTP allemand peut raisonnablement s’attendre à une légère croissance annuelle de 1 à 1,5% jusqu’en 2010, selon l’institut économique IWG de Bonn dans une étude pour le Hauptverband.
La baisse dans la construction de logements devrait être compensée par la croissance dans le non résidentiel privé et la construction publique. Selon les experts, les dépenses de construction du logement passeront de 118 milliards d’euros en 2000 à 114 milliards en 2010, alors que le non résidentiel progressera de 111 milliards en 2000 à 136 milliards. De sorte que le secteur entier passera de 229 milliards d’euros à 250 milliards.
La part du logement dans le volume de construction descendra de 51,8% en 2000 à 45,5% en 2010. Après avoir augmenté en moyenne annuelle de 287 000 unités entre 1991 et 2000, le nombre de ménages ne progressera plus que de 87 000 par an entre 2001 et 2010 et de 77 000 entre 2011-2020.
La part de la construction neuve dans le logement descendra de 50% à 40% en 2010 à l’Ouest, voir à un tiers.
Dans le non résidentiel, les perspectives sont « nettement meilleures », selon IWG. Les dépenses d’infrastructure atteindront 62 milliards d’euros par an au cours de la décennie, à peine moins que les 6 milliards des années 90.
Les infrastructures routières mobiliseront 13 milliards par an (contre 11 milliards entre 1991 à 2000) et les travaux de canalisation et de voirie 8 milliards (inchangé).

L’institut IWG indique que la concurrence sur les chantiers allemands, pourtant déjà très vive, va encore s’intensifier avec l’élargissement à l’Est de l’Union européenne.

Le vice-président du Hauptverband, Heinz Schüssler, a assuré que les entreprises pourraient s’accommoder d’un tel scénario, mais a déploré l’atomisation croissante du marché, les faillites facilitant la naissance de nouvelles firmes. Il est paradoxal que, depuis
1995, le chiffre d’affaires du BTP ait diminué de 22%, et qu’en même temps, le nombre d’entreprises du secteur soit passé de 71 400 à 77 500. Il a aussi plaidé pour l’adoption d’un système de préqualification pour les appels d’offres, comme en France, pour enrayer la guerre des prix.

(Bulletin Européen du Moniteur)

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