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Briançon part à la reconquête des forts de Vauban
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Briançon part à la reconquête des forts de Vauban

le 02/08/2007  |  EnergieCollectivités localesArchitecture

La ville est aujourd’hui propriétaire de la quasi-totalité des sites Vauban qui se trouvent sur son territoire, mais situés hors de l’agglomération et souvent difficiles d’accès. Des milliers de mètres carrés à réhabiliter et à affecter à des activités nouvelles.

A 1 326 m d’altitude, au carrefour de cinq vallées alpines, Briançon est un témoignage unique d’architecture militaire de montagne, édifiée près de trois siècles durant. Vauban a fortifié la ville haute, créé des ouvrages avancés sur les points hauts dominant la ville et initié ou imaginé la plupart de ceux qui virent le jour dès le début du XVIIIe siècle. « Cet ensemble forme un système spécifique de forts en réseaux se protégeant les uns les autres, qui était encore précurseur au XIXe siècle et même après », souligne Michel Trubert, architecte en chef des monuments historiques.

Pour la ville de Briançon (11 000 habitants), un patrimoine immense à préserver et à entretenir, d’autant qu’après l’enceinte urbaine et le fort des Salettes, le fort Dauphin et la Communication Y ces dernières années, le fort du Randouillet et le pont d’Asfled sont passés en mai dernier dans son giron. Seul le fort des Trois-Têtes a été conservé par l’Armée qui y a installé son « Centre national d’aguerrissement en montagne ».

Patrimoine dégradé. « Parmi les villes du réseau Vauban, nous possédons, quantitativement, le patrimoine le plus important, mais aussi le plus dégradé car les forts situés hors de la ville, qui n’étaient plus utilisés par l’Armée, ont été laissés à l’abandon », constate Alain Bayrou, maire de Briançon et vice-président du Réseau des sites majeurs Vauban.

Au cours des dernières années, quelque 3,3 millions d’euros ont été investis par l’Etat et les collectivités dans l’entretien et la restauration de ce patrimoine, principalement sur la cité Vauban et le fort des Trois-Têtes. Actuellement, des travaux de restauration d’un bastion et de mise hors d’eau du magasin des vivres sont en cours au fort des Trois-Têtes (360 000 euros HT). D’autres sont menés dans l’enceinte urbaine, porte d’Embrun (115 000 euros). « Au printemps prochain, de nouveaux travaux de restauration des remparts sont prévus, sous la place Eberlé, pour 220 000 euros », précise Isabelle Fouilloy, directrice du patrimoine de la ville. Dans le cadre du dossier Unesco, Briançon a étudié de nombreux projets : requalification de la place d’Armes (430 000 euros), mise en lumière de l’enceinte et des forts (640 000 euros), création d’un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine au Randouillet, etc.

Des études de restauration des forts ont aussi été lancées. Leur remise en état est estimée à 10 millions pour le fort du Randouillet, 5 millions pour le fort Dauphin, 4 millions pour la Communication Y. « Faute de subventions, nous sommes actuellement bloqués car la ville a une capacité d’investissement très limitée. Il va falloir nous tourner vers le privé », explique Alain Bayrou. Une étude de reconversion de ces sites vient d’être conduite et ouvre des pistes pour de nouvelles activités (voir encadré ci-contre). Des investisseurs britanniques et français ont déjà manifesté leur intérêt pour occuper ces lieux de mémoire.

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