Construction Numérique

BIM : La donnée au cœur du facility management

Mots clés : Entreprise du BTP - Logiciels - Outils d'aide - Management

Le plus important dans le Building information modeling (BIM) c’est bien la donnée, son traitement et son usage. Un  aspect qu’a saisi Vinci Facilities. Après avoir entamé un important travail de Facility management grâce au BIM sur les sites de l’industriel Thales, l’entreprise agrège maintenant ces informations dans un hyperviseur.

« Le métier de mainteneur est en train de changer. Il ne s’agit plus de gérer les pannes et d’organiser la maintenance des équipements techniques, mais d’offrir de nouveaux services aux entreprises », estime Philippe Conus, directeur de la marque Vinci Facilities. Dans ce but, l’entreprise travaille depuis plusieurs années à la gestion des bâtiments grâce au Building information modeling (BIM). Vinci Facilities a ainsi travaillé en concertation étroite avec Thales, l’un de ses clients historiques, pour coupler les outils de la gestion technique du  bâtiment (GTB), puis de la Gestion/maintenance assistée par ordinateur (GMAO) à la maquette numérique de l’ensemble tertiaire Helios à Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Cette expérience a déjà fait des émules, puisque les enseignements tirés, ont été mis en oeuvre sur le site de Thales à Mérignac, livré fin 2016.

 

La « Building data factory » agrège les données du bâtiment

Ce dialogue entre différentes solutions de gestion des bâtiments, permet désormais à Vinci Facilities de proposer de nouveaux services rassemblés sous la marque « Building data factory », qui regroupe les informations issues des GTB, des GMAO, des requêtes émises par les occupants des bâtiments, de la gestion de l’énergie, de l’eau, du BIM (quand ce modèle existe) et prochainement des objets connectés. « Il ne s’agit pas de stocker ces données, mais de mettre en place des passerelles pour que les différents formats soient exploitables et utiles pour nos métiers », précise Mathieu Rigaud, responsable des projets d’innovation BIM FM chez Vinci Facilities. Jusqu’à présent, un technicien qui reçoit un ticket indiquant qu’un luminaire est en panne doit se déplacer sur le site, identifier l’équipement concerné, le démonter, retourner chercher la bonne référence dans son stock, puis revenir installer l’équipement. « Désormais, grâce au BIM, il identifie avant de se déplacer l’équipement concerné, sa référence et le nombre de modèles dont il dispose en stock, poursuit-il. Lorsqu’il se déplace, il sait précisément où il va et dispose déjà du matériel nécessaire au remplacement de la pièce. » Un gain de temps et de qualité indéniable.

Les informations liées à la maintenance des pièces alimentent en retour la maquette numérique du bâtiment et permettent de gérer l’actif numérique, comme l’actif physique. Et donc de valoriser les deux. Pour aller plus loin sur la gestion des équipements, Vinci Facilities travaille aussi avec les syndicats d’industriels, à l’instar du Gimelec, pour disposer d’informations sur les références produits, leurs mises à jours et particularités techniques, directement dans leurs bases de données.

 

L’hypervision pour suivre les sites en temps réel

Enfin, depuis décembre dernier, Vinci Facilities développe avec Thales un outil d’hypervision, qui concerne pour l’instant les 55 sites de l’industriel en France et une vingtaine d’autres clients. L’objectif est de réaliser le suivi de l’activité de l’ensemble des sites. « L’outil informatique organise les informations en trois niveaux : un volet de navigation, une carte pour localiser les bâtiments et un fil d’information avec les alertes », détaille Julien Delbecchi, responsable d’équipe chez Vinci Energie Information System. Il est alimenté par différentes bases de données et agrège ainsi les informations relatives aux actions des techniciens, à la gestion de l’énergie (électricité, gaz, eau…), au stock des pièces et à la satisfaction clients. L’hyperviseur permet d’analyser et de croiser ces données pour proposer des actions de maintenance prédictive ou optimiser la gestion énergétique des sites, par exemple.  L’investissement pour mettre au point cet outil dépasse le million d’euros. Vinci Facilities a pour objectif de superviser ainsi 150 sites d’ici la fin 2018.

 

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