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Bourgogne Abri durable pour les chantiers de fouilles
PHOTO - EST FOUILLES 69.eps - © Antoine Maillie

Bourgogne Abri durable pour les chantiers de fouilles

CHRISTIANE PERRUCHOT |  le 18/09/2008  |  NièvrePuy-de-DômeSaône-et-Loire

Les architectes bourguignons vont découvrir, lors de l’assemblée générale de l’ordre régional ce 19 septembre, une structure pérenne de couverture de fouilles archéologiques. Monté cet été à l’initiative de l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) du site archéologique de Bibracte, le prototype épargne le démontage des habituels abris bâchés au début de l’hiver et leur remontage au printemps.

Conçue par l’architecte parisien Paul Andreu avec le bureau d’études RFR, la charpente de poutres triangulaires et emboîtées en aluminium répartit ses charges sur la longueur et la largeur de l’édifice. Des piliers implantés tous les 7 m portent la structure. « Deux personnes suffisent pour poser une poutre de 43 kg pour 3,755 m de long et 12 cm de diamètre », précise Jacques Gorlier, directeur du patrimoine. Une hauteur minimum de 2,25 m permet aux engins d’évacuer les terres.

Un modèle reproductible

Une toile de verre enduite d’un PVC traité pour l’étanchéité et la protection solaire constitue la couverture de l’abri. Des câbles tendus lui donnent une forme courbe pour l’évacuation des eaux de pluie. Une toile poreuse en maille sur les façades permet la ventilation et l’éclairage naturels. Pour conforter l’équilibre de l’ensemble, des sacs remplis de terre ressemblant à des punching-balls sont suspendus à l’une des façades. Lauréat d’un appel à candidatures du ministère de la Culture en 2003, l’EPCC de Bibracte a organisé un marché d’étude de définition simultanée. Les trois équipes retenues (*), sur 13 candidats, ont rédigé ensemble le cahier des charges selon les principes suivants : des prix comparables aux structures du commerce, la définition des conditions d’accueil du public et l’adaptabilité à tout chantier de fouille.

Le prototype de 600 m2 pour 950 000 euros sera étendu à 2 500 m2 dans une seconde tranche. Vincent Guichard, archéologue et directeur de l’EPCC, espère qu’il séduira d’autres exploitants de sites archéologiques. Détenteur des droits de propriété intellectuelle et industrielle, l’établissement public entend commercialiser l’équipement lui-même ou à travers une société d’économie mixte.

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