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Bordeaux: entre deux et trois ans de retard pour la livraison du pont Simone-Veil
Razel-Bec estime qu’un surcoût de 18 millions d’euros est nécessaire pour assurer la solidité des ouvrages temporaires que sont les bâtardeaux. - © OMA/C.Blanchet

Bordeaux: entre deux et trois ans de retard pour la livraison du pont Simone-Veil

Orianne Dupont (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 22/06/2018  |  GirondeOuvrage d'artLaurent FayatOMA

Un désaccord technique et juridique entre Bordeaux Métropole et Razel-Bec (Fayat), constructeur du pont Simone-Veil, à Bordeaux, a entraîné le recours à un expert désigné par le tribunal administratif de Bordeaux. Un incident qui pourrait entraîner 18 millions d’euros de surcoût et deux à trois ans de retard pour la livraison de l’ouvrage. Un rapport est attendu dans les six mois.

Les bâtardeaux envisagés pour la réalisation des piles du pont à sec ne seraient pas assez solides et il serait nécessaire de consolider ces constructions temporaires pour les protéger de l’érosion. «En raison des affouillements en Garonne, la stabilité de l’ouvrage en phase provisoire n’est pas assurée, explique Laurent Fayat, directeur général du groupe Fayat, il faut poser des enrochements et gabions pour pouvoir travailler en toute sécurité à l’intérieur de ces bâtardeaux.» Une information qui intervient plus d’un an après les premiers travaux sur les rives de la Garonne et quelques semaines après le démarrage de la construction des culées. Et surtout, un surcoût de 18 millions d’euros pour un marché travaux dont le montant s’élève à 70 millions d’euros HT. «Vingt mois de plus sur trente-deux mois de travaux et près de 20 millions d’euros en plus, c’est rédhibitoire pour un marché public», s’insurge Gilles Guyot, directeur du projet pour l’agence néerlandaise OMA, le maître d’œuvre. La résiliation du contrat aurait même été évoquée, d’où la nécessité de cette médiation.

 

Erosion importante

 

«C’est une surprise», commente juste Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole. «Lors d’une mission technique complémentaire G3 (étude géotechnique d’exécution, NDLR), on a réalisé qu’il y avait un phénomène d’érosion important entre sept et dix mètres qui a des conséquences sur cette phase de réalisation provisoire de l’ouvrage. Ce n’était pas prévisible au travers des données que nous avions, il a manqué des études hydrogéologiques dynamiques», précise Laurent Fayat. Etudes que le constructeur estime impossibles à réaliser dans les délais de réponse à un appel d’offres en loi MOP. Plus optimiste que la métropole, Fayat mise sur un retard de 18 mois.

 

Poursuite des travaux sur les rives

 

Dès aujourd’hui, Bordeaux Métropole et la maîtrise d’œuvre portée par OMA (Rem Koolhaas) vont réfléchir aux alternatives permettant d’assurer la solidité de ces ouvrages temporaires en minimisant les surcoûts et retards. Pour Gilles Guyot, directeur du projet pour OMA, cette médiation met fin à plusieurs mois de discussions, durant lesquelles il s’est étonné de la position du constructeur. «Il y a eu un débat dès le début, reconnaît-il, mais il existe d’autres solutions… Cette médiation est plus juridique que technique.»

Si les travaux sur la Garonne vont s’arrêter, ceux en cours sur les rives se poursuivent. «La réalisation de la trémie rive gauche continue, tout comme l’aménagement de la rive droite», assure Alain Juppé. «On poursuit tout ce que l’on peut poursuivre», confirme Gilles Guyot, avec un bémol tout de même sur la rive droite car, une partie de l’emprise est réservée au stockage de la charpente et l’avancée de cette partie du chantier reste tributaire de la construction du pont… Dès aujourd’hui, maître d’ouvrage et maîtrise d’œuvre vont élaborer un nouveau planning travaux.

 

Commentaires

Bordeaux: entre deux et trois ans de retard pour la livraison du pont Simone-Veil

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Giom

22/06/2018 17h:14

Aïe...

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