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Bilbao : quand Paris était la capitale des Arts…

Le musée Guggenheim de Bilbao a inauguré récemment une exposition qui retrace un siècle de rayonnement culturel de Paris, lorsque la ville accueillant de grands artistes venus du monde entier et animée par un vie artistique intense, était la capitale des arts.
La richesse culturelle qui émanait de la capitale française était nourrie, non seulement par des artistes français, mais par l’Espagnol Picasso, les Russes Chagall et Kandinsky, l’Italien Modigliani ou le Néerlandais Mondriaan.
Dans sa présentation, le musée Guggenheim explique que « pendant la majeure partie du 19ème siècle et pratiquement tout le 20ème, la position de Paris comme capitale des arts est restée incontestée: la beauté de la ville, son atmosphère romantique, son histoire culturelle, sa politique libérale et le faible coût de la vie en ont fait un aimant pour les artistes du monde entier ».

Cette période exceptionnelle, qui s’est achevée au bénéfice de New York dans les années 60, est illustrée, à Bilbao, par une promenade dans quatre quartiers emblématiques: « Montmartre, creuset de l’avant-garde (1900-1918) », « Montparnasse, citadelle du plaisir (1919-1939) », « Saint-Germain-des-Prés, reconstruction et renaissance (1940-1957) », « Le Quartier latin: art et barricades (1958-1968) ».
L’exposition présente 250 oeuvres de 150 artistes qui emmènent le visiteur du Montmartre de Toulouse-Lautrec où Picasso peint en 1907 « Les demoiselles d’Avignon », au Montparnasse où pendant l’entre-deux guerres des artistes et des écrivains du monde entier se retrouvaient, dans une atmosphère bohème, autour d’une table, dans les brasseries, à La Coupole, au Dôme ou à la Rotonde.

La montée du nazisme, la guerre civile espagole en 1936, puis la seconde guerre mondiale en 1939 jettent une ombre grandissante sur les oeuvres comme le montrent les inquiétantes peintures du surréaliste Dali.
Pendant les années sombres de la guerre, les artistes restés à Paris se réunissent autour de Jean-Paul Sartre dans des cafés de Saint-Germain des Prés, notamment Le Flore et Les Deux Magots.
Des artistes reviennent à Paris après-guerre. Le surréalisme revit autour de Breton, tandis que la peinture et la sculpture se renouvellent avec Klein et César.
Ce sont ensuite les années 60 avec les bouleversements politiques en France, la guerre d’Algérie et mai 68. La création artistique parisienne s’est largement tarie alors que le Quartier Latin est en ébullition. New York a déjà pris la relève.

« Paris: capital de las artes, 1900-1968 » du 28 mai au 3 septembre 2002

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