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Bordeaux Métropole se projette vers 2050
Michèle Laruë-Charlus, cheffe de la mission «Bordeaux Métropole 2050». - © © Bordeaux Métropole

Bordeaux Métropole se projette vers 2050

Bertrand Escolin (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 22/03/2018  |  ArchitectureGirondebordeaux2050

Que devient une métropole au long terme ? Comment se déplacer, travailler, se loger, se nourrir, se cultiver ? Autant de questions qui font écho à la démarche Bordeaux 2030 - arc de développement, qui a sous-tendu depuis dix ans les projets urbains d’Alain Juppé. Place donc à une réflexion métropolitaine élargie aux 28 communes et à l’horizon de 2050.

Bien sûr, le précédent président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, avait lancé plusieurs démarches et programmes: 50 000 logements, 55 000 hectares pour la nature, l’été métropolitain. De son côté Alain Juppé, dès 2009, avait lancé son projet urbain «Vers le grand Bordeaux 2030, une métropole durable» qui intégrait le développement durable et l’opération d’intérêt national (OIN) Bordeaux Euratlantique.

Mais la démarche Bordeaux Métropole 2050 est d’une autre nature. Ce n’est pas, une fois de plus, un schéma prospectif d’urbanisme, ni, encore, un programme électoral. Mais plutôt un questionnement à plusieurs entrées dont le thème général pourrait être: au-delà des mandats actuels et futurs des élus des 28 communes quels seront le dessin, les desseins de la métropole ?

Pari ambitieux, un peu fou, qu’Alain Juppé a lancé officiellement fin février auprès des élus métropolitains. Et que les maires font entrer ce mois-ci en phase opérationnelle. De quoi s’agit-il ? La mission Bordeaux Métropole 2050 a été confiée à l’ancienne directrice générale de l’aménagement de la Métropole, commissaire et fondatrice d’Agora, Michèle Laruë-Charlus. Elle répond à nos questions.

Qu’est-ce que la démarche Bordeaux Métropole 2050 ?

Michèle Laruë-Charlus: C’est une mission d’un an, qui cherche à interroger le territoire sur son devenir. En pratique, nous allons envoyer auprès des 28 maires des communes de Bordeaux Métropole une série de 12 questionnaires, un général et 11 thématiques. Ils seront diffusés dans leur commune, auprès de diverses catégories professionnelles: entrepreneurs, professionnels du transport, de la logistique, du secteur médical, les professions libérales, associations, secteur culturel, élus, etc. L’Ifop se charge des questionnaires et d’un premier dépouillement. Mais ce n’est que la première étape.

En quoi consiste la seconde étape ?

M. L.-C.: Nous voulons approfondir ce questionnement par une concertation anthropologique. Donner chair à ces demandes. Une camionnette va sillonner les marchés des 28 communes et nous allons savoir ce qu’on pense sur le terrain: comment voyez-vous l’avenir, que demandez-vous ? Comment se nourrir, se loger, se déplacer, éduquer, se cultiver, développer une activité en 2050 ? Cette enquête est complétée par le site Internet qui permet à tous de répondre à un questionnaire général. A terme, nous voulons identifier ce qu’on pourrait appeler des pépites. Des lieux, des projets, des initiatives qui partent du terrain, d’un besoin exprimé, qui structurent la métropole de demain.

Vous proposez cela sous forme d’un serious game ?

M. L.-C.: Chaque maire fera sa concertation ce printemps et nous pourrons alors concevoir un jeu interactif, une carte issue des résultats, repérant les usages actuels et la demande. Nous y représenterons 150 pépites, des sites à enjeux, ou l’évolution des sites actuels. Il y aura plus de questions que de réponses. Par exemple, les représentants élus et usagers de la rive droite de la métropole nous préviennent déjà que la question des déplacements devrait se concevoir dans un collectif de plusieurs communes.

Des partenaires privés sont associés à la démarche ?

M. L.-C.: Bien sûr. Avec des partenaires comme La Poste, on va proposer un concours d’idée comme «Aura-t-on encore une adresse en 2050 ?». Avec des étudiants de l’école Kedge, va s’élaborer un concours d’éloquence «en 2050». Avec Véolia, on réfléchira sur la Garonne en 2050. Avec l’école d’architecture, Olivier Brochet (agence BLP) va travailler sur le cœur des villes périphériques, leur autonomie. Xavier Leibar, architecte basque (Leibar & Seigneurin, Anglet et Bordeaux), très impliqué sur l’agglomération, va travailler sur la trame sociale, le devenir des carrières comme plan d’eau. Nous aurons aussi des conférences à l’automne sur différentes thématiques: installer son entreprise, la relation emploi-travail, les nouvelles solidarités, liberté et culture, patrimoine, aménagement du territoire, spiritualité. Ce sera aussi l’occasion pour les habitants de prendre la parole et de s’exprimer tous les soirs à la maison du projet, aux Bassins à flots, en novembre prochain.

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