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Bon premier semestre pour Vinci, notamment en France
Xavier Huillard, P-DG de Vinci - © Luc BENEVELLO/VINCI © Luc Benevello

Bon premier semestre pour Vinci, notamment en France

JB |  le 31/07/2013  |  VinciTransportsInternationalLoire-AtlantiqueEurope

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Le groupe Vinci a bien démarré l'année 2013 malgré une conjoncture plutôt morose. En France, la montée en puissance du chantier de la LGV Tours-Bordeaux participe des bons résultats.

Vinci a réalisé un bon premier semestre 2013. Son chiffre d’affaires s’inscrit en progression de 4,3% à 18,7 milliards d’euros. Le résultat opérationnel sur activité (Ropa) est en recul de 3,8% à 1,5 milliards (7,9% du CA) que le groupe explique par «des conditions climatiques défavorables qui ont perturbé le déroulement des chantiers» mais surtout par «l’augmentation des charges d’amortissement des investissements de Vinci Autoroutes mis en service au cours des douze dernier mois». Pour les mêmes raisons (auxquelles s'ajoutent les mesures fiscales françaises du second semestre 2012, notamment la hausse du forfait social), le résultat net (part du groupe) s’élève à 748 millions d’euros, en baisse de 4,7%. Ce qui établit la marge nette à 4%.

La LGV SEA booste l'activité en France

Dans la partie construction, dite «contracting», le chiffre d’affaires est de 16,13 milliards dont 9,37 en France (+4% par rapport au 1er semestre 2012) et 6,76 milliards à l’international (+7,2%). Le Ropa est de 459 millions, soit 2,8% du chiffre d’affaires. «La France a mieux résisté que nous ne l’avions envisagé, a commenté Xavier Huillard, p-dg du groupe Vinci. Bien-sûr, nous avons bénéficié de la montée en puissance de nos activités sur la ligne Sud Europe Atlantique mais même sans cet élément, nous nous sommes bien comportés tant en chiffre d’affaires qu’en prise de commandes. A l’international, les zones que nous avons ciblées croissent conformément à nos prévisions mais nous devons faire face à un fort repli de l’activité en Europe Centrale et en Europe de l’Est». La Pologne notamment s’est effondrée et le p-dg de Vinci nourrit quelque amertume envers les clients publics locaux, «peu fair-play». «Mais cette situation n’aura qu’un temps. Nous saurons réduire la voilure en conséquence.» a-t-il prévenu.

Vinci Construction : 8,1 milliards de CA (+ 11%)

Vinci Construction bénéficie à plein de l’effet LGV SEA puisque ce seul chantier contribue pour 10% à la hausse du chiffre d’affaires semestriel en France : +10,4% à 4,4 milliards d’euros (639 millions pour SEA). Parallèlement, l’activité bâtiment est en léger recul. A l’international, le CA ressort à 3,7 milliards (+11,8%) avec de bonnes performances en particulier au Royaume-Uni et au Bénélux. Au global, Vinci Construction affiche donc un CA semestriel de 8,1 milliards, en hausse de 11%.

Vinci Energies : 4,42 milliards de CA (+ 5,8%)

Chez Vinci Energies, la situation est satisfaisante avec un chiffre d’affaires à 4,4 milliards d’euros en hausse de 5,8%. Une amélioration portée par l’international grâce notamment à l’intégration en 2012 de GA Gruppe en Allemagne. En France, l’activité est stable (2,6 milliards). Le secteur des télécommunications est porteur ; étonnamment, l'activité dans l’industrie n’est pas si mauvaise même si la situation est contrastée suivant les régions. A l’inverse, le tertiaire, notamment en Ile-de-France, affiche une certaine morosité. «C’est la conséquence d’une plus grande sélectivité dans la prise de commandes dans le facility management» explique Xavier Huillard.

Eurovia : 3,6 milliards de CA (- 6%)

Chez Eurovia, la situation est plus tendue. Le chiffre d’affaires s’inscrit en baisse de 6% à 3,6 milliards d’euros. En France, les mauvaises conditions climatiques du début d’année ont pénalisé le déroulement des chantiers et la période pré-élections municipales –traditionnellement favorable à l’activité – n’a pas suffi à compenser. Résultat : une baisse de 2,2% du chiffre d’affaires à 2,3 milliards. A l’international, la chute est plus violente (-12,1% à 1,29 milliards) essentiellement due à l’Europe Centrale, Pologne en tête (voir ci-dessus). L’Allemagne et le Québec restent moroses tandis que le Royaume-Uni et les Etats-Unis affichent une bonne forme.

Concessions : 2,58 milliards de CA (+1,4%)

Du côté des concessions, le chiffre d’affaires est de 2,58 milliards (+1,4%). Le Ropa est de pratiquement 1 milliard (997 millions), soit 38,7% du chiffre d’affaires.

Vinci Autoroutes bénéficie de recettes de péage en hausse de 2,1% à 2,06 milliards au premier semestre. «Le trafic des véhicules légers redémarre, constate Xavier Huillard. Et nous avons le sentiment que nous avons atteint le point bas de la courbe en ce qui concerne les poids lourds».

Quant à Vinci Concessions, son chiffre d’affaires est de 465 millions (+1%). Vinci Airports bénéficie notamment du dynamisme des plateformes cambodgiennes (+20%) et de l’aéroport actuel de Nantes (+11%). A noter l’annonce de l’implantation de Vinci Park au Brésil par constitution d’une joint venture avec la société locale Mooving. Précision de Louis-Roch Burgard, président de Vinci Concessions : «Mooving est une société qui gère environ 30 000 places de stationnement essentiellement pour des acteurs privés : centres commerciaux, hôpitaux… ».

Une bonne visibilité pour 2014

A l’aune de ce premier semestre, Xavier Huillard ne prévoit pas de retournement de tendances pour l’année 2013. Le chiffre d’affaires est annoncé en légère hausse à structure comparable tandis que les résultats nets et opérationnels devraient terminer en léger retrait. Mais l’activité en construction étant toujours meilleure au second semestre qu’au premier, ce retrait devrait être plus limité que celui observé jusqu’alors. «Notre année pour la branche construction est faite puisque 42% de notre carnet de commandes (31,8 milliards à fin juin) est à réaliser en 2013. Nous avons également une bonne visibilité pour 2014». A noter que la prise de commandes au 1er semestre a été fructueuse : 16,9 milliards d’euros qui n’incluent pas quelques beaux contrats comme le métro de Doha au Qatar ou le stade du Dynamo de Moscou.

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