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Bordeaux agglomération Les projets contrariés du président de la communauté urbaine
PHOTO - SO VINCENT FELTESSE 87.eps - © Claude Petit

Bordeaux agglomération Les projets contrariés du président de la communauté urbaine

bertrand escolin |  le 23/01/2009  |  GirondeDélit dans les contrats publicsCollectivités localesEtatTransports mécaniques

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Le projet de pont levant Bacalan-Bastide et la délégation de service public « transports » sont remis en question.

Cérémonie des vœux mouvementée pour le président de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Vincent Feltesse. Le 15 janvier, le tribunal administratif de Bordeaux a auditionné le commissaire du gouvernement, Antoine Bec, sur le projet de pont levant Bacalan-Bastide. Celui-ci a réclamé l’annulation de la délibération du 21 septembre 2007 qui déclarait d’intérêt général ce nouveau franchissement de la Garonne.

Saisi par quinze associations locales, le tribunal administratif devra trancher d’ici à un mois. Le commissaire du gouvernement a retenu, sur la base d’une non-conformité avec les exigences de la loi Loti, le manque d’information sur les travaux annexes au pont, accès et aménagements de desserte. Il a également remis en question l’évaluation financière, insuffisante, selon lui, pour apprécier la faisabilité de l’ouvrage, et même son opportunité.

Réserves de l’Unesco

Par ailleurs, l’Unesco vient d’envoyer une nouvelle mission de l’Icomos, le 20 janvier, pour déterminer si ce projet remet en question le classement par l’Unesco au titre du patrimoine mondial d’un vaste secteur que tangente le pont. Conçu par Michel Virlogeux et dessiné par Charles Lavigne (aujourd’hui décédé) et son fils Thomas Lavigne, le pont présente une travée levante centrale de 120 m de long susceptible d’accueillir le tramway au centre du tablier et deux voies routières. Des passerelles piétonnes se détachent du tablier, autour des quatre piliers qui supportent le pont. L’Unesco émet des réserves à propos de l’impact du pont sur le patrimoine classé et demande de comparer avec des alternatives au pont levant (tunnel et pont fixe).

Du côté de la CUB et de la mairie, les choses sont relativement claires : un pont levant permet d’accueillir les bateaux et se connecte directement sur les quais, fournissant cette indispensable continuité du projet urbain, que développe le maire Alain Juppé depuis 1995. Pour les associations, le tunnel serait préférable, malgré un surcoût qu’elles contestent. « A fonctionnalité égale, permettant le passage d’un tramway, de voitures, de cycles et de piétons, le pont levant oppose son caractère urbain au pont fixe haut qui, comme le pont d’Aquitaine, est un ouvrage d’infrastructure routière connecté à plusieurs centaines de mètres des berges », explique Thierry Guichard, directeur des services techniques de la CUB. Quant à l’estimation du coût, tenants et opposants se renvoient des chiffres allant de 125 millions d’euros, pour le pont levant à 250 millions pour un tunnel profond à quatre voies et voies de secours.

Bref, comme le résume Vincent Feltesse, « ça passe ou ça casse. Si les deux obstacles du tribunal administratif et de l’Unesco sont surmontés, les travaux pourraient débuter cet été comme prévu ». Une hypothèse assez peu probable si le tribunal suit l’avis du commissaire enquêteur.

Le tram-train lancé

Autre sujet, la délégation de service public (DSP) transports. Là encore, la décision de la CUB de confier à Keolis la gestion des transports bordelais a été contrée par la justice (« Le Moniteur » du 19 décembre 2008, p. 40). La décision du tribunal administratif du 10 décembre faisait suite à une plainte de DB Mobility Logistics AG, filiale de la Deutsche Bahn, pour manque d’information européenne dans les appels à candidatures de la DSP. Un coup dur pour l’exécutif de la CUB. Le président a décidé de remettre à plat l’organisation de la décision. Il l’estime « source d’insécurité juridique inacceptable ». Pierre Langrand, directeur général des services, a fait valoir ses droits à une retraite quelque peu anticipée par cette affaire. Un départ qui augure des changements dans l’organisation interne de la CUB.

Ces incertitudes n’ont pas empêché le président de faire voter, le 16 janvier, le lancement du marché de maîtrise d’œuvre du tram-train du Médoc (5 millions d’euros), la desserte par tramway sur emprise ferroviaire de l’ouest de l’agglomération. Enfin, Vincent Feltesse a confié à Catherine Bersani, inspecteur général de l’équipement, une mission d’évaluation des politiques foncières des collectivités pour mettre en œuvre une stratégie foncière, préfiguration d’un futur établissement public foncier.

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