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Bouygues a déposé son offre pour Equans
Sur le premier semestre 2021, le chiffre d'affaires du pôle Energies & Services du groupe Bouygues s'est élevé à 1,9 milliard d'euros. - © Bouygues

Bouygues a déposé son offre pour Equans

AFP |  le 03/11/2021  |  EquansBouyguesFrance Bouygues Energies & Services

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Le groupe a annoncé mercredi 3 novembre avoir déposé la veille une offre engageante auprès d'Engie pour racheter Equans, entité créée en vue d'une scission des activités de services techniques d'Engie.

Alors qu'un conseil d'administration doit avoir lieu dimanche chez Engie pour débattre des offres présentées pour le rachat d'Equans, Bouygues a annoncé dans un bref communiqué avoir déposé le 2 novembre, une "offre engageante".

"Ce projet de rachat d'Equans s'inscrit dans la démarche stratégique de Bouygues visant à faire émerger un acteur majeur des services multitechniques", précise le groupe, ajoutant qu'il ne compte pas recourir à une augmentation de capital pour financer cette acquisition.

Bouygues avait annoncé fin août être intéressé par le rachat d'Equans, qui regroupe la majorité des activités de services techniques d'Engie (climatisation, chauffage et ventilation, électricité, numérique, mécanique, services généraux...).

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"Géographiquement, les marchés d'Equans, Europe et Etats-Unis, correspondent aux endroits où l'on souhaite se développer", avait alors argumenté Olivier Roussat, directeur général du groupe.

Engie, détenu à 23,64% par l'Etat français, a lancé début septembre le processus de vente de sa filiale, sous l'oeil vigilant du gouvernement à l'approche de la présidentielle.

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Plusieurs offres sont en lice, dont celles d'Eiffage et du fonds Bain Capital, allié au financier français Marc Ladreit de Lacharrière, fondateur du holding diversifié Fimalac. Spie, groupe de services multitechniques aux entreprises et collectivités, s'est retiré de la course mi-octobre.

Avec 74.000 salariés, Equans représente un chiffre d'affaires de près de 12 milliards d'euros, selon Engie, qui espère tirer cinq à six milliards d'euros de cette opération.

Les syndicats inquiets

 

Les syndicats d'Engie s'inquiètent de la vente d'Equans et de l'introduction en Bourse annoncée si le fonds Bain Capital est choisi, ou de licenciements à venir si les industriels Bouygues ou Eiffage sont retenus, ont-ils assuré mercredi. "La CGT s'oppose toujours à cette vente qui fait à la fois craindre pour les 82.000 salariés d'Equans mais aussi pour les salariés du New Engie restant", s'alarme le syndicat dans un communiqué.
 

Si la première organisation chez Engie estime que le fonds américain Bain Capital, qui s'est récemment allié à la holding française Fimalac, est celui qui a le plus travaillé "les garanties sociales", il redoute les conséquences d'une entrée en Bourse en 2025 qui ne peut se faire "sans casse sociale". "Dès l'introduction en Bourse, Bain et Engie sortiront du capital, que restera-t-il alors des engagements sociaux initiaux?", s'interroge encore la CGT.
 

José Belo, coordinateur CFDT chez Engie, estime que la présence "d'organisations étatiques comme la BPI" au capital d'Equans "consoliderait le positionnement français".


"Avec Bain, il y aura une pressurisation sur les objectifs de marge avec en ligne de mire les conséquences de son objectif de coter Equans", prévient Gildas Gouvazé, coordinateur FO. Lui penche pour le choix d'un "industriel français, plus sécurisant et sur lequel l'Etat pourrait peser".


La CGT estime pourtant que la fusion avec Bouygues "entraînerait des doublons sur une centaines d'agences et sur environ 1.800 salariés" et atteindrait même "environ 250 agences" représentant "pratiquement 5.000 salariés" avec Eiffage. "Bouygues a une culture sociale et familiale assez éloignée de celle de la CFDT", ajoute M. Belo. "On voudrait des gages plus précis sur leur changement de modèle". A l'inverse, le leader CFDT reconnaît une "proximité" avec Eiffage, où son organisation est majoritaire.


En raison de l'endettement d'Eiffage, prévient toutefois la CGT, "il est à craindre un effondrement du cours de bourse" en cas de rachat d'Equans et "l'impossibilité financière de se développer".

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