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Bretagne « Les déchets du bâtiment au centre du débat pour les municipales »

le 08/12/2000  |  Collectivités localesDéchetsChantiersFrance Côtes-d’Armor

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Entretien avec Jean-Yves Toupin (FRB)

A partir du 1er juillet 2002, il sera interdit d'entreposer les déchets du bâtiment dans les décharges. Mais, en Bretagne, très rares sont les communes qui ont prévu une solution de substitution. Jean-Yves Toupin, président de la commission régionale « Environnement » de la Fédération régionale du bâtiment (FRB) Bretagne.

Que dit le schéma régional d'élimination et de valorisation des déchets que vous venez de publier ?

JEAN-YVES TOUPIN. L'élaboration de ce document nous a d'abord permis un travail de quantification. En Bretagne, 1,6 million de tonnes de déchets est produit en moyenne chaque année. Nous avons, ensuite, voulu recenser les filières de traitement qui existent, ainsi que proposer l'implantation de nouveaux sites. Car, en prévision de la date du 1er juillet prochain, les maires ferment tous leurs décharges et ce, sans avoir toujours réfléchi à une solution de substitution. Pourtant, nous ne devons pas oublier que nos camions n'ont pas accès aux déchetteries - sauf un mètre cube de déchets inertes par jour - ni aux usines de traitement des ordures ménagères.

De combien de site la Bretagne devrait-elle bénéficier ?

Sur les quatre départements bretons, nous avons travaillé par bassin de production. Pour des raisons pratiques évidentes, il faut que la zone de chalandise d'un site de dépôt ne se situe pas au-delà de 15 km, soit l'équivalent de 15 à 20 minutes en camion. Dans les Côtes-d'Armor, il existe à ce jour cinq centres de stockage de classe 3. Or selon nous, il en faudrait sept de plus.

Vous allez éditer une synthèse du document

à 3 000 exemplaires. A qui allez-vous l'adresser ?

A nos adhérents, bien sûr, mais aussi aux préfectures et aux élus, sans oublier d'autres maîtres d'ouvrage que les collectivités. En effet, il faut absolument que les maîtres d'ouvrage prévoient dans leurs cahiers des charges un lot « déchets de chantier » et que ce dernier soit attribué. Parce que, trop souvent, des économies sont réalisées sur ces postes-là. Par ailleurs, nous allons adresser à tous les candidats aux élections municipales un questionnaire sur ce sujet. A eux de nous dire ce qu'ils envisagent de faire, s'ils sont élus, concernant ce problème. Car c'est une question de volonté. Quand elles le veulent, les communes peuvent s'organiser : dans les Côtes-d'Armor, un syndicat mixte de trente-quatre communes a créé un centre de classe 2 (DIB) et a installé, dans une carrière en fin d'exploitation, un centre spécifique aux déchets du bâtiment.

« Il faudrait sept sites de plus dans les Côtes d'Armor » Jean-Yves Toupin

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